jeudi 29 juin 2006
Nain de jardin...

Par Veuve Tarquine
jeudi 29 juin 2006 à 20:44
Les Tarquinioles
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jeudi 29 juin 2006

Par Veuve Tarquine
jeudi 29 juin 2006 à 20:44
Les Tarquinioles
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mercredi 28 juin 2006
Vroumette t'es la meilleure... et nous, on a pas attendu aujourd'hui pour le savoir !
Par Veuve Tarquine
mercredi 28 juin 2006 à 20:32
Blogs à brac
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96 étiquettes pour deux enfants.
96 étiquettes à coudre.
96 étiquettes dont il faut plier les bords, flirter avec un
chas, jongler sur le fil, se mordre les doigts.
Et essuyer leurs jérémiades parce qu'ils ont le
cuir sensible et qu'il faut négocier la place de chacune
d'elle !
Et c'est qu'elles sont interminables ces étiquettes de
malheur !!
Parents, l'heure est grave !
Avant de décider d'affubler vos chérubins d'un
nom composé, n'oubliez pas de prendre en compte cet
inéluctable constat :
Vous allez détester plus encore les départs en
colonies de vacances !
Par Veuve Tarquine
mercredi 28 juin 2006 à 20:09
De bric en vrac
S'il y a bien une chose que je déteste dans la vie, c'est bien la salade d'avocat aux endives !
Jugez plutôt : en matière de lourdeur et d'amertume on ne peut rêver pire...
Et quand je vois comment certains s'y prennent pour parvenir à avaler pareil brouet, je me félicite de fuir de tels mets !
Eplucher les avocats facilement
Pour éplucher les avocats en conservant la chair intacte, il suffit de créer des incisions dans la peau comme si on voulait le couper en quatre quarts, puis de saisir le bout pointu de chaque partie de peau et tirer dessus : elle vient toute seule. Ce truc est utile lorsque l'on utilise l'avocat pour décorer un plat notamment.
Enlever l'amertume des endives
Couper le petit cône situé à la base de l'endive et ajouter un morceau de sucre à la cuisson.
De toute façon je suis très peu décorative... et puis la meilleure façon de combattre l'amertume c'est d'abord de la mettre en boîte, pas de la cuisiner !
Par Veuve Tarquine
mercredi 28 juin 2006 à 19:52
De bric en vrac
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Par Veuve Tarquine
mercredi 28 juin 2006 à 08:13
Les Tarquinioles
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Ce soir sur la Place de la République j'ai vu un beau merle
noir.
Il était pourtant transi de peur.
Il reposait sur les pavés, les ailes repliées sur
sa belle toison sombre.
J'ai croisé son oeil rond, affolé,
incrédule.
Il était pétrifié devant une longue
file de taxi.
A deux pas de mes propres roues.
Sur cette immense place j'étais pourtant la seule
à le voir.
Je n'ai pas eu le temps de freiner.
La voiture a démarré et comme dans un film j'ai
vu affolée, incrédule la roue venir, faire
jaillir son sang, le réduire à
néant, anéantir
inéxorablement l'oiseau immobile et dont l'oeil semblait
s'aggrandir.
Odieux ralenti durant lequel je n'ai entendu que mon propre cri.
Alors la peur m'a saisie à mon tour.
Celle iraisonnée qui vous prend les tripes et vous ravit la
superbe dont on se fait l'illusion qu'elle vaut quelconque protection.
Laissez-moi foncer
Laissez-moi batailler.
Laissez-moi même ruer ou anéantir.
Par pitié, laissez-moi agir et serait forte, pas
une larme s'il le faut, ne perlera !
Mais réduisez moi au silence, à l'attente et
à l'expectative et je deviens fantôme errant,
spectre d'impuissance se nourrissant de cauchemars, de craintes et de
démence.
Avec des mots et des paroles l'ombre du merle a fini par me quitter.
Avec des mots et des paroles, les cauchemars se sont
éloignés.
Milles mercis pour vos textos, vos mails ou vos pensées.
Par Veuve Tarquine
mercredi 28 juin 2006 à 01:34
Tréfonds et sentiments
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mardi 27 juin 2006
Il y a des gens qui crient dehors.
Je ne sais même pas si c'est de dépit ou de joie.
Et moi, je sens la terre qui s'ouvre sous mes pieds.
Je ne sais plus quoi croire.
Je ne sais plus qui croire.
J'ai l'impression que la vie n'est qu'un attrape-nigaud.
Si elle se met à briller c'est donc pour mieux me broyer ?
Jamais donc je ne pourrais croire en elle ?
Quel invraisemblable prix faut-il donc payer pour pouvoir avoir confiance ?
Juste confiance, juste une fois, pour une fois...
Il y a des gens qui crient dehors.
Qu'ils crient de dépit ou qu'ils crient de joie n'y changera rien.
Moi j'ai mal à hurler.

Ce billet mis hors ligne peu après avoir été posté, est finalement réhabilité, non en raison de l'actualité mais de sa présence et de son référencement dans moults agrégateurs...
Par Veuve Tarquine
mardi 27 juin 2006 à 22:03
Chagrine Tarquine
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lundi 26 juin 2006

La vie, parfois c'est mimi comme un jouet pour enfant...
J'avoue que certains jours je jalouse mon Tarquinou qui
réduit en bouillie, en deux temps, trois mouvements, cette
marionnette dont j'ai l'impression qu'elle me nargue...
Par Veuve Tarquine
lundi 26 juin 2006 à 23:16
De bric en vrac
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dimanche 25 juin 2006
A défaut d'avoir en main la baguette magique qui me fait
tant défaut aujourd'hui, j'ai fait la folie
d'acquérir ce qui me permet de capturer celle tenue par mes
enfants.
Et à l'heure où les nuages sont si bas je sais combien il m'est important cet écran que je tends devant
moi.
Moi qui ne déteste rien au monde que de rester les bras
ballants, le cœur en écharpe et le silence pour
seule attitude décente, qu'il va m'être
précieux ce prisme électronique...
Par Veuve Tarquine
dimanche 25 juin 2006 à 22:31
Chagrine Tarquine
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Bruno,
merci pour votre commentaire
si gentil, ce jour où tout est si gris.
Pour y répondre, je vous dirai que non, et en
dépit de l'envie qui me tenaille de le voir de nouveau
enjoliver mes pages, lundi, il n'y aura pas de tournesol.
Le soleil s'est levé, il a brillé de mille feux
mais comme décidément la vie ne se laisse pas
goûter sans faire de manières, de lourds nuages
noirs sont venus le dérober à mes yeux.

GIROFLÉE, subst. fém.
Plante vivace (Crucifères) aux fleurs en grappe
très odorantes, souvent cultivée pour sa valeur
ornementale.
« Les fleurs d'orangers (...) se marient aux
giroflées marron pour enfanter un parfum nouveau,
où l'oranger devient amer et mâle et la
giroflée une femelle lasse et douce. » COLETTE,
Pays connu, 1949, p. 147.
Pop. Giroflée (à cinq feuilles).
Gifle qui laisse la trace des cinq doigts.
Mais surtout :
Fleurs aux couleurs soyeuses que vous offrent les amis
un dimanche de juin dont les pétales graciles et le parfum
délicat font barrage à la bourrasque qui menace
de vous ravager.
Par Veuve Tarquine
dimanche 25 juin 2006 à 22:20
Tréfonds et sentiments
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samedi 24 juin 2006
Depuis environ trois mois et chaque jour de la semaine, une
trentaine de robot dépose environ 600 spams sur ces pages.
600 spams par jour que spamplemousse et spamclear arrêtent
quasiment tous. Sauf qu'ensuite et sous peine de
débordement, il m'appartient de nettoyer les filtres de ces
déchets qui contiennent tout ce que le net peut contenir de
plus vénal, de plus sale et de plus bête.
Je m'en acquitte à chaque fois l'humeur un peu plus
maussade, rêvant de badigeonner de goudron et de plume le
fondement de ces morpions du web qui faisant appel
à des robots ou non, viennent charrier leur tonne de merde
au milieu de l'ouvrage d'autrui.
Bref, en sortant le karcher ce soir, et par une manipulation que je ne
m'explique pas, j'ai jetté dans les
égoûts des commentaires parfaitements pacifiques
qui n'avaient fait de mal à personne pas plus qu'il ne
vendaient les mérites de sites dont le
dénominateur commun est toujours la
médiocrité !
Que leurs auteurs m'en excusent et n'hésitent pas
à remettre ici leurs quelques lignes parfaitement bienvenues
dont je n'ai malheureusement pas de copie dans mon
agrégateur.
Par Veuve Tarquine
samedi 24 juin 2006 à 22:55
Blogs à brac
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vendredi 23 juin 2006
Si je le tenais cet impudent qui s'est mis en tête de se
griller une tige sous mes fenêtres et qui distille
insidieusement jusque sous mes narines ce nectar pour lequel je me
damnerais ce soir... du tabac blond, du doux, du bon que j'aimerai
respirer à pleins poumons...
Si les tenais ces directrices d'écoles (absolument
charmantes au demeurant !) qui vont contraindre, le lendemain, à
découper par le mitan le corps des mères
esseulées dont les enfants se répartissent qui
à la primaire, qui à la maternelle afin de
pouvoir battre des mains aux kermesses respectives de leurs rejetons.
Si je le tenais cet appareil qui vient de défaillir entre
mes mains exactement au moment où je n'ai plus que pour seul
désir de mettre un objectif entre le monde et moi, de me
caparaçonner derrière mon viseur et à
m'abrutir du bruit du déclencheur. Se cacher
derrière son Canon ce n'est pas seulement mettre un
écran autour de soi, c'est surtout s'obliger à se
concentrer sur ses sujets, c'est ne plus voir que ses enfants
plutôt que de penser à ce qui vous
entête douloureusement.
Si je la tenais cette certitude que j'ai acquise je ne sais comment de
savoir précisément ce que je ne veux pas vivre,
si je savais la contourner ou au moins l'apprivoiser... Quelle
prétention ai-je donc pour refuser la tiédeur de
la pénombre au motif de n'aimer que l'éclat des
fleurs ensoleillées ? Pourquoi faut-il donc que je ne sache
pas faire autrement que de refuser de vivre les choses à
moitié, presque à mon corps défendant,
pourquoi faut-il que je préfère avoir mal que de
me contenter de la fadeur tépide des rencontres
souterraines.
Mais je ne vais rien tenir du tout parce que tout cela n'est qu'illusion,
c'est la vie qui nous tient et non moi qui la contient.
Je ne vais rien tenir du tout, si ce n'est l'enfant qui geint de
douleur dans mon lit et contre le souffle duquel cette nuit je vais
abreuver mon sommeil.
Par Veuve Tarquine
vendredi 23 juin 2006 à 23:04
De bric en vrac
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Pendant que dans ma rue des gens vocifèrent sans que je ne comprenne rien à leur émoi, à quelques encablûres, il y a un homme dont les mots font perler mes yeux de larmes :
Un matin déjà, sur un tout autre sujet, j'avais pleuré à chaudes larmes sur l'un de ses billets où je me souviens qu'avant de l'ôter, mon nom s'était inscrit en qualité de destinataire privilégiée.
Fonce Laurent, fonce !
Par Veuve Tarquine
vendredi 23 juin 2006 à 22:36
Blogs à brac
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Au début je pensais que c'était son
immensité qui me dérangeait.
Et puis j'ai découvert que c'était sa
vacuité.
C'était ma viduité.
Celle qu'on ne peut pas tromper.
Celle qui vous tient éveillée quand la ville dort.
Alors j'ai réalisé d'aussi loin que je me
souvienne j'ai toujours recherché, à la nuit
tombée, un souffle chaud contre lequel je pourrais fermer
les yeux.
Je me suis souvenue des expéditions folles avec Zomozygote
où chaque nuit, quasiment sans exception, nos oreillers
respectifs sous le bras, nous partions investir le grand lit des
parents tellement épuisés par nos
réveils nocturnes qu'ils n'avaient plus la force d'affronter
nos pleurs si par malheur ils nous en chassaient.
Je me suis souvenue que plus tard, au prétexte de partager
nos lectures et leurs fous rire, nous nous endormions quasiment le nez
dans le bouquin de l'autre posés si prêts l'un de
l'autre que leurs couvertures s'enchâssaient.
Je me suis souvenue que jamais je ne me suis endormie contre Tarquin
sans venir me coller à son corps tout rond, venant lui
soutirer la chaleur et la tendresse dont il était si
généreux à mon égard.
Et puis, confrontée brutalement au silence de ce grand lit
glacial, de frileuse patentée, je me suis soudain
congelée, autant de froid que d'effroi.
Alors a commencé la longue suite des stratégies
pour ne pas m'abrutir de cachets.
Au début il était si grand, ce lit, que je
refusais d'y dormir.
Durant des mois, j'ai baissé l'inconfortable
canapé devant la télé et je me suis
noyée de tout ce que mon appartement comportait de cassettes
vidéos. Quand j'avais de la chance je n'en voyais pas la fin
: Morphée m'avait cueilli avant.
Et puis, un jour enfin, j'ai affronté la vacuité de mon
propre lit, le second oreiller surnuméraire et la couleur
des draps qu'il avait choisis.
Mais seule, je ne pouvais pas.
Comme je ne voulais pas m'emparer du sommeil de mes Tarquinets pour m'y
aspirer et m'y consoler, j'ai fait une place à mon Tarquari
qui rappliquait ventre à terre dès la
première larme perlée.
Et comme cela ne suffisait pas encore, j'ai rempli mon PDA de tout ce
que j'ai pu trouver de comiques français.
Alors les écouteurs sur les oreilles, j'ai passé
en boucle tous les disques de Desproges, des Sketch de Muriel Robin ou
des extrait de Luis Rego ; jusqu'à épuisement,
jusqu'à ce que mes paupières soient du plomb que
mon esprit soit du coton et mon corps un espèce de bout de
chiffon ou ne persistait plus la moindre parcelle de
volonté. Il me fallait sombrer comme on saborde le navire.
Cependant, ce moyen là fût par trop vite
élimé : pour parvenir, dans la
journée, à mettre un pied devant de l'autre sans
ouvrir les yeux, je répétais, dès le
lendemain matin, la même opération en marchant
dans la rue, écouteurs aussi assourdissants qu'aveuglant
vissés sur les oreilles.
Alors j'ai connu bientôt chaque respiration, chaque
applaudissement, chaque hésitation et il m'a
fallût songer à de nouvelles dérobades.
Un VAIO tout chaud à la place où dormait Tarquin
fût le remède onéreux mais
définitif à mes courses poursuites.
S'y déverse DVD, stations de radio ou articles de presse qui
viendront me procurer l'illusion d'une présence, d'une
chaleur, d'une raison de ne pas fuir cet immense lit vide.
Plus tard, j'ai même réussi à y
écouter quelques morceaux de musique et
nouveauté, à me caler contre lui tout en lisant
les pages de quelques romans où je m'endormais
impérieusement entre deux phrases. Ce n'était
certes pas la panacée mais je pouvais clamer haut et fort
que j'avais vaincu la guerre des cachets et quand on sait la
facilité avec laquelle on vous les dispense ces pilules, ma
victoire ne m'en paraissait que plus belle !
Sauf que lorsqu'un soir de juin dont la température est
pourtant plutôt sereine, on se retrouve soudain
recroquevillée dans le coin le plus reculé de son
lit à grelotter de froid enfouie sous une couette,
étouffant ses frissons dans son oreiller sans rechigner
à retrouver même la douceur d'un pouce poli par
des années de suçotements, sans parvenir
à se contenter du ronronnement qui du chat, qui du VAIO, il
est vain de se voiler la face.
Elle est parfois diablement lourde cette vacuité...
Et quand on ne parvient plus à l'ignorer le mieux est encore
de se l'avouer et de l'affronter.
Alors je n'ai pas éteint mon VAIO mais plutôt que
de meubler encore une fois la place de celui avec lequel j'aimerai
aujourd'hui passer mes nuits, j'ai laissé James Bawman me
torde les tripes et me tétaniser d'envie.
Je n'ai pas de remède mais je n'ai pas envie, cette fois-ci,
d'inventer de nouvelles ruses pour y échapper.
C'est toute la différence entre sa vie qu'on construit et la
mort qu'on subit.
Antonion Vivaldi — Stabat
Mater — Academy of Ancient Music Christopher
Hogwood— James Bawman — Stabat Mater Dolorosa -
Cuius animan gementem - Oquam tristis et afflicta.
Antonion Vivaldi — Concerto
in sol mineur Nisi Dominus — Academy of
Ancient Music Christopher Hogwood— James Bawman —
Cum dederit dilectis suis somnum.
Par Veuve Tarquine
vendredi 23 juin 2006 à 01:48
Chagrine Tarquine
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mercredi 21 juin 2006

Mon Canon qui a des pudeurs de jeune fille s'est effarouché d'une candide grimace et tient dorévanant son rideau baissé à mi-course en toutes circonstances.
Le pire c'est que je ne peux même pas accuser mon Grand Tarquinet.. Cela aurait pourtant fait mes affaires de lui souffler dans les bronches à cet insolent qui affirme qui mieux mieux (qui plus est à mes copines sur le ton de la confidence !) qu'il prend de plus belles photos que sa mère... Outre qu'il est bien la seule personne dont je me laisse photographier sans embarras, c'est entre mes doigts que le rétif appareil s'est entêté et rencogné à moitié.
Seule consolation : l'animal est encore jeune et bénéficie donc d'une garantie mais j'avoue que devoir me priver de sa compagnie ouvre un gouffre sous mes pieds...
Par Veuve Tarquine
mercredi 21 juin 2006 à 23:14
De bric en vrac
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Sur l'air du chapeau de Zozo :
Avez-vous lu le dernier billet de Chiboum ?
C'est un billet, un billet térébrant !
Quand par devant, on lui pose deux ou trois questions,
Dans la foulée, on se fout de ses propos
Pour être originale, elle l'est, ça je vous le jure,
Ce n'est pas la Mamie, la Mamie de n'importe qui !
Bref, comme sa mère-grand semble n'apporter qu'une oreille
obturée aux réponses de notre blogueuse de talent
et toute jeune maman, je lui propose, pour donner un peu de relief
à ces conversations pour le moins déprimantes de
pimenter celles-ci de phrases loufoques ou
décalées.
En voici un exemple qui constitue ma contribution à ce jeu
salutaire :
A vous les micros : j'inscrirais au fur et à mesure votre
participation afin de grossir ce billet que je ne manquerai pas de lui
adresser avec un gros trackback en guise de bolduc !
Chiboum, tiens bon : ON T'AIME !!!!!!
Par Veuve Tarquine
mercredi 21 juin 2006 à 20:06
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mardi 20 juin 2006
Par Veuve Tarquine
mardi 20 juin 2006 à 07:07
Les Tarquinioles
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lundi 19 juin 2006
J'y passe souvent, à chaque aller, à
chaque
retour.
De ma main posée sur le volant, je tends les doigts comme un
silencieux salut. Je pourrais aussi tirer la langue ou
répéter ses derniers mots à lui : un
tonitruant "quel con !" lancé avant de
mourir. Mais moi je
me contente de lever presque imperceptiblement les ongles. C'est ma
façon à moi de me souvenir que je suis mortelle,
que je suis encore en vie et que je suis sa fille aussi. Je ne vais
ni interrompre une conversation, ni cesser de
morigéner un tarquinet ou de fredonner la chansonnette mais
juste opiner de l'index et du majeur.
Mégalo et prétentieux pour les uns, il ponctuait
chacune des phrases qu'il adressait à ses deux pataloustics
d'un "ma cocotte", d'un "mon petit
chat" ou d'un "ma chérie"
— nous étions, Fée des bulles,
Rhinoféroce ou Lilipotame
et s'il y a bien une chose dont je
suis certaine dans ma vie c'est de l'amour qu'il nous vouait.
Alors moi je ponctue le chemin de sa maison d'un geste de la main ,
là où son chemin à lui a pris fin.
Dimanche, en passant là, juste après le
deuxième pont où se sont
arrêtées ses traces de
pneus, je me faisais la réflexion qu'il avait raison. Le
plus bel album de Brel c'est le dernier. Auparavant c'est
évidemment celui que j'aimais le moins puisque c'est celui
où la mort se cache dans chaque refrain. Mais les temps ont
changé, mes fréquentations aussi, la grande
faucheuse a l'air d'avoir apprécié ma cuisine
(c'est bien la seule !) et même d'avoir
réclamé du rabiot !
Quand je levais le bout des doigts il a chanté : «
Veux
tu que je dise / Gémir n'est pas de mise / Aux Marquises
»
Alors, j'ai pensé aux litres de flotte que j'ai
déversés sur mon vélo, au plus loin de
tous ceux qui pouvaient compatir.
J'ai pensé à toutes les accusations que j'ai
proférées contre la pollution et la bourre de
platane.
A mes allergies oculaires aussi réelles que providentielles.
Et puis je me suis souvenue que depuis que Tarquin est mort, plus
jamais je n'ai pleuré dans les bras de quelqu'un.
Plus jamais je n'ai vraiment partagé ma peine, laisser
fondre les sanglots, pleurer
à gros bouillons comme il dit.
Et que je me connais trop bien pour savoir que c'est pas demain la
veille.
Au début, j'avais peur de ne plus savoir tenir debout, de
ramper sans pouvoir me redresser.
Après, j'avais peur de m'écrouler et de
ne plus me relever, terrassée de fatigue et de peur.
Puis je voulais faire taire tous ceux qui me demandaient comme j'allais
faire ?
Ils me terrifiaient avec leurs questions cons.
De toute façon je ne voulais pas qu'on m'aide. J'ai
cultivé le vide comme d'autres cultivent les liens sociaux.
Alors pour tromper ma peine, j'ai poli des mots comme des cailloux dans
les remous.
Parce que partager des mots c'est beaucoup moins intime que de partager
ses sanglots — et que penser que l'on partage tout dans la
vie c'est une connerie. Comme je garde en moi l'amour de Papa, je
garderai mes meurtrissures, de toute façon les traduire
c'est déjà les trahir, c'est prendre le risque
d'essuyer la pitié, l'ennui ou pire le respect. Et si avec
des mots vous pouvez le combattre, en se laissant aller à
pleurer, en faisant tomber la distance, on ne parvient qu'à
se mettre en danger. Et puis même si ce n'est pas tout
à fait vrai, cela n'est pas tout à fait faux et a
au moins le mérite de cantonner le passé
à la place qu'il mérite. C'est aussi un
garde-fou, une barrière pour ne pas se faire manger
soi-même par sa peine :
Le rire est dans le cœur
Le mot dans le regard
Le cœur est voyageur
L'avenir est au hasard
Par Veuve Tarquine
lundi 19 juin 2006 à 23:57
Tréfonds et sentiments
samedi 17 juin 2006
Ne songez pas à les retenir dans votre bouche, ou dans votre stylo, ils sortiront quand même: ils sont faits pour aller vers l'autre comme l'oiseau pour voler, comme le vent pour souffler.
Il en est peu qui atteignent le coeur qui leur est destiné.
...
Les mots d'amour d'Evariste
Ils sont pourtant si bons... ces mots-là...
Par Veuve Tarquine
samedi 17 juin 2006 à 12:57
De bric en vrac
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vendredi 16 juin 2006
Mon corps fut une plaie. Longtemps. Ma plaie, ma souffrance, ma honte, mon bouc-émissaire, mon excuse pour ne pas vivre, l'objet de mes attentions douces ou vengeresses, le centre encombrant de ma vie, mon nombril géant qui me reliait au monde et m'en isolait. Une île dont j’étais prisonnière et dont j'ai cherché à m'évader infiniment, un corps étranger que je voulais rejeter, une offense à ma vue, à mes sens dont il était pourtant le siège et le garant.
Avec un commentaire de Vroumette qui lui ressemble tellement :
Ben lui et moi, on se tolère, parfois on se bastonne un peu (veux pas trop m'obéir le bougre, quel sale caractère), mais bon, je m'y suis habituée, mais ne désespère pas de le dompter un de ces quatre ne serai-sce que pour aimer le reflet dans le miroir (et puis, j'ai normalement promis à grand zorro d'être une bombe à 40 ans pour qu'il n'aille pas chercher une minette de 20 ans. Ma devise : grosse et rigolotte à 30, et mince et chiante à 40 => faut pas pousser, on ne peut pas tout avoir aussi !)
Vroumette, il suffit de te voir pour découvrir que tu es déjà une bombe, une des plus jolie femme qu'il m'a été donné d'approcher et il faut vraiment avoir été perverti jusqu'à la moelle par les clichés déshumanisés qu'on nous sert pour ne pas s'en apercevoir...
Par Veuve Tarquine
vendredi 16 juin 2006 à 09:20
Blogs à brac
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