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jeudi 30 mars 2006


Tel le guépard avide et assoiffé...

... j'ai été bien inspirée de guetter son bébé : j'en ai croqué un petit bout !!!




mercredi 29 mars 2006


Quand "quéquette" et "glue" se déclinent le mercredi

Cet après-midi puisque mes tarquinets se sont attelés à la construction d'une véritable métropole et de son réseau ferré en se passant, cette fois-ci, parfaitement de mes services, j'ai fait fi des ponts et chaussées qui cernaient mes pieds et j'ai vadrouillé quant à moi sur d'autres autoroutes, plus virtuelles mais aussi plus lointaines.

C'est ainsi que je me suis retrouvée chez Olivier où je guette avec l'attention d'un guépard avide et assoiffé son dernier bébé.

En élève appliquée je ne manque pas d'explorer les liens qu'il propose et me retrouve à la suite de son dernier billet, sur une page dont nul, même nourri au fiel du cruel DADVSI, ne douterait de l'innocence !

Je me permets de vous interroger sur vos pratiques inavouables en ces temps tourmentés : que faites-vous quand vous vous retrouvez face à un player mp3 aussi coquet ?

Moi je clique sur le bouton .... play !

Adoncques, au milieu de mes trois marmots et d'une ville digne des architectes les plus enhardis a retenti la chanson suivante : Et n'oubliez pas d'éloigner vos mômes avant d'appuyer sur ce fameux bouton play !



Il va falloir que je me dégotte une explication plausible à servir aux maîtresses respectives de mes trois tarquinets qui ne vont pas manquer de me demander pourquoi ceux-ci chantonnent en boucle avec un air parfaitement dégagé « j'ai la quéquette qui colle, j'ai les bonbons qui font des bonds » ... Il me pend au nez mon signalement à la DASS, il me pend au nez ...




mardi 28 mars 2006


Secrets de livre

Ce soir, je cherchais à livre à raconter, à rire et à caliner.
Au milieu des ouvrages en tas et en amas, j'ai ressorti l'album photo de Papa que mes Tarquinets ont annexé avec raison.
Je l'ai ouvert et son magnifique sourire m'a sauté au visage, comme s'il était toujours là avec son humour à vous dérider une veuve et une gentillesse à vous dégoupiller n'importe quel dragon digne de ce nom.
Tarquinette, sise par terre à côté de moi s'est soudainement mise alors à balbutier qu'elle ne voulait pas croire que son papa était mort.
C'est comme s'il était là. Comme s'il allait venir.
Non ma chérie, il ne viendra plus.
Mais il t'aimait si fort qu'il t'aimera toute ta vie.
Et c'est bien normal qu'on ait l'impression qu'il n'est pas parti.
Parce qu'il nous aimait tant qu'il ne nous quittera jamais complétement.

On a regardé toutes les photographies.
Une à une.
On a raconté les blagues qu'il faisait.
On a raconté ses facéties et celles que ses Tarquinets lui faisaient.
Et puis, quand plus personne ne pleurait on a fermé l'album et il a fallut enfin choisir un livre.
Alors Tarquinou a voulu "Mille secrets de poussins" de Claude Ponti.
Tarquinet invité à choisir le passage du soir a immédiatement porté son choix sur la page 632.
Dans "Mille secrets de poussins", la page 632 est juste après la page 126 et juste avant la page 364.
A la page 632, il y a le chapitre : « Est-ce que les poussins meurent ? »
« Les poussins sont des poussins de livres, ils ne meurent jamais. C'est impossible. [...] Les poussins n'ont pas peur de la Mort, d'ailleurs, ils lui font plein de grimasques »

Milles mercis à Vroumette à qui les Tarquinets doivent ce magnifique ouvrage qui nous a fait hurler de rire ce soir  selon une méthode "brise cafard" spécial Claude Ponti :
Lire à toute vitesse en articulant parfaitement d'une voix haute, claire et sonore  une phrase longue aux noms invraissemblables.
Ponctuer chacune d'elle en exigeant que vos enfants s'écrient en choeur "oui mon colonel".
Puis les sommer de déclamer immédiatement ladite phrase sous peine des pires tortures chatouillesques.
Les fous rire sont garantis mais pas l'endormissement qui s'ensuit.

Maintenant qu'ils ont rejoint Morphée, je crois que je vais moi aussi aller retrouver le monde merveilleux de Claude Ponti.
Qui sait ? Peut-être que quelque part dans ce monde il existe un Tarquin de livres...




lundi 27 mars 2006


Plus Ultra

Drapeau espagnol claquant dans le vent

Ce jour, face au Pont Alexandre III, vent debout et debout sur mes pédales pour encaisser des risées, je regrettais de ne pas sentir sous mes pieds feue ma planche à voile.
Et puis le bruit m'a emporté près des ports de plaisance. C'était celui des étais et des voiles qui claquent les soirs où le ciel est en colère.
Quand je me suis arrêtée, le soleil brillait dans les toiles aussi bigarrées que tendues, fenêtres de lumière dans la grisaille d'un Paris venteux.
Alors avisant la devise et les couleurs de l'oriflamme, j'ai évidemment pensé à elle.
Ce billet est dédié à Blanche dont je ne sais si elle est de Castille mais dont je sais qu'elle est bien née et dont j'imagine qu'un jour, elle aussi goûtera les joies de dévaler Paris en pédale, ineffable plaisir qu'elle héritera sans doute de son blogueur de papa !




dimanche 26 mars 2006


"Girl in bed looks up from book"

Photographie de Percy Loomis Sperr - Post Graduate Hospital : girl in bed looks up from book, 1923.

C'était en 1923.
Qu'elle âge pouvait-elle donc avoir ? Celui des regards francs de la beauté qui s'ignore et vous défie ouvertement.
Une vie sous nos yeux.
Pourquoi ce bras droit enrubanné ?
Une vie dans ses yeux.
Un regard cerné empli de la patience d'attendre la fin du cliché ou de l'impatience de retomber dans son livre ?
Qu'est-elle devenue, la jeune fille magnifique et souffrante ?
Est-elle encore de ce monde celle dont je peine à quitter la photographie des yeux ?
On aimerait un destin à la hauteur de la magie qu'elle dispense.
Du mystère, mais surtout du bonheur.
Quelle gageure que la photographie, me voilà à lui souhaiter un avenir qui est déjà un passé révolu.
J'aurais pourtant aimé connaître au moins son nom...





Morve & confetti

Tarquinou déguisé avec un confetti sous le nez




Sortie d'école

Reflet dans les portes vitrées d'une école




Mon 9-3 à moi (1 bis)

De ma vie entière, je n'ai jamais présenté mes papiers autrement qu'à l'occasion d'un moyen de paiement, de menues démarches administrative ou en passant une frontière.
De contrôle de police je n'en ai jamais vécu. Pas plus au volant de mon véhicule (je roule prudemment) que dans les transports en commun où j'ai usé pourtant mes fonds de pantalon avant d'enfourcher une selle de vélo.
Jamais agent ou officier de police ne m'a jamais demandé mes papiers.
De ma vie.
J'habite pourtant dans le 9-3 depuis plus d'une décennie.
J'ai vu pourtant des dizaines et des dizaines d'opération de contrôle...
J'ai vu des voitures de police dont les pneux crissaient à la Starky & Hutch. J'ai vu des portières s'ouvrir, des mains en sortir et agripper des enfants pré-pubères qu'on arrache à la rue et aux yeux de leur mère penchées au balcon. J'ai vu des rues sourdre de peur et de colère, des parents enragés, des quartiers enflammés.
J'ai vu des jeunes blanc bec avec trois poils au menton invectiver des grands-pères en les tutoyant devant leurs fils s'adressant à eux comme on parlerait à des êtres inférieurs. La dignité est une valeur que certains n'ignorent que pour mieux la fouler aux pieds. Certaines blessures d'amour propre sont si aisées à infliger....
J'ai vu un enfant de cinq ans retenu six heures dans un commissariat en dépit de toutes les lois de France et de Navarre.
Quand Mohamed a voulu s'engager à lui on a dit qu'il était trop basané.
C'est sans doute pour cela qu'il s'est fait si souvent contrôlé, lui n'a pas mon teint de navet et mes yeux bleux.
Je n'ai pourtant nul envie de souffler sur la braise pas plus que de déprécier un métier qui me semble par chez moi singulièrement difficile.
Cependant quand une immense championne pleure, moi je crois ses dires.
Et je pense que ce serait peut-être bien de rappeler de temps en temps que respecter la personne humaine est un principe qui s'applique aussi dans certains quartiers.
Et ce serait bien de voir un peu moins de poursuites pour des outrages auxquels plus personne ne croit et qui viennent instrumentaliser et ternir une justice dont le blason est bien fané.
Ce serait bien que les ministres de l'intérieur qui se succèdent ainsi que les éminents membres du Parquet cessent un instant d'avoir des oeillères. C'est vrai que flic c'est un métier difficile et qu'il convient de protéger l'autorité. Mais certains exès et leur impunité leur nuisent bien plus sûrement que des discours officiels qui n'abusent plus personne...




vendredi 24 mars 2006


Moi aussi je fais ma groupie !

Puisque d'aucuns s'approchaient de lui avec révérence pour lui demander l'autorisation d'une photographie en sa compagnie, j'ai pris mon courage à deux mains et moi aussi j'ai sollicité du grand homme le privilège d'une photo !! Mon canon un rien facétieux a immortalisé la pose en un cliché pour le moins imprécis ! Peu importe, cela m'a permis de partager un immense éclat de rire et l'occasion de lui dire ici tout le bien que je pense de lui !

Si vous ne l'avait pas reconnu, l'indice pour le découvrir est le suivant :Tarquinette en entendant son nom s'est exclamée : « il boit du vin, mais du vin ! »

Tarquine et vinvin



mercredi 22 mars 2006


Corps Nichons

Où comment une fille ravale sa mère au rang de cornichon :


Pour vous permettre d'apprécier à sa juste valeur la tirade de ma Tarquinette, il me faut préciser que je ne déteste rien de plus au monde que les cornichons...




mardi 21 mars 2006


Gates à pendre (c'est un jeu de mot, pas un souhait !)

« Donnez leur au moins un "ordinateur décent" s'est moqué Bill Gates en attaquant un projet qui vise à doter d'un laptop tous les enfants de la planète. »

Bill Gates, l'indécentTransnets — Francis Pisani.

Via l'indispensable post-it !




lundi 20 mars 2006


Paris et Arsenal

détails de l'Arsenal

Nouveau quartier, nouveaux émois.
Je pars mon Canon sous le bras me perdre au prétexte d'aller au Prisu.
Bruine et grisaille où, un rien chafouine, je déambule et je mitraille.
Entre vieilles pierres et printanières vitrines, j'oublie la pluie.
C'est bien ainsi.
Car en ce moment c'est moins la plume que l'image qui me chatouille et me taquine.
Je n'ai pas très envie de mettre en mots ce qui, bon gré mal gré, s'enfuit, avec le temps, avec regret ou parfois même soulagement.
J'ai bien plutôt envie d'écarquiller les yeux et de voir venir.




dimanche 19 mars 2006


Où l'on inaugure la saison des pique-niques !

Trois Tarquinets à califourchon sur un tronc au dessus de l'eau


Pour le premier pique-nique de l'année, rien ne s'est passé comme de coutume !

  • Aucun des Tarquinets n'est passé à l'eau en dépit d'un environnement particulièrement propice et d'une évidente appétence des sus-décrits !

  • Je possède désormais deux ou trois photographies de mes marmots réunis, sans que Tarquinette n'y expose sa langue !

  • Tarquinou ne s'est pas écroulé sous un chêne pour y dormir du sommeil du juste.

  • J'ai presque perdu mon teint de navet sans même avoir revêtu celui de l'écrevisse !

J'en viens à souhaiter ardemment que cela perdure...




samedi 18 mars 2006


Princesse Kraspèque !

Tarquinette si belle, et si sale !



jeudi 16 mars 2006


re-spondere

Je ne suis plus là pour personne : je suis à peu près à 20 ans d'ici, assise sur une espèce de banc dans un amphi surpeuplé à découvrir ébahie et émerveillée tout le plaisir qu'il y a à se nourrir de l'intelligence et du savoir de professeurs talentueux.

C'était mon premier cours et j'en ai fait mon grand amour. Au cours des années, je lui suis toujours restée fidèle puisqu'à ce jour j'en ai même fait une spécialité. Et il suffit que je tombe sur un cours, un que d'immenses professeurs dispensent magistralement pour tout cesser et savoir que je ne m'y étais pas trompée : pétrie de principes ancestraux et brûlante d'actualité, la responsabilité civile, même quand on croit la connaître, n'a de cesse de vous faire vivre des émois !




mercredi 15 mars 2006


Hautbois et insomnie

Parfois on croit qu'on oublie, parfois on se fait illusion, on voyage et on volage aussi. On fuit mais on s'amuse aussi.

Et puis parfois, dans le silence de la nuit, il y a un hautbois au son duquel on se roule en boule, on se recroqueville très loin sous ses draps et on réalise soudain qu'il est bien loin le temps où l'on était heureux pour de vrai.


Alessandro Marcello — Concerto pour hautbois en ré mineur — Adagio.
Hautbois, Clare Shanks — The Academy of Ancient Music, Christopher Hogwood




mardi 14 mars 2006


Une pensée pour Pasfolle...

... en déambulant sur un photoblog dont je raffole.





Le rouge, le noir et le rayon de soleil

rayon de soleil sur mon fauteuil

Un titre qui me plaît bien lorsqu'il s'agit d'évoquer mon boulot en ce moment !







Publicité, capote et Argentine : le trio du brio !

Les préservatifs, pub argentine, chez le talentueux Patrick, Argentine au jour le jour.





Publicis ou comment claquer 180.000 € du contribuable et passer pour des parfaits abrutis !

Ce n'est pas un scoop mais plutôt une suite ininterrompue de balourderies digne des pieds nickelés, la parfaite démonstration de ce qu'il ne faut pas faire en la matière :

Nous avons maintenant la collection de trolls velus qui va pourrir par des commentaires anomymes un blog qui a le culot d'être plus intelligent (et vachement plus marrant !) depuis l'agence elle-même en ignorant parfaitement qu'avec le nom de leur domaine de connexion ils sont visibles comme le loup blanc, ce que n'importe quel blogueur débutant sait pourtant au bout de quelques heures...

Messieurs, Mesdames de Publicis, puisque vous manquez visiblement d'expérience en dépit de ce que votre facture laissait prédire, je vais vous donner un conseil pas très cher : plutôt que de profiter a posteriori du jugement et de l'expérience de plus expérimenté et de plus avisé que vous, vous auriez pu prendre le soin de dépenser une petite vingtaine d'euros et lire son ouvrage auparavant ! Vous n'auriez pas manqué d'y apprendre ce qui vous auriez aujourd'hui éviter de passer pour de parfaits incompétents surtout gourmands de l'argent des contribuables.

Quand on n'y connait rien au blog, il ne faut pas rougir de lire les ouvrages de références et celui-là vous aurait incontestablement évité bien des déboires...




lundi 13 mars 2006


Dragon, émotions et liberté d'expression.

Puisqu'il semble que mes statistiques s'envolent et que certains découvrent avec stupéfaction que je ne suis ni avenante ni gracieuse, je me permets de faire une rapide mise au point :

En ce lieu, je ne suis pas en représentation, je n'offre pas en toutes circonstances mon meilleur profil.

Je suis l'éphémère des blogrolls, celle qu'on inscrit en tête de liste sur un coup de coeur et qu'on raye d'un trait rageur au décours d'un de mes coups de gueule. Et c'est très bien ainsi ! Je manque considérablement de souplesse et l'on me dit aussi que j'ai la langue comme un couperet. Je ne cherche à charmer pas plus qu'à me faire aimer et je suis très consciente d'avoir un "public" des plus volages. Il reste un temps et puis s'attache avec raison à des blogs plus accueillants, plus bienveillants et moins casse-gueule ! Je ne soigne pas mon lectorat, et encore moins mes commentaires. Principalement par manque de temps et aussi parce que j'en ai déjà pris assez dans les dents pour savoir que c'est un jeu à double tranchant. Je ne suis pas toujours suffisamment attentive et je réagis au quart de tour, visiblement pas très douée pour verser dans l'apaisement. Je vouvoie systématiquement les gens, cultivant la distance plutôt que la proximité parce que je me dévoile ici plus que partout ailleurs.  Je ne réponds jamais ou presque aux compliments, par embarras tout simplement. J'ai acquis une véritable réputation de dragon et ce n'est pas tout à fait infondé. Certains me détestent cordialement pour ma langue trop bien pendue, pour mes emportements, mon absence de nuance, parfois ma franchise et quelque fois même par jalousie ! Ils ont raison aussi.

En débutant ces pages, il y a maintenant presque deux ans je me suis jurée que jamais je n'écrirai "pour faire plaisir", pour donner ce qu'on voudrait y lire, ou façonner de pied en cap une image qui ne serait pas mienne. Je me rends compte aujourd'hui que si Veuve Tarquine est bien plus virulente et péremptoire ici qu'elle ne le serait dans la vie, c'était la rançon d'une promesse que je n'ai jamais rompue. Si elle n'est pas tout à fait moi, elle me ressemble plus sûrement que celle que l'on attendait parfois. Et si sur ces feuillets j'y suis bien plus exacerbée qu'ailleurs, c'est parce que la seule chose qui m'importe est de conserver ma liberté de ton et celle de m'exprimer dans la plus parfaite indépendance. Je ne cherche pas l'approbation. je ne fais pas de numéro de séduction, je me fous des réseaux d'influence et je n'ai jamais défendu que mon étroite chapelle. Simplement j'y crache des choses que j'ai à coeur, j'y jette des bouts d'intimité bien plus couramment que je ne le ferais dans la vie et avec eux des émotions plus vives aussi.  Je ne sais pas animer un débat, je n'ai aucune vocation à modérer les avis des uns, des autres et même le mien. Je suis, enfin, affublée d'une patience d'autant plus relative que le temps est une denrée dont je mesure, chaque jour un peu plus, la rareté. Je ne dis pas que j'ai raison, pas plus que je n'ai aucun regret à ce que VT ne ressemble pas tout à fait à celle qui écrit ces lignes.

En revanche, je sais que deux ans après avoir investi ces lieux je m'y sens toujours chez moi et plus que jamais désireuse de continuer à y gribouiller preuve que je n'ai pas forcément fait le plus mauvais choix. Je crois que j'avais moins envie qu'on m'aime que d'un endroit où m'exprimer et que cela n'a toujours pas changé... Je n'ai en aucune circonstance aucune autre prétention que de continuer à m'approprier ce petit coin où pousser ma petite chanson. Bref, pour tout ceux qui poussent des hauts cris au prétexte que je caviarde dans mon espace personnel, hors-sujet, insultes et prises à partie, je ne peux que leur conseiller de se tourner vers l'une des multiples plates-formes offrant un hébergement gratuit et d'y crier à leur tour toute leur véhémence. Qu'ils soient confiants, je l'ai fait et je ne l'ai jamais regretté !




dimanche 12 mars 2006


Quand Tarquinet s'assoupit

Tarquinet assoupi



samedi 11 mars 2006


OUPS !!!

Tarquinet proche de la chute




Quand l'industrie alimentaire nous veut du bien

Depuis que j'ai découvert que les barres Kinder — et dont chacun sait qu'elles nous transforment en bons parents au prétexte fallacieux qu'elles contiennent un verre de lait — ont à peu près la même valeur nutritive qu'une bonne tranche de rillette, j'ai toujours eu un regard un peu méfiant à l'égard de l'industrie alimentaire... Je n'aime pas spécialement qu'on me prenne pour une conne en jouant sur bonne conscience et culpabilisation et vous en conviendrez avec moi, une barre de chocolat c'est quand-même autrement meilleur...

Et bien figurez-vous que c'est ainsi pour beaucoup de choses et cela ne me fait que me conforter un peu plus dans mon idée que c'est moins à notre santé et à notre bien-être qu'on en veut qu'à soulager notre porte-monnaie en nous prenant pour des imbéciles.

« Seulement» 11 % de matières grasses sur les croquants chocolats Taillefine, mais, sans vouloir balancer, seulement 2 % dans les barquettes Lu aux abricots. (...) Style le Spécial K de Kellogg's, plus gras et plus sucré que le corn flakes classique de la marque

L'alimentation enrichie, attrape-biobo? — Un livre passe au crible ces nouveaux produits et dénonce une «arnaque» industrielle.Libération — samedi 11 mars 2006.

Mais le détail qui tue c'est quand on lit que :

« C'est un livre tout à fait réjouissant, dont la plupart des magazines n'ont pas voulu parler de peur de froisser les annonceurs, comme le soulignait perfidement le Canard enchaîné du 22 février.


Suis-je donc la seule à m'étonner de cette société où l'on nous matraque de corps d'adolescentes anorexiques avant de nous vendre très cher des produits frelatés pour maigrir ? Et quand je pense quand d'ici un mois tous les magazines vont nous placarder des "perdez trois kilos en mangeant plus"... si cela n'est pas de la pression pour consommer, je ne n'y connais pas



Puisqu'il semble désormais bien établi que si l'on aborde ce genre de sujet c'est que l'on est nécessairement un immonde boudin moche et complexé, je remercie certaines commentatrices de ne pas perdre leur temps — et le mien — à rappeler ces évidences, nombre de blogueurs me connaissent en effet suffisamment pour qu'il ne soit pas besoin de leur rappeler.






vendredi 10 mars 2006


Tarquinou mon amour ou mon amour de Tarquinou

Tarquinou en vis à vis



mercredi 8 mars 2006


Le viagra et les films pour enfants ou la vertueuse alliance des laboratoires Disney et Pfizer.

Quand Disney fait la publicité du Viagra dans ses films pour enfants :

Mes tarquinets, ils en ont soupé de leur mère transformée en courant d'air et peu leur chaut que ce soit de mon fait ou non.

Alors cet après-midi, j'ai tout planté pour rester avec eux. Comme il pleuvait on s'est installé devant la télé, tous sur le canapé et chacun sous sa couverture. Attention les yeux, nous regardons de concert la Coccinelle revient. Une production Walt Disney dont on m'a dit le plus grand bien.

Je confirme j'ai passé un très bon moment et si ce n'est les images qui vont suivre, je n'en aurais chanté que des louanges.

Qu'en revanche, un film à destination des enfants contienne des publicités détournées me gêne singulièrement. Qu'il s'agisse au surplus de publicités pour un médicament inscrit sur la liste I et dont la délivrance est soumise à prescription me semble particulièrement déplacé. Qu'enfin utiliser un film pour enfants pour matraquer le nom d'une spécialité médicamenteuse dont le but est de traiter la dysfonction érectile me chagrine profondément.

Et comme si le nom de VIAGRA qu'on vous met discrétement sous les yeux au prétexte de nommer ainsi une écurie automobile ne suffisait pas, on vous rajoute le nom de son principe actif afin d'ôter tout confusion sur le produit : le sildénafil citrate.


Messieurs Disney et Pfizer, pardonnez-moi de vous le dire en face, mais le fond de ma pensée c'est que vous êtes des ordures !

Copie d'écran : une voiture dont le nom de l'écurie est Copie d'écran : une voiture dont le nom de l'écurie est viagraiagra

Copie d'écran : une voiture où est inscrit près du nom de l'écurie sildénafil citrate




Puisqu'il paraît qu'aujourd'hui j'ai le droit de la ramener :

Je crois qu'en matière de sexisme ordinaire la réaction qui m'insupporte le plus est « Ah ! une femme comme Michèle Alliot Marie, alors non merci ! » (le même chose avec Françoise de Panafieu, ou Ségolène Royal).

Vous comprenez, des femmes on a le droit d'exiger qu'elles ne soient pas seulement de sexe féminin mais qu'elles soient comme ceci ou comme cela...

Mais pour peu qu'on leur tienne le même discours avec les noirs, les arabes ou les homos, les mêmes hurleront au racisme ou à l'homophobie...

La logique de générations plus jeunes que la mienne ne lasse pas de me surprendre...




mardi 7 mars 2006


Ligne numéro quatre

Rentrer à point d'heure car ceux qui ont la moitié de mon âge et leur propre cheval de bataille se sont mis en travers de mon train.
Traverser une gare déserte où les lumières crues n'attirent plus l'œil sur des clinquantes richesses mais sur des rideaux de fer rouillés et des chochards transis.
Reprendre sa ligne de métro, celle qu'on a arpenté quand on avait 20 ans, le soir, la nuit,  le matin, celle qu'on connaissait si bien que selon ma destination, pour n'importe laquelle de ses stations et sans jamais me tromper je ne levais les yeux de mon livre qu'une fois la rame arrêtée.
Se souvenir que certains soirs de solitude je m'y jettais comme on prend la fuite pour aller rejoindre une librairie à l'autre bout de la ville qui m'offrirait de quoi tromper mon ennui.
Voir sa station à soi, celle des premiers amours, celle où l'on rejoignait l'appartement de l'un de ses premiers amants ; celle où plus tard et parfaitement fortuitement je louais au pied d'elle un minuscule appartement.
Y passer ses années d'étude et puis aussi l'année où l'on se décide à le partager avec celui dont on sait qu'il est l'homme de sa vie. Se souvenir des baisers qu'on échangeait sur le quai, des rires qu'on y a partaé, des regards où se lisait qu'on s'aimait.
Au terminus, songeuse et triste, la quitter à regret pour attraper son bus.
Découvrir que les chevaux de bataille se partagent à tout âge et que cet autobus ne partira point. Alors maugréant d'avoir troqué ce jour-là sa bicyclette pour un TGV, cheminer à pied mélangeant ses larmes à la pluie qui n'en finit plus de tomber.




dimanche 5 mars 2006


Pierre Carion le félon ou comment on souhaite à son frère de remporter le trophée !

C'était mon idole. Depuis des années j'étais sa plus fervente admiratrice. Quand il a quitté la scène, j'ai beaucoup pleuré. Mais tout à coup, après de long mois de désespérance, l'espoir a renaît ! Il l'a écrit ! J'étais transportée de joie qu'un jour mon voeu le plus cher soit enfin exaucé.
Et bien il avait menti le cochon !!
Figurez-vous que Pierre Carion est à la cérémonie des Oscars et qu'il n'a même pas levé le rideau de fer de la rondelle de saucisson pour nous en faire profiter !!
Je suis effondrée !!! (mais drôlement contente pour lui et je souhaite bonne chance à son frangin qui avait eu le bon goût de lui avoir offert, en son temps, un rôle de composition...)





Les enfants chapitrés

Tarquinou et Tarquinette



piège à robots