La France et les victimes ou le couillonnage à tous les étages.
Très sincèrement, est-ce que cela vous
viendrait
à l'idée d'investir celui qui vous doit
personnellement une somme d'argent de la mission d'en arbitrer
lui-même le montant en fonction de ses propres arguments et
d'en déterminer la justesse sans même avoir voix
au chapitre ?
Est-ce que vous imagineriez un instant qu'une telle
évaluation soit juste, indépendante et digne de
crédit ? non ?
Et bien c'est que vous avez la chance de ne pas avoir
été victime d'un préjudice corporel !
Oui car figurez-vous qu'en France quand vous avez
été victime d'un préjudice corporel
vous avez perdu non seulement votre intégrité
physique (dont la valeur est déjà
très relative) mais qu'en plus vous
n'êtes plus tout à
fait un citoyen à part entière puisque vous
n'êtes plus tout à fait apte à tenter
de vous faire entendre.
Non, en France on estime que ceux qui sont le mieux
placés
pour évaluer vos préjudices ce sont les assureurs
! qui comme chacun sait ne supportent aucune
considération
économique et n'aspirent qu'à réaliser
le bien-être de ceux qu'ils sont contraints d'indemniser.
J'en veux pour preuve que les gouvernements successifs (et quelque soit
leur couleur politique) demande bien gentiment à ceux-ci
réunis sous forme de groupement de leur remettre un
barème de référence visant
à l'indemnisation des victimes.
Vous avez bien lu ! Ce ne sont pas les magistrats qui
indemnisent
judiciairement les préjudices que l'on va interroger, pas
plus que de prendre l'avis des avocats de victimes qui savent mieux
que
personne combien représente le coût d'un handicap,
quant aux associations de victimes, c'est à se demander si
elles existent même !.
Non c'est aux assureurs eux-même. Et c'est sans doute en
raison de leur immense autorité morale en la
matière que ceux-ci, non contents d'être juge et
partie souhaitent transformer les Cours et Tribunaux en chambre
d'enregistrement de leurs petits calculs d'apothicaire [ Daniel Havis,
président du GEMA, en précisant : «
L'objectif est que la
chancellerie soutienne ce référentiel pour qu'il
soit utilisé par les
tribunaux. »]
Mais bien évidemment, comme toujours et depuis des temps
immémoriaux, les gouvernements ne cessent jamais
d'être particulièrement soucieux du droit des
victimes, sauf quand il s'agit de les indemniser... encore une fois.
Moi je trouve pourtant que ce serait bien si ces hommes
politiques qui nous servent à qui mieux mieux des discours
sirupeux sur le droit des victimes et des handicapés
commencaient déjà par laisser à ces
derniers le droit de s'exprimer sur le sujet...
Par Veuve Tarquine
vendredi 3 mars 2006 à 23:33
(non) droit ou (in)justice
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Commentaires
Le samedi 4 mars 2006 à 01:49
par
Eugénie Grandet
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Le samedi 4 mars 2006 à 09:39
par
brigetoun
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Le samedi 4 mars 2006 à 12:31
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Thierry
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Le samedi 4 mars 2006 à 16:20
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Marcel Patoulatchi
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Le mardi 7 mars 2006 à 15:20
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felixnemrod
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Le mardi 7 mars 2006 à 22:43
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Veuve Tarquine
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Le mardi 7 mars 2006 à 23:19
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Nap
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Le mercredi 8 mars 2006 à 10:19
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felixnemrod
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Le mercredi 8 mars 2006 à 10:29
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felixnemrod
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Le jeudi 4 mai 2006 à 10:07
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dominique
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