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jeudi 29 septembre 2005


Chagrin et épuisement.

Deux ans que je m'échine, que j'avance bille en tête pour ne pas céder à mes plus sourdes peurs et mes plus violentes terreurs.

Deux ans d'une fatigue tellement épaisse qu'elle semble remplir désormais tous les pores de ma vie, comme si jamais je ne pourrais plus dormir.

Deux ans en loup solitaire pour panser mes plaies loin des yeux et de la pitié.

Deux ans en colère pour faire cesser mes pleurs et me tenir lieu d'armure.

Deux ans à veiller sur les miens avec les griffes, avec les dents, et une farouche opiniâtreté.

Deux ans en me forçant à ne pas regarder en arrière, parce que la douleur est trop vive et le bonheur trop méchant.

Deux ans pour réapprendre à parler, et à marcher, et puis à vivre.

Deux ans sans réfléchir, sans douter, sans d'autre but que celui de tenir.

Il me reste la peur,
Il me reste la colère,
Il me reste les dents et aussi les griffes,

Et la conscience particulière d'être, complètement, entièrement, éperdument, épuisée. Épuisée à en vomir, à en pleurer, à ne plus être capable de rire ou d'aimer. Épuisée à se laisser choir, à rester là et à cesser le combat. Jusqu'à tantôt, jusqu'à bientôt.




mardi 27 septembre 2005


Psycho-google-logie

Je reconnais être pétrie de curiosité à l'endroit de Google et notamment quant à savoir sur quels critères celui-ci s'appuie pour proposer concomitamment  à la page de mon profil Technorati :

  • Une publicité pour des livres érotiques

  • Trois publicités pour des nounours en peluche

Face à une telle offre, je ne peux que signaler formellement aux robots qui passent par là :

  • A presque 39 ans, je n'ai absolument aucune prétention à jouer les Lolita et s'ils en doutent encore, je les invite à se pourvoir d'une canne blanche et d'un chien !

  • Je n'aime pas les peluches en général pas plus que les nounours en particulier !

  • Que je n'ai pas encore écrit de billet licencieux, je n'ai pas posé nue céans près d'une prise téléphonique et si j'ai flirté, je le concède, avec la pornographie, je considère, eu égard à la date des faits, la prescription acquise !

Il me tarde dorénavant de vérifier de quels poils seront les publicités "calculées" sur ce nouveau contenu... J'espère secrètement une publicité de nounours à la sexualité débridée....




lundi 26 septembre 2005


Quand le Monde débloque sur les blogues...

On commence par un gros postulat bien épais :

« qu'"il existe 31 millions de blogs sur Internet et qu'il s'en crée 80 000 par jour" . Beaucoup d'auteurs les ont lancés dans le but de compléter ou de contredire les informations de la presse traditionnelle, qu'elle soit écrite, audiovisuelle ou même, désormais, électronique. »

On poursuit en cernant la menace au plus près :

« Le problème devient délicat car nombre de journalistes sont eux-mêmes devenus des blogueurs : ils éditent des informations qui ne paraissent pas dans leur organe de presse, faute de place. Menacent-ils alors celui-ci ? »

On achève avec une formule aussi lapidaire que définitive :

« "Le problème des blogs, c'est qu'ils n'ont pas pour l'instant de cadre éthique" , a-t-il observé. Sa consœur, Karlin Lillington, de l'Irish Times, a constaté que les journalistes sont soumis à des "règles déontologiques strictes, en matière de diffamation, notamment, alors que les blogueurs peuvent se comporter comme au Far West" .»

Brrr, c'est terrifiant non ?

Moralité de l'histoire : Tout ceux que le sujet intéressent vraiment gagneront à visiter le blog d'Eolas plutôt qu'à perdre leur temps en lisant le Monde...

Parfois, moi aussi je me pose des questions existentielles ! « Où est la désinformation ? »





Foncer

Foncer tête baissée.
Foncer dans le mur peut-être.
Foncer sans se départir de ses doutes.
Foncer sans rien céder de ses peurs.
Mais foncer quand-même.
Continuer à s'interroger, à observer, à mesurer.
Mais foncer toujours.
Foncer sans s'estourbir.
Foncer sans faillir, parce que c'est finalement le seul moyen que je connaisse.
Un jour, les doutes m'étreindront peut-être suffisament pour stopper mon élan.
Ce jour les doutes seront alors certitudes.
Un jour je couvrirai peut-être cette course folle d'un regard glacial et hostile.

Mais j'ai été trop aimée pour remplir ma vie de demi-mesure.
Foncer aussi parce que c'est la seule façon que j'ai de vivre.

Foncer parce que je peux ruer, je peux mordre.
Foncer aussi parce que la vie m'a tant pris que la douleur ne me fait pas peur.
Je me fous de savoir si j'ai raison ou tort.
Aujourd'hui nul ne le sait.
La seule façon de le savoir c'est de foncer.




dimanche 25 septembre 2005


Vivants

Tarquinet dans un souterrain



vendredi 23 septembre 2005


Les cris des enfants résonnent si longtemps...

Dimanche, je crois que je ne dirai rien. Dimanche, je tairai la longueur des deux années écoulées. Certains anniversaires ne s'évoquent qu'en silence, parce que les mots sont trop brutaux, trop douloureux et aussi trop vains. Dimanche, j'espère qu'il fera beau et que la vie me tiendra loin des rives lancinantes de certains souvenirs.

Certains cris ne s'entendent qu'en silence et les vibrations de quelques uns vous poursuivent toute une vie. Curieusement les miens ne sont pas ceux dont j'ai conservé un souvenir précis - si tant est qu'ils aient existé. Moi, je me souviens d'avoir été muette. Trop abrutie pour faire du bruit. Juste assommée - estomaquée comme si ma vie aussi s'était arrêtée. Pétrifiée, voilà ce que j'étais.

Et quand j'ai répété haut et fort les mots définitifs que l'on venait de m'annoncer, les cris des autres m'ont terrifiés.

Alors je suis partie. Je suis allée me cacher sous la table à langer de mon tout petit. Je me suis faufilée,  recroquevillée, rouler en boule et j'ai attendu de mourir aussi, parce que je ne savais plus vivre. J'étais minuscule, invisible, je n'existais plus. Mais l'on m'a cherché, et si l'on ne m'a pas trouvé, l'on m'a appelée, l'on m'a criée. Alors sans bruit, je suis sortie, j'ai réapparu, j'ai fait semblant de comprendre leurs cris quand seul un immense et définitif silence m'engloutissait.

Un dernier face à face et tout s'est tu à tout jamais. Tout s'est terminé dans le silence des respirateurs et des larmes qui s'écrasaient sur lui.

Et puis le pire, le plus difficile, le plus indicible. Aller chercher les enfants à l'école, leur sourire, les accueillir, faire le chemin, l'air de rien, sans leur dire, pas  là, pas comme ça.

Et puis s'asseoir, les prendre contre soi, tout prêt. Et parler. Et puis les écouter et penser mourir en entendant résonner ces cris où se mêlent douleur et terreur et qui jamais ne devraient jaillir de la bouche des enfants.

Dimanche, j'essayerai de ne pas penser à ces sons là, ces cris dont je me souviens si précisément.




jeudi 22 septembre 2005


A vot' bon coeur, M'sieurs Dames !!

Petit vade macum du blogueur insatisfait en mal de publicité :

  • Faire accroire à quelqu'une charriant quelques lecteurs qu'elle appartient désormais à la blogogeoisie parisienne (excusez-moi du peu !)

  • Faire un lien vers elle sans queue ni tête, la raison n'est pas ici le propos !

  • Lier le tout par des ingrédients de base du type "google rank" ou "vision du blogging"

  • Pour justifier le premier touiller la sauce énergiquement

  • Priez très fort pour qu'elle lie le tout !

Comme je suis d'une humeur particulièrement badine ces jours-ci, je vous invite à découvrir le petit malin du jour qui compense un évident manque de rationalité par de bruyantes gasconnades.

Quant à savoir pourquoi je me retrouve associée nolens volens à une soirée dont j'ignore tout et dont je l'avoue, je me contrefous, ne vous épuisez pas à en chercher l'explication : c'est une simple question de vocabulaire.




mardi 20 septembre 2005


Eduardo à 9 ans. Pourtant, en France, on en douterait...

« Eduardo a 9 ans. Il est assis non loin de moi, sur un des bacs de la salle d'audience. Ses pieds se balancent dans le vide. Son esprit, lui, est bien loin de l'hôtel d'Aumont. Il lit Harry Potter, et ne se rend pas compte qu'on parle de lui à quelques mètres de là.

(...)

Il découvrira un pays qu'il ne connaît pas, mais on lui expliquera que c'est le sien, et non pas celui où il allait à l'école, ça c'était un pays pour de rire. Il apprendra qu'un cahier est un bien rare et précieux, qu'un livre est un luxe, qu'une école est un lieu où des traficants recrutent des revendeurs, et que traverser la rue peut mettre sa vie en danger.

 Et un jour on lui dira que la France est une terre d'accueil. Je suis sûr que ça le fera rigoler. »

Eolas, — Eduardo





Secrets et confidences

Moi, le parangon de la franchise, féroce pourfendeuse de langues de bois, grande prêtresse du franc-parler, me voilà avec des secrets !

Pas des secrets importants, juste des petits secrets soyeux, de ceux qui vous mettent les yeux dans le vague et qui vous font sourire au fond de vos draps froids. Un de ces secrets qui de toutes façons finira par mourir un jour. Soit dans l'éclat glacé des dents que l'on serre, soit dans l'éclat de rire des facéties cocasses que vous réservent parfois la vie.

Comme il est éphémère et que faire des cachotteries n'est pas mon fort, je me suis imaginée que révéler que l'on a un secret ne mettait pas en danger son objet. C'est toujours mieux que de fuir ces feuillets au prétexte que je ne pourrais plus rien lui confier.

Or donc j'ai un secret; mais par pitié ! n'allez pas le répéter !




lundi 19 septembre 2005


Pique-nique en septembre

Les résumés de la journée sont nombreux, le mien sera laconique.

C'était super ! J'ai enfin découvert Ron... Que de temps perdu ! J'ai pourtant l'impression de l'avoir toujours connu tellement je me sens proche de lui !

J'ai échangé quelques mots avec Pascal et j'étais tout émue (n'allez pas lui répéter mais il m'impressionne ! ) La prochaine fois c'est certain on finira pas s'approcher plus longuement !

Les Granger sont comme d'habitude géniaux.

Il y avait des enfants partout et c'était bien !

Des regrets d'avoir loupé des rencontres dont Luciole au premier chef !

Vous voyez ces réunions de famille très dominicales ou chacun s'étend et s'ébat mollement sans heurt et à son rythme devisant avec son voisin ou digérant mollement en se faisant chauffer au soleil. Et bien c'était cela ! Et c'était très bien !

Un grand merci à Tarvalanion qui m'a très gentiment prêté une de ces cartes flash pour que je puisse conserver quelques souvenirs de cette journée. C'était d'autant plus gentil que je sais qu'elle lui a fait défaut en soirée ! C'est donc grâce à lui que ces photos existent.





Parole d'orphelin

« Maman, je veux bien que tu aies un amoureux mais je ne veux pas d'un nouveau papa. »

« Mon petit chat, ton papa à toi restera toujours ton papa. Pour toute la vie. »





Une rondelle d'espoir et l'addition - VITE !!

« C'est clair que si le film est selectionne pour les oscars par les ameriains et que mon frere me donne une invitation pour aller a LA... ce serait une bonne raison pour reouvrir mon blog :-) »

Dixit Pierre Carion, dans ce commentaire

Si je vous dis que j'ai le cœur qui s'accélère et les yeux qui brillent, vous me croirez ??





Les Carion et Hollywood

J'en connais un qui doit se mordre les doigts d'avoir refusé le rôle que lui offrait son frangin...

« "Joyeux Noël" de Christian Carion représentera la France aux Oscars 2006

Le film, au générique duquel figurent notamment Diane Kruger, Benno Fürmann et Guillaume Canet, se déroule durant l'été 1914. »





Le temps passé et celui qu'on dépasse

  • Redouter ce mois tant et tant.
  • Se faire cueillir par la vie au moment précis où l'on s'y attend le moins.
  • Réaliser brutalement l'étendue du chemin parcouru.
  • Coups de fil, soupirs et éclats de rire.
  • Infiniment surprise d'être encore en vie mais surtout que celle-ci soit si vive.



samedi 17 septembre 2005


Paris Pique-Nique - 3ème !

J'y serais !!





La mort, la vie et le temps.

En quelques heures, il était mort.
Je lui ai parlé jusqu'au dernier moment quand bien même il était inconscient.
Je lui ai parlé pendant longtemps.
Et puis brutalement, j'ai quitté cette chambre blanche remplie d'écrans, d'alarmes, de tubes et de son corps.
J'ai fermé la porte sans attendre l'ultime battement, j'ai fermé la porte fermement sachant que je ne le verrai plus vivant.
Je ne lui ai plus jamais parlé.

C'est volontairement et contre l'avis de tout le monde que je suis allé à l'amphithéâtre des morts.
Je suis me suis plantée près de lui et sans bouger, sans rien dire je l'ai regardé.
J'ai regardé son corps gisant.
Je l'ai regardé fixement, longtemps, silencieusement.
Je l'ai regardé jusqu'au moment où, gênés, des hommes en noirs sont venus me voir pour me dire qu'on "allait être en retard".
Sa mort m'était tellement insupportable, tellement inacceptable que j'avais besoin de me convaincre de sa réalité.
Je ne voulais pas douter, je ne voulais pas rêver.
Je voulais être persuadée qu'il était mort à tout jamais.

Je me souviens avoir chuchoté quelques mots au grand cercueil de bois blond.
Puis à la lourde urne bleue.
Je me souviens lui avoir dit qu'il était chaud comme une brioche...
Par pure dérision peut-être.

Et brutalement, j'ai cessé de lui parler.
J'ai bien sûr interpellé une fois ou deux mes enfants par son prénom parce que l'on n'efface pas douze ans de vie commune d'un simple trait de plume.
Mais plus jamais je ne me suis adressée à lui, si ce n'est pour lancer parfois un « salut ! » à une pierre de marbre sombre.

Plus jamais je ne l'ai fait revivre et j'ai volontairement éloigné tout ceux qui s'avisaient de parler en son nom. Je n'ai mené aucune conversation dans le silence des nuits de douleur. Je n'ai jamais recherché son approbation, je n'ai jamais imaginé qu'il puisse être à mes côtés. Et l'envisager m'a toujours été intolérable.

Intolérable car synonyme d'une indicible souffrance. Planter comme ça sa femme et ses enfants : rien ne pouvait lui faire plus peur, rien ne pouvait lui faire plus mal. C'était la pire de ses craintes. Lui qui voulait toujours me protéger, en mourant, il me laissait seule, m'abandonnait.

Du jour au lendemain il n'était plus là et jamais je ne l'ai fait subsister, jamais je ne lui parlé, jamais je ne l'ai pris à témoin. Il n'a pas disparu pour autant, mais sans fiction, sans supputation, sans supposition. Il est toujours le père de ses enfants dont on parle, dont on rit et qu'on pleure aussi mais hormis l'absolue certitude de son amour et de l'indéfectible fierté que lui inspirent "ses trois biquets", il ne sera jamais un juge, un arbitre ou un censeur.

Sa mort est définitive. Elle est immuable. La seule chose qui persiste c'est l'absence irrémédiable, pas une présence douteuse. Et c'est tant mieux.

Lui qui était jaloux comme un poux de mon amour, de ma tendresse, de mon corps et même de certaines amitiés, serait foutrement malheureux non seulement de me savoir pleurer mais aussi de rire et même d'être libre. Si cela n'empêche pas de pleurer, cela n'empêche pas non plus de continuer à vivre.




jeudi 15 septembre 2005


Amas de mots

pierre nue

Tenir — fatigue— enfants.
Anéantie — perdue dans un néant.
Peur, si peur !
Une peur béante, bouffante.
Une peur d'enfant.
Tenir, toujours. 
Tenir même mal, mais surtout tenir. A tout prix.
Souffrir aussi.
Pour eux, mais pas seulement.
Le temps qui passe, le temps passé et qu'on dépasse.
Faire face c'est fuir aussi.
Et puis céder violemment.
Vivre aussi, parfois jusqu'à épuisement
Pour l'heure, dormir.
Dormir. Et un peu s'abandonner.
C'est déjà tant.





Max est passé par ici, il repassera par là...

Ce billet n'a pour seule et unique fonction que de faire tourner en rond Google, ce grand pourvoyeur de Maxmaniaques, et le cas échéant, éclairer la lanterne de quelques nouveaux perdus dans ces feuillets !

Eu égard donc aux chemins capricieux et destinations divergentes proposés par le grand G, vous m'excuserez ce panneau indicateur, certes pas très beau mais qui a le mérite de mettre les choses au clair :

Les pro-max-maniaques pourront aisément s'enflammer sur ce billet, certes anciens, mais toujours d'actualité : « Lettre ouverte à Max »

Les anti-max-maniaques pourront en revanche s'élancer gaillardement à l'assaut de ce billet là : « Le Max et la plume »

Je rappelle pour les esprits venimeux que ce sujet attire comme du miel que les attaques ad hominem sont enregistrées à cette adresse : « Quérimonie par ici »

Et, puisque l'un ne va pas sans l'autre, j'indique aux irréductibles bisounours auxquels mon aussi légendaire que vipérin, baragouin ne fait pas peur , que le billet « Guimauve à tous les étages » accueille encore, du fait d'une exceptionnelle tolérance de votre serviteur, vos commentaires ! [Je précise que cette phrase de pure auto-dérision est à prendre au 35ème degré ou 65ème dessous, c'est comme vous voulez]

Quant à vous dire ce que je pense vraiment de lui, ma foi, je ne suis pas certaine que ce soit si pressant...




mercredi 14 septembre 2005


Ronronnements et vieillissement

Tarquari, mon vieux chat gris


C'est mon plus fidèle, mon plus discret et mon plus fervent admirateur.

Farouchement indépendant mais répondant comme un toutou à l'appel de son nom. Dédaignant les caresses, ce félin sorcier bondit dans mon lit à la première larme versée et se fait ange de douceur pour consoler les enfants tristes.

C'est le dernier témoin de soirées folles, des appartements trop petits et des couffins qui font soudain irruption au milieu du salon...

Tarquari c'est tout un pan de ma vie. Et il vieillit... mon vieux chat-famé gris... il vieillit...




mardi 13 septembre 2005


Champagne !!!! Pasfolle est de retour !!!

A Pékin tout le monde est fou sauf moi