Eveil dominical
Choper au loin le chant d'un merle et croire un instant que
l'on est enfoui là-bas au fond de son lit
de campagne.
Se surprendre à aligner des mots, à les ranger,
les égrener, les réciter et se
résoudre à les coucher sur le papier pour ne pas
les oublier.
Décrire les banalités des bruits qu'on aime
attraper dans le silence dominical : toussotements attendrissants d'un
enfant chéri, grincements du lit de ma princesse endormie.
A défaut d'une nouvelle quintissection, sentir contre sa
hanche le poids discret d'un Tarquari roulé en boule,
venu chercher son lot de tendresse, d'autant plus gourmand
qu'insatisfait de ma vie de vitesse et d'ordinateur où il
n'y a plus de place pour les ronds de chat contre moi blottis tous deux
dans un lit ou un sofa.
Se surprendre à rêvasser puis à
écrire des choses inavouables qu'on publiera
peut-être ailleurs, dans un endroit où nul me
connaîtra.
Aviser que dans ce weekend bien entamé, il m'en reste
à savourer la moitié et s'imaginer qu'on peut
profiter de cette matinée pour filer au ciné
où ira pour la première fois son petit dernier !
Par Veuve Tarquine
dimanche 9 avril 2006 à 08:57
Tréfonds et sentiments
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Commentaires
Le dimanche 9 avril 2006 à 13:23
par
gork
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Le dimanche 9 avril 2006 à 14:43
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gork
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Le dimanche 9 avril 2006 à 18:17
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vroumette
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Le dimanche 9 avril 2006 à 21:03
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Veuve Tarquine
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Le dimanche 9 avril 2006 à 21:48
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Akynou/racontars
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Le dimanche 9 avril 2006 à 21:57
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Le lundi 10 avril 2006 à 00:03
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Franck
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Le lundi 10 avril 2006 à 10:44
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Rose
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Le lundi 10 avril 2006 à 12:58
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Gigi
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