Panique et ouragan (2)
Ce soir sur la Place de la République j'ai vu un beau merle
noir.
Il était pourtant transi de peur.
Il reposait sur les pavés, les ailes repliées sur
sa belle toison sombre.
J'ai croisé son oeil rond, affolé,
incrédule.
Il était pétrifié devant une longue
file de taxi.
A deux pas de mes propres roues.
Sur cette immense place j'étais pourtant la seule
à le voir.
Je n'ai pas eu le temps de freiner.
La voiture a démarré et comme dans un film j'ai
vu affolée, incrédule la roue venir, faire
jaillir son sang, le réduire à
néant, anéantir
inéxorablement l'oiseau immobile et dont l'oeil semblait
s'aggrandir.
Odieux ralenti durant lequel je n'ai entendu que mon propre cri.
Alors la peur m'a saisie à mon tour.
Celle iraisonnée qui vous prend les tripes et vous ravit la
superbe dont on se fait l'illusion qu'elle vaut quelconque protection.
Laissez-moi foncer
Laissez-moi batailler.
Laissez-moi même ruer ou anéantir.
Par pitié, laissez-moi agir et serait forte, pas
une larme s'il le faut, ne perlera !
Mais réduisez moi au silence, à l'attente et
à l'expectative et je deviens fantôme errant,
spectre d'impuissance se nourrissant de cauchemars, de craintes et de
démence.
Avec des mots et des paroles l'ombre du merle a fini par me quitter.
Avec des mots et des paroles, les cauchemars se sont
éloignés.
Milles mercis pour vos textos, vos mails ou vos pensées.
Par Veuve Tarquine
mercredi 28 juin 2006 à 01:34
Tréfonds et sentiments
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Commentaires
Le mercredi 28 juin 2006 à 04:31
par
Claudie
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Le mercredi 28 juin 2006 à 07:57
par
Dominique
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Le mercredi 28 juin 2006 à 10:31
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Bim
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Le mercredi 28 juin 2006 à 14:17
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gilda
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Le mercredi 28 juin 2006 à 15:25
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Sylvie
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Le samedi 8 juillet 2006 à 17:06
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bull2r
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