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jeudi 30 mars 2006


Tel le guépard avide et assoiffé...

... j'ai été bien inspirée de guetter son bébé : j'en ai croqué un petit bout !!!




mercredi 29 mars 2006


Quand "quéquette" et "glue" se déclinent le mercredi

Cet après-midi puisque mes tarquinets se sont attelés à la construction d'une véritable métropole et de son réseau ferré en se passant, cette fois-ci, parfaitement de mes services, j'ai fait fi des ponts et chaussées qui cernaient mes pieds et j'ai vadrouillé quant à moi sur d'autres autoroutes, plus virtuelles mais aussi plus lointaines.

C'est ainsi que je me suis retrouvée chez Olivier où je guette avec l'attention d'un guépard avide et assoiffé son dernier bébé.

En élève appliquée je ne manque pas d'explorer les liens qu'il propose et me retrouve à la suite de son dernier billet, sur une page dont nul, même nourri au fiel du cruel DADVSI, ne douterait de l'innocence !

Je me permets de vous interroger sur vos pratiques inavouables en ces temps tourmentés : que faites-vous quand vous vous retrouvez face à un player mp3 aussi coquet ?

Moi je clique sur le bouton .... play !

Adoncques, au milieu de mes trois marmots et d'une ville digne des architectes les plus enhardis a retenti la chanson suivante : Et n'oubliez pas d'éloigner vos mômes avant d'appuyer sur ce fameux bouton play !



Il va falloir que je me dégotte une explication plausible à servir aux maîtresses respectives de mes trois tarquinets qui ne vont pas manquer de me demander pourquoi ceux-ci chantonnent en boucle avec un air parfaitement dégagé « j'ai la quéquette qui colle, j'ai les bonbons qui font des bonds » ... Il me pend au nez mon signalement à la DASS, il me pend au nez ...




mardi 28 mars 2006


Secrets de livre

Ce soir, je cherchais à livre à raconter, à rire et à caliner.
Au milieu des ouvrages en tas et en amas, j'ai ressorti l'album photo de Papa que mes Tarquinets ont annexé avec raison.
Je l'ai ouvert et son magnifique sourire m'a sauté au visage, comme s'il était toujours là avec son humour à vous dérider une veuve et une gentillesse à vous dégoupiller n'importe quel dragon digne de ce nom.
Tarquinette, sise par terre à côté de moi s'est soudainement mise alors à balbutier qu'elle ne voulait pas croire que son papa était mort.
C'est comme s'il était là. Comme s'il allait venir.
Non ma chérie, il ne viendra plus.
Mais il t'aimait si fort qu'il t'aimera toute ta vie.
Et c'est bien normal qu'on ait l'impression qu'il n'est pas parti.
Parce qu'il nous aimait tant qu'il ne nous quittera jamais complétement.

On a regardé toutes les photographies.
Une à une.
On a raconté les blagues qu'il faisait.
On a raconté ses facéties et celles que ses Tarquinets lui faisaient.
Et puis, quand plus personne ne pleurait on a fermé l'album et il a fallut enfin choisir un livre.
Alors Tarquinou a voulu "Mille secrets de poussins" de Claude Ponti.
Tarquinet invité à choisir le passage du soir a immédiatement porté son choix sur la page 632.
Dans "Mille secrets de poussins", la page 632 est juste après la page 126 et juste avant la page 364.
A la page 632, il y a le chapitre : « Est-ce que les poussins meurent ? »
« Les poussins sont des poussins de livres, ils ne meurent jamais. C'est impossible. [...] Les poussins n'ont pas peur de la Mort, d'ailleurs, ils lui font plein de grimasques »

Milles mercis à Vroumette à qui les Tarquinets doivent ce magnifique ouvrage qui nous a fait hurler de rire ce soir  selon une méthode "brise cafard" spécial Claude Ponti :
Lire à toute vitesse en articulant parfaitement d'une voix haute, claire et sonore  une phrase longue aux noms invraissemblables.
Ponctuer chacune d'elle en exigeant que vos enfants s'écrient en choeur "oui mon colonel".
Puis les sommer de déclamer immédiatement ladite phrase sous peine des pires tortures chatouillesques.
Les fous rire sont garantis mais pas l'endormissement qui s'ensuit.

Maintenant qu'ils ont rejoint Morphée, je crois que je vais moi aussi aller retrouver le monde merveilleux de Claude Ponti.
Qui sait ? Peut-être que quelque part dans ce monde il existe un Tarquin de livres...




lundi 27 mars 2006


Plus Ultra

Drapeau espagnol claquant dans le vent

Ce jour, face au Pont Alexandre III, vent debout et debout sur mes pédales pour encaisser des risées, je regrettais de ne pas sentir sous mes pieds feue ma planche à voile.
Et puis le bruit m'a emporté près des ports de plaisance. C'était celui des étais et des voiles qui claquent les soirs où le ciel est en colère.
Quand je me suis arrêtée, le soleil brillait dans les toiles aussi bigarrées que tendues, fenêtres de lumière dans la grisaille d'un Paris venteux.
Alors avisant la devise et les couleurs de l'oriflamme, j'ai évidemment pensé à elle.
Ce billet est dédié à Blanche dont je ne sais si elle est de Castille mais dont je sais qu'elle est bien née et dont j'imagine qu'un jour, elle aussi goûtera les joies de dévaler Paris en pédale, ineffable plaisir qu'elle héritera sans doute de son blogueur de papa !




dimanche 26 mars 2006


"Girl in bed looks up from book"

Photographie de Percy Loomis Sperr - Post Graduate Hospital : girl in bed looks up from book, 1923.

C'était en 1923.
Qu'elle âge pouvait-elle donc avoir ? Celui des regards francs de la beauté qui s'ignore et vous défie ouvertement.
Une vie sous nos yeux.
Pourquoi ce bras droit enrubanné ?
Une vie dans ses yeux.
Un regard cerné empli de la patience d'attendre la fin du cliché ou de l'impatience de retomber dans son livre ?
Qu'est-elle devenue, la jeune fille magnifique et souffrante ?
Est-elle encore de ce monde celle dont je peine à quitter la photographie des yeux ?
On aimerait un destin à la hauteur de la magie qu'elle dispense.
Du mystère, mais surtout du bonheur.
Quelle gageure que la photographie, me voilà à lui souhaiter un avenir qui est déjà un passé révolu.
J'aurais pourtant aimé connaître au moins son nom...





Morve & confetti

Tarquinou déguisé avec un confetti sous le nez




Sortie d'école

Reflet dans les portes vitrées d'une école




Mon 9-3 à moi (1 bis)

De ma vie entière, je n'ai jamais présenté mes papiers autrement qu'à l'occasion d'un moyen de paiement, de menues démarches administrative ou en passant une frontière.
De contrôle de police je n'en ai jamais vécu. Pas plus au volant de mon véhicule (je roule prudemment) que dans les transports en commun où j'ai usé pourtant mes fonds de pantalon avant d'enfourcher une selle de vélo.
Jamais agent ou officier de police ne m'a jamais demandé mes papiers.
De ma vie.
J'habite pourtant dans le 9-3 depuis plus d'une décennie.
J'ai vu pourtant des dizaines et des dizaines d'opération de contrôle...
J'ai vu des voitures de police dont les pneux crissaient à la Starky & Hutch. J'ai vu des portières s'ouvrir, des mains en sortir et agripper des enfants pré-pubères qu'on arrache à la rue et aux yeux de leur mère penchées au balcon. J'ai vu des rues sourdre de peur et de colère, des parents enragés, des quartiers enflammés.
J'ai vu des jeunes blanc bec avec trois poils au menton invectiver des grands-pères en les tutoyant devant leurs fils s'adressant à eux comme on parlerait à des êtres inférieurs. La dignité est une valeur que certains n'ignorent que pour mieux la fouler aux pieds. Certaines blessures d'amour propre sont si aisées à infliger....
J'ai vu un enfant de cinq ans retenu six heures dans un commissariat en dépit de toutes les lois de France et de Navarre.
Quand Mohamed a voulu s'engager à lui on a dit qu'il était trop basané.
C'est sans doute pour cela qu'il s'est fait si souvent contrôlé, lui n'a pas mon teint de navet et mes yeux bleux.
Je n'ai pourtant nul envie de souffler sur la braise pas plus que de déprécier un métier qui me semble par chez moi singulièrement difficile.
Cependant quand une immense championne pleure, moi je crois ses dires.
Et je pense que ce serait peut-être bien de rappeler de temps en temps que respecter la personne humaine est un principe qui s'applique aussi dans certains quartiers.
Et ce serait bien de voir un peu moins de poursuites pour des outrages auxquels plus personne ne croit et qui viennent instrumentaliser et ternir une justice dont le blason est bien fané.
Ce serait bien que les ministres de l'intérieur qui se succèdent ainsi que les éminents membres du Parquet cessent un instant d'avoir des oeillères. C'est vrai que flic c'est un métier difficile et qu'il convient de protéger l'autorité. Mais certains exès et leur impunité leur nuisent bien plus sûrement que des discours officiels qui n'abusent plus personne...




vendredi 24 mars 2006


Moi aussi je fais ma groupie !

Puisque d'aucuns s'approchaient de lui avec révérence pour lui demander l'autorisation d'une photographie en sa compagnie, j'ai pris mon courage à deux mains et moi aussi j'ai sollicité du grand homme le privilège d'une photo !! Mon canon un rien facétieux a immortalisé la pose en un cliché pour le moins imprécis ! Peu importe, cela m'a permis de partager un immense éclat de rire et l'occasion de lui dire ici tout le bien que je pense de lui !

Si vous ne l'avait pas reconnu, l'indice pour le découvrir est le suivant :Tarquinette en entendant son nom s'est exclamée : « il boit du vin, mais du vin ! »

Tarquine et vinvin



mercredi 22 mars 2006


Corps Nichons

Où comment une fille ravale sa mère au rang de cornichon :


Pour vous permettre d'apprécier à sa juste valeur la tirade de ma Tarquinette, il me faut préciser que je ne déteste rien de plus au monde que les cornichons...




mardi 21 mars 2006


Gates à pendre (c'est un jeu de mot, pas un souhait !)

« Donnez leur au moins un "ordinateur décent" s'est moqué Bill Gates en attaquant un projet qui vise à doter d'un laptop tous les enfants de la planète. »

Bill Gates, l'indécentTransnets — Francis Pisani.

Via l'indispensable post-it !




lundi 20 mars 2006


Paris et Arsenal

détails de l'Arsenal

Nouveau quartier, nouveaux émois.
Je pars mon Canon sous le bras me perdre au prétexte d'aller au Prisu.
Bruine et grisaille où, un rien chafouine, je déambule et je mitraille.
Entre vieilles pierres et printanières vitrines, j'oublie la pluie.
C'est bien ainsi.
Car en ce moment c'est moins la plume que l'image qui me chatouille et me taquine.
Je n'ai pas très envie de mettre en mots ce qui, bon gré mal gré, s'enfuit, avec le temps, avec regret ou parfois même soulagement.
J'ai bien plutôt envie d'écarquiller les yeux et de voir venir.




dimanche 19 mars 2006


Où l'on inaugure la saison des pique-niques !

Trois Tarquinets à califourchon sur un tronc au dessus de l'eau


Pour le premier pique-nique de l'année, rien ne s'est passé comme de coutume !

  • Aucun des Tarquinets n'est passé à l'eau en dépit d'un environnement particulièrement propice et d'une évidente appétence des sus-décrits !

  • Je possède désormais deux ou trois photographies de mes marmots réunis, sans que Tarquinette n'y expose sa langue !

  • Tarquinou ne s'est pas écroulé sous un chêne pour y dormir du sommeil du juste.

  • J'ai presque perdu mon teint de navet sans même avoir revêtu celui de l'écrevisse !

J'en viens à souhaiter ardemment que cela perdure...




samedi 18 mars 2006


Princesse Kraspèque !

Tarquinette si belle, et si sale !



jeudi 16 mars 2006


re-spondere

Je ne suis plus là pour personne : je suis à peu près à 20 ans d'ici, assise sur une espèce de banc dans un amphi surpeuplé à découvrir ébahie et émerveillée tout le plaisir qu'il y a à se nourrir de l'intelligence et du savoir de professeurs talentueux.

C'était mon premier cours et j'en ai fait mon grand amour. Au cours des années, je lui suis toujours restée fidèle puisqu'à ce jour j'en ai même fait une spécialité. Et il suffit que je tombe sur un cours, un que d'immenses professeurs dispensent magistralement pour tout cesser et savoir que je ne m'y étais pas trompée : pétrie de principes ancestraux et brûlante d'actualité, la responsabilité civile, même quand on croit la connaître, n'a de cesse de vous faire vivre des émois !




mercredi 15 mars 2006


Hautbois et insomnie

Parfois on croit qu'on oublie, parfois on se fait illusion, on voyage et on volage aussi. On fuit mais on s'amuse aussi.

Et puis parfois, dans le silence de la nuit, il y a un hautbois au son duquel on se roule en boule, on se recroqueville très loin sous ses draps et on réalise soudain qu'il est bien loin le temps où l'on était heureux pour de vrai.


Alessandro Marcello — Concerto pour hautbois en ré mineur — Adagio.
Hautbois, Clare Shanks — The Academy of Ancient Music, Christopher Hogwood




mardi 14 mars 2006


Une pensée pour Pasfolle...

... en déambulant sur un photoblog dont je raffole.





Le rouge, le noir et le rayon de soleil

rayon de soleil sur mon fauteuil

Un titre qui me plaît bien lorsqu'il s'agit d'évoquer mon boulot en ce moment !







Publicité, capote et Argentine : le trio du brio !

Les préservatifs, pub argentine, chez le talentueux Patrick, Argentine au jour le jour.





Publicis ou comment claquer 180.000 € du contribuable et passer pour des parfaits abrutis !

Ce n'est pas un scoop mais plutôt une suite ininterrompue de balourderies digne des pieds nickelés, la parfaite démonstration de ce qu'il ne faut pas faire en la matière :

Nous avons maintenant la collection de trolls velus qui va pourrir par des commentaires anomymes un blog qui a le culot d'être plus intelligent (et vachement plus marrant !) depuis l'agence elle-même en ignorant parfaitement qu'avec le nom de leur domaine de connexion ils sont visibles comme le loup blanc, ce que n'importe quel blogueur débutant sait pourtant au bout de quelques heures...

Messieurs, Mesdames de Publicis, puisque vous manquez visiblement d'expérience en dépit de ce que votre facture laissait prédire, je vais vous donner un conseil pas très cher : plutôt que de profiter a posteriori du jugement et de l'expérience de plus expérimenté et de plus avisé que vous, vous auriez pu prendre le soin de dépenser une petite vingtaine d'euros et lire son ouvrage auparavant ! Vous n'auriez pas manqué d'y apprendre ce qui vous auriez aujourd'hui éviter de passer pour de parfaits incompétents surtout gourmands de l'argent des contribuables.

Quand on n'y connait rien au blog, il ne faut pas rougir de lire les ouvrages de références et celui-là vous aurait incontestablement évité bien des déboires...