La larme et le porte-voix
Il est une bien jolie chanson dans le Robin des bois de Disney que regardent mes enfants.
Des bas, des hauts,
Il y en a partout
Mais des drames,
Il y en a surtout,
Ici à Nottingham !
J'espère avoir laissé les drames
derrière moi mais je déambule, parfois
même prestement, entre l'apogée et le
périgée de mes émotions, de
mes humeurs ou de mes peurs.
Parce que donner en lecture n'est pas jeter en pâture, parce
que je ne veux pas risquer de transformer en drame quelques humeurs
lancées sur ces feuillets, je les tais.
Silence obstiné qui me pèse, censure à
moitié tolérée qui m'obsède.
Je touche ici aux frontières de l'intime et aux limites de
la renommée, celles où l'on redoute de se savoir
lue.
Si bientôt 39 ans de cohabitation avec ma personne m'ont
appris que lâcher la proie pour l'ombre est toujours une catastrophe
iminente, j'ai la conscience aiguë que savoir se taire
procède aussi du respect.
Entre le marteau et l'enclume, entre la larme qui coule et le
porte-voix qui la surestime, entre les silences planqués
derrière des banalités et les tumultes qui me
cinglent, la voie de la mesure me paraît bien
escarpée.
Egarée, je suis.
Par Veuve Tarquine
mardi 25 octobre 2005 à 12:22
Blogs à brac
#728
rss










Commentaires
Le mardi 25 octobre 2005 à 12:43
par
Dinah T. Caroll
#
Le mardi 25 octobre 2005 à 12:45
par
luciole
#
Le mardi 25 octobre 2005 à 14:44
par
Vroumette
#
Le mardi 25 octobre 2005 à 17:14
par
gilda
#
Le mardi 25 octobre 2005 à 18:34
par
Pier Kubick
#
Ajouter un commentaire
Les commentaires pour ce billet sont fermés.