dimanche 30 janvier 2005
N'avez vous jamais eu l'impression de savoir intimement
où se situait votre centre du montre ?
Un endroit que vous aimez et qui vous aime.
Un lieu que l'on croise et recroise au fil de sa vie mais que jamais
l'on abandonne.
Un quelque part autour duquel sa vie s'enroule sans que l'on en ai
conscience ou si peu.
Le centre de mon monde est le Pont Neuf
à Paris.
Je n'en connais pas l'exacte raison. Pourquoi lui et non la gare de
Lyon ou la Place Saint Michel, je ne sais. Mais j'ai l'absolue
certitude que c'est lui !
Je me souviens encore de la première fois où je
l'ai vu. C'était un jour d'octobre je crois.
J'étais une petite banlieusarde qui venait tout juste
d'obtenir son baccalauréat et qui s'était
inscrite en Fac de Droit à Paris — pour
ne plus faire de physique ! J'étais avec une amie
dont ma soeur avait fait connaissance à l'épreuve
de musique.
Elle m'avait reconnue dans l'interminable file d'attente de notre
commune inscription. Durant tout l'après midi nous avions
papoté. Nous partagions la même banlieue, le
même décalage vestimentaire entourées
que nous étions de tailleurs Chanel
et de carrés Hermès et un indiscutable
goût pour la musique classique.
C'est grâce à celui-ci que la méprise
de notre simili rencontre pris fin. Car je n'osais lui avouer mais je
ne l'avais pas « remise ». Alors que nous
nous remémorions l'épreuve musicale, elle
m'indiqua que la reconnaissance instrumentale était vraiment
du gâteau : un violoncelle ! (elle s'en
félicitait car pianiste de formation, elle
fréquentait peu les instruments d'orchestre).
Je m'étonnais de sa réponse puisque quant
à moi j'avais entendu un alto ! Or il était
parfaitement impossible que l'une ou l'autre se soit
trompée. On ne loupe pas un violoncelle, même
quand on est pianiste ! Et moi, eu égard à ma
note (un miraculeux 18 qui me permit de ne pas passer les
épreuves de rattrapage alors qu'il me manquait 5 points, en
ayant 8 en poupe, mes notes furent relevées
d'emblée), je savais que mon alto était juste
(les deux points que j'avais perdus portaient sur la reconnaissance des
accords, mineurs, majeur, tout ça quoi... Il n'y avait que
les pianistes qui obtenaient ces deux points là !).
J'ai donc compris que la confusion n'était pas dans les
instruments mais dans ceux qui les tenaient ! Une seule question
dissipa quiproquo : elle avait passé l'épreuve un
mercredi et moi un mardi ! Donc c'était bien avec Zomozygote
qu'elle avait conversé et non avec moi !
Qu'à cela ne tienne, notre amitié
était scellée !
C'est donc en sa compagnie que je le vis la première fois.
Il était tard, nous avions passé
l'après midi à acheter chez l'un
et l'autre
des Gibert nos premiers bouquins de droit. J'en avais
profité pour acheter un petit plan de Paris car je devinais
déjà qu'elle me ferait courir cette ville
là.
A l'époque on ne parlait que de lui. Alors nous avons
marché vers la Seine et parvenues sur le Pont Saint-Michel,
j'ai ouvert mon petit plan de Paris pour le trouver. J'ai
fidèlement repéré sur la carte
l'endroit où nous nous trouvions et en levant les yeux pour
chercher ma direction j'ai tourné le regard à
gauche. Il était là qui m'attendait alors que
j'étais bêtement perdue dans mon plan à
le chercher !
Il avait mis ses plus beaux atours. Il était blanc, il
était brillant, il était majestueux et
enjoué. Il éblouissait dans la lumière
du soir. Il la captait, il la retenait et il s'en drapait. Le Pont Neuf
emballé
par Christo avait emballé mon
coeur à tout jamais.
Si la première rencontre scella notre union, la
deuxième la confirma, c'était quelques jours plus
tard, Papa s'emballa aussi par le battage autour de lui et un soir,
sans raison, si ce n'est l'envie de faire partie aussi de cette
merveilleuse aventure, il nous embarqua, Zomozygote et moi, dans sa
voiture. La nuit, il était plus beau encore je crois, et son
souvenir plus précieux encore...
Depuis, il n'a pas quitté ma vie. Quand,
étudiante, je travaillais dans le Grand
Magasin qui le surplombe, je descendais, le midi,
près de l'eau pour voir ses dessous en croquant mon sandwich.
Et maintenant ses pavés font frétiller ma
bicyclette à chaque fois que je vais au Palais... c'est
à dire souvent !
S'il est loin maintenant le temps où je regardais mon plan
quand il était sous mes yeux, l'ivresse de notre
première rencontre ne s'est pas dissipée. C'est
toujours avec émotion que je le rejoins.
Par Veuve Tarquine
dimanche 30 janvier 2005 à 23:38
De bric en vrac
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samedi 29 janvier 2005
Ce billet est est réservé à
un public majeur et averti. Il contient
des textes et des photos classées X qui peuvent
être choquantes pour certaines
sensibilités.
« J'ai lu attentivement les paragraphes ci-dessus
et signe électroniquement mon accord avec ce qui
précède en cliquant sur le bouton "Lire la
suite" »

Par Veuve Tarquine
samedi 29 janvier 2005 à 01:45
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vendredi 28 janvier 2005

Cela fait un bon moment qu'elle court la connerie
sécuritaire. Sans doute depuis toujours. Elle est la folie
qui nous permet de croire que l'on est maître de tout et
surtout de ses peurs les plus irraisonnées. Elle nous
propose un système de pensées tracé au
cordeau où il n'y a pas de place pour la
réalité des faits, et encore moins à
l'analyse des besoins mais uniquement à l'assouvissement de
sentiments primaires.
C'est à peu près dans le même ordre
d'idée que mes descentes dans le frigidaire quand le vague
à l'âme, la frustration ou la déception
m'étreignent.
Bref, une illusion qui n'a pas grand chose à voir avec la
rationalité.
Ces pensées me sont venues en descendant la cage d'escalier
d'un très cossu immeuble du 16ème arrondissement
de Paris.
Tapis rouge sur parquet ciré et toute nouvelle installation,
votée à la quasi unanimité des
co-propriétaires, d'une caméra
derrière la porte cochère épiant les
va-et-vient de tout un chacun.
Pourtant à quelques pas de là, dans la cage
d'escaliers si propre et si pimpante les deux-tiers des interrupteurs
de l'éclairage élyséen ne fonctionnent
pas.
Et puis le beau tapis s'enfuit ! Les barres qui le maintiennent se
desserrent sans cesse. L'épais feutrage de laine fait des
siennes se mouvant en circonvolutions assassines.
La coûteuse caméra ne filmera sans doute jamais
l'agresseur échappé des journaux
télévisés, outre que les statistiques
le décrivent comme rarissime, on suppute aisément
qu'il saura détourner son minois de cet objectif
là !
Comme elle sera inemployée, je leur aurais bien
suggéré de la déplacer de quelques pas
pour la placer dans la cage d'escalier. Là où
statistiquement parlant on a beaucoup plus de chance de se faire
agresser par un insidieux tapis avec la double complicité
des interrupteurs électriques et du parquet ciré.
La caméra n'empêchera pas la chute dans les
escaliers qui vous transformera sans trop de difficulté en
paraplégique mais elle devrait dissuader, le temps que les
secours arrivent, l'agresseur échappé des
journaux télévisés, de vous trucider !
Vous riez, mais il n'y a pas seulement que les
co-propriétaires frileux du 16ème arrondissement
de Paris qui cèdent à cette illusion.
Non, souvenez-vous, cela guette tout le monde, même les
députés...
Par Veuve Tarquine
vendredi 28 janvier 2005 à 00:22
De bric en vrac
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mercredi 26 janvier 2005
Au rayon du « Best Personal
Weblog », si vous voulez voter pour
moi, votez pour moi.
Si vous ne voulez pas voter pour moi, alors votez
pour elle
parce qu'elle mérite de gagner.
Si votre dessein n'est que de voter contre moi,
alors voter pour celui ou celle que je
devance, ou qui est d'ores et déjà premier, me
paraît un excellent choix !
Et pour remercier tous ceux qui m'ont accordé leur suffrage
— ou non —, je pense qu'un effeuillage s'impose...
Ma très temporaire mascotte dévoilera donc ses
charmes tout le long du concours !
Heu ? Quelqu'un sait quand il prend fin ce concours ? Mouis, parce que
le nounours j'aimerai bien qu'il ne reste pas trop longtemps
céans quand même, les roses jurent un peu...
J'ai omis de le signaler mais évidemment qu'au rayon du «
Best Weblog By An Expatriate », je ne
peux que vous conseiller de plébisciter Pasfolle
et qu'à celui du « Best Weblog From
France », Eolas me semble
s'imposer de soi !
Et oui, je sais aussi qu'il manque les meilleurs... «
A vaincre sans péril, on triomphe sans
gloire »...
Par Veuve Tarquine
mercredi 26 janvier 2005 à 23:00
Blogs à brac
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J'avais envie d'écrire un long billet pour
dénoncer ma peur du narcissisme. Cet insidieux poison qui
menace tout blogueur digne de ce nom et où, soudain,
certains sombrent sans aucune discrétion, s'offrant
à leurs lecteurs en pâmoison.
J'avais envie d'écrire un long billet pour
décrire combien j'aime déambuler dans Paris avec
mes Tarquinets, cavaler sur les Champs Elysées comme des
vrais touristes et puis les faire frissonner dans les cachots de la Conciergerie.
J'avais envie d'écrire un long billet sur mon chat Tarquari qui
réchauffe mon lit et apaise mes chagrins sans
contrepartie mais que je vois vieillir un peu plus chaque jour et dont
je crains la prochaine disparition.
J'avais envie de vous décrire la profondeur des silences
d'un appartement où tout soudain les cris d'enfants
s'apaisent et où l'on n'entend plus que les pages du livre
que Tarquinet tourne sous sa couette en priant pour que je ne le
surprenne.
Et puis j'ai cessé de penser à ce que j'allais
écrire et j'ai écrit ce que je pensais !
Par Veuve Tarquine
mercredi 26 janvier 2005 à 22:31
De bric en vrac
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Mes gants ! J'ai
oublié mes gants ! Et le froid est mordant. Je ne
regrette pourtant pas d'être à bicyclette. C'est
chouette Paris à zéro ! Les motards ne
s'étonnent pas de voir des larmes couler. Alors que quand il
fait 20 Ý c'est déja beaucoup plus
suspect...
Ils sont sympas les motards. A tous les feux rouges et demandent
immanquablement: « Alors ? pas
trop froid ? ». En
réalité, c'est mon « n'écrasez pas
Maman ! » qui les attendrit. Et
moi de répondre : « Non
! En vélo on a beaucoup moins froid qu'en
moto ! + Ce qui est pure
vérité, on a même beaucoup moins froid
que lorsque l'on se déplace à pied.
Mais c'est quand-même une chance d'avoir oublié
mes gants. Je pense à mes doigts gelés. C'est un
peu lancinant. Exactement ce qu'il me faut pour empêcher mes
larmes de couler.
Et puis je pense au Leclerc aussi ! Et
ça m'énerve ! Tiens, je vais vous donner
un conseil d'ami ! Si vous voulez éliminer un
cycliste, offrez-lui des piles rechargeables Clartech
« marque repère +
chez Leclerc ! Ils affirment qu'elles sont rechargeables 1000
fois mais je vous rassure tout de suite : après
deux charges complètes elles sont parfaitement incapables
d'alimenter le feux arrière d'un vélo plus de 4
minutes et demi. Tiens j'ai même une chouette formule
à leur proposer ! : « Leclerc !
L'échafaud des
vélos ! » Humm, je ne suis pas
certaine qu'ils aiment...
Je profite du feu rouge avenue des Ternes pour mettre ma dynamo. Et je
les vois immédiatement. Ils se ressemblent tant. Ils
chahutent sur le trottoir. Le plus jeune est à
l'âge où l'on a besoin d'un prétexte
pour se presser dans les bras de son père. Ils courent
autour d'un arbre. Et puis dans un grand éclat de rire le
père attrape son fils qu'il enserre dans ses bras. Ils sont
heureux comme des rois ces deux là. Et ils partagent le
même sourire lumineux...
Merde ! Le feu est vert ! J'ai la vue
brouillée et les joues mouillées. Et puis j'ai
oublié mes gants. Et puis je n'ai plus ses grands mains
chaudes pour venir prendre les miennes. « Bon
! arrête un peu ton cinéma, froid aux doigts,
c'est pas la mort ! Et sois un peu raisonnable, tu ne vas pas mettre
tes menottes dans ta poche ! »
Quand je suis rentrée chez moi j'avais l'onglet mais un
visage pas trop défait pour entendre leur immense
« Maman ! » et voir le sourire
lumineux de mes marmots à moi.
Et pendant que j'y pense, je vais de ce pas mettre mes gants dans ma
sacoche !
Par Veuve Tarquine
mercredi 26 janvier 2005 à 01:52
Déambulations
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mardi 25 janvier 2005
J'ai découvert le mois dernier, —
grâce à la fée Ping
— que l'adresse de ces carnets avait
été proposée dans le cadre des
nominations pour le Best Personal Weblog.
Et puisqu'il se trouvait que dans cette
catégorie-là, j'étais alors le seul blog francophone, je
m'étais promis que pour une fois, quand le jour du vote
aurait retenti, j'aurais fait sonner clairons et toscins pour vous
inviter à défendre les couleurs de notre langue !
Je découvre aujourd'hui aujourd'hui grâce à Edouard
qui n'est pas une sale bête (et d'autant
moins que c'est en partie grâce à lui que mon nom
figure là-bas !) que les hostilités ont
commencé et que je suis en concurrence directe avec Pasfolle
!!!!!
Voui... C'est ici
que cela se passe et Au
Texas, tout le monde est fou sauf moi est l'autre blog
francophone dans la catégorie des best personal weblog.
Or, il se trouve que j'adore Pasfolle ! Que Au
Texas, tout le monde est fou sauf moi est inscrit au
panthéon de mes adorations, elle est l'un de mes quatre
blogs cardinaux !
Comment voulez-vous maintenant que je vous fasse l'article ?
Bref, amusez-vous à cliquer partout et voir les luttes
d'influence auxquels certains se livrent, c'est assez visqueux...
De toute façon, moi, je m'en vais suivre la recette des V.I.B. chez Chiboum,
je vous la conseille, sauf si comme certain vous
êtes totalement dénué de sens de
l'humour ! (et une bise à Laurent qui lui, sait rigoler !)
Par Veuve Tarquine
mardi 25 janvier 2005 à 00:34
Blogs à brac
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lundi 24 janvier 2005
S'il y a bien une institution que j'exècre par
dessus tout, ce sont les câlins, et en particulier celui que
les Tarquinets réclament le soir avant d'aller se coucher !
Oui ! Oui ! Je vous vois d'ici prendre un air offusqué.
N'empêche que tous les soirs c'est la même
sérénade.
Au début, ils sont calmes, viennent se peletonner contre moi
pour me faire de grandes
déclarations.
Et puis les déclarations prennent un ton
moins caressant...
Ensuite, mes Tarquinets se transforment en petits démons et
s'égosillent de
façon hystérique !
Alors, je sévis ! ... Ce qu'il
y a de bien quand ils sont petits, c'est que leur chair est tendre
sous la dent...
Si le soir avant de vous coucher vous avez un petit creux... je vous le
conseille... Car ensuite, on ne s'endort que mieux !
Par Veuve Tarquine
lundi 24 janvier 2005 à 23:42
Les Tarquinioles
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dimanche 23 janvier 2005
Par Veuve Tarquine
dimanche 23 janvier 2005 à 23:51
Les Tarquinioles
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Il m'aimait comme jamais on m'avait aimé.
Il m'aimait comme je ne savais pas qu'on puisse aimer.
Il m'aimait comme je n'avais pas imaginé qu'on puisse
m'aimer.

Par Veuve Tarquine
dimanche 23 janvier 2005 à 00:47
Tarquin et Tarquine
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Je ne le disais pas mais quand-même, je me suis mise
à douter ! Que l'éminent grand-père de
mes enfants me téléphone
à la seule fin de s'enquérir si
« je me fais toujours soigner +
a distillé en moi de sombres soupçons !
Et s'il avait raison ?
Bon c'est vrai, ma psy n'a pas l'air de partager exactement son avis...
Il est aussi exact que j'ai eu le sentiment que sa question
était plus dictée par le fiel que
motivée par la finesse d'un diagnostic. Mais
quand-même ! Il faut savoir se remettre en
question !
Aucune hésitation ! Je m'auto-analyse !
Le plus simple et le plus rapide quand on est pas psy c'est
évidemment la graphologie, science exacte s'il en est !
Précisément, je viens de dégoter un manuel de graphologie usuelle
dans les recoins de la demeure !
Hop, incontinent, je couche deux mots sur le papier :
Voyons voir ce qu'il dit cet éminent R. de Salberg,
membre de la Société de Graphologie de Paris ! Hein
?? [silence
consterné] Quoi ??
[silence accablé] Je
rêve ! Mon beau-père aurait dorénavant
un avis autorisé ?
A ce moment de ma lecture, je m'effondre en larmes, je
déchire mes vêtements et je m'arrache les cheveux.
Réalisez plutôt : je vais devoir me
résoudre à être rayée du
barreau... Qui sait si mes enfants ne vont pas m'être
retirés ?
Je suis... Je suis...
Je suis une personnalité conjuguant la
vulgarité et l'envie, j'intrique et j'aspire à
dispenser le mal par le mensonge en restant tapie sous un manteau de
bonhomie concupiscente et timide.
L'avarice et la cupidité me gouverne. Je vole sans panache,
subreptice et vicieuse.
Je suis une égoïste avare n'ayant cesse de
dérober à ceux qui peuvent jouir !
Si ! C'est vrai ! C'est écrit :
Par Veuve Tarquine
samedi 22 janvier 2005 à 00:09
De bric en vrac
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vendredi 21 janvier 2005
Vous ne pensiez quand-même pas que j'allais attendre qu'il
me fasse une laideur !
Non Môssieu ! Moi les laideurs, je me les fais toute seule
!
Et toc ! ;)
Par Veuve Tarquine
vendredi 21 janvier 2005 à 00:15
Blogs à brac
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jeudi 20 janvier 2005
Vous ne savez pas ? Et bien, cela me désole mais je
suis forcée de l'admettre :
En vélo je suis quand-même vachement moins classe
que papa...
Par Veuve Tarquine
jeudi 20 janvier 2005 à 21:58
Ma bicyclette
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Pour éviter que des malheureuses victimes ne tombent
sous leurs salves, une nouvelle parade est née. Ce n'est pas
à proprement parler un gilet pare-balles mais
plutôt un empoisonnement à la source
grâce à l'attribut nofollow.
Si vous souhaitez empêcher les effluves de votre beau blog dotclear
d'aller chatouiller les narines de ces infâmes
droïdes, il y a juste trois fichiers à modifier
selon ces instructions.
Ce sont eux qui le disent !
Par Veuve Tarquine
jeudi 20 janvier 2005 à 13:34
Blogs à brac
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mercredi 19 janvier 2005

Il y a certains moments de ma vie auxquels je ne peux pas
penser sans pleurer. Il y en a trois exactement, c'est la naissance de
chacun de mes enfants. Il suffit que j'entrouvre la porte de ces
souvenirs-là pour me faire balayer par un torrent de larmes
et me tordre de douleur. Moi qui n'ai pas peur d'affronter grand chose
de mon passé, le meilleur comme le pire, là je
touche à ce qu'il m'est le plus insupportable de me
remémorer sans lui.
Les enfants sont pourtant friands de ces anecdotes si touchantes
où l'on parle d'un papa et d'une maman dont ils ne se
souviennent pas mais qui sont déjà tout
à eux.
Comme je n'aime pas les silences convenus et encore moins les secrets,
je leur dis à peu près tout sans pleurer, hormis
le récit de leur naissance.
Ce soir, ils ont voulu que leur raconte un livre dont j'avais fait
l'acquisition quand j'attendais Tarquinou et que je conseille
vigoureusement à tous les enfants en passe de devenir grand
frère ou grande soeur.
C'est très drôle, c'est très
intelligent et loin de tous les poncifs qu'on a l'habitude d'entendre.
Ce soir donc, j'en ai entrepris la lecture dans mon grand lit qui
accueille la famille au grand complet pour raconter l'histoire
vespérale.
A un moment cependant, j'ai prétexté un rhume
pour filer en vitesse, je me suis mouchée et j'ai
essayé de sécher mes larmes. En vain. Non
décidément, cette page là m'est encore
trop poignante pour être lue sereinement.

Par Veuve Tarquine
mercredi 19 janvier 2005 à 23:04
Les Tarquinioles
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Après Laurent, dont chacun peut admirer la
plastique, Pierre
Carion nous fait l'honneur, à son tour, de son anatomie.
Je me suis permise de rejouter le détail qui nous fait tous
perdre la tête !
Je complète ce billet par une magnifique
réalisation d'un blogueur anonyme. Qu'il soit ici
remercié pour le formidable éclat de rire qu'il a
provoqué ainsi, bien évidemment, que Pierre, au
corps si... dynamisant !
Par Veuve Tarquine
mercredi 19 janvier 2005 à 14:42
Blogs à brac
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C'est elle qui m'y a fait penser, dans un bien joli billet dont la lecture a
réveillé des souvenirs que je ne parviens pas
à enfouir...
Il faut dire que j'ai une certaine habitude de ces choses là.
De cette expérience, j'en ai tiré un certain
nombre de constatations parfois évidentes mais aussi
surprenantes.
Celle qui me dégoûte le plus mais que j'ai
malheureusement rencontrée à chaque
décès c'est le messager qui se glorifie de
l'importance de sa nouvelle.
La première fois que je l'ai côtoyé
c'était dans un avion. C'était le 11 septembre
2001 à 13 heures et quelques minutes. Je venais de plaider
devant la Cour d'appel de Toulouse et je n'avais eu le temps que de
sauter dans un taxi pour attraper l'avion qui s'envolait vers Paris.
Dans l'habitacle confortable nous écoutions France Info. C'est ainsi que juste
avant de parvenir à l'aéroport le chauffeur et
moi-même avions entendu l'horrible nouvelle, celle des
avions, du World Trade Center. Attérée, je payais
la note, et courrais vers l'enregistrement juste à temps
pour pouvoir embarquer.
Dans la zone d'embarquement, je voyais les hôtesses qui
changeaient de couleur, l'une d'elle à qui je m'adressais
pour je ne sais quel renseignement lisait avec consternation son
écran. Comme je l'avisais que j'avais appris
également la nouvelle, elle m'informa que les
dépêches se succédaient actuellement
sur leurs écrans et qu'ils étaient
effondrés (ce que je ne pouvais que constater). Elle me
demanda alors et avec raison de ne pas divulguer l'information, ce
n'était pas la peine d'affoler les autres passagers qui,
présents dans la zone d'embarquement depuis un bon moment
n'avaient pas encore été avertis de ce que le
monde avait changé désormais...
J'acquiesce bien évidemment et réalise que je
n'avais même pas fait le rapprochement avec le fait que
j'allais prendre place dans un avion !
Or, il se trouvait qu'un autre individu avait lui aussi appris la
nouvelle, son téléphone avait sonné
pour le lui annoncer juste avant que nous n'embarquions. hein
? C'est pas possible ? Quoi ? Mais c'est dingue !!!!
Le personnage, insignifiant au demeurant, était dans la file
devant moi. Je le vis qui s'adressa immédiatement
à son voisin de gauche : Vous ne savez pas ? Des
avions pleins de passagers ont été
projetés sur des tours aux +tats Unis, il y a plein de
morts...
Immédiatement repéré par
l'hôtesse, celle-ci fonce sur lui, l'interrompt à
peine sa phrase achevée et lui demande vraisemblablement la
même chose qu'à moi, à savoir de faire
montre de discrétion le temps du vol.
L'homme obséquieux opine du chef, laisse la jeune femme
s'éloigner et parvient à se taire pendant 2
minutes. Au bout de ce temps se voyait sur sa face le désir
évident de faire l'important et d'annoncer à tous
ses voisins la TERRIBLE nouvelle.
Ils nous a gonflé durant tout le voyage, cherchant
à exploiter jusqu'à la dernière miette
son petit pouvoir.. celui de savoir que des milliers de gens
étaient morts.
Et bien des gens comme ça, figurez-vous que cela court les
rues... Personnellement à chaque décès
que j'ai annoncé j'ai toujours rencontré
quelqu'un pour me dire, laisse, je vais prévenir
et qui, malheureux ou non, gonfle le jabot savourant à
l'avance l'importance de sa nouvelle...
C'est curieux quand il faut l'annoncer aux enfants, le seul conseil que
l'on vous donne c'est de leur mentir ! Comme si moi j'allais mentir
à mes gosses !
Par Veuve Tarquine
mercredi 19 janvier 2005 à 13:48
De bric en vrac
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mardi 18 janvier 2005
La chose qui me manque le plus c'est de ne plus avoir
d'intimité avec mes enfants. Nous sommes très
souvent ensemble, bien évidemment, mais je ne suis jamais
seule avec l'un d'eux. Pourtant qu'ils sont bons ces moments
là où celui qui est avec vous cesse toute
concurrence pour la place sur mes genoux où les bras autour
de mon cou. Ces moments où l'on est là que pour
eux et où l'on se fait des confidences, des câlins
ou des papouilles.
Ce soir, les deux aînés sont ravis de passer la
nuit chez leur ancienne "tata", leur nourrice
marocaine qui les a sevrés d'amour pendant de longues
années et qui demeure visiblement pour eux un
élément structurant.
Alors je reste seule avec Tarquinou et je vais de ce pas le rejoindre
pour terminer une soirée canapé
dont nous avons le secret.
C'est qu'il ne le sait pas encore mais il en a bien besoin
d'être câliné... Son
grand-père vient de m'appeler pour me demander si
je me fais toujours soigner
... Que c'est
pathétique un vieux machin qui n'a plus de dents pour
planter son venin et qui crachouille sa haine en se bavant sur le
menton...
Mes pauvres chatons, vu leurs dispositions, je ne sais pas si vous les
verrez souvent vos grands-parents... J'ai gardé
précieusement la copie de ma lettre, je pense qu'ils auront
besoin de savoir la vérité quand ils seront plus
grands...
Pour l'heure, je retourne près de mon tout petit qui
résiste au sommeil pour mieux s'endormir dans mes bras !
S'ils s'imaginent qu'ils vont me gâcher cette
soirée-là alors que je ne leur permets
déjà plus de me gâcher la vie...
Par Veuve Tarquine
mardi 18 janvier 2005 à 23:01
Les Tarquinioles
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