Bouillie et potron-minet

Sale habitude conservée des mauvais jours, je me
lève dorénavant dès potron-minet.
Ici point de klaxon, d'éboueurs ou de véhicule
terrestres à moteur. Juste le chant du merle, d'un pigeon
égaré et de quelques passereaux transis de froid.
Matin piquant où le plancher semble carreau lorsque l'on y
pose ses pieds nus.
Pousser les volets sans prendre le temps de les
caler, à moitié asphysxiée par le
frimas qui vous arrive en pleine poire avant de se jeter dans le lit
à corps perdu.
Savourer le parfait instant de bonheur, celui où l'on
s'enfonce puis se blottit dans la chaleur du lit en toisant le froid
qu'il fait hors de lui.
N'en sortir le bout du nez que pour voir la lumière venir
chatouiller les dernières plaques de neige.
S'étonner que nuls coqs ne claironnent plus dans ce village.
Entendre des petits pieds cavaler sur le carrelage puis une porte
soupirer avant d'encadrer la frimousse de mon Tarquinou.
Se recroqueviller à deux sous la couette sûre de
pouvoir me rendormir.
Et se retenir de ne pas l'occire quand d'une voix de
crécelle il réclame à corps et
à cris son biberon de bouillie, ne me laissant nul autre
choix que celui de sortir de ma tanière...
Par Veuve Tarquine
dimanche 5 mars 2006 à 13:47
Les Tarquinioles
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Commentaires
Le dimanche 5 mars 2006 à 14:54
par
Rose
#
Le dimanche 5 mars 2006 à 18:18
par
Vroumette
#
Le dimanche 5 mars 2006 à 20:05
par
ASTERA
#
Le mercredi 8 mars 2006 à 07:16
par
pierredv
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Le samedi 11 mars 2006 à 16:05
par
gork
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