La Mala Reputación qu'on fredonne dans les sentiers
Ce matin j'ai regardé le jour se lever, d'abord au
fond de mon lit en espérant raccrocher le wagon du sommeil,
celui où l'on s'enfonce mollement dans les banquettes de la
quiétude en attendant la sirène de son
réveil matin.
Sauf que que comme cela arrive parfois sans tambour ni trompette, parce
que les oiseaux du cimetière sont criards et que j'ai les
souvenirs tapageurs, je n'ai pas réussi à sauter
sur la marche ; alors j'ai cheminé lentement vers l'aube,
à pied, en passant par quelques sentiers où les
souvenirs ressemblent à de belles fleurs urticantes,
quelques raidillons ensoleillés où j'avoue que je
me suis assise un peu pour verser deux ou trois larmes, le front
noyé dans les ronrons de mon chat qui malgré son
âge m'avait suivi jusque là. Surprenant animal qui
malgré nos disputes et notre indifférence
affichée vient fidèlement me rejoindre quand nul
autre que lui ne peut plus m'approcher.
Alors le jour s'est levé et avec lui s'est
réveillée ma gourmandise pour cette divine
ambroisie qu'est le café au lait dont l'espérance
me sort bien plus sûrement des venelles escarpées
que toutes les spéculations sur l'avenir.
Un café au lait dans le fond de son lit en
dégustant sur son VAIO tout chaud les dernières
nouvelles du monde, je ne connais pas de meilleures
préparations pour affronter le marathon de la
journée !
Aujourd'hui à l'autre bout du monde, il y avait un tout
petit billet, quelques lignes et une petite chanson.
Une chanson que j'avais écoutée il y a
très très longtemps sur une cassette voyageuse
qui s'en était allée comme elle était
venue, dans les mains d'un ami à l'improbable
prénom, son souvenir m'échappe mais pas celui de
ces couplets envoûtants
Les premiers rayons d'un soleil pâle s'envolent dans un ciel
bleu layette et moi je me dis que la journée va
être comme une belle avenue ombragée où
il va faire bon de fredonner un refrain que je viens de retrouver comme
on a renoué avec un ami !

Il serait injuste de passer sous silence d'autres pépites musicales qui continuent à ensoleiller ma journée :
- Baroqueux Beatles avec une tendresse pour « Eleanor Rigby » où je me laisse charmer par la flûte à bec dont j'ai tant jouée.
- Les grenouilles de Steve Waring dans une version que je cherchais depuis des lustres !

Par Veuve Tarquine
mardi 30 mai 2006 à 06:39
Blogs à brac
#944
rss










Commentaires
Le mardi 30 mai 2006 à 07:23
par
evariste
#
Le mardi 30 mai 2006 à 07:47
par
Vinvin
#
Le mardi 30 mai 2006 à 15:20
par
tina
#
Le mardi 30 mai 2006 à 18:31
par
yh
#
Le mardi 30 mai 2006 à 22:59
par
cycliste urbain
#
Le mercredi 31 mai 2006 à 08:12
par
gilda
#
Le mercredi 31 mai 2006 à 10:59
par
marionette
#
Le mercredi 31 mai 2006 à 23:16
par
Ardalia / ardalionovna
#
Le jeudi 1 juin 2006 à 07:04
par
Ulysse
#
Le jeudi 1 juin 2006 à 19:43
par
K'lo
#
Le vendredi 2 juin 2006 à 08:56
par
Forestine
#
Le vendredi 2 juin 2006 à 08:58
par
Forestine
#
Le vendredi 2 juin 2006 à 09:28
par
Alainx
#
Ajouter un commentaire
Les commentaires pour ce billet sont fermés.