des masques


Comme les blogs font bien les choses, deux billets, ici et , sont venus éclairer le fond de certaines pensées qui me trottaient dans la tête ces derniers jours.

Vous ne le savez peut-être pas mais j'ai un anonymat de pacotille, certains ont eu la délicatesse de m'en avertir, d'autre de m'écrire en citant mon nom comme si j'allais être apeurée par la profondeur de leur découverte...

J'en suis évidemment consciente et j'y attache tellement d'importance que je prends même pas le soin de cacher ma trombine.

Pourquoi donc être anonyme ? Pourquoi ne pas inscrire mon nom sur ces pages puisqu'il m'importe peu que vous le connaissiez ?

La réponse est très simple : parce qu'il en va de ma liberté. Mon Veuve Tarquine, c'est mon masque de Venise, peu m'importe qu'il ne me grime pas suffisamment, il me suffit ainsi.

Nul ne trouvera ma trace en écrivant mon nom dans un moteur de recherche. Si vous savez qui je suis, soit je vous l'ai dit, soit vous avez volontairement fouillé dans les rouages de ce carnet. Soit je vous ai fait confiance, soit c'est de vous même par un acte positif que vous avez décidé de savoir mon patronyme pour des raisons qu'il vous faudra m'expliquer...

Car de surcroît, cela ne me dérange pas, je ne renie ni ne médis ce que j'écris ici.

Simplement, Veuve Tarquine est libre comme l'air, elle n'applique pas les règles si tatillonnent tatillonnes que son Ordre imposent impose aux sites professionnels (je respecte scrupuleusement, en revanche, les principes essentiels de ma profession et au premier chef la confidentialité) Veuve Tarquine ne fait partie d'aucun Cabinet, Veuve Tarquine n'a pas de famille en dehors de celle qu'elle se reconnaît expressément (les Tarquinets et Philomène), Veuve Tarquine ne rend de compte à personne, Veuve Tarquine ne ménage aucune susceptibilité, Veuve Tarquine s'en fout d'être jugée.

Ici je refuse la neutralité, ici je ne vends rien, je ne veux pas faire plaisir, je ne veux contenter personne je ne représente personne d'autre que moi-même et peu m'importe que vous me connaissiez ou non. Aucun intérêt, aucune autre conviction que les miennes n'ont droit de cité sur ces carnets.

Ici je ne me cache pas, je m'affranchis.

Fi de de ma profession. Fi du regard d'une famille qui n'est pas la mienne. Fi des susceptibilités, de la pitié, des jalousies ou des envies. Je ne défends nulle chapelle et ne crains aucun jugement. Je n'ai rien à prouver, rien à démontrer, personne à convaincre.

Mon seul scrupule, c'est d'être obstinément honnête. Voilà pourquoi, en toute conscience, les craquelures de mon anonymat ne me gêne gênent pas.