jeudi 30 juin 2005
Hier soir, j'avais commencé un billet, un billet pour dire
que je ne comprenais pas comment au 21 ème siècle on
pouvait condamner au nom de la morale, des couples à ne pas
avoir d'enfants.
Il commençait ainsi :
« Je n'aime pas les moules.
Ceux où l'on doit entrer pour contenter tout le monde au
prétexte fallacieux qu'il n'y a qu'une façon
d'être accepté.Ceux où l'on vous
enferme en fonction de votre statut social, de votre sexe ou de la
couleur de vos yeux.
J'ai offert des garages à ma fille et des poupées
à mon fils. Même si dorénavant la
première ne jure que par le rose et le second par les
survêt.
Avant même de me retrouver éperdument seule avec
mes trois énergumènes, je savais combien ces
affreux-là m'étaient, viscéralement,
intrinsèquement, essentiels.
Ce n'est pas d'être hétérosexuel qui
fait naître le désir d'enfant et on ne demande pas
aux parents de passer un examen pour avoir des marmots.
Être hétéro n'a jamais
été l'assurance d'être un parent
parfait... »
Aujourd'hui j'ai lu le billet d'Alexia alors je vais
compléter le fond de ma pensée et
préciser que quand je lis cette prose je ne peux
m'empêcher d'y sentir les remugles de
l'hétérophobie.
Je suis désolée mais moi je n'y vois que le
recours à la caricature pour mieux dresser des murs,
exactement du même acabit que ceux qui s'imaginent que les gays
sont tous des grandes folles irresponsables et les lesbiennes de
mauvaises mères.
Non, les hétéros sont pas tous des gros beaufs
qui se gonflent de leur virilité en comptant le nombre de
marmots dont ils ont engrossé leur morue en puant la
bière.
Quant au petit couplet sur la famille de con, il me fait vomir. Il me
fait penser à ces gays vieillissant qui ne supportent
même plus la présence d'un enfant ou de certaines
qui hurlent de rire en traitant de vaches à lait celles qui
choisissent d'allaiter leur enfant.
Combattre l'intolérance par l'intolérance est un
mauvais combat et ce n'est pas en s'envoyant des caricatures
à la figure que les choses avanceront, loin de là.
Être homo ou hétéro ne change rien
quand il s'agit d'élever des enfants. Et je connais quant
à moi des couples homosexuels qui ne demanderaient rien de
mieux que de mener la vie des couillons que l'on montre du doigt en se
couchant tôt après avoir fait les devoirs avec
leur enfant. Est-ce que cela fait d'eux des auteurs de famille de cons ?
Cela feraient-ils d'eux d'aussi couillons que ces
hétéros que l'on brocardent aujourd'hui ?
Et que penser de ces hétéros qui n'en n'ont pas
eux des enfants ? Qui n'en veulent pas et qui ont le droit, ils sont
quoi dans ce tableau aux colonnes si bien
séparées ?
Je trouve hallucinant que l'on puisse d'emblée et de facto
interdire à des homosexuels d'avoir des enfants. Mais je ne peux
m'empêcher de penser que ce genre de discours
pétris de lieux-communs faciles est vraiment la preuve qu'il
reste pas mal de chemin à faire pour tolérer
qu'être parent n'a rien strictement rien à voir
avec la sexualité...
Et que faire des moules pour en combattre d'autres n'est pas un bon calcul.
Par Veuve Tarquine
jeudi 30 juin 2005 à 19:45
De bric en vrac
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mercredi 29 juin 2005
Ce billet constitue la preuve
flagrante que je suis une râleuse
invétérée et qu'au lieu de rechercher
la cause probable d'un dysfonctionnement j'accable injustement un
pauvre fournisseur d'accès qui ne m'a rien fait !
En effet, la cause de mes
désagrément tenait à la
présence d'un vigilant logiciel anti-agression et
anti-grippe et ne pouvait donc être imputable à ce
malheureux F.A.I. free !
Merci à Monsieur H_I de m'avoir soufflé la
solution !
Je prie l'honorable société Free d'excuser mon
impétuosité et laisse pour la
postérité, et comme acte de contrition, mon
billet à la vindicte publique !
Ô joie toujours renouvelée de ces liens
qui, à dessein ou non, vous font perdre des heures
à tourner en rond...
Pour supprimer une adresse sur un compte free, vous trouverez sans aucune
difficulté cette page intitulée «
Supprimer une adresse e-mail en racine *@free.fr »
où l'on vous indiquera qu'il « suffit
de cliquer en bas de page pour entrer en contact avec l'un de nos
collaborateurs et lui indiquer les identifiants du compte principal
ainsi que ceux du compte secondaire que vous voulez
supprimer. +
Puisque ce clic suffit, cliquons donc incontinent
sur le lien idoine nommé de manière comminatoire
: « Cliquez ici + !
Las, rien ne se produit d'autre que de vous renvoyer à
l'origine de la FAQ
dont il est nécessaire de tarir le savoir avant de pouvoir
être orienté vers le formulaire de contact
espéré.
Là où un clic suffisait, espérez
plutôt, en choisissant habilement votre rubrique, ne pas
imprimer plus d'une dizaine de pressions sur les dos de votre souris...
De liens en liens, la farandole des questions
épuisée, voici qu'apparaît le bout du
tunnel, celui par lequel vous pourrez fuir ce site qui vous signifie
que là où un clic suffit il vous en faudra bien
20 !
Le voici cet inestimable lien, ces quelques octets qui à
force d'impatience et d'espoir deviennent l'eldorado du
freeenaute !
Certes, il ressemble étrangement à celui qui,
économe, devait vous satisfaire en un coup ! Lui
aussi clame « Cliquez ici + !
mais sans doute, puisque tant d'efforts ont été
dispensés, se montrera-t-il à la hauteur de nos
espérances, nous permettant d'accomplir sans plus d'encombre
ce que Free
lui-même nous demande de faire à savoir « entrer
en contact avec l'un de (ses) collaborateurs +.
Le clic vous renverra dans la seconde (saluons au passage la
rapidité de l'aiguillage) vers l'endroit d'où
vous venez et où l'on vous enjoint, sans le moindre humour,
de « naviguer par thématique
ou taper un ou plusieurs mots clés afin de cibler votre
recherche. Si vous n'avez pas trouvé de réponse
à votre question vous pourrez, à l'issue de votre
recherche, envoyer un message à nos
équipes. + avant de conclure : « Bonne
utilisation du service — L'équipe de
Free +.
Et apprenez que les petits malins qui penseraient s'échapper
de la sournoise machination de cette FAQ en perçant la page "contact"
seront impitoyablement renvoyés dans la tourmente de
celle-ci à moins de cracher au bassinet à raison
de 0,34 euros la minute pour avoir l'insigne honneur de joindre
l'indispensable collaborateur par téléphone ou
à raison de 1.35 euros TTC par appel (+ 0.34 par minute) si
vous escomptez lui faire part de votre requête par le
truchement d'un télécopieur !!
Zeus et Hadès sont des cons !
Franchement ! Si au lieu de condamner ce pauvre Sishyphe
à pousser son caillou en haut d'une montagne, ils l'avaient,
comme Free,
soulager avant chaque ascension du poids d'une pièce, ils
n'auraient peut-être pas sombrés corps et biens
avec la première secte venue !
Si l'un de vous connaît l'adresse du précieux
collaborateur de Free, il sera, comme
Ζεύς
πάτερ : le seul à pouvoir
me débarrasser de cet insupportable fardeau !
Par Veuve Tarquine
mercredi 29 juin 2005 à 20:33
De bric en vrac
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Terriblement émouvant, terriblement poignant : Le bal des débutantes sur Racontards :
« Sur le papier, ça semble en effet formidable :
du cul, la pilule, pas de sida et des paradis artificiels, nous
étions les rois du monde. Sur le papier. Si le changement de mentalité
était patent, il était tout neuf. Et nous avions
tout de même été
élevés avec des principes d’un autre
âge. Nous étions libérés,
soit, mais coincés. »
Le bal des débutantes 1
« Non, il fallait rompre avec les habitudes
petites-bourgeoises et s’envoyer en l’air dans les
parkings, les ascenseurs, sur les aires d’autoroute, dans la
buanderie des voisins à qui ils étaient venus
emprunter un peu de sel. Exhiber leur sexualité explosive et
bruyante. »
Le bal des débutantes 2
« Mon père n’étais donc pas
encore tombé de son piédestal. Je
l’aimais et – croyais-je – il
m’aimait. Aussi, quand il commença à me
tripoter n’ai-je pas vraiment résisté.
Une autre de ces bizarreries. »
Le bal des débutantes 3
Par Veuve Tarquine
mercredi 29 juin 2005 à 11:41
Blogs à brac
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Moi que l'on appelait la marmotte, j'ouvre
désormais les yeux dès potron-minet
Alors je me lève sans bruit et dans le petit jour, je les
regarde dormir.
Je surprends un battement de cil, une esquisse de sourire,
Je lisse une joue fripée d'une fronce de taie d'oreiller
Lentement ils expirent,
Lentement ils inspirent,
Je me repais de leur beauté et de leur
sérénité
Je cherche aussi les traits qu'ils tiennent de leur papa
Alors dans le silence des matins blancs, j'écrase parfois
une larme qu'ils ne sauront pas.
Par Veuve Tarquine
mercredi 29 juin 2005 à 00:09
Les Tarquinioles
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mardi 28 juin 2005
Il s'est enfin endormi, sans rien dire.
Juste blotti contre moi en regardant un film.
Il a séché ses larmes devant Garfield la tête sur l'épaule de sa mère et doucement il a rejoint Morphée.
Il pleure presque sans bruit.
Juste parce qu'il n'a « vraiment pas le moral ».
J'aimerais tant avoir une baguette magique...
Juste pour redonner le sourire aux enfants
Et aussi lui donner confiance dans la vie.
Qui lui a tant pris...
Par Veuve Tarquine
mardi 28 juin 2005 à 01:06
Les Tarquinioles
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lundi 27 juin 2005
Tarquinet pleure le matin, Tarquinet pleure le soir.
Tarquinet dégringole doucement.
Je ne parviens pas à tarir ses larmes, mais je peux les essuyer.
Alors je reste avec lui.
Le temps qu'il faudra.
Par Veuve Tarquine
lundi 27 juin 2005 à 22:58
Les Tarquinioles
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dimanche 26 juin 2005
Je n'aime pas les gens lisses. Je n'aime pas les gens parfaits.
Je n'aime pas les blogs lisses. Je n'aime pas les blogs parfaits.
J'aime chez tous les autres leur faiblesse, et j'aime encore plus la force qu'ils
ont de le dire.
Je n'aime pas les blogs en représentation où l'on
ne pense qu'à séduire.
Je n'aime pas les blogs vitrine où l'on se met en
scène.
Je ne suis pas très douée pour les manipulations
et trop directe pour jouer en chatouillant une plume. Alors je dis ce
que je suis sans me soucier de me déguiser.
Au final, je m'aperçois que peu de gens
perçoivent les nuances et qu'ils seraient surpris s'ils
savaient que ce n'est pas parce que l'on ne grime pas une seconde
qu'elle vaut une éternité.
Ils seraient sans doute
déçus, s'ils savaient que je suis
plutôt d'un tempérament urbain... Le plus
surprenant étant mon indifférence quant
à ce constat. Après tout l'authenticité
ne vaut que pour ceux qui y croient. Pour tous les autres, elle est un
mensonge !
Par Veuve Tarquine
dimanche 26 juin 2005 à 23:05
Blogs à brac
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jeudi 23 juin 2005
Contorsions en robe au Palais dans une cabine sub-exiguë pour
rajuster à peu près correctement triple
épaisseurs et ordonner celles-ci d'une façon
convenable. L'appareil de justice s'accommode mal des ourlets
troussés ou des boutons qui marient mardi avec mercredi !
Et puisque l'on parle de toilettes, permettez moi de vous dire que
s''il est quelque chose dont tout avocat doit se méfier ce
sont bien des sièges au milieu desquels de
subreptices et dangereux terroristes déposent le plastic qui
anéantira la défense de l'avocat le plus
talentueux... Le chewin-gum ! Le chewin-gum ruine la plaidoirie de
l'avocat et cela même alors que les magistrats qui lui font
face ne le voient pas ! Il agit par voie collatérale !
Imaginez donc ce que provoque dans une salle d'audience un chewin-gum
gigotant sur les fesses d'un éminent Conseil au rythme
cadencée de sa vibrante démonstration... Un
désastre de rires gras et de coups de coude
égrillards.
Par chance, je n'ai pas encore été victime de
pareil attentat mais je tremble! Et, dans les salles en liesse, je ne
manque jamais de vérifier l'intégrité
de ma dignité d'un rapide coup d'œil au dessus de
l'épaule !
Voilà quelles étaient mes pensées en
rajustant mes effets quand un souvenir cuisant est venu souligner le
danger de ma rêverie.
C'était en troisième année de droit,
les épreuves duraient des heures et me jetaient à
mi-parcours dans les toilettes afin d'y absorber en catimini la dose de
cigarette sans laquelle mon cerveau s'arrêtait net !
J'étais ainsi occupée à
satisfaire tant un besoin naturel qu'à nourrir mon esprit de
cette délétère ambroisie qu'une
lumineuse idée envahit celui-ci ! Une de ces
pensées que l'on sait aussi fugitives qu'essentielles, de
celles qui vous feront avoir des félicitations au lieu d'un
coup de pied au cul !
Bref, je fonce ! J'écrase ma douce tige interdite avec
autant de détermination que de regrets et je monte, je
monte, je monte ces interminables escaliers de ce qu'était
à l'époque (et l'est peut-être encore
aujourd'hui) le plus grand amphithéâtre de Paris :
1.400 places et des hauteurs vertigineuses ; soit le "grand amphi" de
Paris II.
Parvenue à mi-course, la justesse de mon raisonnement laissa
place à un doute insidieux : "Qu'est-ce donc qui peut ainsi
m'alourdir la taille ?" Une main portée à
celle-ci me renseigna incontinent : ma jupe était sur toute
sa longueur compressée dans mon collant (nous
étions en février) laissant apparaître
sous ce seul sous-vêtement mes fesses à la
studieuse assemblée...
Dans le silence pesant de ces examens épineux j'ai cru
percevoir l'hilarité de quelques surveillants dont
— malédiction !! — mon chargé
de T.D. qui présidait à l'accès des
W.C... Le rouge au front je ne me suis bien gardée de me
retourner, me replongeant, l'air grave et
pénétrant, dans l'étude du roi des
droits... le droit civil!!
Par chance, j'ai réussi cet examen, ce qui me permet de dire
aujourd'hui que j'ai réussi dans la vie... en
dépit de mes fesses.
Par Veuve Tarquine
jeudi 23 juin 2005 à 23:10
De bric en vrac
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mercredi 22 juin 2005
Un immense merci à Madame Nicole Sitruk, formidablement talentueuse !
Par Veuve Tarquine
mercredi 22 juin 2005 à 22:30
De bric en vrac
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Quand j'étais petite, j'avais des idées très arrêtées :
Quand je disais à quelqu'un que je ne l'aimais pas et qu'il me répondait « tu n'es pas gentille parce que moi je t'aime » j'en concluais que cette personne était désespérément stupide.
Quand une personne que je ne connaissais pas se mettait tout soudain à avoir des gestes d'affection pour moi et à dire que j'étais comme ci (avec une mère directrice d'école il se trouve toujours des gens pour vous trouver plein de qualités), la première chose qui me passait par la tête c'était de la mordre pour lui démontrer par "a" plus "b" que je n'étais pas exactement une enfant rêvée.
Quand j'entendais des adultes affirmer de façon péremptoire que "les jumelles" étaient comme ça, alors qu'ils étaient eux-même incapables de comprendre qu'il y avait non pas une entité mais deux personnes, je dois reconnaître qu'on leur donnait souvent raison... en se transformant en démons...
Je n'ai jamais eu de petit copain qui se soit avisé de sortir avec moi pour épater la galerie, d'abord, soyons honnête, parce que je ne faisais pas partie de celle que l'on courtise, ensuite parce que je l'aurais sans doute étripé sans barguigner.
Aujourd'hui, je n'ai pas beaucoup changé.
Quand mes enfants me disent qu'ils m'aimeront toujours, je leur dis que j'en serais ravie mais qu'ils n'en savent rien... et qu'un jour peut-être ils ne m'aimeront plus et que c'est leur droit le plus strict.
Et il m'est un souvenir pénible, presque intolérable, celui d'une nuit où j'attendais de savoir dans un service de neuro-chirurgie si mon mari allait conserver ou non une infime chance de survie. Je n'avais pas dormi depuis 40 heures, j'avais connu les pompiers, le samu, la franchise des médecins (dont je leur sais gré), l'attente intolérable dans ces couloirs peints en blanc sale entrecoupée de cigarettes avalées à s'en étrangler puis furieusement écrasées. Ils m'avaient laissé le voir, inconscient, intubé, quelques secondes avant l'intervention. il allait mourir maintenant sur cette table d'opération ou conserver une petite chance de survie. Et j'attendais, ne pensant à rien d'autre qu'à mon mari. Et durant cette nuit la plus longue de mon existence, alors que toutes les cellules de mon corps ne vivaient plus que pour savoir s'il était déjà mort ou simplement en sursis, brutalement il s'est trouvé quelqu'une pour me dire qu'elle m'aimait et qu'elle m'avait toujours aimé mais que moi je n'avais jamais voulu de cet amour. Comme ça soudainement alors que c'était la chose dont je me moquais le plus au monde, alors que je ne comprenais même pas ce qui pouvait me valoir un tel discours. Parce qu'elle était aussi malheureuse que moi et que je le savais, et que ma réponse aurait dû être exactement celle qu'elle attendait, je l'ai détesté du plus profond de mon être. Je me souviens alors avoir fermé les écoutilles, de m'être enfermée dans mes pensées, recroquevillée, concentrée sur la seule chose qui comptait à mes yeux, mon époux -son fils -. Et de n'avoir rien répondu.
Par Veuve Tarquine
mercredi 22 juin 2005 à 20:30
De bric en vrac
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mardi 21 juin 2005
Je viens de récupérer cette espèce de petite chose fragile qui joue les effarouchés, en la personne de mon VAIO.
Premier constat, j'ai loupé les trois quart des messages que j'ai reçus depuis trois semaines en raison d'un classement anti-spam de mon webmail auquel je n'avais pas prêté garde !
Deuxième constat sur deux adresses, j'ai environ 300 messages à traiter... (la plupart sont de vrais indésirables mais comme thunderbird vient d'être installé il n'est pas très performant sur la détection de ceux-ci !)
Conclusion : je file tapoter sur les touches de ma souffreteuse bécane...
Nota bene : Si vous m'avez écrit et que je ne vous ai pas répondu, attendez quelques jours avant de me vouer aux gémonies !
Par Veuve Tarquine
mardi 21 juin 2005 à 23:41
De bric en vrac
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lundi 20 juin 2005
Saveur singulière — C'était le mois des
examens, le mois où j'étais certaine d'avoir tout
raté, où je n'avais plus qu'une idée
en tête c'était que tout soit enfin
terminé pour pouvoir fuir comme une
dératée vers la session musicale de Saugues
début juillet.
Plus tard, c'était le mois des projets, celui où
l'on savait que l'été allait bientôt
nous emporter vers le sud et nos habitudes. Celles d'être
ensemble et de nous retrouver là où
nous nous étions rencontrés.
Puis, c'était le mois des ballades, celles où
nous partions avec notre marmaille au grand complet pédaler
en Forêt de Rambouillet, le mois où l'on gonflait
la piscine dans le grand jardin de la demeure.
« Maman, en ce moment je pense beaucoup à Papa
» me dit Tarquinette.
« Moi aussi » ajoute Tarquinet.
Juin, c'est le mois où je leur réponds,
« Je sais bien — Je le sens bien » et
où j'essaye de leur changer les idées.
Juin, c'est le mois où j'ai toujours peur de tout rater.
Juin a toujours une saveur particulière, celle de savoir que
désormais plus aucune coupure ne pourra me faire oublier mes
tourments.
Longtemps, j'ai cru que ce qui m'avait le plus sûrement
envahi à la mort de Tarquin l'aimé
était la colère. Je me trompais.
En juin, je sais que c'est la peur qui
me tient au ventre.
Par Veuve Tarquine
lundi 20 juin 2005 à 23:46
Chagrine Tarquine
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dimanche 19 juin 2005
- Se téléphoner pour s'apercevoir que l'on fait la queue l'un à côté de l'autre, c'est une histoire vraie et ce n'est pas Lolosquarred qui me démentira !
- Il a fait très chaud !
- Il n'a pas été très facile de se retrouver j'espère que tout le monde nous a rejoint.
- Je me félicite d'avoir épuisé mes fauves en les lâchant tôt le matin dans le bois de Vincennes sur leur vélos, je n'imagine ce qu'ils auraient fait subir aux honorables participants de Paris-Carnet dans le cas contraire !
- Une mention particulière doit être décernée ici aux Fûûùmants roses, à Thomas et à Meusa qui ont résisté avec patience et brio aux assauts des tarquinets.
- Mener une conversation de front tout en comptant et surveillant mes marmots est une entreprise dans laquelle je n'excelle pas exactement, je n'étais donc pas la commensale rêvée...
- Il y aurait plein d'autres choses à raconter mais pour l'heure je cours rejoindre mon lit !
Par Veuve Tarquine
dimanche 19 juin 2005 à 22:59
Blogs à brac
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samedi 18 juin 2005
Kermesse ce matin, (comme 90 % des parents d'enfants en âge d'être à l'école maternelle ou primaire), pique-nique demain ! Jusque là tout va bien !!
Le souci c'est que j'ai un immense coupon de tissu entre les mains dont il faut que ma fille soit vêtue d'une façon au moins décente pour son spectacle de danse lundi !
Suite au prochain épisode...
Par Veuve Tarquine
samedi 18 juin 2005 à 17:31
Les Tarquinioles
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Maricica Cornici, 23 ans, était schizophrène et selon « la none Marta, comme ses autres consoeurs : "Si elle est morte, c'est parce que Dieu l'a voulu !"+
Le 13 juin, avec l'aide des mêmes soeurs, il attache avec des chaînes la femme démonisée sur une croix et lui enfonce un chiffon dans la bouche pour interdire au démon de s'exprimer. Elle n'a droit qu'à quelques gouttes d'eau bénite aspergée régulièrement sur son corps, frappé à intervalles réguliers. Cependant, le démon résiste et ne se décide à s'enfuir que trois jours plus tard, dans la matinée du 15 juin, mais en prenant au passage l'âme de Maricica, trouvée morte sur la croix. "Le décès de la victime est dû à une violence corporelle très grave" , a précisé Mihaela Straub, porte-parole de la police locale.
"Il fallait chasser le démon du corps de Maricica" — Le Monde — samedi 18 juin 2005.
Par Veuve Tarquine
samedi 18 juin 2005 à 16:33
De bric en vrac
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Deux mois durant, ce spécialiste des os brûlés a ausculté la momie de sainte Roseline de Villeneuve pour tenter d'identifier l'origine des taches blanches qui étaient apparues sur ses mains et ses pieds : «Quand nous lui avons expliqué le but de nos recherches, l'archevêché s'est montré plus que compréhensif, coopératif. Ce ne fut pas le cas des ouailles. Un jour, un petit commando a débarqué dans le labo pour vérifier que nous n'avions pas déshabillé la sainte ! D'autres ont envoyé une pétition à mon ministre de tutelle.+
Légistes ès reliques — Libération — samedi 18 juin 2005.
Par Veuve Tarquine
samedi 18 juin 2005 à 09:52
Déambulations
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jeudi 16 juin 2005
J'écris des mots, sans cesse et sans relâche. Je
noircis mes carnets pour ne pas en venir au fait que tôt ce
matin, j'ai lu le billet de Laurent.
Et que j'y ai pensé toute la journée.
Et que durant tout le jour une petite voix lancinante m'a
soufflé de passer enfin le pas et de glisser dans un collier
ce que je porte au doigt.
Autour de mon cou avec la sienne, sur la chaîne qu'il
portait, serait une solution acceptable.
Malgré la profondeur et la justesse de ce billet, j'ai
conservé à l'annulaire mon alliance.
Par Veuve Tarquine
jeudi 16 juin 2005 à 23:48
Tarquin et Tarquine
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Un jour que j'allais chercher un
délibéré à la Cour, j'ai vu
un homme pleurer. Il avait l'âge d'être mon
père et avait un fils à peine plus jeune que moi.
C'était la sixième fois qu'il m'accompagnait dans
un prétoire au Palais.
La première fois, à la fin de ma plaidoirie, la
présidente m'avait lancé un misérable
« Maître, vous n'y connaissez rien ! »
avant de me débouter de la totalité de mes
demandes, relaxant le prévenu dans la foulée.
C'était la sixième fois qu'il m'accompagnait.
J'étais près de la greffière
à solliciter l'arrêt, il était dans la
salle. J'ai lu les premiers mots du dispositif et j'ai tout de suite
su. La salle de la première chambre est immense, il
était bien trop loin pour que je puisse lui parler alors
j'ai fait un signe de tête. Et brutalement, je l'ai vu se
mettre à pleurer.
Il avait l'âge d'être mon père et j'ai
vu ses larmes couler parce que je venais de hocher la
tête. Son fils d'une vingtaine d'année et
paraplégique allait pouvoir être
indemnisé au bénéfice d'un article du
code de la sécurité sociale superbement
ignoré.
Hier, la famille de la victime était contente. Ils n'ont pas
tout compris mais ils ont vu que j'ai plaidé sans rien
lâcher, en bouleversant le motif des poursuites initialement
retenues par le parquet, en proposant une autre explication et en
décortiquant un article superbement ignoré du
Code de sécurité sociale...
Quand, à la fin de ma plaidoirie et d'un grand silence, le
président m'a demandé si j'avais l'habitude de
plaider avec autant de fougue, j'ai répondu, ce qui
était vrai que cette affaire me tenait à
cœur.
J'aurais pu rajouter que lors que j'avais à peine 30 ans
j'ai vu un homme qui avait l'âge de mon père
pleurer de joie parce qu'après une interminable bataille,
l'avenir de son fil était un peu moins noir grâce
à un article du code de la sécurité
sociale superbement ignoré.
Si j'avais été honnête, je lui aurais
dit aussi que plus jamais je ne laisserai un magistrat me dire que je
n'y connais rien...
Et sous le sceau de la confidence, je
vous dirais que je crois bien avoir gagné...
Par Veuve Tarquine
jeudi 16 juin 2005 à 23:38
(non) droit ou (in)justice
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J'ai annoncé que j'allais partir, quitter le Cabinet pour
poursuivre d'autres projets. Cela n'a l'air de rien, mais c'est un
sacré tournant dans ma vie...
Par Veuve Tarquine
jeudi 16 juin 2005 à 23:15
De bric en vrac
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Depuis quelques temps, Tarquinet l'aîné se balance
parfois en regardant la télé. Un mouvement
lancinant d'avant en arrière. Et puis ses yeux se perdent
dans le vague quand on parle de Papa.
Lundi-matin, sur le perron de l'école, j'ai vu la panique
l'envahir et ses mains me saisir me suppliant de ne pas le laisser.
J'ai mis un quart d'heure à défaire ses petits
doigts de mon cou mais je ne suis pas parvenue à faire taire
ses pleurs.
Ce soir, Tarquinet m'a dit que oui, il voulait bien retourner chez le
pédopsychiatre
et que oui, il voulait le voir seul, sans sa sœur...
« Oui mon chéri » j'appellerai demain
à la première heure.
Par Veuve Tarquine
jeudi 16 juin 2005 à 23:13
Les Tarquinioles
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mardi 14 juin 2005
Je viens de remplir ma feuille de participation au grand jeu
de l'été : « "Hôtel des Blogueurs" Le
feuilleton de l'été
»
Je me suis déjà amusée comme une folle
à camper mon personnage sur le formulaire d'inscription...
personnage dont je ne dirais rien, bien évidemment !
Je sens qu'il va y avoir du suspense cet été...
- Qui est cette vieille acariâtre à la
chambre 26 qui subtilise les cendriers ?
- Quel est donc ce malotru que j'entends ronfler toutes les
nuits ?
Gageons que nous aurons bien une ou deux histoires de
cœurs !
Toutes les précisions sur cette géniale
mise en situation de blogueurs se trouvent chez la fée Kozlika.
Par Veuve Tarquine
mardi 14 juin 2005 à 23:34
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Les tarquinets ont mis en commun leur savoir-faire pour mettre
au point une arme redoutable à la seule fin de terrasser
leur mère, j'ai nommé : «
l'attaque aux câlins en concertation »
Cela vous semble peut-être évident mais pour ces
trois affreux-là, cela requiert un niveau de synchronisation
particulièrement élevé et au premier
chef celui de savoir taire leurs intestines querelles !
C'est ainsi que le soir, dans le grand lit qui n'est plus conjugal mais
familial, après l'histoire vespérale, au moment
même où va fuser le sempiternel «
hop ! au lit ! » trois petites
têtes me sautent dessus, qui sur mes épaules, qui
sur mon ventre en glapissant d'une voix aussi obséquieuse
qu'enjouée des « oh ! des
câlins Maman qu'on aime à la folie d'amour et
qu'on aimera toujours... »
Alors de les voir si ravis de leur nouvelle trouvaille, les yeux
pétillants de bonheur, de complicité et
d'espérance, de les sentir tous les trois contre moi, plein
de vie, de mouvements et d'amour, d'entendre leurs rires de malice et
leur miel de tendresse, je ne peux pas m'empêcher de les
aimer du plus fort de mon être, et de me laisser à
rire avec tapage, sans retenue, à gorge
déployée, sans craindre de gêner les
voisins ou d'y perdre mon autorité !
Et puis, dans un concert de cris, de youyous et de hurlements de joie,
je les empoigne un à un, je les cale sur mes chevilles et
d'un rapide lancement de jambes je les projette dans les airs, je les
fais voler, rien que pour entr'apercevoir l'éclat fugitif de
leur yeux avant leur atterrissage sur un tarmak de chatouilles.
Et ça se bat pour le prochain départ, et
ça tente une place de co-pilote clandestin et ça
me cajole pour prendre de l'altitude ou pour battre un record de
vitesse ou de fulgurance d'un décollage !
Si vous saviez le bruit que cela fait quatre tarquinioles qui font
corps et mélangent leurs rires ! C'est notre
façon à nous conjurer le sort et même
de se moquer, pour un instant, de la mort.
Par Veuve Tarquine
mardi 14 juin 2005 à 00:10
Les Tarquinioles
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lundi 13 juin 2005
Certains commentaires valent plus long que des billets :
Celui de Calixto vaut de l'or :
Dans ce lointain pays qu'est l'Argentine, et dans cette encore plus lointaine province de Jujuy, où on explique que "Dieu est partout, mais il reçoit à Buenos Aires", Romina ne POUVAIT PAS dire qu'elle avait été violée : cela serait retombée sur elle. D'ailleurs, on l'a bien vu pendant le procès, où la procureure a expliqué que Romina n'avait pas été violée, car à 18 ans, elle sortait en boîte, se maquillait et portait des mini-jupes : c'est bien donc qu'elle avait des moeurs légères, hein.
Bref, Romina a caché sa grossesse à tout le monde, passant de 48 à 53 kilos sans que personne de sa famille ne s'en rende compte. Elle avait "honte et peur", a-t-elle dit.
"Qui était Romina ? vivait elle seule ? en ville ou dans une campagne isolée ?"
Romina EST (elle n'est pas encore morte) une jeune fille d'un milieu pauvre, qui a passé son enfance et une partie de son adolescence avec des parents violents, qui la battaient, elle et ses soeurs. Jusqu'à ce que sa soeur plus âgée, de 40 ans, l'emmène vivre avec elle et son autre soeur. Là, sa vie a changé. Alors qu'au primaire, elle a redoublé de nombreuses classes, se faisait encore pipi dessus, etc., elle est devenue une élève modèle et n'a plus redoublé aucune classe. Elle était en Terminale lorsqu'elle a été violée. Elle sortait tous les week-end en boîte, ce qui est visiblement une faute gravissime qui la rend méritante du viol qu'elle a subi, selon certains.
Elle a été violée par un voisin à la sortie d'une des boîtes de nuit. Voisin qu'elle a ensuite croisé tous les jours et qui se moquait d'elle.
Voisin qui explique aujourd'hui qu'il a bien eu une relation avec Romina, mais consentie, et que donc elle aurait dû être condamnée à perpétuité. Voisin qui n'a été arrêté que 8 mois après que Romina a porté plainte contre lui, et uniquement parce qu'une manifestation a été organisée devant les tribunaux pour réclamer son arrestation. Il a été libéré au bout de 23 jours, "faute de preuves". Le juge a refusé de faire un test d'ADN ou une autopsie du cadavre du bébé.
"Dans quelle conditions précisément le bébé a t il été tué ? accident ou volonté délibérée ?"
S'il s'agissait d'un accident, nous n'en serions pas là.
Romina a tenté d'avorter dès qu'elle a su qu'elle était enceinte. Un médecin le lui a refusé (je rappelle que l'avortement est illégal en Argentine, sauf en cas de danger pour la santé ou la vie de la femme enceinte, et en cas de viol ou d'agression sexuelle "sur femme idiote ou démente", mais aucun cas de figure n'est jamais appliqué dans les hôpitaux, les directeurs craignant des procès et refusant donc de réaliser les avortements). Elle a donc tenté de le faire seule, en vain. Vers 6 mois et demi de grossesse, elle a pris un tas de laxatifs, pensant qu'avec ça elle pourrait avorter. Quelques jours plus tard, elle a senti des contractions et a cru qu'elle avortait enfin. Seule dans sa salle de bain, elle n'a pas avorté, mais a accouché d'une petite fille en vie. Voyant sur le visage du bébé celui de son violeur, elle l'a mis dans une boîte à chaussures, a fermé la boîte et a donné plusieurs coups de couteau, couteau avec lequel elle venait de couper le cordon ombilical. Lorsque sa soeur l'a découverte dans la salle de bain, elle a emmené Romina et le bébé à l'hôpital. Celui-ci est mort deux jours plus tard et Romina a été arrêtée.
"était elle saine d'esprit ?"
Pas selon la psy qui la suit.
Elle considère que Romina a été prise d'une crise psychotique, suite à un stress post-traumatique dû au viol. Selon elle, Romina n'avait, sur le moment, aucune conscience de ce qu'elle faisait. Symboliquement, ce n'est pas le bébé qu'elle tuait, mais son violeur.
Cela dit, Romina se sent très coupable de son geste, elle explique que le jour où elle sortira de prison, la première chose qu'elle fera sera d'aller sur la tombe du bébé.
Elle a passé 28 mois (plus de 2 ans !!!) en prison en attente de jugement. Le juge a mis 11 mois avant de la mettre en examen pour homicide.
La justice, en Argentine, cela n'existe pas. Et encore moins à Jujuy. Et encore moins pour une personne pauvre. Et encore moins si c'est une femme.
Par Veuve Tarquine
lundi 13 juin 2005 à 16:20
(non) droit ou (in)justice
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samedi 11 juin 2005
Romina Tejerina, mineure, a été violée
par un de ses voisins et s´est retrouvée enceinte.
En Argentine, l´avortement est illégal. Cachant sa
grossesse, Romina a finit par accoucher et par tuer le
nouveau-né. En fait, à sept mois de grossesse
elle a accouché toute seule dans sa salle de bain, et suite
au stress post-traumatique, a blessé mortellement la
nouveau-née.
Elle vient d’être condamnée à 14 ans de prison, le procureur avait demandé
perpétuité.
Via Argentine au jour le jour
Cela se passe en 2005 et en Argentine.
Dans le même temps, au Vatican, d'autres invitent « les familles chrétiennes à défendre "l'intangibilité de la vie humaine, de la conception à son terme naturel »
Je serais curieuse de savoir, si tant est qu'il existe, ce que dieu penserait du sort de cette gamine violée à 14 ans, portant, dans ce corps à peine sorti de l'enfance, les oeuvres de ce viol qu'elle enfantera seule dans une salle de bains avant d'être condamnée à l'enfermement...
Edit : Contrairement à ce que j'ai écrit Romina n'avait pas 14 ans mais 18 ans, ce qui vous en conviendrez ne change pas grand chose au problème...
Par Veuve Tarquine
samedi 11 juin 2005 à 09:47
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Je viens de récupérer mon VAIO avec le papillon suivant : « de par la nature du problème que vous avez rencontré et suite aux divers tests effectuées sur votre produit, nous avons procédé aux manipulations ci-dessous : échange du disque dur, restauration complète du système, vérification de la conformité etc. etc. »
Quelque chose m'intrigue quand-même, et je ne résiste pas à partager mon doute avec tous les geeks qui me font l'honneur de passer par ces pages :
Je retrouve toutes mes connections réseaux intactes (le vieux réseau que j'avais fait avec un câble ethernet et que je ne suis jamais parvenue à supprimer, ainsi que le réseau Wi-FI de mon domicile).
Tant mieux pour ma configuration Wi-Fi que je n'aurais pas à refaire mais est-ce logique qu'elle soit encore présente si on m'a changé le disque dur ? (toutes les autres données ont complètement disparues).
Il doit y avoir une explication logique mais elle m'échappe totalement... Si l'un de vous à la réponse, je la prends avec plaisir et maints remerciements !
Par Veuve Tarquine
jeudi 9 juin 2005 à 12:20
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