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jeudi 30 juin 2005


L'hétérophobie ? Parlons-en !

Hier soir, j'avais commencé un billet, un billet pour dire que je ne comprenais pas comment au 21 ème siècle on pouvait condamner au nom de la morale, des couples à ne pas avoir d'enfants.

Il commençait ainsi :

« Je n'aime pas les moules.
Ceux où l'on doit entrer pour contenter tout le monde au prétexte fallacieux qu'il n'y a qu'une façon d'être accepté.Ceux où l'on vous enferme en fonction de votre statut social, de votre sexe ou de la couleur de vos yeux.

J'ai offert des garages à ma fille et des poupées à mon fils. Même si dorénavant la première ne jure que par le rose et le second par les survêt.

Avant même de me retrouver éperdument seule avec mes trois énergumènes, je savais combien ces affreux-là m'étaient, viscéralement, intrinsèquement, essentiels.

Ce n'est pas d'être hétérosexuel qui fait naître le désir d'enfant et on ne demande pas aux parents de passer un examen pour avoir des marmots.

Être hétéro n'a jamais été l'assurance d'être un parent parfait... »



Aujourd'hui j'ai lu le billet d'Alexia alors je vais compléter le fond de ma pensée et préciser que quand je lis cette prose je ne peux m'empêcher d'y sentir les remugles de l'hétérophobie.

Je suis désolée mais moi je n'y vois que le recours à la caricature pour mieux dresser des murs, exactement du même acabit que ceux qui s'imaginent que les gays sont tous des grandes folles irresponsables et les lesbiennes de mauvaises mères.

Non, les hétéros sont pas tous des gros beaufs qui se gonflent de leur virilité en comptant le nombre de marmots dont ils ont engrossé leur morue en puant la bière.

Quant au petit couplet sur la famille de con, il me fait vomir. Il me fait penser à ces gays vieillissant qui ne supportent même plus la présence d'un enfant ou de certaines qui hurlent de rire en traitant de vaches à lait celles qui choisissent d'allaiter leur enfant.

Combattre l'intolérance par l'intolérance est un mauvais combat et ce n'est pas en s'envoyant des caricatures à la figure que les choses avanceront, loin de là.

Être homo ou hétéro ne change rien quand il s'agit d'élever des enfants. Et je connais quant à moi des couples homosexuels qui ne demanderaient rien de mieux que de mener la vie des couillons que l'on montre du doigt en se couchant tôt après avoir fait les devoirs avec leur enfant. Est-ce que cela fait d'eux des auteurs de famille de cons ? Cela feraient-ils d'eux d'aussi couillons que ces hétéros que l'on brocardent aujourd'hui ?

Et que penser de ces hétéros qui n'en n'ont pas eux des enfants ? Qui n'en veulent pas et qui ont le droit, ils sont quoi dans ce tableau aux colonnes si bien séparées ?

Je trouve hallucinant que l'on puisse d'emblée et de facto interdire à des homosexuels d'avoir des enfants. Mais je ne peux m'empêcher de penser que ce genre de discours pétris de lieux-communs faciles est vraiment la preuve qu'il reste pas mal de chemin à faire pour tolérer qu'être parent n'a rien strictement rien à voir avec la sexualité...

Et que faire des moules pour en combattre d'autres n'est pas un bon calcul.




mercredi 29 juin 2005


Freesyphe !

Ce billet constitue la preuve flagrante que je suis une râleuse invétérée et qu'au lieu de rechercher la cause probable d'un dysfonctionnement j'accable injustement un pauvre fournisseur d'accès qui ne m'a rien fait !

En effet, la cause de mes désagrément tenait à la présence d'un vigilant logiciel anti-agression et anti-grippe et ne pouvait donc être imputable à ce malheureux F.A.I. free !

Merci à Monsieur H_I de m'avoir soufflé la solution !


Je prie l'honorable société Free d'excuser mon impétuosité et laisse pour la postérité, et comme acte de contrition, mon billet à la vindicte publique !

  

Ô joie toujours renouvelée de ces liens qui, à dessein ou non, vous font perdre des heures à tourner en rond...

Pour supprimer une adresse sur un compte free, vous trouverez sans aucune difficulté cette page intitulée « Supprimer une adresse e-mail en racine *@free.fr » où l'on vous indiquera qu'il « suffit de cliquer en bas de page pour entrer en contact avec l'un de nos collaborateurs et lui indiquer les identifiants du compte principal ainsi que ceux du compte secondaire que vous voulez supprimer. +

Puisque ce clic suffit, cliquons donc incontinent sur le lien idoine nommé de manière comminatoire : « Cliquez ici + !

Las, rien ne se produit d'autre que de vous renvoyer à l'origine de la FAQ dont il est nécessaire de tarir le savoir avant de pouvoir être orienté vers le formulaire de contact espéré.

Là où un clic suffisait, espérez plutôt, en choisissant habilement votre rubrique, ne pas imprimer plus d'une dizaine de pressions sur les dos de votre souris...

De liens en liens, la farandole des questions épuisée, voici qu'apparaît le bout du tunnel, celui par lequel vous pourrez fuir ce site qui vous signifie que là où un clic suffit il vous en faudra bien 20 !

Le voici cet inestimable lien, ces quelques octets qui à force d'impatience et d'espoir deviennent l'eldorado du freeenaute !

Certes, il ressemble étrangement à celui qui, économe, devait vous satisfaire en un coup ! Lui aussi clame « Cliquez ici + ! mais sans doute, puisque tant d'efforts ont été dispensés, se montrera-t-il à la hauteur de nos espérances, nous permettant d'accomplir sans plus d'encombre ce que Free lui-même nous demande de faire à savoir « entrer en contact avec l'un de (ses) collaborateurs +.

Le clic vous renverra dans la seconde (saluons au passage la rapidité de l'aiguillage) vers l'endroit d'où vous venez et où l'on vous enjoint, sans le moindre humour, de « naviguer par thématique ou taper un ou plusieurs mots clés afin de cibler votre recherche. Si vous n'avez pas trouvé de réponse à votre question vous pourrez, à l'issue de votre recherche, envoyer un message à nos équipes. + avant de conclure : « Bonne utilisation du service — L'équipe de Free +.

Et apprenez que les petits malins qui penseraient s'échapper de la sournoise machination de cette FAQ en perçant la page "contact" seront impitoyablement renvoyés dans la tourmente de celle-ci à moins de cracher au bassinet à raison de 0,34 euros la minute pour avoir l'insigne honneur de joindre l'indispensable collaborateur par téléphone ou à raison de 1.35 euros TTC par appel (+ 0.34 par minute) si vous escomptez lui faire part de votre requête par le truchement d'un télécopieur !!

Zeus et Hadès sont des cons ! Franchement ! Si au lieu de condamner ce pauvre Sishyphe à pousser son caillou en haut d'une montagne, ils l'avaient, comme Free, soulager avant chaque ascension du poids d'une pièce, ils n'auraient peut-être pas sombrés corps et biens avec la première secte venue !

Si l'un de vous connaît l'adresse du précieux collaborateur de Free, il sera, comme Ζεύς πάτερ : le seul à pouvoir me débarrasser de cet insupportable fardeau !





Le bal des débutantes

Terriblement émouvant, terriblement poignant : Le bal des débutantes sur Racontards :

« Sur le papier, ça semble en effet formidable : du cul, la pilule, pas de sida et des paradis artificiels, nous étions les rois du monde. Sur le papier. Si le changement de mentalité était patent, il était tout neuf. Et nous avions tout de même été élevés avec des principes d’un autre âge. Nous étions libérés, soit, mais coincés. »
Le bal des débutantes 1

« Non, il fallait rompre avec les habitudes petites-bourgeoises et s’envoyer en l’air dans les parkings, les ascenseurs, sur les aires d’autoroute, dans la buanderie des voisins à qui ils étaient venus emprunter un peu de sel. Exhiber leur sexualité explosive et bruyante. »
Le bal des débutantes 2

« Mon père n’étais donc pas encore tombé de son piédestal. Je l’aimais et – croyais-je – il m’aimait. Aussi, quand il commença à me tripoter n’ai-je pas vraiment résisté. Une autre de ces bizarreries. »
Le bal des débutantes 3





Quand point le jour

Vague esquisse de Tarquinette, belle dormante

Moi que l'on appelait la marmotte, j'ouvre désormais les yeux dès potron-minet
Alors je me lève sans bruit et dans le petit jour, je les regarde dormir.
Je surprends un battement de cil, une esquisse de sourire,
Je lisse une joue fripée d'une fronce de taie d'oreiller
Lentement ils expirent,
Lentement ils inspirent,
Je me repais de leur beauté et de leur sérénité
Je cherche aussi les traits qu'ils tiennent de leur papa
Alors dans le silence des matins blancs, j'écrase parfois une larme qu'ils ne sauront pas.




mardi 28 juin 2005


Absence... (2)

Il s'est enfin endormi, sans rien dire.
Juste blotti contre moi en regardant un film.
Il a séché ses larmes devant Garfield la tête sur l'épaule de sa mère et doucement il a rejoint Morphée.

Il pleure presque sans bruit.
Juste parce qu'il n'a « vraiment pas le moral ».

J'aimerais tant avoir une baguette magique...
Juste pour redonner le sourire aux enfants

Et aussi lui donner confiance dans la vie.

Qui lui a tant pris...




lundi 27 juin 2005


Absence...

Tarquinet pleure le matin, Tarquinet pleure le soir.
Tarquinet dégringole doucement.
Je ne parviens pas à tarir ses larmes, mais je peux les essuyer.
Alors je reste avec lui.
Le temps qu'il faudra.





Un petit cachet pour le lundi matin !

« On rentre dans le labo, je pique le vaccin ultra-rare que le Président va devenir fou si je ne lui ramène pas illico presto cette petite fiole (non, ce n'est pas une contrepèterie) que je glisse dans ma poche, j'en profite pour prendre le plan des caves de la cité des 4000 (ça peut toujours être utile à mon gouvernement) et je décide de sortir de l'usine par le garage. »

"My name is Croft."Un petit comprimé par jour pendant un an




dimanche 26 juin 2005


Fashion-vitrine ?

M.O.I.

Je n'aime pas les gens lisses. Je n'aime pas les gens parfaits.
Je n'aime pas les blogs lisses. Je n'aime pas les blogs parfaits.

J'aime chez tous les autres leur faiblesse, et j'aime encore plus la force qu'ils ont de le dire. 

Je n'aime pas les blogs en représentation où l'on ne pense qu'à séduire.
Je n'aime pas les blogs vitrine où l'on se met en scène.

Je ne suis pas très douée pour les manipulations et trop directe pour jouer en chatouillant une plume. Alors je dis ce que je suis sans me soucier de me déguiser.
Au final, je m'aperçois que peu de gens perçoivent les nuances et qu'ils seraient surpris s'ils savaient que ce n'est pas parce que l'on ne grime pas une seconde qu'elle vaut une éternité.

Ils seraient sans doute déçus, s'ils savaient que je suis plutôt d'un tempérament urbain... Le plus surprenant étant mon indifférence quant à ce constat. Après tout l'authenticité ne vaut que pour ceux qui y croient. Pour tous les autres, elle est un mensonge !




jeudi 23 juin 2005


Toilettes au Palais

Contorsions en robe au Palais dans une cabine sub-exiguë pour rajuster à peu près correctement triple épaisseurs et ordonner celles-ci d'une façon convenable. L'appareil de justice s'accommode mal des ourlets troussés ou des boutons qui marient mardi avec mercredi !

Et puisque l'on parle de toilettes, permettez moi de vous dire que s''il est quelque chose dont tout avocat doit se méfier ce sont bien des sièges au milieu desquels de subreptices et dangereux terroristes déposent le plastic qui anéantira la défense de l'avocat le plus talentueux... Le chewin-gum ! Le chewin-gum ruine la plaidoirie de l'avocat et cela même alors que les magistrats qui lui font face ne le voient pas ! Il agit par voie collatérale !

Imaginez donc ce que provoque dans une salle d'audience un chewin-gum gigotant sur les fesses d'un éminent Conseil au rythme cadencée de sa vibrante démonstration... Un désastre de rires gras et de coups de coude égrillards.

Par chance, je n'ai pas encore été victime de pareil attentat mais je tremble! Et, dans les salles en liesse, je ne manque jamais de vérifier l'intégrité de ma dignité d'un rapide coup d'œil au dessus de l'épaule !

Voilà quelles étaient mes pensées en rajustant mes effets quand un souvenir cuisant est venu souligner le danger de ma rêverie.

C'était en troisième année de droit, les épreuves duraient des heures et me jetaient à mi-parcours dans les toilettes afin d'y absorber en catimini la dose de cigarette sans laquelle mon cerveau s'arrêtait net ! J'étais ainsi occupée à satisfaire tant un besoin naturel qu'à nourrir mon esprit de cette délétère ambroisie qu'une lumineuse idée envahit celui-ci ! Une de ces pensées que l'on sait aussi fugitives qu'essentielles, de celles qui vous feront avoir des félicitations au lieu d'un coup de pied au cul !

Bref, je fonce ! J'écrase ma douce tige interdite avec autant de détermination que de regrets et je monte, je monte, je monte ces interminables escaliers de ce qu'était à l'époque (et l'est peut-être encore aujourd'hui) le plus grand amphithéâtre de Paris : 1.400 places et des hauteurs vertigineuses ; soit le "grand amphi" de Paris II.

Parvenue à mi-course, la justesse de mon raisonnement laissa place à un doute insidieux : "Qu'est-ce donc qui peut ainsi m'alourdir la taille ?" Une main portée à celle-ci me renseigna incontinent : ma jupe était sur toute sa longueur compressée dans mon collant (nous étions en février) laissant apparaître sous ce seul sous-vêtement mes fesses à la studieuse assemblée...

Dans le silence pesant de ces examens épineux j'ai cru percevoir l'hilarité de quelques surveillants dont — malédiction !! — mon chargé de T.D. qui présidait à l'accès des W.C... Le rouge au front je ne me suis bien gardée de me retourner, me replongeant, l'air grave et pénétrant, dans l'étude du roi des droits... le droit civil!!

Par chance, j'ai réussi cet examen, ce qui me permet de dire aujourd'hui que j'ai réussi dans la vie... en dépit de mes fesses.




mercredi 22 juin 2005


Dame Chagrine par Nicole Sitruk

Dame Chagrine par Nicole Sitruk

Un immense merci à Madame Nicole Sitruk, formidablement talentueuse !




Où je revendique mon arrogance

Quand j'étais petite, j'avais des idées très arrêtées :

Quand je disais à quelqu'un que je ne l'aimais pas et qu'il me répondait « tu n'es pas gentille parce que moi je t'aime » j'en concluais que cette personne était désespérément stupide.

Quand une personne que je ne connaissais pas se mettait tout soudain à avoir des gestes d'affection pour moi et à dire que j'étais comme ci (avec une mère directrice d'école il se trouve toujours des gens pour vous trouver plein de qualités), la première chose qui me passait par la tête c'était de la mordre pour lui démontrer par "a" plus "b" que je n'étais pas exactement une enfant rêvée.

Quand j'entendais des adultes affirmer de façon péremptoire que "les jumelles" étaient comme ça, alors qu'ils étaient eux-même incapables de comprendre qu'il y avait non pas une entité mais deux personnes, je dois reconnaître qu'on leur donnait souvent raison... en se transformant en démons...

Je n'ai jamais eu de petit copain qui se soit avisé de sortir avec moi pour épater la galerie, d'abord, soyons honnête, parce que je ne faisais pas partie de celle que l'on courtise, ensuite parce que je l'aurais sans doute étripé sans barguigner.


Aujourd'hui, je n'ai pas beaucoup changé.

Quand mes enfants me disent qu'ils m'aimeront toujours, je leur dis que j'en serais ravie mais qu'ils n'en savent rien... et qu'un jour peut-être ils ne m'aimeront plus et que c'est leur droit le plus strict.

Et il m'est un souvenir pénible, presque intolérable, celui d'une nuit où j'attendais de savoir dans un service de neuro-chirurgie si mon mari allait conserver ou non une infime chance de survie. Je n'avais pas dormi depuis 40 heures, j'avais connu les pompiers, le samu, la franchise des médecins (dont je leur sais gré), l'attente intolérable dans ces couloirs peints en blanc sale entrecoupée de cigarettes avalées à s'en étrangler puis furieusement écrasées. Ils m'avaient laissé le voir, inconscient, intubé, quelques secondes avant l'intervention. il allait mourir maintenant sur cette table d'opération ou conserver une petite chance de survie. Et j'attendais, ne pensant à rien d'autre qu'à mon mari. Et durant cette nuit la plus longue de mon existence, alors que toutes les cellules de mon corps ne vivaient plus que pour savoir s'il était déjà mort ou simplement en sursis, brutalement il s'est trouvé quelqu'une pour me dire qu'elle m'aimait et qu'elle m'avait toujours aimé mais que moi je n'avais jamais voulu de cet amour. Comme ça soudainement alors que c'était la chose dont je me moquais le plus au monde, alors que je ne comprenais même pas ce qui pouvait me valoir un tel discours. Parce qu'elle était aussi malheureuse que moi et que je le savais, et que ma réponse aurait dû être exactement celle qu'elle attendait, je l'ai détesté du plus profond de mon être. Je me souviens alors avoir fermé les écoutilles, de m'être enfermée dans mes pensées, recroquevillée, concentrée sur la seule chose qui comptait à mes yeux, mon époux -son fils -. Et de n'avoir rien répondu.




mardi 21 juin 2005


VAIO chaud ! chaud !

Je viens de récupérer cette espèce de petite chose fragile qui joue les effarouchés, en la personne de mon VAIO.

Premier constat, j'ai loupé les trois quart des messages que j'ai reçus depuis trois semaines en raison d'un classement anti-spam de mon webmail auquel je n'avais pas prêté garde !

Deuxième constat sur deux adresses, j'ai environ 300 messages à traiter... (la plupart sont de vrais indésirables mais comme thunderbird vient d'être installé il n'est pas très performant sur la détection de ceux-ci !)

Conclusion : je file tapoter sur les touches de ma souffreteuse bécane...

Nota bene : Si vous m'avez écrit et que je ne vous ai pas répondu, attendez quelques jours avant de me vouer aux gémonies !




lundi 20 juin 2005


Juin, particulièrement.

Saveur singulière — C'était le mois des examens, le mois où j'étais certaine d'avoir tout raté, où je n'avais plus qu'une idée en tête c'était que tout soit enfin terminé pour pouvoir fuir comme une dératée vers la session musicale de Saugues début juillet.

Plus tard, c'était le mois des projets, celui où l'on savait que l'été allait bientôt nous emporter vers le sud et nos habitudes. Celles d'être ensemble et de nous retrouver là où nous nous étions rencontrés.

Puis, c'était le mois des ballades, celles où nous partions avec notre marmaille au grand complet pédaler en Forêt de Rambouillet, le mois où l'on gonflait la piscine dans le grand jardin de la demeure.

« Maman, en ce moment je pense beaucoup à Papa » me dit Tarquinette.

« Moi aussi » ajoute Tarquinet.

Juin, c'est le mois où je leur réponds, « Je sais bien — Je le sens bien » et où j'essaye de leur changer les idées.

Juin, c'est le mois où j'ai toujours peur de tout rater.

Juin a toujours une saveur particulière, celle de savoir que désormais plus aucune coupure ne pourra me faire oublier mes tourments.

Longtemps, j'ai cru que ce qui m'avait le plus sûrement envahi à la mort de Tarquin l'aimé était la colère. Je me trompais.

En juin, je sais que c'est la peur qui me tient au ventre.





Tarquinette danseuse... ou non...

Tarquinette en costume au spectacle de danse qui... tire la langue !



dimanche 19 juin 2005


Paris Pique-Nique

  • Se téléphoner pour s'apercevoir que l'on fait la queue l'un à côté de l'autre, c'est une histoire vraie et ce n'est pas Lolosquarred qui me démentira !

  • Il a fait très chaud !

  • Il n'a pas été très facile de se retrouver j'espère que tout le monde nous a rejoint.

  • Je me félicite d'avoir épuisé mes fauves en les lâchant tôt le matin dans le bois de Vincennes sur leur vélos, je n'imagine ce qu'ils auraient fait subir aux honorables participants de Paris-Carnet dans le cas contraire !

  • Une mention particulière doit être décernée ici aux Fûûùmants roses, à Thomas et à Meusa qui ont résisté avec patience et brio aux assauts des tarquinets.

  • Mener une conversation de front tout en comptant et surveillant mes marmots est une entreprise dans laquelle je n'excelle pas exactement, je n'étais donc pas la commensale rêvée...

  • Il y aurait plein d'autres choses à raconter mais pour l'heure je cours rejoindre mon lit !





Où l'on mesure la grâce des danseuses

Tarquinette en robe paréo

Elle a vraiment tout d'une danseuse élégante, n'est-il point ?

  



samedi 18 juin 2005


Juin en société

Kermesse ce matin, (comme 90 % des parents d'enfants en âge d'être à l'école maternelle ou primaire), pique-nique demain ! Jusque là tout va bien !!

Le souci c'est que j'ai un immense coupon de tissu entre les mains dont il faut que ma fille soit vêtue d'une façon au moins décente pour son spectacle de danse lundi !

Suite au prochain épisode...

Tarquinette tire la langue en tenant devant elle un grand coupon de tissu rose




Maricica Cornici, possédée par la schizophrènie

Maricica Cornici, 23 ans, était schizophrène et selon « la none Marta, comme ses autres consoeurs : "Si elle est morte, c'est parce que Dieu l'a voulu !"+

Le 13 juin, avec l'aide des mêmes soeurs, il attache avec des chaînes la femme démonisée sur une croix et lui enfonce un chiffon dans la bouche pour interdire au démon de s'exprimer. Elle n'a droit qu'à quelques gouttes d'eau bénite aspergée régulièrement sur son corps, frappé à intervalles réguliers. Cependant, le démon résiste et ne se décide à s'enfuir que trois jours plus tard, dans la matinée du 15 juin, mais en prenant au passage l'âme de Maricica, trouvée morte sur la croix. "Le décès de la victime est dû à une violence corporelle très grave" , a précisé Mihaela Straub, porte-parole de la police locale.

"Il fallait chasser le démon du corps de Maricica"Le Monde — samedi 18 juin 2005.





Sainte pudeur

Deux mois durant, ce spécialiste des os brûlés a ausculté la momie de sainte Roseline de Villeneuve pour tenter d'identifier l'origine des taches blanches qui étaient apparues sur ses mains et ses pieds : «Quand nous lui avons expliqué le but de nos recherches, l'archevêché s'est montré plus que compréhensif, coopératif. Ce ne fut pas le cas des ouailles. Un jour, un petit commando a débarqué dans le labo pour vérifier que nous n'avions pas déshabillé la sainte ! D'autres ont envoyé une pétition à mon ministre de tutelle.+

Légistes ès reliquesLibération — samedi 18 juin 2005.




jeudi 16 juin 2005


La vie continue (4)

J'écris des mots, sans cesse et sans relâche. Je noircis mes carnets pour ne pas en venir au fait que tôt ce matin, j'ai lu le billet de Laurent.

Et que j'y ai pensé toute la journée.

Et que durant tout le jour une petite voix lancinante m'a soufflé de passer enfin le pas et de glisser dans un collier ce que je porte au doigt.

Autour de mon cou avec la sienne, sur la chaîne qu'il portait, serait une solution acceptable.

Malgré la profondeur et la justesse de ce billet, j'ai conservé à l'annulaire mon alliance.