Que les rires demeurent

J'ai désherbé en pensant à ma mère qui, un soir de facétieuse dispute, accueillit mon père au sortir de sa douche avec deux longues et lourdes orties.
J'ai constaté que le Code civil est mille fois plus digeste que le guide Clause du jardinage !
J'ai planté des radis et du persil parce que Tarquin se serait empressé de le faire.
Les Tarquinets ont lancé des graines de fleurs à la volée pour égayer les murs de pierre.
J'ai écouté les rires d'enfants résonner dans la demeure en souriant à mon mari et mes parents.
J'ai caressé l'herbe du jardin parce que c'était précisément celle que mon père voulait faire pousser sous les fesses de ses petits-enfants, et tant pis s'il n'en a connu aucun de ceux qui gambadent aujourd'hui sur elle.
J'ai ressenti combien elle était profonde la solitude de l'instant où l'on voit ses enfants heureux et où la main que l'on cherche à serrer pour partager cette ivresse-là a disparu à tout jamais.
Tous les trois, ils ont disparus.
Tous les trois ils sont partis.
Mais là bas, j'ai un peu l'impression qu'ils sont près de moi.
Peut-être comme la trace de ces outils qui orne toujours l'atelier de papa...
Par Veuve Tarquine
lundi 2 mai 2005 à 00:34
De bric en vrac
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Commentaires
Le lundi 2 mai 2005 à 00:54
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flo
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Le lundi 2 mai 2005 à 01:00
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