mardi 30 mai 2006
Ce matin j'ai regardé le jour se lever, d'abord au
fond de mon lit en espérant raccrocher le wagon du sommeil,
celui où l'on s'enfonce mollement dans les banquettes de la
quiétude en attendant la sirène de son
réveil matin.
Sauf que que comme cela arrive parfois sans tambour ni trompette, parce
que les oiseaux du cimetière sont criards et que j'ai les
souvenirs tapageurs, je n'ai pas réussi à sauter
sur la marche ; alors j'ai cheminé lentement vers l'aube,
à pied, en passant par quelques sentiers où les
souvenirs ressemblent à de belles fleurs urticantes,
quelques raidillons ensoleillés où j'avoue que je
me suis assise un peu pour verser deux ou trois larmes, le front
noyé dans les ronrons de mon chat qui malgré son
âge m'avait suivi jusque là. Surprenant animal qui
malgré nos disputes et notre indifférence
affichée vient fidèlement me rejoindre quand nul
autre que lui ne peut plus m'approcher.
Alors le jour s'est levé et avec lui s'est
réveillée ma gourmandise pour cette divine
ambroisie qu'est le café au lait dont l'espérance
me sort bien plus sûrement des venelles escarpées
que toutes les spéculations sur l'avenir.
Un café au lait dans le fond de son lit en
dégustant sur son VAIO tout chaud les dernières
nouvelles du monde, je ne connais pas de meilleures
préparations pour affronter le marathon de la
journée !
Aujourd'hui à l'autre bout du monde, il y avait un tout
petit billet, quelques lignes et une petite chanson.
Une chanson que j'avais écoutée il y a
très très longtemps sur une cassette voyageuse
qui s'en était allée comme elle était
venue, dans les mains d'un ami à l'improbable
prénom, son souvenir m'échappe mais pas celui de
ces couplets envoûtants
Les premiers rayons d'un soleil pâle s'envolent dans un ciel
bleu layette et moi je me dis que la journée va
être comme une belle avenue ombragée où
il va faire bon de fredonner un refrain que je viens de retrouver comme
on a renoué avec un ami !
Il serait injuste de passer sous silence d'autres pépites musicales qui continuent à ensoleiller ma journée :
Par Veuve Tarquine
mardi 30 mai 2006 à 06:39
Blogs à brac
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dimanche 28 mai 2006
Je désactive temporairement les commentaires compte tenu de l'incapacité de mon armement — dont nombre d'entre vous ont pourtant essuyé les salves — à contenir les assauts des virulents robots spamifères qui ont élu domicile ici...
Si je tenais l'imbécile qui a dit qu'« on a les commentaires qu'on mérite »...
Mise à jour un peu plus tard : Spamplemousse ressemble à une passoire et Spamclear ne filtre rigoureusement aucun trackbacks... je fais une tentative de réouverture des commentaires mais je laisse les rétroliens fermés.
Par Veuve Tarquine
dimanche 28 mai 2006 à 11:55
Blogs à brac
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Cette amnistie est non seulement
légitime, pour le poids crucial de la France au CIO, mais
elle en appelle d'autres. Face aux résultats de la France
à l'Eurovision, il n'y a qu'une seule solution pour
restaurer le prestige perdu: libérez Bertrand Cantat!
Commentaire diablement pertinent de Cyrille
à propos de l'amnistie de Guy Drut
décryptée chez Eolas (que je n'ai jamais aimé non plus !)
Par Veuve Tarquine
dimanche 28 mai 2006 à 00:05
Blogs à brac
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samedi 27 mai 2006
Au début j'ai corrigé quelques fautes et
puis après j'ai lu et j'ai laissé
tombé.
Pour ceux qui l'ignorent, Tarquinette parle très souvent et très naturellement de son papa qu'est more, ne voyez donc pas dans son billet, ni dans le mien, ni catharsis, ni aveux ou mise en scène, simplement je me suis faite la réflexion à moi-même que de passer dans son dos corriger ses fautes ou lui demander de le faire était une imposture, Ô liberté d'écrire...
Par Veuve Tarquine
samedi 27 mai 2006 à 15:01
Les Tarquinioles
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jeudi 25 mai 2006
Je dois concéder qu'il y a un truc qui
m'énerve profondément dans les blogs et ceux qui
les tiennent, c'est la manie du plus grand nombre à
[1]
a vouloir
être aimé de tout le monde !
D'abord, et en qualité de lectrice, il faut être
réaliste : en terme de production cela vous donne une
quantité astronomique de billets fadasses
dégoulinants de mièvrerie. Si je reconnais que
l'exemple de certains qui polémiquent sans talent pour
gagner un nom et des lecteurs est particulièrement navrant,
il n'en demeure pas moins que rien ne m'exaspère plus que
les faux gentils qui quêtent l'approbation par tous les pores
de leur peau et se mettent à pousser des cris d'orfraie
quand d'aucuns osent dire que non décidément ils
ne les aiment pas !
Si taper sur tout ce qui bouge sans discernement est
particulièrement stérile, jouer les victimes en
prenant son lectorat à témoin pour mieux larmoyer
son content, cela me fout hors de moi.
Mais de diable, peu importe qu'on ne vous aime ! La
critique cela
s'encaisse debout sans pleurnicher !
Soit on l'ignore soit on la brave et on combat, mais jamais on ne crie
au martyre : tenir un blog c'est donner le droit aux
autres de ne pas
vous souffrir. C'est plus que la règle du
jeu, c'est
l'expression même de la liberté
d'écrire et de celle de lire et de penser.
Et qu'on ne se méprenne pas, je ne connais pas de plus belle
qualité que la gentillesse, la vraie, la
généreuse, celle qu'on respecte instinctivement
et qui n'a pas besoin d'être clamée pour
être reconnue mais franchement les blogueurs qui se mettent
à jouer les vierges effarouchées à la
première salve, il ils [1]
me rappellent une chanson de Brel et
celui « Qu'aimerait bien avoir l'air Mais qui n'a
pas l'air
du tout ».
Par Veuve Tarquine
jeudi 25 mai 2006 à 18:20
Blogs à brac
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mercredi 24 mai 2006
L'incontestable avantage d'avoir un insondable coffre de voiture c'est
d'y jeter pèle-mêle, chat et vélos
d'enfant, dossiers et VAIO, un bon kilo de CD et le triple en bouquins,
sans oublier d'y rajouter quelques sacs débordant de shorts
et débardeurs pour s'imaginer que c'est sur une table de
jardin que l'on va écorner son boulot en retard. Le tout avec
à portée de main son appareil photo pour croquer
quelques clichés de ses tarquinets adorés en se
défendant expressément d'aller s'exciter
à tripoter de l'enduit ou éradiquer les orties !
Il fera sans doute mauvais, je ne parviendrais
peut-être même pas à goûter
mon premier café au lait de la journée sous
l'ombre du grand tilleul, il fera sans doute trop court pour que
j'avale bouquins et dossiers et je conserverais sans le moindre regret
mon sempiternel teint de navet.
Mais les illusions sont envoûtantes quelque soit le fait
qu'elles prennent vie ou non. La magie c'est la simple
éventualité qu'elles puissent être
vraies à un moment quelconque... alors c'est le coeur
léger que je file dans cette grande maison pleine de
souvenirs qui devient petit à petit mienne.
Par Veuve Tarquine
mercredi 24 mai 2006 à 10:01
De bric en vrac
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lundi 22 mai 2006
Fatigue et crobes. J'oscille entre le DVD qui m'abrutira du
fond de mon
lit et la plume qu'on trempe dans les souvenirs trop brillants, ceux
qui vous interrogent sur ce qu'on l'est en train de foutre de sa vie ;
ceux qui vous rappellent qu'un jour on tenait le bonheur entre ses
doigts et qu'on en doutait pas.
Fatigue et crobes, d'humeur mi-maussade,
mi-déterminée, de celle qui vous font faire le
ménage dans votre vie.
Entre fatigue et crobes, on se rassure comme on peut d'avoir su
écarter certain vénéneux,
piètre victoire quand on connaît le
degré de leur toxicité, par nature incompatible
avec toute forme de vie humaine.
Entre fatigue et crobes, on a beau avoir perdu ses proches, on a pas
encore oublié leur fierté et leur amour. Alors on
s'appuie encore un peu sur eux pour se réchauffer et aussi
se consolider. Ce n'est pas parce que je navigue à vue que
je dois oublier la confiance qu'ils avaient en moi. C'est ma rampe
à moi. Mon bastingage, mon droit-fil.
Entre fatigue et crobes je sais pourtant bien que jamais je ne me
satisferai d'être simplement là, à
regarder passer ma vie comme une mauvaise dramatique qui fait chialer
la télé. Entre fatigue et crobes, je la regrette
pourtant ma vie d'avant, celle où c'était simple
d'aimer, où la vie était si droite que j'y
avançais sans me poser de questions. Bien sûr que
je ne suis
pas foutue de faire autrement que de continuer à avancer et
que ce n'est pas
maintenant que je vais cesser de croquer la vie à pleines
dents mais putain, cela n'empêche pas de se demander si l'on
est sur la bonne route...
Par Veuve Tarquine
lundi 22 mai 2006 à 00:29
Tréfonds et sentiments
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dimanche 21 mai 2006
J'ai été éblouie ! Et bien que j'ai trouvé BHL très bien, ce n'était pas lui le plus magistral !
Par Veuve Tarquine
dimanche 21 mai 2006 à 17:49
De bric en vrac
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« C'était en mai 1989,
j'allais avoir 18 ans. Je me souviens il faisait beau. (...) J'ai
sursauté quand il m'a demandé: "vous ne voulez
pas d'enfant j'espère ?". »
Miracles —
Délicieuse Sophil
de l'eau
Avec une pensée toute attendrie pour Chiboum et l'amoureux...
Par Veuve Tarquine
dimanche 21 mai 2006 à 10:27
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samedi 20 mai 2006
Fatigue et temps de cochon ont eu raison et de ma santé et de mes projets pour me confiner sous la couette. Entre un bol de tisane brûlante et un concours de toux avec les tarquinets j'ai procédé à la ré-installation du bricablog et du plugin Spamplemousse (dont je ne peux me dispenser compte tenu du nombre de robots spamifères qui fréquentent ces pages).
Adoncques, je vous remercie de bien vouloir m'avertir si les problèmes que d'aucuns rencontrent lorsqu'ils commentent, persistent ou non
Dans cette hypothèse j'envisage d'élargir le cercle des consommateurs qui partagent d'ores et déjà mon flacon de sirop contre la toux et d'en verser une cuillère ou deux dans les rouages de mon blog...
Par Veuve Tarquine
samedi 20 mai 2006 à 21:45
Blogs à brac
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vendredi 19 mai 2006
En des temps immémoriaux, soit il y a moins de deux
ans, certains hauts faits de notre bonne
Maréchaussée m'avait donné
matière à un méchant billet d'humeur :
Dans leur légitime quête de
manifestation de la vérité,
des membres de la Police Judiciaire n'auraient pas trouvé de
plus belle idée que de faire un faux,
soit sur deux procès-verbaux d'audition du coureur cycliste
Cédric Vasseur d'apposer ce détail si
insignifiant que constitue la signature
du déclarant...
Mon confrère, Bertrand WAMBEKE
du Barreau de LILLE a eu l'extrême gentillesse de commenter sous mon billet original
en me communiquant le délibéré qui
vient d'être rendu par la 14ème Chambre du
Tribunal correctionnel de Nanterre et que je vous livre in
extenso compte tenu des précisions qu'il apporte
sur cette affaire :
Je suis heureux de constater qu'il y a encore des
gens que cette affaire de fausses signatures révoltent. Je
vous écris en qualité de conseil de
Cédric Vasseur.
Pour votre information, je vous livre le
délibéré de la 14ème chbre
correctionnelle de nanterre du 16/05/06( obtenu par
téléphone):
- 10 mois avec sursis..
- 10 000 € à titre dommages
et intérêts pour Cédric Vasseur
- 1500 € au titre de l'article 475-1 du
CPP
Il faut savoir qu'il est
établi au dossier que 3 OPJ se sont entrainnés
sur feuille blanche pour savoir lequel imitait le mieux la signature.
Seul celui qui a réalisé le faux a
été poursuivi....
Les réquisitions du parquet ont été
d'un an avec sursis. Lors des réquisitions, le substitut a
été plus qu'indulgent avec le policier
concerné...disant qu'il fallait tenir compte des
circonstances...
Bonne journée à tous
Si je dois me féliciter qu'un Tribunal ait
prononcé une sanction contre pareil comportement, mais je
comprends à mon insatisfaction persistante que j'attache de
l'importance à des valeurs morales complètement
désuètes.
Moi, bêtement je pensais que quand un individu non seulement
chargé de l'autorité mais dont la déontologie souligne
avec raison l'impérieuse nécessité de
probité et de loyauté, commet un acte aussi grave
que d'imiter la signature sous des déclarations,
c'était gravissime... Si j'en crois cette affaire, il vaut
mieux violer serment, déontologie et principes essentiels
que de commettre un larcin en banlieue... c'est proportionnellement
beaucoup moins cher payé !
Par Veuve Tarquine
vendredi 19 mai 2006 à 05:15
(non) droit ou (in)justice
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jeudi 18 mai 2006
Certains m'en ont fait les honneurs d'un fugitif billet, d'autres
m'écrivent —avec raison pour— s'en
plaindre : mon bricablog sans doute affamé par la
diète que je lui impose (je l'espère de
façon passagère) se jette sur les valeureux
commentateurs qui s'enhardissent à commenter céans
pour les dévorer tout cru ! (les commentaires, pas les
commentateurs : ces derniers sont la chasse gardée de ma
réputation de dragon !)
Des âmes chagrines ne manqueront pas de me faire remarquer
que dans la mesure où ma férocité va
bientôt passer du statut de légendaire
à posthume, cet état de fait est salutaire. Force
m'est d'avouer qu'en ces temps où chacun
réfléchit fort doctement sur les commentaires et
l'élaboration d'un système de gestion
satisfaisant, moi je me félicite à bas bruit de
la quasi disparition des malfaisants récurrents qui se
passaient le relais pour venir crachouiller leur ivraie en ces lieux. A
moins que ma verve devenue trop pâle n'offre plus
l'indispensable biscuit de leur pervers appétit. Adoncques,
de police je n'en fais plus, de coup de sang, je n'en ai plus et les
plus fidèles m'ont même fait remarquer
—avec une pointe de regret qui me convainc qu'ils sont des
amis pour la vie ! — que j'ai même toléré dernièrement
des commentaires mi-réclame, mi-mièvres qui
auraient mérité mon courroux il y a encore peu.
Il faut donc croire que ma vue baisse, que ma combativité
s'émousse, et que, comme la voix tremblotterait, ma plume
trébuche désormais sur le papier quand elle
rencontre des mots trop vifs pour elle...
A moins qu'il ne me faille que davantage de temps, d'énergie
et d'élan pour fourbir mon verbe et à mon tour
crachouiller céans mon ivraie en ces lieux et offrir enfin le
vrai visage que certains ont taillé à ma
réputation !! A dire vrai, je m'en fous un peu. Pas plus
qu'une arène de combat, mon bricablog ne constituera un
trophée à une course de fond où
l'enjeu serait d'être à la hauteur de ce que l'on
attend de moi.
La seule chose qui m'ennuie vraiment c'est que nombre de personne ont
essuyé au lieu de mon silence radio (puisque je n'ai
quasiment plus le temps de commenter chez moi !) les insultes
d'un méchant robot lesquelles sont articulées
dans une syntaxe insupportable ! (« blabla fail ligne 102 » : vous
avouerez que pour se faire éconduire, il y a des
manières plus littéraires !)
Je vais dans les jours qui viennent procéder une nouvelle
installation de dotclear (et du plugin incriminé) pour
tenter d'y remédier et attendant la version de dotclear 2
qui mettra fin à ces problèmes. Il faudra
cependant veiller à ne pas venir vous plaindre si comme par
le passé la colère m'emporte et le verbe
m'assaille... Remarquez bien que je suis en train de me demander si je
ne vais réserver ce courroux à ceux qui de vive
voix font mention de mon blog hors de propos dans des circonstances
déplacées et s'imaginent que j'aurais
à tel point perdu l'inspiration que je m'emparerais de
sujets qui les concernent peut-être mais dont je me
contrefous au plus haut point !
Si vous me cotoyez parfois dans la vie de tous les jours et que vous
lisez ces lignes, merci de bien vouloir comprendre que cet endroit
n'est ni le centre de mes préoccupations ni une vitrine
où je n'aurais de cesse de m'inquiéter de ce
que j'y expose... Ceux qui me fréquentent le savent bien...
dès que l'on s'arroge le droit de rentrer dans le choix du
contenu de mes billets, je vois rouge et redeviens — enfin
?— le dragon que certains décrivent !
Par Veuve Tarquine
jeudi 18 mai 2006 à 07:50
De bric en vrac
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lundi 15 mai 2006
Pour prendre des jolies photos de vos marmots, il faut et il suffit :
- de guetter un dimanche de mai ou la température sera douce et le soleil à peine voilé,
- de les gaver de gateau au chocolat avant l'heure de pose envisagée
- de les lâcher dans le jardin d'une souris verte
- de se planquer en priant pour se faire oublier
- de les mitrailler, cependant sans intention belliqueuse
Et puis, comme tout parent qui se respecte, de se demander ce qu'on a bien pu faire pour avoir des enfants aussi beaux...
Par Veuve Tarquine
lundi 15 mai 2006 à 22:23
Les Tarquinioles
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dimanche 14 mai 2006
La Fontaine Médicis
était donc la réponse à cette
dernière filature remportée haut la main
par Oli !
Elle représente au centre de sa facade Polyphème
vêtu de la peau d'un boeuf, espionnant les
émois du bel Acis et la Néréide
Galathée qu'il poursuit de ses ardeurs —
juste avant d'écraser sous un rocher de l'Etna son rival
dont le sang pourpre fût transformé en un fleuve
par les dieux sur la requête de sa bien-aimée.
Par Veuve Tarquine
dimanche 14 mai 2006 à 23:10
Filatures parisiennes
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On a beau se jurer du contraire, se savoir lu, change la
façon dont on traite ses sujets. La routine de
l'écriture, celle qu'on pratique depuis longtemps adoucit
quelque peu ce penchant mais il n'en demeure qu'en certaines
circonstances on a la pénible impression d'être
entre le marteau et l'enclume.
J'ai parfois tant mordillé ma plume que je l'en ai maltraitée,
tellement torturé mes mots que je les ai mutilés.
Jusqu'où peut-on aller dans sa soif de franchise, dans son
souci d'exactitude ? Que peut-on dire, que doit-on taire quand le
quotidien qu'on honnit parfois, se partage ? C'est bien joli de n'en
garder que les joies mais quelles valeurs ont-elles quand on les ampute
non seulement de leur doute mais également de leur laideur ?
J'ai sans doute préservé l'essentiel, celle de
n'avoir rien dévoilé de ce qui n'appartenait pas
qu'à moi seule. J'ai tu les doutes puis les certitudes et
bientôt les dégoûts. La
rançon en est aujourd'hui une joyeuse amertume, non pas
celle qui vous fait regretter les billets mesquins et vengeurs mais
celle qui vous a ouvert les yeux sur ce que l'on ne veut se voir
imposer à aucun prix et surtout pas celui de la
liberté d'être soi. Puis, en
définitive, on s'aperçoit qu'il suffit de peser
la souffrance ressentie à façonner ses silences
pour tenir en ses mains un précieux baromètre de
ce que l'on ne peut tolérer faire de sa vie. Écrire,
ce n'est pas seulement se donner à lire, c'est aussi
déterminer l'épicentre de ses aspirations et de
ses renoncements. Et la censure ouvre parfois les yeux... jusqu'au jour
où enfin on les jette en pâture ces mots
ravalés avant de se réjouir de s'en
défaire ainsi à tout jamais.
Par Veuve Tarquine
dimanche 14 mai 2006 à 21:06
Tréfonds et sentiments
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Biscuit de savoie et sauce au chocolat.
Et n'allez pas croire qu'au prétexte que je n'en ai loupé aucun des deux je suis bonne mère... non pétrie de gourmandise et d'individualisme j'ai saucé la casserole avant qu'ils ne réalisent que le désert était achevé !!
Et c'était vachement bon ! Na !!
Par Veuve Tarquine
dimanche 14 mai 2006 à 11:21
Les Tarquinioles
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vendredi 12 mai 2006
De marbre, il fût écrasé par une pierre
jetée par un bronze.
De marbre il se mua en liquides inclinaisons.
Mais le nom du monument qu'il vous faut rapporter, il le ne donna pas !
Par Veuve Tarquine
vendredi 12 mai 2006 à 22:39
Filatures parisiennes
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jeudi 11 mai 2006
Il m'a effacé un billet de 40 lignes d'un coup de patte le Tarquari ! 40 lignes je vous dis !
A bas les chats censeurs !!

Par Veuve Tarquine
jeudi 11 mai 2006 à 23:11
Blogs à brac
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