J'avais commencé un billet.

Il s'appelait « Fulmination et fugiminations ».

Je vous racontais les aventures d'une cycliste un beau soir d'avril.

Je vous y parlais des jeunes conducteurs de petites mais puissantes voitures rouges qui jouent au rodéo sur les pistes cyclables dans les embouteillages et qui, invités à se défaire de leur monture pour leur préférer le vélo vous répondent qu'ils ne sont pas fous et qu'eux ne veulent pas mourir...

Ainsi après avoir risqué leur vie, qui sur une mob, qui sur un scooter, ignorant délibérément combien une voiture est plus dangereuse pour soi-même qu'une petite bicyclette, ils se transforment tout soudain en êtres délicats et peureux devant la circulation qu'ils sont les premiers à rendre accidentogène...

Je voulais en faire un billet léger et peut-être même drôle !

Mais j'ai un Tarquinet avec le moral en berne, un petit garçon déprimé et fatigué qui ne souhaitait qu'une chose : se faire câliner par maman !

Parce que jamais il ne débarque dans mon lit, parce que le voir pleurer ainsi est intolérable, tous les deux on a fait un deal :

Parfaitement exceptionnellement, on a décidé de se retrouver dans mon lit dès que les plus petits seraient endormis et alors, l'un à côté de l'autre dans ce grand lit un peu vide on regarderait un film et on s'endormirait devant !

Alors ne m'en voulez pas pour ce billet que je n'écrirai pas... mais là je file !