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lundi 31 octobre 2005


Travaux et coin du feu

La demeure, encore...
J'y cours, j'y vole...




dimanche 30 octobre 2005


Le jour où l'on rajeunit d'une heure et vieillit d'une année

Où l'on souffle au dessus d'un gateau

Où Tarquinou souffle les bougies de sa mère

Où Tarquine découvre certains cadeaux



J'ai passé une soirée d'anniversaire sompteuse ! Merci du fond du coeur à mes tarquinets et à mon Secret pour leurs cadeaux, leurs sourires, leurs surprises, leurs imaginations, leur spectacle et leurs joies de vivre !



Merci pour tous vos mails, tous vos messages qui m'ont fait tant plaisir et auxquels je le promets, je réponds — pas trop tard !



Bon anniversaire ma Philomène que j'aime !!







Quand l'hôpital chie de la charité

J’emmerde votre monde…. cloaque et veuve tapine compris…
Sans filtres, sans masques, sans tubes tous les 15 jours, sans maladies mortelles dues aux particules, sans radiations… et j’en passe parce que si j’en dis plus, ils me flingues…


Pour écrire sans rougir le lendemain :

D’autant que les agressions gratuites de prétentions nombrilistes, les règlements de compte à la crémier du “Au bon beurre” de Dutourd et autres ridicules simili-monarques dignes du Roi et l’Oiseau de Paul Grimaud, sont tombés comme à Gravelotte ces derniers jours…
Un peu de douceur dans ce monde de brutes…
Merci !

Je ferme les commentaires pour ne pas offrir une tribune à la raclure qui chie les valeurs morales dont elle se pare...

Saurez-vous deviner qui se cache derrière cet énième pseudo ? Indice : il m'a fallu moins de 20 secondes.




mercredi 26 octobre 2005


Brève absence reconstituante, enfin j'espère !

Absence, Ferrière, Claude-Joseph de. Dictionnaire de droit et de pratique



mardi 25 octobre 2005


Le remède aux blogs taiseux...

Poursuivi par mon précédent billet, je suis partie sur la toile noyer mes sombres pensements, et aussi chercher l'inspiration.

Au lieu de consolations, c'est un remède que j'ai exhumé : « Le moyen de secourir ceux qui auroient la langue coupée, & les faire parler » par Monsieur Ambroise Paré Paris : [S.n.], 1585

Gravure : Le moyen de secourir ceux qui auroient la langue coupée, & les faire parler



J'en profite d'ailleurs pour vous faire profiter de mes découvertes et signaler à ceux qui seraient dans le besoin cette judicieuse prothèse :

Figure d'un instrument qui peut estre dict reservoir de l'urine. Figure dudit instrument ou canule pour ceux qui ont perdu la verge, qu'on peut nommer uretère.




La larme et le porte-voix

Il est une bien jolie chanson dans le Robin des bois de Disney que regardent mes enfants.

Des bas, des hauts,
Il y en a partout
Mais des drames,
Il y en a surtout,
Ici à Nottingham !

J'espère avoir laissé les drames derrière moi mais je déambule, parfois même prestement, entre l'apogée et le périgée de mes émotions, de mes humeurs ou de mes peurs.

Parce que donner en lecture n'est pas jeter en pâture, parce que je ne veux pas risquer de transformer en drame quelques humeurs lancées sur ces feuillets, je les tais.

Silence obstiné qui me pèse, censure à moitié tolérée qui m'obsède.

Je touche ici aux frontières de l'intime et aux limites de la renommée, celles où l'on redoute de se savoir lue.

Si bientôt 39 ans de cohabitation avec ma personne m'ont appris que lâcher la proie pour l'ombre est toujours une catastrophe iminente, j'ai la conscience aiguë que savoir se taire procède aussi du respect.

Entre le marteau et l'enclume, entre la larme qui coule et le porte-voix qui la surestime, entre les silences planqués derrière des banalités et les tumultes qui me cinglent, la voie de la mesure me paraît bien escarpée.

Egarée, je suis.




lundi 24 octobre 2005


Tarquinette "en cheveux"

Tarquinette

Tous mes tarquinets sont dorénavant à poils courts, même ma Tarquinette dont on ne parvenait plus à deviner le visage sous le foin qu'étaient devenu ses cheveux...

Alors je regarde une dernière fois les photos de ma belle quand ses mèches folles rythmaient ses jeux.





Lundi à vaux l'eau

Des lundis pourris j'en ai fréquentés souvent mais d'aussi méchants qu'aujourd'hui, plutôt rarement...

Réflexe : Réserver incontinent une ponceuse à parquet !

Quoiqu'il m'arrive, la demeure restera la demeure. Que j'aille y panser mes plaies et rêver à des jours meilleurs ou m'y entendre rire de nouveau en m'extasiant d'être encore en vie, c'est encore à elle que j'ai envie de le confier...





Impérieuse envie

« Les Occidentaux n’ont pas besoin de payer une police pour forcer les femmes à obéir, il leur suffit de faire circuler les images pour que les femmes s’esquintent à leur ressembler. »

Fatema Mernissi — Sortir du «harem de la taille 38»

Soudainement, j'ai une envie urgente de lire "Le harem et l’Occident"...




samedi 22 octobre 2005


Mise à jour de Dotclear

Je procède actuellement à la mise à jour de ce bricablog vers la version 1.2.2 de Dotclear

Si des choses bizarres surviennent n'en soyez pas trop inquiets !

Edit : il suffisait de substituer deux fichiers, aucun risque de voir des choses bizarres... Tiens ! Cela fait bien longtemps que je n'ai pas étaler des d'horreurs céans... Trop longtemps ?

Xavier, vous avez raison :Voila qui est "ortographiquement" fait ;)





Où l'on mesure - une fois encore - les conséquences de la solidarité de la collectivité nationale envers les handicapés...

"Les ouvriers et les agriculteurs handicapés vivent beaucoup plus souvent en institution, comme les foyers pour handicapés ou les institutions psychiatriques, que les cadres ou les professions intermédiaires. De plus, parmi les « autres inactifs », on compte énormément d’enfants (un quart des inactifs vivent dans des foyers pour enfants handicapés), dont beaucoup de fils et filles d’ouvriers.

En clair, les familles modestes ont plus de difficultés à prendre en charge au quotidien leurs enfants et adultes handicapés. Par manque de moyens financiers (pour acheter le matériel adéquat, aménager le logement...), d’information, d’espace dans la maison, de temps aussi parfois, elles ne peuvent pas les garder à leur domicile ou les maintenir dans le milieu « ordinaire »."


Les handicapés modestes, plus souvent en institutionObservatoire des inégalités.


Mais surtout n'en croyez pas un mot puisqu'il paraît que « Toute personne handicapée a droit, quelle que soit la cause de sa déficience, à la solidarité de l'ensemble de la collectivité nationale. » Pensez donc ! : c'est le Législateur lui même qui l'a dit !!





Havre de mer

La mer au Havre



jeudi 20 octobre 2005


Ralentissement et sentiments

Je me réveille contre lui.
J'avais oublié comme on dort bien à deux...
Mon secret est très soyeux.
Alors je me serre contre lui.

Parce que ces moments ne durent qu'un temps, je ne vais pas les laisser filer.
Parce que tout cela me semble irréel, je ne veux pas en détourner les yeux.

Alors je blogue peu.





Folon et le générique de fin

S'il est un générique dont je me souviens c'est bien celui-là...
Les hommes bleus qui volaient quand les paupières s'alourdissaient.
Les hommes bleus qui vous rappelaient que c'était la fin.
Les hommes bleus qui vous faisaient monter les larmes aux yeux.

C'était le soir de la câlinette.
C'était tous les mardi-soir, dans le lit de papa et maman.
On se blotissait contre eux.
On s'endormait souvent.
Et parfois on se réveillait contre leur corps assoupis
Il y avait un hautbois, une lumière dorée.
Et des hommes bleus qui volaient...

Des hommes bleus qui me font penser à papa à maman.
Qui me font penser au soir de la câlinette.
Quand on se blotissait dans le grand lit devant la télé.
Et qui me font encore pleurer aujourd'hui.

Merci Monsieur Folon pour ces images qui ont présidé à tant de rêves.
Merci Monsieur Folon pour ces nostalgies volées à la médiocrité.

Adieu Monsieur Folon.






lundi 17 octobre 2005


Où Laon ne voit pas que l'ost !

Dimanche dernier, à Laon, ville que j'aime s'il en est, nous avons été en famille applaudir mes neveux chéris qui participaient au 43ème circuit des Remparts de Laon.

Il faisait beau.

Ils ont tous deux gagné une médaille !!

Tarquinet et Tarquinette ont changé d'avis et décidé qu'en définitive ils s'inscriraient, eux aussi, l'année prochaine à cette course !

Et Tarquinou n'a condescendu à quitter les épaules de mon secret que pour marcher à ses côtés sans cesser une seconde de lui tenir la main...

Et moi, j'ai passé une excellente journée...





L'instable instant d'équilibre

Il est une saison où l'on s'est fait tellement happée par la vie que l'on a franchi des montagnes, gravi de tels sommets que le fardeau semble moins lourd.

Il est un instant où l'on sait aussi qu'il faut s'interdire de regarder sans cesse derrière soi, absolue certitude que l'on doit pas laisser son passé boucher son avenir.

Car les souvenirs ont tôt fait de vous escroquer le présent, les comparaisons sont délétères. Alors, un rien besogneuse bien que sans aucune forme de contrainte, je baisse le front pour faire route obstinément.

Parfois le train s'accélère et le pas s'allège tant que l'on a soudain l'envie de tendre les bras de part et d'autre en se rêvant princesse de la voltige.

Mais aimer l'ivresse de l'altitude ne signifie pas que l'on a, sans conteste, la force de regarder très loin devant soi. Les turbulences de la vie m'enivrent autant qu'elles m'apeurent, comme si peindre un avenir allait parfois brûler mon passé.

Alors, par moment l'on a envie de se tenir loin des deux, ne pas regarder derrière soi pas plus que d'envisager l'avenir, loin des cimetières et des secrets, simplement croire que dans le temps s'ouvrirait une minuscule niche où l'on se roulerait en boule en suçant son pouce.

Mais le temps ne connaît qu'un sens.
Mais le temps ne se rembobine pas.
Mais le temps ne peut s'arrêter.
Mais le temps ne tend que vers demain.

Un instant de repli où l'on fermerait les yeux et où l'on ne penserait à rien... Une belle illusion d'optique.




jeudi 13 octobre 2005


La curée de l'arrêt Perruche où comment séquestrer la dignité des handicapés

Je dois vous avouer qu'en apprenant la condamnation — à l'unanimité — de l'Etat français par la Cour européenne des droits de l'homme en raison du caractère rétroactif de la loi qui a mis fin à la jurisprudence Perruche, je me suis retenue de me taper les fesses par terre en riant aussi méchamment que bruyamment, un peu à la manière des chimpanzés.

Si ce n'était la gravité du sujet et le sort de milliers d'handicapés dont au prétexte de défendre leurs intérêts moraux, on a couillonné jusqu'au trognon dans un étalage de bons sentiments aussi sirupeux qu'aveugles à la raison.

Souvenez-vous comme il a déchaîné les passions cet arrêt Perruche... Il a été vilipendé, insulté, vomi, laminé dans une magnifique unanimité d'autant plus légitime que ceux qui criaient le plus fort étaient les associations de victimes !

Comme ils ont dû rire ces Gilbert Leuph, ces éternels payeurs des Compagnie d'assurances. Combien ont-ils dû se régaler de cette suprême ironie : une jurisprudence jetée en pâture par ceux-là même qu'elle protégeait !

Et il y sont tous allés de leur petit couplet ces juristes qu'on interrogeait à tire-larigot  dans les émissions de télé et les grands quotidiens nationaux, ces soit-disant "sachant" qui connaissaient le droit de la réparation du préjudice corporel comme moi le droit rural, ces grands noms de l'éthique ou de la médecine forts de leurs principes, de leur conviction et leur lorgnette dont l'angle de vue se mesurait en minuscules micron-mètre... J'ai tout lu, tout entendu... J'ai serré les dents devant de tels ramassis de conneries, devant ces prétentieux qui n'avaient même pas honte d'étaler leur incompétence, devant tous ces importants qui ne percevaient pas même ce qui était fondamental dans la jurisprudence Perruche ni même où était l'avancée pour les handicapés...

Oh ! Ne croyez pas un instant que je refuse à quiconque le droit de se poser des grandes questions sur les arrêts de l'Assemblée plénière de la Cour de Cassation ! qu'ils soient spécialistes de droit, de médecin ou d'éthique, libres à eux de s'exprimer sur le sujet.

En revanche et dans cette phénoménale curée, je regrette âprement qu'à l'appui de leurs positions tranchées ils n'aient pas cru devoir indiquer où se trouvait l'intérêt de ceux-là même que pour certains ils entendaient défendre.

Un exemple concret ?

Combien sont ceux qui ont rappelé qu'avant l'arrêt Perruche ce n'était pas l'enfant qu'on indemnisait mais ses parents du fait de leur "préjudice d'éducation" ? C'est ainsi que jusqu'à l'âge où l'on estime normal de prendre en charge financièrement son enfant (18, 21 ou 25 ans selon les décisions) les parents percevaient une somme leur permettant de couvrir la charge importante que représente par exemple l'emploi d'une tierce personne.

Après 18 ans, 21 ou 25 ans en revanche, plus rien ! L'enfant était adulte et de facto il devait prendre en charge ses propres besoins, quand bien même il avait besoin de deux ou trois tierce personnes... Pas de préjudice : pas de subsides ! C'est la règle ! Et logique suprême, une fois que les parents avaient perçu les indemnités du préjudice qu'ils subissaient, rien ne les contraignait à les utiliser dans l'intérêt de l'enfant. Ils pouvaient parfaitement et en toute légalité les dilapider à leur guise, voire se faire saisir par des créanciers,ou même mourir, divorcer, comportements hautement dangereux financièrement s'il en est ! C'est aussi en toute légalité qu'ils pouvaient placer leur enfant en institution et jouir des fonds sans que personne n'y trouve rien à redire. C'est leur propre préjudice qui était indemnisé, pas celui de leur enfant, partant, les fonds tombaient dans leur patrimoine personnel et ils en avaient l'entière disposition.

C'est alors que selon l'analyse prônée par un bon milliers d'articles, de positions autorisées l'arrêt Perruche a, d'une façon proprement insupportable, bafoué la dignité des handicapés en leur permettant d'être indemnisé pour les frais qu'ils supportaient réellement et non plus pour la charge qu'ils représentaient pour leurs parents !

Un handicapé pouvait alors prétendre à une indemnité calculée au delà de 18, 21 ou 25 ans, il bénéficiait dans sa propre escarcelle de ces sommes et s'il était mineur ou incapable majeur cela pouvait être même sous le contrôle du juge des tutelles. Outre l'hypothèse révélatrice mais rarissime de l'abandon, ces nouvelles règles présentaient une sécurité incomparable en cas de décès d'un de ces parents, de divorce, de saisies de tout poil facilement imaginables quand il s'agit de subsides pour vous aider à vivre !

Mais non tout cela était Ô combien immoral et ce au nom du grand principe que " Nul ne peut se prévaloir d'un préjudice du seul fait de sa naissance." Alors on a  vite effacé cette ignominie, et on a inscrit dans le marbre de la Loi cette vérité fondamentale : il en constitue l'article premier (quel symbole !) et pour faire passer la pilule on a quand même rajouté " Toute personne handicapée a droit, quelle que soit la cause de sa déficience, à la solidarité de l'ensemble de la collectivité nationale. " C'est si beau la collectivité nationale formidablement solidaire qui se dresse en son ensemble pour faire rempart de son corps contre les dommages de la vie que connaissent les handicapés !

Sauf que les victimes, handicapées ou non, on sait bien le sort qu'on leur réserve : le même que celui du secrétariat d'État au droit des victimes : Un effet d'annonce et après on oublie... Alors la collectivité nationale Ô combien fondamentale, elle est restée lettre morte et les handicapés, au nom de leur sacro-sainte dignité on les a oublié... on les a couillonné comme jamais... Je crois que jamais dignité n'aura coûté plus chère à ceux qu'on entendaient protéger ! Je ne suis pas certaine que correctement avisés des réels intérêts de l'arrêt Perruche les handicapés auraient applaudi si fort ces belles déclarations unanimes....

Alors c'est vrai qu'il n'est pas besoin d'être adoubé pour donner, clamer, hurler son avis sur la jurisprudence de la Cour de cassation, mais je crois qu'au milieu d'un tel déchaînement médiatique il aurait été honnête de dire vraiment ce que signifie le mot dignité pour le législateur français...





Où l'on découvre que l'obscénité n'est pas là où on la dénonce mais en ceux qui la dénoncent...

Mais le pire n'est pas d'être accusé injustement, c'est de ne pas pouvoir se défendre. Car la décision de ce recteur pourrait être aisément combattue : il n'y a pas besoin d'user de beaucoup de rhétorique pour montrer que le blog de Garfieldd n'était ni pornographique ni obscène, et qu'il ne constituait pas une atteinte à l'image de l'administration pour laquelle il travaille (bien au contraire, à mon avis). Non, le plus insupportable est qu'il est impossible de réagir sans nuire à la carrière de Garfieldd. Quand les cons ont le pouvoir, la seule chose à faire est de s'écraser en attendant que ça passe (quoique notre blogueur ne risque pas la mutation administrative au fin fond de la Lozère : il y est déjà ! Ahem, pardon).

Censure chez Finis Africae

« Pornographique et obscène »... J'ai l'impression d'être revenue au temps où les classes débutaient avec un quart d'heure de leçon de morale, celui où l'on vous apprenait des valeurs qui fleuraient bon la vertu, la famille et la dignité... C'est à se demander si certaines choses ont vraiment changé dans l'Education Nationale...

Le blog à Garfieldd fait partie depuis très longtemps des « blogs où je musarde » et tenter de faire accroire qu'il est pornographique est déjà une obscénité en soi...

Je me demande bien comment un recteur peut bien comprendre des mots aussi stupéfiants que "liberté d'expression" "vie privée" où "respect de l'individu". Si le blog à Garfieldd est « Pornographique et obscène » alors ces mots-là sont d'immondes grossièretés...




mercredi 12 octobre 2005


Mélancolie en embuscade

Un, deux trois. Ils sont si près de moi que je peux les compter mes fantômes.

Issus de mes souvenirs, je me convaincs qu'ils m'aiment ; et leur réalité ne viendra pas me contredire... Souvenirs que l'on fait et défait pour mieux se les approprier, les façonner à sa mesure.

On s'aménage son passé comme un placard bien agencé où l'on vient piocher selon chaque situation le sparadrap ou le remède qui mettra du baume à l'âme.

C'est tellement plus facile quand c'est irréel.

Sauf que lorsque l'on se frotte à la vie c'est autrement différent. Chacun son histoire, chacun ses plaies, chacun ses mots. Et tout cela se télescope à l'aveuglette. C'est la loi du genre, celle où l'on est bien obligé de tendre les mains pour connaître les limites.

Et puis parfois les souvenirs s'en mêlent, ils cessent de rester sagement dans leur boîte où l'on croyait les avoir proprement remisés. Alors ils s'élancent, se serrent contre vous, vous étreignent et deviennent embûches.

Le soleil brillait, les enfants chantaient et je conduisais quand je me suis souvenue de l'éclat de son ventre sur son lit d'hôpital, sa blancheur, sa douceur, sa rondeur. Juste un petit morceau de peau qui m'a clouée là. Alors Tarquinette m'a demandé, une fois encore, « Maman, tu pleures pour Papa ? ». J'ai, une fois encore, répondu « oui ».





Tarqurimacière !

Tarquinette et ses grimaces