Au retour des vacances, il est un moment très particulier ; une scène si routinière que nul n'y prête attention quand elle est pourtant aussi immuable que significative.

C'est la seconde où quatre paires d'yeux se mirent dans le miroir de l'ascenseur exiguë et pour l'heure débordant de bagages. Quatre paires qui s'observent et se scrutent pour vérifier si un changement de la physionomie de leur propriétaire respectif est perceptible depuis les longues semaines où l'on a, sans regret, abandonné ce lieu commun.

Tarquinou a grandi, Tarquinette a grossi. Quant à Tarquinet il est encore plus beau qu'avant ! Et ces trois là réunis m'ont affirmé que j'avais un léger hâle, assertion à laquelle, après un examen minutieux, je n'ai pu que me rallier. Mais pourquoi donc si peu d'empressement à accepter de délaisser pour quelques jours mon fidèle teint de navet ? Parce que je n'ai quasiment pas mis le nez dehors si ce n'est pour cavaler au train de mes marmots !

Dans le face à face du miroir, j'ai réalisé que j'avais décollé, lavé, plâtré, enduit, poncé, peint, décapé mais que pas une seule fois je ne m'étais allongée sur les moelleux fauteuils du jardin...

Conclusion : les tarquinets, c'est plus fort que l'autobronzant !