Monsieur le pleutre,

C'est curieux comme 30 ans après, vous donnez raison à Simone VEIL :

Dans un article publié dans Le Monde le 29 octobre dernier, elle écrivait ceci :

- Imaginiez-vous, en montant à la tribune, le degré d'hostilité que vous alliez rencontrer ?

Non. Je savais - ne serait-ce que par le courrier reçu - que les attaques seraient vives, car le sujet heurtait des convictions philosophiques et religieuses sincères. Mais je n'imaginais pas la haine que j'allais susciter, la monstruosité des propos de certains parlementaires ni leur grossièreté à mon égard. Une grossièreté inimaginable. Un langage de soudards. Car il semble qu'en abordant ce type de sujets, et face à une femme, certains hommes usent spontanément d'un discours empreint de machisme et de vulgarité. (...)



Monsieur le connard patenté, hormis clamer au monde entier l'étendue de votre insanité (et le cas présent, c'est un véritable océan), vous pensiez quoi ?

Que blessée par votre nom j'allais m'écrouler sur mon clavier pour pleurer les larmes de mon corps ?

Je suis désolée, vous n'aurez pas ce plaisir... Vous n'aurez suscité qu'un rire sarcastique, celui que l'on réserve aux médiocres qui se gaussent d'être aussi malins que redoutables et qui ne parviennent qu'à être pitoyables.

Les seuls sentiments que votre message m'inspirent c'est qu'une fois encore l'avortement et la religion semble représenter un véritable blanc seing pour que les épais butors, dont vous êtes le digne représentant, se croient permis de venir vomir les obscénités dans lesquelles ils se complaisent...