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mardi 28 février 2006


L'enfance est une déviance qu'il convient d'enrayer !

Dans la même lignée que l'indigent rapport d'une commission clownesque présidée en son temps par Monsieur Benisti, voici maintenant un rapport de l'INSERM préconisant au chapitre de la sûreté publique, le dépistage prédictif de nos bambins dès la crèche !

Parents, vous êtes prévenus, si votre enfants est colérique ou fait montre de froideur, vous êtes peut-être en présence, non pas d'un enfant éventuellement malheureux dont il faudrait s'occuper davantage mais d'un déliquant en puissance dont il faut se méfier !

Evidemment pour le traitement de fond, vous pouvez compter sur Monsieur Sarkozy qui, sans désamparer, entend bien inventorier ces armées de bambins potentiellement nuisibles avec un carnet de comportement pour chacune de nos têtes blondes !

Qu'on se le dise, compte tenu de leur virtuelle dangerosité, les enfants ne sont dorénavant tolérables dans notre société que fichés et drogués !

Quant aux doux rêveurs qui continuent à mettre un soupçon d'espoir dans le développement de nos jeunes générations, ils peuvent aller signer la pétition :




lundi 27 février 2006


Crémone et lampadaire

Un lampadaire derrière la fenêtre d'un bureau

Le point de détail de mon nouveau bureau





dimanche 26 février 2006


Une décennie plus tard.

Un café au lait sans lequel mes soirées sont trop mornes. On a les douceurs qu'on peut.
Le tabac me fait bien depuis deux jours un époustouflant numéro de séduction mais je n'ai pas plus envie d'une satisfaction sans lendemain que de me préparer à une nouvelle rupture. Douces tiges empoisonnées plus vous me charmez, plus je mesure votre danger...

Un enfant malade dont je me réjouirais presque puisqu'il constitue un judicieux prétexte pour déroger à la froideur de mon lit : ce soir ma fiévreuse Tarquinette dormira avec moi. Tempétueuse qu'elle sera, je côtoierai terreurs nocturnes et bourrades sans parvenir à cesser de m'en féliciter. C'est donc que le moral est bas.

Alors je me me persuade que demain sera différent.

Mais c'est surtout d'hier dont je dois m'efforcer de détourner le regard. Ce n'est pourtant pas facile d'ignorer la décennie qui vient de s'écouler quand on fête les 10 ans de son aîné. De ma vie d'alors il ne reste quasiment rien. Souvent j'y jette un regard ahuri, comme si ce n'était pas la mienne, comme si elle était tellement loin qu'elle était hors d'atteinte.

Je pourrais faire la morbide chronologie de sa disparation. Le premier jeudi c'était mon mari. Le samedi suivant mes beaux-parents vociféraient comme des bêtes dans un appartement où nuls cris hormis des vagissements n'avaient jamais retentis. Je comprenais leur chagrin. Je comprends la colère mais pas la haine et la méchanceté et encore moins la fausseté de tenter de m'extorquer la promesse enrobée d'excuses auxquelles nul ne croyait de taire leurs insultes. Je n'aurais jamais dû prendre le parti d'oublier. On n'oublie pas qu'un jour on a dû invoquer le souvenir de son père pour ne pas se lancer dans le vide. Ils l'ont payé au prix fort et je n'en ai aucun regret, c'était le prix de ma survie. La suite s'est délitée avec la même régularité. Au troisième jeudi, maman est parti ; alors ma famille a su me montrer avec brio que nul n'était à l'abri de ces prestations aussi nulles que dramatiques. D'elle, il ne reste que ma zomozygote, le reste s'est perdu dans les cimetières et dans quelques bassesses bien senties qui, même  regrettées par ceux qui les ont prononcés m'ont appris à ne compter que sur moi-même. Qu'il est difficile de croire à la fraternité quand le seul geste dont est capable votre frère n'est pas d'être à l'enterrement de votre époux mais de vous envoyer une lettre recommandée pour préserver ses intérêts. Qu'il est douloureux  de s'entendre dire devant le cercueil de sa mère que de votre douleur on en a rien à foutre. Instants surréalistes de bêtise et de drame où l'on s'aperçoit que votre histoire d'être concomitamment veuve et orpheline, en plus de vos trois mômes à charge, suscite la jalousie en ce qu'elle estompe le chagrin de ceux qui n'en ont perdu qu'un des deux. Enfin c'est ce que j'en ai compris du fond de l'endroit où j'étais, à moins qu'il ne s'agissait que de fuir la charge que je représentais pour eux. Peu importe, cela a eu le mérite de ne pas entretenir de mensonge. J'ai vu les murs de ma vie qui tombaient l'un après l'autre et ceux sur qui je pensais pouvoir compter se dresser comme des concurrents : qui veut sa part de succession, qui veut son quota de reconnaissance post-mortem. Moi je me foutais des deux et c'était tant mieux parce que je n'étais pas état de lutter, seulement de me terrer. Je n'ai pas crié, je n'ai même pas protesté, je suis juste devenue plus solitaire que jamais.
Je m'aperçois aujourd'hui j'aurais pu faire autrement. Il m'aurait suffit de pleurer haut et fort et d'en appeler bruyamment à la pitié, à la fraternité et à la charité. Je leur aurais donné un beau prétexte pour vaincre leur gêne, effacer leurs remords. Mais la vie ne m'a pas armée ainsi. Sans aucun autre dessein que celui de parvenir à survivre, j'étais bien incapable de faire semblant d'avoir besoin d'eux. Alors c'est loin d'eux que j'ai réuni les bouts épars qui constituaient ma vie d'alors. Pas assez haineuse pour être misanthrope   mais trop échaudée pour compter sur personne d'autre que moi-même. Jamais je n'ai cédé. Jamais je n'ai appelé à l'aide, jamais je n'ai demandé du secours ou même une simple écoute. J'ai quasiment enterré le téléphone et mes amis me voient fort peu. Je ne crois pas m'être souvent plainte. J'ai pas dit à grand monde combien c'est difficile parfois d'être seule avec trois enfants, combien on a peur de ne pas être à la hauteur, de se laisser dépasser, de ne plus rien contrôler ; j'aurais eu bien trop peur que l'on prenne cela pour une demande d'entraide ou que l'on s'apitoie sur moi. Je sais bien que parfois la corde est trop tendue, que les angoisses m'étreignent et que quand j'envisage mon avenir le sommeil me fuit mais de cela, je ne me souviens pas en avoir parler à quiconque. Je ne me méfie pas des gens. Je ne suis pas spécialement suspicieuse. Je ne peux pas dire que je ne fais pas confiance. J'ai simplement appris à survivre sans offrir de prises, en craignant que s'instaure la moindre dépendance. Je n'ai fait peser sur quiconque la misère de ma vie. Et nul ne pourra me navrer comme ceux en qui je croyais l'ont déjà fait. Je donne le change en presque toutes circonstances et je ne pense pas qu'il vienne à l'esprit de qui ce soit de me plaindre.
Dix années ont fait plus que me dessiller. J'ai appris la douleur, la peur, le désenchantement, et la force aussi. Celle de n'avoir besoin de personne et de continuer à vivre malgré mes cercueils, celles de redécouvrir le monde sans les yeux de celui que j'aimais. Ma vie ne ressemble plus en rien à celle qui était la mienne une décennie avant. Et parfois le soir quand j'ai le moral en berne et que je mesure le temps passé je sais bien que le plus insupportable est de n'être plus aimée. Alors je prends un café au lait, je me félicite d'avoir un enfant malade et je vais câliner ceux que j'aime.




samedi 25 février 2006


Les mots dérobés

Tarquinou


Tarquinou empilant des légos avec une rare concentration :

« Mimoumimoumi.

Papa et Maman.

Mimoumimoumi.

Haannnnn ! Il est mort.

Mimoumimoumi.

Maman et Papa.

Frrrioia Mimoumimoumi.

Mon petit amour c'est moi. Et mon papa, il est mort.

Mimoumimoumi »

(...)





Elle est géniale !

Thunderbird , le seul oiseaux qui ne craint pas la grippe aviaire




Caricatures... à double sens.

Des Français d’origine maghrébine ont répondu à l’affaire des caricatures en envoyant leur témoignage de soutien à Charlie. Parmi ceux-ci, Zyad Goudjil, éducateur et auteur de la pétition pour la liberté absolue de conscience.

Charlie : pourquoi avoir décidé de vous exposer dans la polémique sur les caricatures de Mahomet ?

Nous avons décidé de faire ce coming out parce que nous en avons assez d’être identifiés et définis par les autres. C’est ce qui se passe depuis que nos parents sont arrivés en France : on nous dit « vous êtes des arabes, vous êtes des beurs, vous êtes des immigrés … ». Aujourd’hui, la dernière phase de cette identification exogène, c’est : « vous êtes des musulmans ».

A LIRE DANS CHARLIE : oui au blasphème, les Français d'origine maghrébine font leur "coming out"ProChoixNews.




vendredi 24 février 2006


Où l'on reparle du SPAM

990 messages de SPAM m'attendaient ce soir bien sagement remisés dans mon spamplemousse, l'anti-spam de dotclear.

Comme il arrive parfois que certains subissent un intolérable délit de sale gueule et se fassent relouler manu militari, j'avais pour habitude de vérifier spam par spam la réalité des faits afin de redresser une éventuelle injustice.

Le souci c'est que 1000 à 1500 SPAM par jour rendent cette entreprise singulièrement fastidieuse et que je n'ai plus matériellement le temps d'y apporter ce soin.

En conséquence, si peu après avoir poster un commentaire céans qui n'apparaîtrait pas immédiatement sous le billet concerné avec le message suivant : « Votre commentaire a été envoyé. Il sera en ligne bientôt. » Je vous remercie de m'envoyer un mail afin d'attirer mon attention sur cet odieux filtrage et que je puisse redresser mes torts.




jeudi 23 février 2006


Les mots de l'hérédité.

Touring Club de France
Monsieur le Président,
Monsieur le Directeur des Services,
Messieurs les responsables.



Messieurs,
Je vous félicite de survivre auprès de vos adhérents en faisant en toutes occasions preuve d'une si belle incompétence.
Je vous félicite pour l'habile façon que vous avez de recruter des membres soit par des monopoles particulièrement déplacés en ce siècle de concurrence, soit par les informations erronées que vos rabatteurs dispensaient généreusement.

Que l'on s'entende !
Lorsqu'il me fallut, il y a deux mois préparer mon voyage en Grèce jusqu'où je voulais traîner avec en remorque derrière ma voiture, un bateau de 7 mètres de long et de  2 m.30 de large, il me fut répondu dans les offices de tourisme que vous seriez en mesure de nous donner toutes informations sur les formalités nécessaires car il fallait peut-être triptyques et carnets de passage.
Nous nous présentâmes donc à vos renseignements avec la spécification technique de notre matériel et les papiers marins et routiers. Vous sûtes nous convaincre qu'effectivement nous ne franchirions pas les frontières sans votre intervention diligente.
Nous avons donc "racké".
Une carte de membre, un carnet de passage (intelligemment raturé pour ramener sa validité d'un an à trois mois), en tout 7 à 8.000 anciens francs.
Pour ce prix là, nous voulions même savoir si nous pourrions traverser la Suisse avec notre matériel, car nous avions des échos contraires. Après avoir passé par deux guichets et trois bureaux, il ressortit que la Suisse nous était ouverte sans formalités.

Nous sommes partis confiants, sous la protection de Saint TCF.

Nous avons été refoulés en Suisse : ces gens-là exigeaient de notre véhicule tracteur quatre roues motrices pour tirer une remorque de plus de 2 m. 10 de largeur et nous dûmes traverser les cols du Jura avec notre équipage pour gagner le Tunnel du Mont Blanc.
L'Italie n'exigeait pas de carnet de passage : Notre bateau (un voilier) que vous aviez élégamment baptisé bateau à moteur avait un très petit auxiliaire toléré sans formalité.
La Grèce, elle, a accepté le carnet de passage, l'a tamponné et nous a refusé le transit Log qui nous aurait permis d'avoir l'essence détaxée-mer, le carnet de voyage était un document douanier d'importation provisoire exclusif. Il suffisait de demander le transit Log sans autre formalité d'importation préalable. Nous avons donc payé pendant un mois notre essence le double de ce que nous aurions dû la payer, soit une perte de 200 francs.

Bien plus : au retour nous apprîmes à nos dépens que nous avions même pas le droit de circuler en France : la carte grise de notre voiture devait porter obligatoirement un tampon de visite technique annuelle du fait que la remorque pesait plus lourd que le véhicule tracteur.
Alors ? Quel service, quelle aide, quelle diligence peut-on attendre du Touring ?
Mon opinion est faite. Elle n'est pas celle des cocus-battus-contents que vous affectionnez dans vos journaux.
J'aimerais, Monsieur le Président, entendre la votre.
A vous lire,
Je vous prie d'agréer l'expression de ma considération des plus discrètes.


Signature : Le papa de Tarquine


Brouillon de lettre rédigé aux alentours de l'année 1960 par le sus signataire et retrouvé par votre serviteur entre deux bouquins de la demeure.


J'en avais les larmes aux yeux...







Parasitisme

Jeunes blogueurs en mal d'audience, comme je suis magnanime, je m'empresse de vous enlever une épine du pied : ne perdez donc pas votre temps à imaginer un contenu pour remplir vos billets ! Suivez-donc les traces de certain et faites comme lui, vous prenez un blog polémiste drainant nombre de visiteurs plus ou moins malmenés et à chacun de ses billets vous faites un contre-billet en innondant la blogosphère (et surtout le blog concerné) de vos trackbacks...

C'est simple, rapide et ca peut rapporter gros — bon évidemment au niveau originalité vous êtes un peu limité mais la fin ne justifie-t'elle pas les moyens ?

Et puis il va être content le bougre, il va avoir plein de visiteurs !





Pour faire un signalement, c'est le moment où jamais !

[le billet original a été supprimé]

« Tu sais, je suis certaine que tu sais, quelle sorte de rapace se promène sur le web, et toi, tu leur envoie de la viande toute fraîche. » Non mais c'est quoi ce nouveau délire ? En plus il va falloir voiler les enfants maintenant ?

A l'heure où l'on montre des femmes qui ont des corps de gamines postubères sans que cela ne dérange personne, ce serait monstrueux d'exposer 40 secondes de vidéo d'une enfant qui raconte l'histoire d'un petit frère que sa maman n'aime pas et qui passe par la fenêtre... ce monde est vraiment d'une rare hypocrisie...

Sans compter que l'image du pédophile qui fait son marché sur internet est devenu un véritable fantasme collectif sans correspondre le moins du monde à cette pathologie.

J'ai l'impression de vivre dans un monde qui nage en plein délire... Ce qui compte n'est pas la réalité mais les clichés qu'on en trimballe...

Puisqu'il convient de l'aseptiser en hurlant que le loup garou va vous attraper vos mômes, je censure l'histoire de Tarquinette




mercredi 22 février 2006


La pub, la com et StratéNEWS

Je déplorais dans un récent billet la désolante médiocrité de la publicité en France notamment en son absence de créativité. J'avoue d'ailleurs que si je croyais que certains poncifs usés jusqu'à la corde étaient synomymes d'un autre âge, je suis tombée de haut en m'apercevant qu'une bonne partie de la génération plus jeune que la mienne s'y complaisait avec bonheur et sans s'interroger sur ce qu'elle véhiculait, preuve qu'à l'heure de la technologie à tout va, la modernité n'est pas la où on la croit...

J'avoue que l'assignation dont vient d'être rendue destinataire StratéNEWS vient me desciller un peu plus sur les dangers de la communication en ce début du 21ème siècle : qu'on se le dise, la femme-objet vous vaudra bien moins de déboires que la parodie ! Pas de doute, moi je me sens vraiment très loin des valeurs que véhicule ce milieu là...




mardi 21 février 2006


Mauvaise grâce

Queuter toute la matinée pour aller chercher un colis.
Pas envie.
Pourtant il va être content Tarquinet de recevoir un cadeau de Papi et Mami.
Tarquinette aussi était contente quand elle l'a reçu son colis.
Pour son anniversaire à elle.
Tarquinou aussi il aime bien recevoir des colis.
Mais Tarquinou, lui, n'en a pas.
Quand c'est le jour de son anniversaire.
C'est comme ça...
Cela a au moins le mérite de me rappeler que pour être excessives mes colères n'en sont pas moins fondées.





« Seule famille »

Sur le chemin de l'école, sa petite main dans la mienne, Tarquinou du haut de ses trois ans gazouille à sa mère des mots d'école, des mots d'enfant, des mots que l'on devine parfois, que l'on reconstruit aussi parce que quand il pépie mon petit bonhomme, il grignotte un peu ses phrases ! Dans ce doux chantonnement, je comprends soudain : « Maman, tu es ma seule famille ». Je crois m'être arrêtée dans la rue : jamais je n'ai prononcé une telle phrase à mes tarquinets. Invité à répéter, il me confirme mot pour mot la sentence : « Maman tu es ma seule famille ». Tarquinet, Tarquinette, Philomène, ses trois cousins, j'ai cité ceux qui la composent sa seule famille. Il a semblé me croire. Mais ce soir au beau milieu de la cuisine, il s'est planté devant moi et il m'a dit « Maman, tu es ma seule famille ». Interrogé les deux aînés m'ont juré les grands dieux qu'ils ne lui avait pas soufflé la formule. Alors j'ai repris mon petit couplet qui ne l'a pas trop convaincu et je l'ai pris dans mes bras. Alors Tarquinet et Tarquinette nous ont rejoint et on a décidé tous ensemble nous étions notre "seule famille". Ce n'est pas tout à fait juste mais ce n'est pas tout à fait faux. Quant à Tarquinou, il veut un papa...




dimanche 19 février 2006


Les dessous de la photographie

Tarquinette s'initie elle-aussi aux joies de la photographie et comme elle est, en toutes choses, pleine de fantaisie, lorsque j'extrais ses clichés dans mon VAIO, je me demande toujours ce qu'elle va nous avoir mijoté. Ce soir fût un grand moment d'hilarité :

Une ébauche de fesses de Tarquinette




Saint Jean des Vignes

L'abbaye de Saint-Jean-des-vignes noyé dans le brouillard




Une ébauche de réponse à Petaramesh

Petaramesh, je remarque, sans aucune animosité, que si vous dénoncez l'uniformisation des esprits (ce qui est à mon sens faux, puisque vous ne prenez en considération que ceux qui s'indignent et donc que l'on entend mais non l'énorme masse consentante et donc silencieuse) en revanche le formatage des corps ne vous émeut pas le moins du monde...

Actuellement on utilise l'image de femmes qui ne ressemblent pas à la population. Pas de bourrelet, pas de cellulite, pas de rides. Ce ne serait sans doute pas si grave si dans le même temps on n'accentuait pas autant le poid de l'image. Mais c'est l'inverse qui se produit.

L'image corporelle et notamment la charge pondérale est perçu de plus en plus comme "significative" de ce que l'on "est" (les gros manquent de volonté, les minces démontrent qu'elles savent ce qu'elles veut...) et parallèlement l'image qu'on nous matraque est inaccessible.

Je vous rappelle quand même que les dernières études dans les troubles du comportement alimentaires (qui ne cessent d'augmenter) ont démontré le lien entre ce matraquage et le renoncement que cela génère pour toutes celles qui ne peuvent pas ressembler à ces modèles de rêve... Je vous signale que c'est une des causes de l'augmentation de l'obésité dans nos pays occidentaux...

Alors doit-on accepter cela, au prétexte de nous faire acheter ou promouvoir des produits dont le lien est à 95 % étranger avec le corps des femmes ?

Vous ne croyez pas que chercher d'autres voies serait plutôt bénéfique ? Vous trouvez que la publicité est vraiment créative en France ? Moi je trouve cela hallucinant de médiocrité...

Si vous comprenez tout cela, vous comprendrez peut-être pourquoi cette campagne pour Firefox (qui par définition n'a rien à vendre) me fout vraiment en rogne.




samedi 18 février 2006


Où l'on indique aux visiteurs mal orientés la méprise dont ils sont victimes

Mes statistiques me révèlent que nombre d'énamourés débarquent sur ces pages sans doute dans le dessein de graver dans le rose de mon bricablog un message, qui pour sa dulcinée, qui pour son promis, suivant le lien complètement saugrenu proposé par le blog d'europe 2.

Comme le commentaire que j'y ai déposé hier soir n'est toujours pas en ligne, je le publie ici afin d'éclairer ces visiteurs déboussolés :

Pardonnez-moi mais je pense que vous avez dû faire une affreuse méprise. Le lien de mon blog est sans lien aucun avec le sujet ! Et puisque je suis là j'en profite pour vous éclairer d'un point de droit et souligner que mes photographies n'étant pas libres de droit, il n'est pas permis à quiconque de les reproduire sans mon autorisation. Remarquez bien qu'il n'y a aucune raison que je ne vous autorise pas à reproduire mon coeur de glace céans, mais comme je n'ai pas envie de chacun vienne poster un message d'amour sur mon bricablog vous comprendrez que je fasse montre de mon mauvais caractère !





Et le combat cessa faute de combattants

Ce soir, je m'endormirai donc dans un doux pyjama de satin ! Vos suffrages m'ont, en effet catapulté en tête de la catégorie "best writing", ce dont je ne suis pas peu fière ! Je rajoute que j'ai par ailleurs été estomaquée de finir à la seconde place du concours du "best weblog" après une personnalité aussi connue que Neil Gaiman. Bref vous avez , en votant pour moi, pris le risque que je devienne totalement infatuée de ma personne ! Comme il me reste, pour un instant seulement, une dernière parcelle d'humanité, j'en profite pour féliciter mon talentueux Confrère Eolas ainsi que celui sans lequel ce concours n'aurait été qu'un concours, sans humour, de longueur de quéquette, j'ai nommé le cardinal Embruns ! Vous m'excuserez enfin de profiter de ce billet pour adresser un message perso à Patrick : je suis confuse, terrassée par la rapidité de la victoire, je n'ai pas même eu le temps de désaper mon nounours. Mais je t'adresse les photos compromettantes sous pli cacheté — discrétion assurée !




vendredi 17 février 2006


Le libre, la vente et la femme

Je suis atterrée d'un pareil racolage...

Lorsque même les logiciels libres se mettent à vendre l'image de la femme sans vergogne, en utilisant les mêmes alibis de leurs mercantiles rivaux comme si l'humour et la photographie justifiait qu'on prostitue des corps, moi je me demande si la soupe qu'on nous demande d'avaler est vraiment meilleure...

Kozlika, mon amie, tu es décidémment une visionnaire ! 




jeudi 16 février 2006


Cambriole d'apaisement

Tarquinou

D'assoupie, ma chaudière est tombée en catalepsie s'accordant ainsi à la température de mes humeurs. A moins qu'elle n'ait que pour seul dessein que de m'offrir une judicieuse raison d'ouvrir ma couche à son petit corps chaud. Avisé de cette exceptionnelle faveur il s'écrie un enthousiaste "génial" en sautant comme un cabri. Alors charmée de ses yeux, de son sourire et de sa grâce je ne peux que lui dire que " je l'aime et que je l'aimerai toujours". Ôtant sa tétine c'est la voix aussi  grave qu'un Giscard à la télé qu'il déclame un" je teu aime  maman" me faisant croire un instant que de telle sentences se gravent dans le marbre des constitutions. Dans le friselis des gouttes de pluie qui ruisselle sur la verrière, le cœur en vrac mais si soigneuse de mon trésor, je vais doucement m'étendre contre ses trois ans et ses si précieuses certitudes profitant de son sommeil comme d'autres useraient de somnifères. Les grands lits sont tellement froids parfois.