Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche


lundi 28 novembre 2005


Patins et gadin

Lorsque j'ai quitté ma banlieue familiale pour devenir étudiante et parisienne, je  n'ai jamais dormi sur autre chose qu'un vieux matelas posé sur le plancher de ce que j'appellerais maintenant un galetas mais qui était à mes yeux fastueux.

Je me souviens encore du tressaut de ce ressort contre lequel je calais une hanche avant de sombrer corps et biens dans un sommeil dont la profondeur le disputait à son impérieuse hospitalité.

Et puis Tarquin est rentré dans ma vie et si je rejoignais toujours aussi brusquement Morphée, l'appartement, confronté au volume de mon promis, de minuscule était devenu lilliputien !

Pour contenir nos effets étranglés, une estrade, conçue et bidouillée en un week-end, fût donc glissée sous mon ressort favori.

C'est ainsi que lorsque feu celui qui n'était pas encore mon époux, m'appela le lundi suivant pour me tirer d'un sommeil aussi gluant qu'entêté,  il entendit (après la chute du téléphone sur le plancher) au lieu de la voix chaude et enjouée de sa douce, un guttural « grummph » à moitié articulé et entièrement sonné !

Comme tous les matins où mon galant me téléphonait afin de parvenir à me faire quitter mon lit, j'avais couru pour décrocher le combiné depuis ma couche, en oubliant parfaitement que celle-ci était dorénavant surélevée...

Une bosse de 2 centimètres de haut, une mâchoire en purée, une quinzaine d'ecchymoses et des éraflures dignes d'une suppliciée étaient venues couronner mon exploit : 2 mètres linéaires au dessus d’un vénérable plancher de chêne, le plus long bond de mon existence !



C'est l'anecdote dont je me souvenais ce matin lorsque appuyant vigoureusement sur les poignets de frein de ma bicyclette, je manquais de passer cul par dessus tête !

C’est qu’après 18 mois de freinage aussi indigents que périlleux (et après avoir risqué par deux fois ma vie vendredi soir) je me suis enfin avisée de changer — et de régler — mes patins de freins.

Si, bien que saisie par le brusque arrêt de mon engin, je suis parvenue à maintenir mon séant sur sa selle, je dois vous avouer que me rappeler la mésaventure ci-dessus m'a tant diverti que j'ai bien dû oublier de freiner devant un feu ou deux !





Cafouillage, plantage et bricolage

Je savais pourtant qu'importer une table .sql volumineuse lorsque l'on est hébergé par OVH est une entreprise périlleuse... mais jusqu'alors cela ne fonctionnait pas. Un point c'est tout.

Dorénavant cela ne fonctionne toujours pas, mais de surcroît la fonction importation vous efface méthodiquement la table dont on souhaite la substitution...

Efficace procédure pour effacer en un clic 22 mois de blogouillage, soit 747 billets (et quelqu'uns non publiés).

L'usage et l'abusage d'une ligne des regrettés (mais attendus) codes en stok du magicien Pep m'a convaincu de ne pas sauter immédiatement par la fenêtre : j'avais une sauvegarde complète de mes billets dans ma boîte aux lettres !

A force de tatônnement, j'ai fini par retrouver une syntaxe qui convienne à cette séculaire et atrabilaire version du PhpMyadmin d'OVH ; et comme je m'aperçois que la meilleure façon de la conserver et de la retrouver dans un grand moment de panique est encore de l'inclure dans la sauvegarde pepienne, je m'empresse de la jeter céans.

Pour ceux qui veulent s'en inspirer je précise qu'elle permet d'importer en "tronçonnant" les valeurs et donc d'importer sa table en plusieurs fois :

# phpMyAdmin SQL Dump
# version 2.5.7-pl1
# http://www.phpmyadmin.net
#

# --------------------------------------------------------

#
# Structure de la table `dc_post`
#

CREATE TABLE IF NOT EXISTS `dc_post` (
`post_id` int(11) NOT NULL auto_increment,
`user_id` varchar(32) binary NOT NULL default '',
`cat_id` int(11) default NULL,
`post_dt` datetime default NULL,
`post_creadt` datetime default NULL,
`post_upddt` datetime default NULL,
`post_titre` varchar(255) default NULL,
`post_titre_url` varchar(255) default NULL,
`post_chapo` longtext,
`post_chapo_wiki` longtext,
`post_content` longtext,
`post_content_wiki` longtext,
`post_notes` longtext,
`post_pub` int(1) NOT NULL default '0',
`post_selected` int(1) NOT NULL default '0',
`post_open_comment` int(1) NOT NULL default '0',
`post_open_tb` int(1) NOT NULL default '0',
`nb_comment` int(11) NOT NULL default '0',
`nb_trackback` int(11) NOT NULL default '0',
`post_lang` varchar(5) default NULL,
PRIMARY KEY (`post_id`),
FULLTEXT KEY `full_post_titre` (`post_titre`),
FULLTEXT KEY `full_post_content` (`post_content`),
FULLTEXT KEY `full_post_chapo` (`post_chapo`),
KEY `fk_post_categorie` (`cat_id`,`post_pub`),
KEY `fk_post_user` (`user_id`,`post_pub`)
) TYPE=MyISAM AUTO_INCREMENT=758 ;

#
# Contenu de la table `dc_post`
#

REPLACE INTO `dc_post` (`post_id`, `user_id`, `cat_id`, `post_dt`, `post_creadt`, `post_upddt`, `post_titre`, `post_titre_url`, `post_chapo`, `post_chapo_wiki`, `post_content`, `post_content_wiki`, `post_notes`, `post_pub`, `post_selected`, `post_open_comment`, `post_open_tb`, `nb_comment`, `nb_trackback`, `post_lang`) VALUES [mettre les valeurs en ôtant les crochets et sans la dernière virgule];




vendredi 25 novembre 2005


Au nom de Ben Laden et consorts...

« La sûreté est la protection de l'individu contre l'arbitraire de l'autorité. Le refus de l'emprisonnement discrétionnaire, des fameuses lettres de cachet, la garantie d'une égale protection de la loi et que la situation juridique de chacun est connue ou prévisible. Ce genre de lois, et la fréquence frénétique avec laquelle le législateur en adopte, comme si le journal officiel pouvait effrayer un Ben Laden, est à l'opposé de la sûreté. »

Adoption du projet de loi anti-terroristeJournal d'un avocat

Attendez d'être soupçonné — simplement soupçonné — de terrorisme pour comprendre qu'au nom de votre sûreté, on vous a amputé de vos libertés...

Et dans le même ordre idée, je vous invite à lire ou relire le délicieux billet de la Conférence du stagePERBEN II : ça peut vous arriver ».





Gribouillez-vous ... et engraissez moi !!

Note aux candidats de la gribouille se déroulant présentement chez le sieur Emery, bon génie de la Blog-andie et inventeur du Pull Prépuce :

On ne le dira jamais assez je suis réellement impitoyable, voire sanguinaire et je saurais être aussi impartiale qu'équitable dans mes arrêts !

Cependant, et si vous vous sentiez l'âme de faire fléchir ma psycho-rigidité je vous confie (sous le sceau du secret) que :

  • Je suis corruptible au brownie de haute facture (pas plus de 15 minutes de cuisson !)

  • L'arôme de certains expresso me procure parfois de grisantes et profondes pâmoisons.

  • La conjugaison de ces deux parfums peut provoquer chez votre serviteur une éphémère mais délicieuse perte de repères temporels, graphiques et numériques.


Note à l'attention des autres membres du jury : soyez rassurés, je n'omettrais de me munir de mon fouet pour vous départager !

Note à l'attention d'Emery :
Bravo pour cette idée de génie nous permettant de parler des ONG que nous aimons. Egalement tous mes remerciements pour cette marque de confiance m'autorisant une si pétillante confrontation avec mes co-jurés !





Libye, SIDA, torture et peine de mort : bougeons-nous !

« Cinq infirmières bulgares et un médecin palestinien détenus en Libye depuis 1999, sont accusés d'avoir sciemment transmis le virus du sida à 426 enfants libyens sur injonction de la CIA américaine et du Mossad israélien afin de déstabiliser le régime du colonel Khadafi. »

« Au terme d’un procès truqué où les droits de la défense ont été violés, à la suite de tortures physiques et psychologiques, et alors que d’éminents spécialistes libyens et internationaux (dont le professeur Luc Montagnier) ont confirmé que ces accusations n’étaient pas fondées, ils ont été condamnés à mort.+

« Ils seront exécutés si la Cour suprême confirme le 31 janvier 2006 leur condamnation à mort. »

Bougeons-nous !


www.bulgaria-france.net : " L'+tat de droit, un défi pour la Libye ? "

Ensemble contre la peine de mort




Parisist un peu, beaucoup...

Je n'avais pas fait de pub pour eux lors de leur lancement mais je les lis tous les jours et je dois dire que je suis chaque jour un peu plus surprise par la qualité, la diversité et la compétence de leurs articles.

J'y ai appris plein de choses, j'y ai souvent ri et j'ai eu surtout l'impression de partager exactement la même ville quand bien même je la déserte tous les soirs pour ma proche banlieue.

C'est riche et varié, c'est souvent drôle et il y en a pour tous les goûts : bref cela ressemble beaucoup à Paris : Parisist.




jeudi 24 novembre 2005


Anabolisme et jour de pluie

Beaucoup plus simpte que le 38 fillette. Garder un rouge a lèvres très très bas de gamme (dans les chaines/bazar à 1euro!) dans sa poche. Ne pas hésiter à écrire "merci" sur un vitre ou pare-brise (tres bel emplacement); profitez du feu-rouge si possible. Laissez le conducteur déficient en connection neuronale utilisez les "essuie-glaces". Cosntatez les dégâts sourire et repartir en sifflotant. Autres possibilités d'utilisation : voitures garées sur des passages piétons, place d'handicapés...

Commentaire de Marie, sous ce billet.

Ce commentaire lumineux m'est revenu en mémoire ce soir ! Cette solution est évidemment celle à laquelle je dois recourir sous peine d'attraper un ulcère à l'estomac les soirs de pluie et lendemain de grève !

Comprenez-moi bien ! On a beau faire la maligne à bicyclette, éviter par trois fois de se faire renverser par des fous furieux au prétexte que ceux-ci sont courroucés des conditions de circulation finit quand même par vous atteindre et vous faire douter parfois du choix de votre mode de déplacement urbain...

Leur agressivité est parfois si patente que j'en aurais presque l'impression d'être coupable de leurs tourments...

Pourtant, Mesdames et Messieurs les conducteurs de véhicule à quatre-roues, réflechissez quelques instants avant de vomir votre haine contre dont le seul crime est de traverser une place en deux minutes là où vous allez en mettre cinquante : deux vélos en plus sur la chaussée c'est souvent autant de voitures en moins, et partant quelques minutes grapillées à vos interminables engorgements.

A défaut de pouvoir renoncer à votre précieuse cuirasse de fer et de puissance, faites plutôt l'effort de comprendre qu'il n'est pas de votre intérêt de tenter de les terroriser avec votre conduite belliqueuse...

L'hominidé motorisé, les soirs de pluie et lendemain de grève, ressemble infiniment plus à un grand singe qu'à un homo sapiens et le plus pénible est de m'avouer que, nolens volens, je finis par lui ressembler...



Anabolisme : (...)3 - Rapprochant les instincts de mort du processus catabolique qui est l'autre face du métabolisme des êtres pluricellulaires, dont la première est l'anabolisme, l'auteur découvre dans les instincts agressifs des rapports étroits avec les fonctions d'excrétion et d'élimination.







Note à l'attention des impétrants au Conseil de l'Ordre du Barreau de Paris

Je me permets d'attirer respectueusement l'attention de mes confrères qui ont fait oeuvre de candidature au Conseil de l'Ordre du Barreau auquel j'ai l'honneur d'appartenir que la loi s'applique même aux avocats que nous sommes...

En conséquence, je leur saurais gré de bien vouloir prendre la mesure de l'article 22 de la loi nÝ2004-575 du 21 juin 2004 dite « pour la confiance dans l'économie numérique » et de cesser d'innonder ma boîte aux lettres électronique de leurs courriers non sollicités.

C'est grâce à de tels comportements que je me prends à regretter d'avoir communiqué mon adresse e-mail... les pires spammeurs n'étant pas les informaticiens peu malins qui ont repompé l'annuaire des avocats mais bien des confrères candidats...



Sur les 22 candidats du second tour, seulement 8 n'ont pas spammé (directement ou par leur syndicat), je ne vais pas perdre beaucoup de temps à savoir pour qui voter...




mercredi 23 novembre 2005


Où Tarquinette n'en finit plus d'avoir 7 ans...

Un gâteau d'anniversaire transpersé de 7 bougies

Je n'ai pas loupé le gâteau !
Si je vous dis que j'avais prévu un biscuit de Savoie fourré à la crème pâtissière au chocolat, vous mesurerez la gravité des risques auxquels je m'exposais !
Et en dépit d'un état de fatigue qui me porte plus près de l'état de zombie que celui d'être humain, je n'ai pas passé d'enfant par les fenêtres !
Tarquinette a farouchement soutenu que Samantdi était une sorcière puisqu'elle savait que ses cheveux étaient dorénavant courts !
Elle s'est aspergée de parfum en psalmodiant d'âpres remerciements à l'endroit de Lou, Garance et  Léone !
Elle s'est affublée d'une somptueuse robe de princesse ... rose !
Elle a soufflé une nouvelle fois ses 7 bougies (parce que nonobstant ses desiderata, j'ai eu l'audace de ne pas emmener toutes ses copines chez Mickey...)

Et quand je pense que d'ici un mois nous allons tomber dans la frénésie de Noël...

Je commence à en avoir soupé de jouer les mamans parfaites... De surcroît, réussir un goûter d'anniversaire demande non seulement une attention de tous les instants mais quand ils sont enfin partis les lardons, vous êtes tellement conditionnée que vous êtes juste bonne à vous congratuler de votre performance...

Il n'est plus très loin le moment où je vais abandonner toutes ces maternelles besognes pour aller blogouiller tranquillou en loussedé...



N'empêche que je n'en reviens pas d'avoir réussi une telle pâtisserie !






mardi 22 novembre 2005


Frère ou faux-frère ?

Grâce au "e-family Program" mis en place par Brother & Brother, j'ai des nouvelles de mes enfants une fois par semaine par vidéo-conférence ; et je crois que mon dernier vient de rentrer au CP !

Brother & Brother « adresse les problématiques clients afin d'implémenter des dispositifs transversaux opérants et structurants et les aider ainsi à développer leurs potentiels de valeur ajoutée » et effectivement cela ne fait aucun doute :

  • Leur vision de l'entreprise apporte une indiscutable valeur ajoutée

  • Ils débordent de talent

  • Leur analyse laisse pantois !



Via le journal de Max

.



lundi 21 novembre 2005


Où l'on festoie durant deux jours !

Ma Tarquinette en rêvait depuis toujours !

Alors cette année ses voeux fûrent exaucés !

Nous y sommes restés deux jours entiers. Nous y avons même dormi !

Nous pourrions dire que nous y avons eu très froid, que nous sommes littéralement épuisés ou que nous avons trop mangé !

Mais tout cela serait en dessous de la vérité !

En réalité, c'était GEANT !



Quelques photographies viennent appuyer mes dires.



Mais je suis tellement vermoulue que je rampe vers mon lit !






vendredi 18 novembre 2005


La souris et l'éléphant

Note aux dinosaures trop gourmands: méfiez-vous des électrons libres ! :

Le programme XCP, présent sur 49 titres de Sony BMG, s'installe automatiquement à la lecture du disque et oblige l'utilisateur à écouter le disque par le biais d'un lecteur multimédia spécifique.

Il semblerait que le lecteur en question contienne des éléments de code source d'un logiciel libre d'encodage MP3 appelé LAME.(...)

Dans le cas où un logiciel libre est utilisé, il y a obligation d'en faire mention, afin qu'il puisse dès lors être utilisé librement par d'autres.(...)

"C'est la contre-partie de l'open source: si vous n'en respectez pas les règles, l'ancien régime de protection des droits d'auteur redevient applicable dans les grandes largeurs", a déclaré Christiaan Alberdingk Thijm, avocat et spécialiste d'internet pour le cabinet néerlandais SOLV.


Logiciel anticopie de Sony BMG inspiré d'un projet open sourceLibération vendredi 18 novembre 2005




jeudi 17 novembre 2005


Liquide vélocypédie

Certains parlent de blues ou de spleen. Moi j'ai la chiale comme d'autres auraient la haine.
Cela commence par un froid glacial ; de ceux qui vous terrassent de frissons au chevet même d'un radiateur. Et puis bêtement, au décours d'un coup de fil ou d'une lettre de transmission, cela commence à crouler, à s'écrouler puis à couler. Les yeux liquides et la voix sourde on s'aperçoit alors de l'étendue des dégâts : "non, le moral, c'est pas folichon". Alors il faut tenir, fermer les écoutilles, tenir son rang et faire semblant. Moi, c'est sur mon vélo que je baisse ma garde, trajet volé à ma vie trop remplie durant lequel je suis scrupuleusement seule. Moi c'est sur mon vélo que je chiale mes maux. J'ai la chiale comme d'autres auraient la haine alors j'y pleure comme une Madeleine. Je chiale ce que je ne confie plus à quiconque et puis tout ce que j'ai voulu dire sans y parvenir. Je chiale aussi le plaisir de ceux qui prennent tant de soin à vouloir faire du mal. Je chiale aussi ma vie et ce qu'elle est devenue, cet immense champs de ruine dont je m'interdis dorénavant de parler. Je chiale mes parents et mon mari, je leur en veux aussi d'avoir été les seuls à qui j'aurais peut-être dit combien j'ai mal. Je chiale comme un môme, comme un ouragan, comme une folle à lier. Je chiale tout ce que je ne peux plus confier à ces feuillets, tous ces silences dans lesquels je me suis claquemurée, toutes ces tristesses bien ensevelies. Quelle est lourde cette solitude sans laquelle je ne sais plus vivre.




mercredi 16 novembre 2005


Il paraît que 7 ans c'est l'âge de raison.

Ce soir, j'ai appris que nous étions le 16.
Moi, je croyais que nous étions le 15.
Le 15 c'était l'anniversaire de ma maman.
Donc hier, je n'ai pas pensé à elle puisque je pensais que nous étions le 14.
En revanche et parce que j'ai appris que nous étions le 16, je n'ai pas eu le temps d'ignorer l'anniversaire de ma fille.
Elle était à table, éperdue de paroles et perdue dans ses cheveux et moi, je la trouvais belle.
Pas raisonnable du tout mais belle !
Aussi belle que le bébé potelé qu'elle était au point de sa vie.
Et comme les souvenirs ne restent pas sagement à la place qu'on leur assigne, certains d'entre eux sont sortis du bois.
Qu'ils étaient fameux ces éclats d'hilarité qui ont présidé sa naissance.
Une puéricultrice collante et nunuche qui s'obstinait à penser que nous allions prénommer notre Tarquinette Germaine, se faisait la conservation à elle-même. A telle enseigne qu'elle ne nous permettait, pour toute intimité, que de se contenter d'échanger des regards aussi complices qu'amusés.
Les yeux vissés l'un à l'autre mon Tarquin devinait au battement de mes cils mes premières contractions. Navré d'impuissance dans cette vaste entreprise, mon mari s'emparait alors  du seul instrument qui lui soit autorisé : une vulgaire bouteille d'eau pressurisée que j'avais apportée en prévision d'une hypothétique canicule !
Émue par sa sollicitude je n'osais refuser son aide de sorte qu'à chaque froncement de sourcils je hochais vigoureusement du chef quand fusait son « un petit coup de pschiitt - pschiitt ? ».
En l'an de grâce 1998, le mois de novembre était de saison de telle façon que la température du 16 courant était, comme aujourd'hui, plutôt fraîche.
Étant par nature singulièrement frileuse, je me retrouvais après quelques aspersions frissonnante sous un mince drap d'hôpital, les lèvres bleuies de froid mais forte d'une irrépressible envie de rire.
Tarquin qui lisait en moi comme dans un livre pour enfant découvrit et partagea immédiatement le comique de la situation.
C'est ainsi qu'en attendant Germaine, bercés par un soliloque haut-perché, nous partageâmes la plus mémorable de nos crises d'hilarité : l'anesthésie à coup de pschiitt - pschiitt.
C'est peut-être pour cela qu'elle aime tant rire ma Tarquinette.
Pour tous ces rires partagés dont le souvenirs me fait encore pleurer aujourd'hui.
Bonne anniversaire ma Tarquinette adorée (je ne lui dis pas trop fort car la fête est pour samedi !)





Les échos du silence

Dans le silence, on est seul.
C'est toujours quand on vous parle que le sentiment de solitude devient insondable.
Parfois, c'est même dans le bruit de l'euphorie que l'on réalise que deux solitudes ne se partagent pas.
Elles ne font que coexister.
Alors on se repaît du silence.




mardi 15 novembre 2005


Où l'on appelle la claque et la clique !

Ecrabouillée par le poid de mes nombreux dossiers, j'extirpe une main gauche pour tapoter péniblement sur les touches de mon clavier :

Help !— stop —
Anniv. Kozlika — stop —
Manque comm. — stop —
urgent — stop—
faire 45 mini — stop—

« Splaoutttch » fit alors la pile qui immobilisa définitivement mes doigts gourds !




jeudi 10 novembre 2005


Quand on demande ses papiers à sa Majesté PrincessH

« M'enfin, du coup, j'ai demandé aux gamines si ça leur arrivait souvent, elles m'ont répondu "une fois par semaine en moyenne"...
Moi, avec mes cheveux blonds, ma peau blanche, mes yeux clairs, et mes ancêtres pur terroir depuis le Moyen-Age et avant, c'est la seule fois de ma vie, jusqu'à présent... »

Je ne reproduis pas ici le dessin de sa sérénissime mais je vous promets qu'il vaut le détour !

Je note par ailleurs que jamais de ma vie on ne m'a demandé mes papiers d'identité...

C'est curieux car je me souviens que lorsque, étudiante, j'étais caissière dans un grand magasin parisien, mes collégues au teint sombre évitaient de sortir à la station "Forum des Halles". C'était la seule façon qu'ils avaient trouvé de contourner les contôles d'identité sythématiques et de pouvoir pointer à l'heure...




mercredi 9 novembre 2005


Alerte climatique et géographique !

Samantdi, Xiaojie, je vous enjoins expréssement de sortir dans la rue avec casserole et cloche d'airain afin d'avertir la populace toulousaine d'un refroidissement considérable du climat de la ville rose ; lequel est aussi soudain qu'imprévu !! Il est même vraissemblable que d'ici quelques jours vous connaissiez la neige !

NB : Les cannois feraient bien de se méfier aussi.
Et j'ai l'impression que les Lyonnais ont perdu le Rhône !
Ah ! Les Lillois sont dorénavant au bord de la mer !





Blog de lézardes et lézarde dans un blog.

Est-ce les zombies qui pullulent en ce moment ou est-ce la lassitude ? Je ne sais.




mardi 8 novembre 2005


Mon 9-3 à moi (1)

Signe extérieur de caïdat patenté, les BMW noires y sont certes plus délétères qu'ailleurs.

Et puis c'est vrai aussi qu'il y a quelques années deux voitures ont brûlé sous mes croisées, abîmant notre façade et faisant exploser les vitres de notre voisine.

Non, cela je ne le nie pas.