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mardi 31 janvier 2006


Abonnée absente

Avis de tornade dans mon emploi du temps — stop—
Présence de secousses telluriques nécessitant la mobilisation de toutes les combustibles — stop—
Interruption passagères des communications — stop—
Retour à un temps de saison prévu en fin de semaine — stop—




lundi 30 janvier 2006


Où l'on chine sur le fil

Lady cyclist en 1896



Après avoir passé des heures entières chez gallica et la merveilleuse bibliothèque interuniversitaire de Médecine, je viens de découvrir la NYPL Digital Gallery. Des vieilleries partout ! Je suis en transe !




dimanche 29 janvier 2006


La culotte à piège !

Forget-me-not panties : n'est pas le plus piégé, celui qu'on croit...





De la pornographie putative ou le blog à Garfieldd

Soutenons Garfieldd

Evidemment (France Gall)

Par Garfieldd, jeudi 18 novembre 2004 à 21:51 — Au travail

"Y a comme un goût amer en nous
Comme un goût de poussière dans tout
Et la colère qui nous suit partout
Y a des silences qui disent beaucoup
Plus que tous les mots qu'on avoue
Et toutes ces questions qui ne tiennent pas debout"

C'était tellement simple de le faire trébucher, de le faire chuter. C'était tellement évident que l'affaire était jugée d'avance.
Il suffisait de le laisser parler...
Bien sûr un Conseil de Discipline suppose le respect d'un certain nombre de règles. Incontournables. Le rapport liminaire établi par le proviseur est donc un rapport à charge. Les témoignages écrits que tout le monde a pu consulter certes mais dont je fais une exégèse forcément un peu orientée, l'appel des témoins...
Les questions... Présidant le conseil de discipline, c'est à moi de mener les débats de poser les questions, de distribuer la parole et de recadrer, si le besoin s'en fait sentir, sur la faute commise. Faute qui est évidente. Inexcusable. Inacceptable. Intolérable.
Rappelant sans hargne que si le Conseil de Discipline est réuni c'est que la commission éducative a jugé que le cas dépassait le cadre de ses compétences.
C'est à dire qu'elle avait jugé que ce problème ne pouvait pas être réglé par une exclusion simple de 8 jours... Que le cas était grave et que la sanction devait, à l'évidence, être plus sévère.
Mettre les membres du Conseil en condition, donc.
Les aspects règlementaires ont été respectés.
Réunir un Conseil de Discipline est un acte grave qui implique une certaine solennité. Alors on prend la peine de rappeler les textes et les circulaires. On prend le ton neutre et ferme qui sied à un fonctionnaire intègre qui agit sans crainte et sans haine.

Parce que cette attitude est, jusqu'à la décision finale, le gage d'un travail mené sans passion déplacée, sans subjectivité.
Les apparences sont bien évidemment trompeuses.
J'ai fait, bien sûr, mon travail de proviseur... J'ai fait mon travail de défenseur de la collectivité. J'ai fait un travail de Procureur.
Mais parfois j'aurais eu envie d'alerter sur les pièges que représentaient mes questionnements. Pièges tellement évidents que les professeurs en souriaient même.
Ce n'est pas la première fois que je constate que la barrière de la langue, de l'éducation, du niveau culturel de la famille est le pire ennemi de l'élève qui comparaît devant un Conseil de Discipline.
Il fallait que la loi soit appliquée. Dura lex, sed lex. Je n'irai pas jusqu'à dire que la loi est injuste. Mais mon Dieu qu'elle est facilement influençable quand on est proviseur et qu'on a devant soit un pauvre père algérien qui tente de défendre son fils qui a fait des conneries...
Le seul argument qui restera au fils sera de penser que je suis raciste. Il évitera de le dire en public. Mais c'est évident qu'il le pense.
Il a été ce soir exclu définitivement du lycée.
C'est mon septième ou huitième Conseil de Discipline en deux ans et demi. Et je suis comme d'habitude partagé entre le sentiment que je ne pouvais pas faire autrement et l'idée que peut-être...
Mais demain, face aux professeurs, je serai le proviseur qui a fait son boulot avec courage et détermination...

mercredi 17 novembre 2004




Le billet qui précède a été publié par Garfieldd le 18 novembre 2004. Vous ne manquerez pas d'apprécier à sa juste valeur son caractère hautement pornographique... En ce qui me concerne, j'ai été émue aux larmes quand j'ai l'ai lu en son temps...

Vous pouvez également participer à la chaîne pornographique initiée par Kozlika selon la procédure suivante :

  1. Rendez-vous sur webarchives ou le cache de Google.
  2. Choisissez un billet, publiez-le (billet complet) sur votre blog.
  3. N'oubliez pas de mentionner son auteur, la date et le titre.
  4. Informez vos lecteurs que vous participez à une initiative de soutien à Garfieldd. (Infos et centralisation des initiatives sur http://www.soutenons-garfieldd.org)
  5. Envoyez-le en trackback sur le blog de Kozlika dans le billet p0rn0graphique du jour de votre publication et sur Soutenons Garfieldd dans le billet consacré à cette chaîne. Si vous ne pouvez pas faire de trackback depuis votre plate-forme signalez votre parution dans les commentaires.

Bonus : pour réaliser un Google bombing positif, choisissez comme titre de votre billet d'associer plusieurs mots de la liste suivante : Garfieldd - proviseur - révoqué - prnographique - blog - blogueur - Mende - Peytavin.

Soutenons Garfieldd



samedi 28 janvier 2006


Eclat de rire !

Communiqué de presse de Monsieur Denis BAUPIN en date du 16 décembre 2005 :

« La transformation du Boulevard de Magenta, situé au cœur du 10ème  arrondissement, en un espace civilisé et embelli sera achevée en mars 2006, avec près de cinq mois d’avance sur le calendrier prévisionnel. Les travaux sont déjà réalisés à plus de 50%, et des sites emblématiques tels que le nouveau parvis de l’église Saint-Laurent ou la nouvelle place Jacques Bonsergent sont d’ores et déjà achevés.

Denis Baupin, adjoint chargé des transports, de la circulation, du stationnement et de la voirie, souligne combien ce réaménagement est attendu par les riverains qui ont été associés à l’élaboration du projet grâce à la concertation menée par le maire du 10ème  arrondissement, Tony Dreyfus, et son adjointe aux déplacements, Charlotte Nenner. »

Le boulevard Magenta — qui constitue pour les cyclistes le plus court chemin pour aller de vie à trépas — serait un espace civilisé ?

Si quelqu'un a sous la main l'adresse e-mail de Monsieur Baupin, je lui serait très reconnaissant de me la communiquer pour l'inviter à peser le sens du mot "civilisé" in situ...



merci à Pierre qui, par son commentaire, m'a conduite à faire des recherches sur la prétendue concertation effectuée par les élus !





Dossiers in the pocket !

Je le cherchais depuis des lustres et ce matin je l'ai trouvé !

Ma quête était pourtant simple : un système simple pour avoir sous les yeux dans mon PDA, le nom de mes dossiers, une description succinte et un état de "l'en-cours" et des démarches à faire — mais non une machine de guerre du type excel qui met trois heures à charger et qui mouline des heures à la première requête !

Après avoir testé Notes Explorer [rapide et pratique mais au comportement trop erratique], Pocket INSIGHT [parfait, si ce n'est qu'il faut trois heures et trois requêtes pour retrouver un dossier !], je m'étais rabattue sur Tombo, c'était rudimentaire mais rapide, une fiche par dossier, en un clic j'accédais aux informations que j'avais saisies (sur mon PC car les fichiers .txt se synchronisent).

Et aujourd'hui (j'avais bien mal cherché car il existe depuis longtemps) je découvre GrandaSoft XSForms (PDA) et GrandaSoft XSDesigner (PC)

En trois clics, j'ai un formulaire cousu sur mesure et des requêtes de recherches comme j'en rêvais (notamment une qui m'indique quels sont les dossiers classés "urgent")

copie d'écran d'un PDA

Je suis HEU-REUSE !




vendredi 27 janvier 2006


blogasme et blogotique : l'indispensable lexique !

  • blogasme : point culminant du plaisir bloguien.

  • blogotique : ensemble des techniques bloguiennes.

"Petit Dico du blog"AuBonSens.com





De la proximité et de son absence

D'aussi loin que je me souvienne je me suis sentie toujours loin de mes congénères. Pas très loin, pas mieux, ni moins bien. Juste un peu ailleurs. Si le décalage n'était pas très grand, il a toujours été constant. Petite c'était celui d'être deux et, fortes de nos convictions, de tenir tête aux adultes. A 15 ans, je désespérais d'être comme toute les filles de ma classe qui semblaient donner un sens à leur existence en s'abîmant dans la contemplation de tel ou tel joueur de tennis avant de brailler l'air inspiré sur de la mauvaise musique synthétique. J'ai bien fait un peu semblant d'être comme elles mais trop prompte à m'encolérer de vermillon avant de descendre en flammes l'abruti qui s'imaginait pouvoir faire un exposé sur Homère sans en avoir lu la moitié d'un vers, je n'ai jamais abusé personne bien longtemps... Je dois reconnaître que l'université et ma vertigineuse rencontre avec le droit m'ont procurée quelques accalmies, comme si par le truchement de cette matière j'avais enfin découvert que ceux qui m'entouraient n'étaient finalement pas si différents de moi. Mais comme on ne refait pas, j'ai petit à petit repris mon habit de loup solitaire. Je soupçonne que l'inconsistance et l'insipidité chronique des relations amoureuses avec les garçons de mon âge n'étaient sans doute pas étrangères à ce sentiment d'être différente, parfaitement incapable que j'étais de me satisfaire de ces joies médiocres.
Et puis, là où je ne l'attendais pas Tarquin est entré dans ma vie.  Ce fût ensuite une autre histoire. Une histoire d'amour, une vraie. Loin des clichés, des idées reçues et des formules tout faites. Si je ne me suis jamais départie d'un certain sentiment d'étrangeté envers autrui, je n'en ai plus jamais souffert. Entre mon formidable bonhomme et mes trois marmots, le monde aurait pu tourner à l'envers que je ne l'aurais peut-être pas senti.  Sauf que c'est mon monde à moi qui s'est mis à tourner à l'envers, et que j'ai découvert alors ce que signifiait la douleur.

J'ai trop pansé mes plaies en solitaire pour ignorer que ce qui était vrai à 7 ans l'est encore trente et quelques années après. Cela je le sais, je le sens au plus profond de moi. Pourtant entre 7 ans et trente et quelques années plus tard, la différence est démesurée, insondable. C'est celle de n'avoir plus personne dont je me sais indéfectiblement proche. Ceux qui me savaient, qui comprenaient, qui m'acceptaient ainsi. Ceux qui se tenaient loin des jugements et des leçons de maintien, ils sont partis, tous morts et enterrés. Je n'ai pas l'impression d'avoir beaucoup changé mais ce gouffre là, putain qu'il est profond.




jeudi 26 janvier 2006


Continuons à soutenir Garfieldd !

Continuons à soutenir Garfieldd



mardi 24 janvier 2006


Le supplice de la roue !

La première fois, même éreintée et courbatue de ce corps-à-corps aussi chancelant qu'imprécis j'étais fière comme Artaban ! Sans mode d'emploi, sans le moindre souvenir d'avoir dans une vie passée effectué cette opération, j'avais réussi seule à la mener à bien.

Comme les premières fois sont par définition uniques, les fois suivantes perdirent le lustre de la satisfaction de soi et devinrent déjà plus fastidieuses.

Mais ce ne fut rien à côté de ce soir, apothéose du geste emmerdatoire, exaspérant et chronophage ! Moi qui croyait avoir dorénavant acquis le coup de main, je me suis retrouvée vociférante à chaque échaufourrée de mes démonte-pneu aussi désobéissants que facétieux.

Et si je les tenais ces vils crétins qui laissent traîner leurs clous sur la chaussée, je crois que je leur ferais subir le même sort que celui qu'ils ont infligé cet après-midi à ma chambre air : un trou dans le bidon !




dimanche 22 janvier 2006


Ma campagne axonaise

Un ciel de l'Aisne



vendredi 20 janvier 2006


Le plus court chemin pour aller de vie à trépas : la piste cyclable du boulevard Magenta.

De mémoire de panamo-cyclopédiste, je crois n'avoir jamais rencontré réunnie sur une même voie autant de dangers vélocifères !
Elle est la preuve criante qu'un bol d'air juché sur une selle serait mille fois profitable à nos urbanistes parisiens que leurs bons sentiments à mille lieux de la réalité.

Je me permets d'effectuer un petit rappel des faits — et des difficultés inhérentes à nos légers destriers d'acier — pour ceux qui n'auraient pas plus l'habitude de fréquenter ces pages que le bitume sur leur bicloune :

A Paris , bicyclette ne rime pas avec balade ! (sauf peut-être le dimanche, mais je n'y suis pas). Je n'enfourche pas mon vélo pour autre chose que me déplacer. Et comme tout parisien (de cœur, de prêt, de loin ou d'emprunt) qui se respecte j'entends avant tout le faire avec célérité ! Un vélo circule facilement à 20 kilomètre/heures (mon record urbain est de 37 en descendant les Champs Élysées) et à cette vitesse là il n'est pas question de slalomer entre les piétons, les portières de voitures, d'anticiper les non-respect de votre priorité que les voitures vous infligent à chaque carrefour !

Un petit dessin pour que vous compreniez mieux :

affreux croquis de la piste du Boulevard Magenta

Ordoncques, voici les obstacles qu'il vous faut éviter pour parvenir à rester entier :

  • Les piétons : certains tronçons de la piste notamment à proximité des passages piétons et des stations de métro sont complètement impraticables pour les vélos.

En tout état de cause et sur tout le trajet il vous faudra rouler au ralenti prêts à freiner pour éviter les têtes en l’air qui ne manqueront pas de vous traverser sous les roues.

  • Les motos garées sur la piste. Cela pourrait prêter à sourire mais elles sont légion !
  • Les portières des véhicules garées sur le bas côté. Avec l'énorme désavantage qu'il s'agit des portières-passager ! Or les passagers ne regardent jamais dans leur rétroviseur avant d'ouvrir leur portière.
  • Rajoutons également les véhicules mal garés qui empiètent sur la piste, c'est à dire tous les camions...
  • Les voitures qui tournent à droite et qui n'imaginent pas un seul instant que c'est vous qui avez la priorité !

Déjà en roulant sous leur nez c'est un danger permanent, imaginez ce que cela devient quand les vélos sont invisibles ! Comme si les automobilistes allaient faire attention un seul instant à ce qu'il se passe sue le trottoir !
Au final, la seule façon de rester en vie c'est de s'arrêter à chaque croisement (c'est à dire lorsque notre feu est vert) d'attendre le cycle suivant en regardant passer les véhicules perpendiculaires puis d'anticiper la traversée avant que les voitures n'aient le temps de démarrer...
Imaginez la perte de temps que cela représente.

  • A cela il faut ajouter qu'il est impossible de s'y doubler alors que la circulation des vélocipèdes a bien triplé durant l'année 2005 jetant les vélos les plus impatients au milieu des piétons pour contourner les plus prudents qui roulent doucement.


Bref, un mot comme en cent : Messieurs les urbanistes de Paris, de la voirie, du pavé ou des travées : RENDEZ-NOUS NOS COULOIRS DE BUS ELARGIS !
C'est actuellement la plus sûre et la plus rapide des pistes pour les vélocipèdes et cessez donc de penser que les cyclistes sont de doux rêveurs qui se baladent gentiment le dimanche ! Laissez nous avaler notre pavé loin des clichés et des idées reçues : les pistes cyclables à Paris sont bien plus dangereuses que la voie que l'on partage avec les bus et les taxis !

La suite pratique de ce billet se trouve, dix-mois plus tard, narrée à cet endroit...—





Poussette nocturne

Poussette près d'un banc sur les quais dans la nuit



mardi 17 janvier 2006


Le blog à Garfield ou les mensonges et pitoyables justifications de l'Education Nationale !

Il faut croire que jamais la lecture de Libération ne m'a procuré plus d'émotions que ce soir !
Après l'article où au motif de faire monter la sauce on touille les faits pour mieux souiller la vérité, je tombe sur l'interview de Monsieur Paul Desneuf, directeur de l'encadrement à l'Education nationale.


Voyez-vous, Monsieur Paul Desneuf, il se trouve que je lisais le "blog à Garfield", je le lisais tous les jours, fidélement.
Je le lisais parce que j'aimais son humanité.
J'aimais son regard sur sa profession.
Je me souviens de billet d'une rare sensibilité, loin des discours sirupeux et des affirmations de principes.
J'aimais l'homme qui l'écrivait et j'aimais l'image du proviseur qu'il offrait.
Une image saine et humaine.
L'image d'un proviseur que l'on souhaitait pour ses enfants.
Loin des discours convenus.
Loin des déclarations de principe qu'on sert à tue-tête pour se convaincre soi-même que l'on a raison.


Très loin de votre discours étriqué.
Très loin de votre attitude...

La lecture de cet interview à la bougie de mes lectures anciennes mais quotidiennes m'a permis de mesurer qu'au nom de votre institution, vous offrez une drôle d'image de l'education nationle :
Mensonges.
Mensonges éhontés et scandaleux.
Intolérance.
Criante, massive et nauséabonde.
Négation de l'individu.
Broyer, broyer au lieu de réfléchir, c'est une arme si facile.
Pur mépris des libertés individuelle.

Figurez-vous Monsieur Paul Desneuf que l'image que vous offrez est celle d'un autre âge, celle de la muselière et des procès de masse, celle où l'on sacrifie la vérité pour protéger une institution qui n'est pas même mise en péril... pitoyable. c'est le seul mot qui me vient à l'esprit, les autres ne seraient pas convenables...

Quant à l'éducation nationale, belle image que vous lui taillez : après vouloir museler les éléves, vous voilà en train de faire la chasse aux sorcières... Après avoir menti en faisant croire aux collégiens et lycéens qu'ils étaient privés dans notre pays de leur liberté d'expression (alors qu'ils ont parfaitement le droit d'écrire que leur prof d'anglais est une vraie conne s'ils prennent le soin de taire son nom et de ne pas y mettre sa photo), vous sanctionnez leurs enseignants en travestissant la vérité...

Garfield a un énorme avantage voyez-vous... il lui reste l'humanité dont vous êtes totalement dénué. Et sachez que vous ne pourrez pas museler tout le monde... ne vous en déplaise, nous aussi nous pouvons témoigner de l'iniquité de votre discours préformaté !


Edit : Lien vers une pétition en faveur de Garfield





Journalisme, blog et racolage.

A la suite de ce papier paru dans Libération et comme nombre de blogueurs l'ont déjà fait, j'ai écrit un petit mot à l'auteur de ce que je n'ose appeler un article :

« Bonjour, Je prends connaissance ce jour de votre article relatif au proviseur révoqué, "le blog à Garfield" dont j'étais en son temps une fidèle lectrice.

Vous emparer comme vous le faites des expressions des requêtes dans les moteur de recherche que certains de ses visiteurs avaient utilisés — qu'il retranscrivait eu égard à leur caractère complétement loufoque— pour affirmer dans votre article qu'il s'agissait de ses propres fantasmes est proprement révoltant.

C'est non seulement mensonger mais de surcroît cela lui est éminement préjudiciable.

Preuve s'il en est que n'est pas le plus racoleur celui que l'on croit...»



Je rajoute que selon les critères retenus par ce rigoureux journaliste, je risque aussi de perdre mon boulot au motif d'une évidente pédophilie...



Edit : Un rectificatif de l'article dont s'agit ayant été publié, ce billet n'est plus d'actualité.




samedi 14 janvier 2006


Hauteur, largeur, poids et densité du passé

Je sais dorénavant qu'il y aura d'autres hommes dans ma vie.
Je sais aussi qu'il y aura d'autres sensations.
Je sais encore que le plus dur est derrière moi, que des murs sont tombés et que des voies se sont tracées.
En tout cela, je ne peux que remercier celui que j'appelais mon secret.

Cela n'a pas fait disparaître l'absolue certitude que Tarquin était l'homme de ma vie.
Cela n'a pas affadi la conscience particulière de l'amour assourdissant que je lui portais.
Cela ne me fait pas oublier comment lui savait m'aimer, entièrement, sans faux semblant, avec la plus parfaite honnêteté et sans penser un instant à s'en défendre ou s'en protéger.

Je ne suis pas certaine de ne pas porter toute ma vie le fardeau de cet amour perdu.
Je ne suis pas certaine de savoir aimer comme je l'ai aimé.
Et je suis persuadée que plus jamais on ne m'aimera comme lui savait m'aimer.
Ce n'est pas parce que je m'interdis de poursuivre des chimères perdues que j'en oublie la force et la singularité de ce que nous partagions.
Ce n'est pas parce que je m'interdis de me repaître du passé que j'en oublie la profondeur de ce qui nous unissait.





La revanche de l'anus volant !

  • Tarquinette, très sérieusement à sa mère : « Maman, tu sais ce que c'est un anus ? »

  • Sa mère lève la tête de son ordinateur : « Tarquinette pourquoi donc me parles-tu d'anus ? »

  • Tarquinette toujours très sérieusement : « C'est Tarquinet qui m'a dit que j'étais un anus volant  ! »

  • Sa mère d'une voix de stentor : « Tarquinet, descend immédiatement ! ! »

  • Tarquinet à sa mère d'une voix qui se voudrait humble et détachée : « Oui Maman, que se passe-t'il ? »

  • Sa mère à Tarquinet d'un ton colérique et impérieux : « Tarquinet, c'est toi qui a traité Tarquinette ... »

  • La mère qui poursuit dans un immense éclat de rire : « d'anus volant ? »

  • Fou rire général avant que j'explique à Tarquinette que l'anus c'était le "trou des fesses".

  • Fou rire général après que j'ai expliqué à Tarquinette que l'anus c'était le "trou des fesses"...



jeudi 12 janvier 2006


La poisse...

  • Un Tarquinou à poux
  • Un tout jeune disque dur dans les choux
  • Une Tarquine sur les genoux...



mercredi 11 janvier 2006


Ouvrons-nous

Ouvrons-nous

N'est-ce pas que nous sommes "mimi" ?



Note pour moi-même : il est plus que temps de me montrer cruelle, bientôt d'aucuns pourraient imaginer que je suis vraiment gentille !!








Le péché mignon de Tarquinou

mini blinis recouvert d'une couche de nutella et surmonté d'un carreau de crunch


Un mini blinis
Une couche de nutella
Un carreau de Crunch

J'ai goûté... c'est très bon !!





Enseignement ou fumisterie ?

« Je suis rentrée en pleurs chez moi. J'ai écrit un e-mail à mon inspectrice, persuadée que mes rapports ne lui étaient pas transmis. J'ai ouvert l'ordinateur tous les jours, attendant une réponse. Rien. C'est l'omerta.»

Libération — « Mes trois mois en cours de violence appliquée »

C'est dans les écoles qu'on vous apprend les plus beaux principes ; à combien se chiffre le nombre d'exposés dispensés par nos chères têtes blondes sur la liberté d'expression, le droit à la sûreté ou la violence à l'école, devant leurs camarades de classe et leurs enseignants consciencieux ?

Pourtant, vous avouerez qu'il y a quelque chose de stupéfiant dans l'énergie déployée par certains ministères pour se prêter au safari aux blogs et dans la force de l'arsenal mis en œuvre pour mieux museler la parole des élèves et de leurs enseignants comparées au silence que l'on oppose à certains appels à l'aide...

Et après l'on vient vous parler du respect des institutions...




mardi 10 janvier 2006


Soirée en solitaire

Monument au mort axonais : 1917 - Nos morts sont vivant

Le nez dans le guidon, ce n'est qu'à huit heures que je l'ai levé du dossier dans lequel j'étais plongé, avertie par un léger gargouillis stomacal de l'heure déjà nocturne bien que vespérale.
Pas de cris, pas de stylos à récupérer des mains du petit dernier, pas de perles qui crissent sous le papier, pas de télé, pas d'ordi. Rien. Le silence.

Un coup de fil plus tard me voilà effondrée au prétexte que ma tranquillité est assurée pour la soirée : erreur de compréhension ou inattention de ma part : ce soir, les Tarquinets se font dorloter par Tata.
Et me voilà comme une âme en peine, hésitant même un instant à aller les chercher quand je pourrais me féliciter d'avoir la paix et le temps d'un cinoche ou celui de terminer mes recherches ou d'aller musarder dans Paris, l'objectif en goguette.

Mais moi, je voulais finir de leur lire le Petit Prince ce soir ! Et aussi le livre du caca. Et puis je voulais leur faire des câlins et aussi des chatouilles et puis des bisous. Beaucoup de bisous.

Alors j'ai raccroché bêtement mon téléphone complètement décontenancée d'être sans ma marmaille, pas même convaincue qu'épuisée comme je suis aujourd'hui, avoir un soir de relâche, serait-il même imprévu, ne peut m'être que bénéfique.

Il est vrai que j'aurais été peut-être irritable avec ma fatigue en valise — voire exécrable si je pèse le poids de ce bagage. Mais une chose est sûre, j'aurais trouvé l'énergie de ne pas me laisser envahir par cette gluante mélancolie qui m'empoisse depuis deux jours.

Demain matin j'irai au cimetière et, même si je sais combien cela est vain, je lui dirai bonne année.




dimanche 8 janvier 2006


Perle dominicale

Goutte d'eau à l'extrémité d'une ramille de pommier



samedi 7 janvier 2006


Clop et chlore

une cigarette

818 jours que j'ai écrasé ma dernière tige.
2 années, 2 mois et 26 jours sans jeter la tête en arrière pour aspirer ce délicieux poison.
Je n'ai pas eu de regret.
J'ai supporté les décès.
Les ruptures ne m'ont pas jetée chez le buraliste.
Je maudis mon odeur en revenant de Paris-Carnet.
Je suis devenue une respectable et emmerdeuse non-fumeuse.

Mais putain !  celle qu'on allumait en sortant de la piscine, celle dont la fumée vous envahissait l'arrière-gorge en se mélangeant à la saveur du chlore... celle-là il n'y a pas une seule fois où je n'y pense pas !




vendredi 6 janvier 2006


Animus domini !

Une lampe laide tenue à bout de bras

25 années qu'elle me nargue.
25 années que je l'abomine.
Depuis le premier jour où je suis entrée dans cette demeure, quelques jours avant que mes parents n'en deviennent les propriétaires, elle m'a toisée de sa hauteur, suffisante et prétentieuse.
Sans même rougir de sa mesquinerie institutionnelle — jamais lampe n'a dispensé plus chichement sa lumière ! — elle ne doutait pas un seul instant de conserver son rang la gueuse.
Et jusqu'au bout, elle l'a poussé son petit avantage, celui d'être arrivée là avant moi.

Mais la roue tourne, vieille bricole au clinquant désormais éraillé !
Ah ! Tu faisais moins la fière quand mon tournevis inexorablement s'approchait et que tu te camouflais derrière tes chiures de mouches.
25 années que j'en rêvais !
Alors avec une joie non dissimulée je l'ai mis à terre ce fâcheux lumignon.
Et puis sans pitié j'ai dansé ma victoire autour de sa dépouille désarticulée sur le sol de la cuisine, preuve la plus absolue de mon animus domini !



Animus domini : Un des éléments constitutifs de la possession. État d'esprit de celui qui se considère comme propriétaire de la chose.



Que les âmes sensibles se consolent, ma zomozygote au grand cœur a pris sous son bras la pauvrette, bien décidée à l'accueillir dans son foyer.




jeudi 5 janvier 2006


Sarkozy, la Sacem et l'Argentine

comme c’est interdit en France, autant vous le mettre ici.

Pensées aussi sottes que grenuesTous les tizenfants

Et l'article d'Embruns dont les liens éclairent l'affaire.





Ecriture, lecture et entreprises.

Je mets trois plombes pour écrire deux mots, je n'ai donc pas encore fini de répondre à tous les textos que j'ai reçus ! Il me reste une bonne brassée de mails en déshérence et trop de cartes de voeux sans réponse ! Et au lieu de répondre consciencieusement à tant de gentillesse, je file sous ma couette bouquiner le dernier ouvrage de Padawan, preuve que le style et l'intelligence vous font découvrir des sujets pour lesquels je n'avais pourtant aucune attirance !

Blogueur d'entreprise
de François Nonnenmacher




Un grand lit, des histoires, des silences.

Renouant avec une vieille tradition tarquiniolesque, ils ont réinvesti le grand lit.

Sempiternelle querelle vespérale du trio contraint de se disputer la paire de place trônant de part et d'autre de leur mère.

C'est bien leur seul différend qu'il me plaît d'arbitrer ! Encore que j'en viendrais parfois à regretter de n'avoir pas plus de surface à leur proposer. Un pied, une hanche ou un bras étroitement serré contre maman vaut nombre d'éphémères serments d'amour.

J'ai retrouvé leur silence, d'autant plus rare et précieux qu'ils parviennent à partager celui-là, celui-là qui ponctue la fin de vos phrases quand vous avez trouvé le bon ton et l'attention des trois mangeurs d'histoires.  Celui-là qui vous convainc que si les élever seule comporte une grosse ration de trouille , cela n'a pas fait disparaître l'enivrement de les aimer — jusqu'à la prochaine commination d'infanticide...





Paris-Carnet, trentième exactement

C'était bien, et puis c'est tout.



Quant aux curieux désapointés par la briéveté de ce billet, et bien ils n'avaient qu'à venir. Et puis c'est tout !




mardi 3 janvier 2006


Où l'on pèse ses abattis

Quai de l'Horloge à Paris

  • Tous mes abattis ont répondu "présent" lors de leur inventaire.

  • Je redoute une déprime de Tarquinet pour l'instant jugulée par une mauvaise rage de dent.

  • J'ai retrouvé l'envie de lire et j'écoute de nouveau de la musique.

  • J'ai retrouvé l'envie de rire et aussi de vivre.

  • Suis-je donc présentement anesthésiée par ce mode survie à l'efficacité si éprouvée ?

  • La réponse viendra bien assez tôt... Je n'ai pas plus envie de m'abîmer dans les questions que les regrets mais seulement celle de mettre obstinément le nez dans le guidon, j'ai déjà trop perdu pour me complaire à regarder derrière moi.




piège à robots