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dimanche 31 juillet 2005


Paris Pique-nique

Aujourd'hui est depuis de très nombreuses années une putain de sale journée. Mais cette année c'était différent. Non cette année c'était une putain de bonne journée !

Et vous pourrez vérifier que les photographies de celle-ci ne viennent pas me démentir !

J'enrage simplement de n'avoir pas shouté tout le monde... et notamment Sylvie, Camille et sa famille, et tous les autres...





Kozlika et Tarquinou





Laurent




Edit : La dangereuse trilingue shoute diablement bien les blogueurs ! Ses magnifiques prises sont visibles ici.




samedi 30 juillet 2005


Les tarquinioles pique-niqueront-ils dimanche ?

Tarquinou a ramené de la piscine une très jolie myxomathose m'obligeant à le plonger dans un bain au réveil pour lui décoller les paupières, à consulter mon médecin préféré puis mettre en oeuvre un efficace traitement avant d'envisager tout déplacement.

J'ai, quant à moi, ramené de ma folle semaine de bouclage quelques dossiers culpabilisants, et l'idée de les mettre au vert en compagnie de mon imprimante (transportée pour l'occasion) ne me plaît guère...

Si j'y rajoute une comptabilité à terminer, des bagages pour trois semaines à préparer, un état de fatigue proche du délabrement et la présence exceptionnelle de certaine...

Bref, je vais peut-être bien lâcher mes tarquinets au parc floral dimanche...





Gantanamo ou le calvaire d'un enfant de 15 ans.

La base étasunienne de Guantanamo détient toujours des mineurs, dans des conditions épouvantables. L’association américaine Reprieve tente d’attirer l’attention sur leur sort.

L’avocat de Mohammed cherche à alerter les autorités internationales sur les sévices que lui infligent ses nouveaux tortionnaires au cours des interrogatoires : pendaison par les poignets, brûlures de cigarettes, privation de sommeil ou de nourriture et soumission à des températures extrêmes. Autant de méthodes qui visent à annihiler la volonté de résistance du jeune détenu.
(...)
Pour les conventions internationales, l’âge de la majorité est de 18 ans. L’armée américaine a un jugement tout autre : ne sont reconnus mineurs par les États-Unis que les enfants âgés de moins de 16 ans.
(...)
En attendant, Mohammed a été transféré au campV, dont les conditions de détention ont déjà fait l’objet de dénonciations de la part du Comité contre la torture des Nations unies.

« Des « ennemis » âgés de 15 ans », Politis, 28 juillet 2005 — Via rezo.net.




vendredi 29 juillet 2005


Lettre ouverte à lizzie.borden

« Madame, Monsieur ou Mademoiselle,
 
Je suis avertie par certains de vos correspondants habituels que vous cru pouvoir non seulement vous attribuer la paternité d'un grand nombre de textes que j'ai publiés dans mon blog "de bric et de blog" à l'adresse http://bricablog.net sous le pseudonyme Veuve Tarquine mais également de présenter des photographies de ma fille prélevées sur mon site afin de faire accroire qu'il s'agissait de votre enfant.

Ce que je pouvais prendre pour la simple revendication de votre profonde carence intellectuelle (alliée, il faut bien le reconnaître, à un trapu crétinisme quand les moteurs de recherches mettent dorénavant quelques millisecondes à faire la preuve de votre grossiereté) l'utilisation des photographies de ma fille et le détournement nauséabond que vous en faites, change considérablement le traitement que je réserve habituellement aux plagiaires sans talent.
 
Je vous indique donc par la présente recourir à toutes voies de droit à votre encontre. »


Ceci est la copie du mail que j'ai adressé à une personne dont le pseudonyme sur le site http://love.lycos.fr/ est lizzie.borden et dont l'adresse e-mail est holly_jumper@hotmail.com qui affirme auprès de ses correspondants être la rédactrice de ces textes (la liste n'est pas exhaustive) :

Elle diffuse par ailleurs deux photographies de ma fille :

qu'elle présente comme étant celles de sa propre fille -qui serait âgée de 4 ans- et se prénommerait Léa.

Rajoutons, la misère de sa propre imagination étant sans fond, qu'elle connaîtrait nombre de soucis cyclistes dans la capitale parisienne, outre des désagréments avec son VAIO etc. etc.

Ses correspondants habituels qui arrivent céans grâce aux véloces moteurs de recherches pourront par ailleurs vous confirmer qu'elle se présente sous le prénom de Claire, dit être âgée de 23 ans et anorexique, habiter en Belgique et exercer la profession de comptable.

Mais j'imagine que si les moteurs de recherches vous ont conduits jusqu'ici c'est que vous savez déjà tout cela...

Eu égard à ces agissements pour le moins répugnants, je vous saurais gré, en revanche, lecteurs de passage que Google et consorts ont menés jusqu'ici, de bien vouloir, notamment si vous avez été rendus destinataires de photographies de ma fille, m'en tenir avisée.




mercredi 27 juillet 2005


Un papa pour Tarquinou

Tarquinou

Tarquinou aime beaucoup aller à la piscine !
A la piscine, il y a souvent des papas.
Et Tarquinou adore les papas !
Il n'aime pas beaucoup les enfants des papas en revanche.
Mais les papas... Ah les papas ...
Tarquinou a le sourire ravageur et il le sait
Alors Tarquinou arbore toujours son plus beau sourire à la piscine !
Tarquinou a de grands yeux bleus clairs et de longs cils sombres.
Lorsqu'il a les yeux mouillés on dirait que Tarquinou met du rimmel
Et dans le bleu de la piscine, on dirait qu'il a des yeux de porcelaine.
Et Tarquinou le sait.
Alors Tarquinou charme les papas.
Il charme les papas qui ont des enfants et les papas qui n'ont pas d'enfant.
Pour Tarquinou un papa n'a pas forcément d'enfant.
Un papa pour Tarquinou c'est un monsieur qui lui plaît.
Aujourd'hui Tarquinou s'est fait offrir un goûter par un papa qui aime bien jouer au ballon avec des enfants qui ne sont pas tous à lui.
Puis Tarquinou a charmé un grand garçon à peine sorti de l'adolescence.
Un de ceux qui se font exclure du toboggan car ils le descendent agglutinés entre copains.
Tarquinou l'a coincé dans la pataugeoire... et le jeune homme était tellement estomaqué qu'il s'est laissé attraper par les beaux yeux de Tarquinou.
Et puis le jeune garçon est parti.

Alors soudain, sans aucun signe avant-coureur il a quitté la pataugeoire.
Cinglé dans sa ceinture flottante il a enfilé sa bouée.
Il s'est rendu dans le bassin des enfants, là où l'eau est peu profonde et où il y a des jets d'eau puissants qui amusent les enfants et attirent les adultes désireux d'y sculpter leur corps.
Brutalement, sans aucune sommation, Tarquinou s'est approché d'un monsieur d'une trentaine d'année très séduisant.
Il a passé les mains autour de son cou et s'est serré contre lui.
Comme ça.
Juste parce que Tarquinou a envie de savoir ce que c'est que d'avoir un papa.
Et que ce monsieur-là lui plaisait beaucoup !
Je ne sais pas lequel des deux a été le plus estomaqué. Je ne sais pas si c'est celui qui serrait contre lui le petit corps tout chaud de mon Tarquinou ou son ami qui regardait la scène en se demandant bien d'où venait cet enfant qui plantait ses yeux de porcelaine dans les siens comme pour s'excuser de lui voler son amoureux.
Ce que je sais c'est qu'ils étaient drôlement émus d'avoir été des papas pendant quelques instants.
Mon Tarquinou veut un papa.




mardi 26 juillet 2005


La mère qui démonte ou la mère démontée, c'est selon !

Pour être une super maman, il faut et il suffit :

  • de répondre au regard implorant de votre marmot où persiste l'image rémanente du pneu arrière de son vélocipède d'une absolue platitude, par un royal : « Ne t'inquiète donc pas fils ! »

  • de faire amener au milieu du salon (après avoir mis tout le monde à contribution pour ranger la pièce) l'appareil et de disposer autour les instruments qui présideront à sa résurrection.

  • de se pencher sur l'objet inanimé et après l'avoir longuement examiné de tendre la main en clamant d'une voix haute et claire "clef de 15 !"

  • de patienter le temps que vos aides dont l'inefficacité n'a d'égale que leur allégresse farfouillent au fond des boîtes à outils pour aligner une incomplète collection de clefs plates.

  • de jurer comme un charretier à l'encontre de ces sales bonz'hommes qui n'ont vraiment rien d'autre à foutre que de serrer furieusement les écrous des vélos d'enfants afin de mieux prouver l'efficience de leur testotérone !

  • de les faire pencher au dessus de la chambre à air dénudée et la baigner méticuleusement dans un bassin d'eau froide afin de diagnostiquer l'origine de l'embolie gazeuse.

  • de les faire parcourir tous les recoins de l'appartement pour débusquer le bic qui saura imprimer sur la peau de cet organe l'exacte délimitation de l'intervention.

  • de les faire appuyer le temps nécessaire à la prise de la greffe,

  • de leur demander de réaliser un cercle autour de la roue, laquelle a désormais recouvré la santé, puis leur confier l'importante mission de conserver leur démonte pneu dans la position horizontale, en toutes circonstances !

  • de se montrer magnanime si l'un de ces ustensibles échappants à la vigilance de l'un des apprentis réalise au dessus de votre binette un triple salko boucle piqué avant de retomber très désagréablement à l'extrémité de votre appendice nasal !

  • de jouer les grands sorciers en enclenclant en un tour de main les pignons dans la chaîne, domptant d'une pichenette les velléités de chicaneries du dérailleur.

  • de redresser son dos tellement douloureux que l'on ne parvient plus à conserver la posture digne et altière des érudits et de féliciter les aspirants mécaniciens d'un grandiose : « Bon maintenant que c'est fait vous êtes priés de me foutre la paix ! »


Ce soir, j'ai été grandiose ! Je n'ai même pas gâché la dernière réplique !




lundi 25 juillet 2005


Tarquinette telle l'eau vive

Tarquinette aux tresses en vrac et au regard franc

Elle sait se faire détester en deux mots et elle a des amitiés surprenantes. Ignorant la patience, généreuse et spontanée elle peut vous enchanter ou vous épuiser au premier regard.

Je n'ai pas encore trouvé l'activité qui aura raison de sa débordante énergie, celle où elle pourra donner la mesure de sa force prodigieuse et de sa formidable tenacité.

Envahissante, frondeuse, prompte à rire et à se moquer, elle vous dira droit dans les yeux que "c'est pas beau de mentir" et décrétera, sûre d'elle, que "vous avez tort".

Si vous la croisez dans l'ascensceur et que votre tête lui revient elle vous serrera tout soudain contre elle pour vous saluer, et si vous ne lui inspirez pas confiance c'est les sourcils froncés qu'elle vous dévisagera.

J'ai dit un jour d'elle qu'elle avait la force de son père et la diplomatie de sa mère... je ne pensais pas si bien dire...




dimanche 24 juillet 2005


Tristesse

Tarquinet pensif



samedi 23 juillet 2005


Serial sourieur !

Tarquinou, surpris dans une bêtise, rit dans une cuisine

Tarquinou, comme tous les enfants, aime beaucoup grimper dans les bras de sa mère.
Après son ascension, il regarde autour de lui et cherche du regard si un miroir est à portée de sa vue.
Quand c'est le cas, un sourire de satisfaction éclaire son visage d'angelot.
Je détourne alors la tête afin de mieux le dévisager du coin de l'œil.
C'est ainsi que je regarde mon chérubin aiguiser ses sourires,
doucement, sans méthode, mais certain de son succès, il trousse ses joues, plisse les paupières et s'observe chavirer les cœurs.
Je vous le confirme... ne baissez jamais votre garde : il est particulièrement dangereux !




jeudi 21 juillet 2005


Où l'on reparle de la responsabilité des blogueurs

Je vous indique qu'à la très sérieuse revue « Responsabilité Civile et Assurances » vient de paraître un article intitulé "La vogue du blog dans la vague des responsabilités" de Laure Marino, Maître de Conférence à l'université Paris XIII.

[ Je complète mon billet en insérant les liens idoines vers l'article dont s'agit in extenso et le blog de Laure Marino que je découvre ensuite de mon billet et dont je ne peux que vous conseiller la lecture ! ]


L'article n'est pas très long mais de qualité et je souscris totalement à son analyse estimant comme non pertinente une responsabilité du blogueur limitée relativement aux commentaires qu'il recueille, à celle qu'encourrait un hébergeur.

A titre liminaire, je vous rappelle qu'un blogueur est bien entendu entièrement responsable de ses propres écrits (qu'il s'agisse de billets ou de ses propres commentaires).

En revanche, d'aucuns avaient soulevé l'hypothèse selon laquelle, concernant les commentaires déposés par des tiers sur son blog, le blogueur pourrait n'en être qu'hébergeur tel que définit dans la loi pour l'économie numérique.

Or l'article 6 - 2Ý de cette loi dispose :

2. Les personnes physiques ou morales qui assurent, même à titre gratuit, pour mise à disposition du public par des services de communication au public en ligne, le stockage de signaux, d'écrits, d'images, de sons ou de messages de toute nature fournis par des destinataires de ces services ne peuvent pas voir leur responsabilité civile engagée du fait des activités ou des informations stockées à la demande d'un destinataire de ces services si elles n'avaient pas effectivement connaissance de leur caractère illicite ou de faits et circonstances faisant apparaître ce caractère ou si, dès le moment où elles en ont eu cette connaissance, elles ont agi promptement pour retirer ces données ou en rendre l'accès impossible.

Ce régime impliquerait donc qu'il ne serait responsable des commentaires publiés par des tiers qu'à la condition d'en avoir été strictement avisé par ceux qui auraient à s'en plaindre.

Bref, avec un tel régime, un blogueur serait donc immédiatement et entièrement responsable de ses propres écrits mais s'agissant des commentaires, c'est le fait de ne pas les avoir fait disparaître — ou amendés — après avoir été averti de leur caractère illégal qui pourrait lui valoir des poursuites.

Laure Marino écarte cette analyse rappelant, fort justement, la jurisprudence d'ores et déjà intervenue qui retient la responsabilité de l'organisateur de forum pour des propos tenus par ses participants, corollaire de son pouvoir d'exclusion.


Outre que cette analyse au regard de l'état du droit et des principes de la responsabilité civile, me semble la plus censée, elle correspond parfaitement à la réalité des blogueurs.

Je ne me sens pas le moins du monde "hébergeur" des commentaires ! Ici, c'est chez moi et ceux qui fréquentent régulièrement ces pages ne peuvent pas l'ignorer. Je m'en sens, vis à vis des tiers, entièrement responsable et j'ai, à ce titre, notamment caviardé toute insulte proférée ! Tout blogueur est maître chez soi et doit, à ce titre, exerçer "la police" des commentaires sous peine, avant même de rechercher une quelconque responsabilité, de se retrouver dépossédé de son espace personnel !

Je sais bien que d'aucuns attireront mon attention sur le volume des interventions extérieures estimant que pour certains blogs, un tel contrôle deviendrait illusoire. D'une part, je vous avouerai que dans la blogosphère française, je ne vois aucun site qui justifierait à mes yeux une telle analyse. D'autre part, il existe désormais des outils (notamment à l'aide d'une modération a priori) qui permettent de limiter considérablement le risque de dérapage des commentaires.

Bref, je ne saurais trop vous inviter à faire le ménage chez vous sans attendre que certains s'en plaignent !

Sur le sujet de la responsabilité des blogueurs, je vous rappelle le billet d'Eolas : « Blogueurs et responsabilité »





Voir le lac "D'eau, mais Nil" à "Vingt Cènes" et mourir... de rire !

« A la pointe orientale de l'ïle principale du lac nous découvrîmes soudain une espèce de temple archaïque bâti sur une grotte, lieu de sacrifice où, dit-on, les "Parisiens" (ainsi qu'ils se nomment eux-mêmes) procèdent à des libations et autres bacchanales immondes, sans doute pour célébrer leurs divinités. De fait, nous aperçûmes, cachés dans les recoins sombres de la grotte, un adulte poursuivant avec des cris épouvantables ("Couque où ! A ! jeu vêta trapé...") un jeune enfant, peut-être le sien ! »

Le Vrai Parisien est un explorateurJournal d'un Vrai Parisien




mercredi 20 juillet 2005


Mon petit coin de paradis

Dans le jardin de la demeure



mardi 19 juillet 2005


Pour tailler en pièce son adversaire :

Pour réduire à néant votre contradicteur, il vous faudra :




lundi 18 juillet 2005


Dans le temps, j'étais belle !

Ma Tarquinette est arrivée ce soir avec une liasse de dessins à la main.
Elle m'a montré l'un deux et elle m'a dit : « tu as vu comme tu étais belle ! »
« Oui, j'étais belle ma chérie et en plus j'étais formidablement heureuse ! »
« Papa aussi il était beau hein ? »
« Oui ma chérie, ton père était magnifique ! »
Et en regardant son dessin, je sais combien elle a raison ma cocotte !





Delirium bloguens

Ce blog devient vraiment n'importe quoi comme le démontrent les deux billets ci-dessous




Quérimonie par ici

Protestations et doléances exclusivement




Guimauve à tous les étages

gentillesses uniquement



mercredi 13 juillet 2005


Insomnie

Une insomnie — une vraie.

Une de celle qui ne m'arrive jamais.
Une où pour partir j'ai abusé de café
et où trop fatiguée, je suis restée.

J'entends le cimetière s'éveiller,
Les merles et les moineaux chanter.
Le cimetière où il est enterré.

Une aube où j'essaye de me rappeler du goût de ses baisers.
Mais où celui-ci m'a échappé.
Un instant où je réalise que le dernier homme contre lequel je me suis blottie était en train de mourrir.
Parfois j'aimerai dormir.





Où l'on va saluer un vieux buis

Tarquinet et Tarquinou à une fenêtre de la demeure

Je déserte internet pour une vieille maison pleine de souvenirs et de rires d'enfants, pour un immense tilleul dont l'ombre vous jette dans les bras d'une sieste plus sûrement qu'un somnifère dans ceux de Morphée, pour un jardin où l'on aime jouer à cache-cache et où un buis aussi vieux que fidèle a offert sa ramure aux cabanes de plusieurs générations tarquiniolesques et ses branches aux escalades aussi aisées qu'élevées de citadins mollets.

Je ne pars pas très longtemps mais les commentaires seront fermés.




mardi 12 juillet 2005


Problème de définition : "Dico du net : pilleur ou orpailleur ?"

Le dico du net se présente comme « un dictionnaire collaboratif » bien sous tout rapport, « créé par des internautes volontaires » avec une équipe éditoriale prestigieuse et dont « chaque définition (et commentaire) contient les références de son auteur et enrichit ainsi notre culture commune. ».

Des déclarations bien consensuelles qui n'autorisent en aucune manière le dico du net à s'approprier le contenu — et le talent — de sites qui ne les ont en rien autorisé à s'en attribuer la substance !

Monsieur Cédric Manara, juriste de renom, tient un blog de haute facture sur les noms de domaine, Domain Name / Nom de domaine ! dont les billets sont publiés sous licence Creative Commons.

Il se trouve que le Dico du net, utilisant le fil RSS de ces articles, les retranscrit in extenso et mot pour mot dans son site, se contentant de faire un lien du titre vers l'article.

Ce qui aurait pu passer pour une erreur pieuse, de celle que l'on s'empresse de réparer avec quelques mots d'apaisement devient une marque de cécité délibérée quand le rédacteur de ces billets publie dans ses colonnes, une lettre ouverte à laquelle le dico du net fait la sourde oreille.

C'était le 9 juillet 2005.

Le 11 juillet suivant, le grand Padawan, avec un sens du titre que je lui envie ! écrivait le billet suivant : « RSS et les 40 voleurs » dont la conclusion est la suivante : « Le Dico du Net est un exemple parmi tant d'autres d'initiatives qui se réduisent à republier le contenu créé par d'autres et se rémunérer via la publicité sur le trafic généré. Personnellement je ne juge pas du modèle de business en question, mais je suis tout à fait d'accord avec Cédric, republier du contenu pour l'entourer de publicités est une utilisation commerciale, en violation de la licence qu'il a choisie. »

Messieurs, (et j'implore mes lecteurs de ne point m'accuser de sexisme avec cette formulation par trop sexuée avant de jeter un oeil à la redoutable mixité de ladite équipe éditoriale qui n'a de féminin que le genre)

Messieurs, donc, vous me voyez désolée de le dire mais de telles pratiques s'apparentent ni plus ni moins à du pillage sans envergure, et l'emballage que vous mettez autour ainsi les soutiens dont vous vous parez (et pour lesquels j'ai beaucoup de respect) ne rendent que plus méprisables encore vos procédés...