Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche


lundi 29 novembre 2004


Grand ou petit deuil ?



Quand un grand-père vous observe hilare du coin de l'oeil dans les vestiaires du studio de danse, jonglant avec l'une qui met son justaucorps à l'envers, le microbe qui veut -absolument !- prendre une douche habillé et le grand biquet qui hurle de rire à mes cotés parce que je lui demande s'il se souvient où j'ai mis le bâillon et les menottes qui auront raison du benjamin, donc quand ce grand-père vous observe hilare puis vous demande à la faveur d'une porte retenue et toujours aussi réjoui "Alors bientôt le quatrième ?" vous vous sentez bête...

Après j'ai réfléchi et je me suis souvenue qu'il n'est pas si loin le temps du grand et du petit deuil. Le temps où j'aurais été couverte de voile noir ou mauve. Le temps où l'on ne m'aurait pas posée pareille question.

J'ai donc fait un grand sourire à ce charmant monsieur, visiblement très amusé par notre compagnie, parce que tout compte fait, sa question était la preuve la plus éclatante que les tarquinioles au grand complet étaient loin d'inspirer de la pitié et qu'on avait encore assez d'énergie pour se moquer de notre putain déveine.





Galeries Toshopettes

J'ai quelque peu étoffé le contenu des galeries. Je vous préviens quand même qu'il semble, pour les consulter, falloir être affublé d'une patience de louve... (prévoyez une identique nécessité pour digérer la lourdeur de ma phraséologie...)





Les bonnes raisons de ranger

Classique Larousse du Cid massacré

Je signale à tous les amoureux des livres, protecteurs des couvertures ou conservateurs des ouvrages usagés, que le formulaire de plainte contre la commission du vil attentat que vous voyez ci-contre peut-être rédigé et adressé ici.




dimanche 28 novembre 2004


Les bonnes raisons de ne pas ranger

des tours de CD


J'ai fait comme si de rien n'était et après avoir vidé mon monstrueux refuge à truc, j'ai remis le tout bien proprement. J'ai fait semblant de ne pas me demander à quoi serviraient tous ces CD que je n'écouterai jamais. Tiens ! il y en a même qui sont encore cellophanés !

J'ai même rebranché sa chaîne HI-FI de jeune garçon. Comme il fallait bien vérifier mes hasardeux branchements, j'ai pris le premier disque qui m'est tombé sous la main : une vieille compil de compromis, un modus vivendi audible par chacun de nous deux aux goûts si disparates. Je n'ai pas réfléchi, enfin je crois, ou alors il s'agissait d'une inconsciente tentative de vaccin...

Je vous ai dit que depuis la mort de mon mari je n'ai plus jamais - hormis aux funérailles - écouté de musique ? Non, la musique ça me serre la gorge, ça me prend les tripes, ça me fait un mal de chien, et ça me fait regretter d'être sur terre. Bref, il fallait bien vérifier si elle fonctionnait sa chaîne Hi-Fi à lui !

Moi je ne me souvenais pas qu'elle était triste cette compil conciliée mais c'est curieux comme certaines chansons n'ont pas le même air selon qu'on les entend près de son bonhomme, dans le barouf d'un moteur diesel et des manifestations sonores de trois chiards braillards ou selon que l'on range les CD de son mari sans lui... Mouais parce que "ne me quitte pas" et "un homme heureux" ça m'a franchement démoli...

Parfois, je me dis que je suis franchement cucul...




samedi 27 novembre 2004


De la jachère et des blogs

Je viens de procéder à l'installation du plugin Gallery 0.6.0 pour Dotclear, et je mets les mains dans le cambouis pour installer cette petite merveille.

Ne soyez donc pas trop surpris s'il se passe des choses étranges ici...





Donner vie à la bidouille

vivre



Le bidouille c'est bien mais il y a bien un moment où il faut un sujet, quelque chose à mettre sous la dent de mes calques gourmands !

Le souci c'est qu'un discours, c'est trop long et un mot, trop court pour l'incorrigible bavarde que je suis.

+videmment, comme je suis nourrie au Cinquième Élément, j'aurais pu m'inspirer du nom des quatre premiers.

Mais moi je trouve que cela fait "Ushuaïa" et cela ne me plaît pas (leur publicité montrant le sein d'une femme d'où gouttait du lait noir m'a dégoûtée d'eux à tout jamais).

+videmment, vous avez aussi les poncifs de l'évasion du genre... "Partir..." Rêver"...

Mais Partir, pour quelqu'un dont la seule exaltation est de traverser Paris en vélo, vous avouerez que c'est gâcher ! Et "Rêver" cela ne me plaisait pas. D'abord je dors comme une bûche et puis on ne maîtrise pas ses rêves... au décours d'un coin d'oreiller sombre on a vite fait de se retrouver dans un cauchemar !

+ructer, Flatuler, voire roter ou péter ont retenu mon attention mais ces verbes s'inscrivaient mal dans le graphisme trop lisse de ma bidouille.

Alors j'ai baissé les bras, et de lassitude, j'ai écrit vivre... Mais n'en concluez rien ! C'est seulement par pur dépit !




jeudi 25 novembre 2004


Où l'on mesure la réalité et l'enjeu du combat des peuples à disposer d'eux-mêmes.

Une pensée, un soutien, un immense espoir et surtout un formidable respect pour ceux qui sont actuellement dans la rue à Kiev, Lviv ou Dnipropetrovsk pour défendre la plus essentielle des libertés.





Entendu ce soir à la maison

"Maman ! Maman !

Il y a actuellement une publicité pour un film d'horreur avec des rats qui passe sur M6.

C'est horrible : ils ont du sang plein les dents !

Bah c'est dégoûtant, c'est au moins réservé au plus de cent ans !

C'est un coup à faire pipi au lit toute la nuit !"



Je n'ai pu juger par moi-même du caractère de cette publicité qui passerait vers 18 heures mais je ne doute pas de son caractère traumatisant : Tarquinet dort près de moi sur le canapé du salon...





Où l'on reparle de la religion

...





Nouvelles vagues

Wouah génial, vous savez-pas ? Je suis "l'esclave de (mon) public de groupies médiocres qui (me) sucent le sang."

Moi je trouve ça grandiose ! Je me permets de faire un lien car il y a un trackback deux billets plus bas.

N'empêche que les groupies sont quand même vachement pas d'accord avec moi !

(Note pour plus tard : se rappeller qu'en matière de religion, la rigueur de la lecture et du raisonnement sont une illusion)



mercredi 24 novembre 2004


En un mot comme en cent

P.R.O.U.T.





mardi 23 novembre 2004


Moi, dieu et mon cul.

Aussi loin que je remonte dans mes souvenirs, je n'ai jamais eu la moindre parcelle de doute quant à la parfaite vacuité de la voûte céleste.

Jamais de ma vie je n'ai mis en cause ma très profonde conviction que dieu, quel qu'il soit, n'existait pas.

Je n'ai quasiment aucune éducation religieuse, je n'ai jamais fait de communion, de génuflexions, de confessions. J'ai refusé de me marier à l'église "pour faire joli et plaisir aux beaux-parents". Aucun de mes marmots n'a reçu le moindre sacrement que ce soit.

En gros, je vivais des jours paisibles avec mes convictions que chacun respectait de la même façon que j'étais parfaitement indifférente à ce que peuvent bien croire mes prochains.

Et puis un jour ma vie a basculé. Je signale au passage que durant les trois semaines où Tarquin était plus proche de la mort que de la vie et que ma mère était à l'agonie JAMAIS je n'ai prié un quelconque dieu...

Or donc je suis notamment devenue veuve et par un mécanisme que je ne m'explique toujours pas il s'est trouvé des gens par paquet, par fourgon, par troupeau qui viennent me bassiner avec des croyances qui ne sont pas les miennes...

Et on vient vous faire la leçon sur Dieu l'Autre et l'Amour et autres cochonneries au prétexte de votre douleur que l'on respecte ÉVIDEMMENT ENORMEMENT !

Vous oseriez aborder quelqu'un que vous connaissez à peine mais dont vous savez qu'elle a perdu son époux pour lui demander depuis combien de temps elle n'a pas baisé ? Franchement ?

Non ? Alors pourquoi et au nom de quoi on vient me bassiner avec Dieu, l'Autre ou l'Amour ? Où est la différence ? La religion et les croyances n'appartiennent-elles donc pas à la seule intimité de chacun ?

Alors Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs les missionnaires à la mord-moi-le-noeud merci de respecter MES CROYANCES et gardez par devers vous vos dégoûlinants sentiments sirupeux, votre gluante prose égoïste et indécente.

Laissez moi en paix : ma douleur et mon cul ne concernent personne d'autre que moi-même. Je vous conchie !





Attention Tarquine en rage

Je m'aperçois à l'occasion d'un commentaire que je vois rouge dès que l'on me parle de dieu. Je veux bien respecter les croyances des gens (y compris celles de mes enfants). En revanche, merci de ne pas décupler ma fureur en imaginant que je puisse trouver un quelconque réconfort dans ce que je considère comme la plus grande escroquerie à l'humanité.

Je ferme volontairement les commentaires sur les deux billets.



lundi 22 novembre 2004


Confidences à ma bicyclette

"Dieu qu'il est con cet homme là !"

Il devrait me rouler dessus pendant qu'il y ait l'animal !

Bah voyons mon couillon, il faut que les vélos roulent dans le caniveau pour que tu leur fasses grâce de ton avertisseur sonore ? Il faut apprendre à conduire ou à te taire, tu as largement la place de passer !

Tiens... t'as vu comme ils s'embrassent ces deux là. Je me souviens même plus du goût que ça a ces choses là...

Et toi ma poulette, t'en pense quoi ? hein ? Qu'on l'emmerde ? Ah ! oui, toujours lui ?
He he he ok, tu l'as bien mérité ! Va, tu as raison : on roule au milieu, cela lui donnera un bon prétexte pour s'énerver.

Hi hi hi tu as remarqué ? Il arrête de klaxonner quand on pédale en danseuse... encore un cochon en train de mater !

Ah Ah Ah t'es géniale ma poulette ! Regarde un peu cet abruti qui double dans un viril crissement de pneu. Et dire qu'il ne connaît pas la Place Pereire à 7 heures 30 les soirs de pluie... le grand fou ! Regarde tout ce qu'on lui a mis dans la vue, il en a bien pour trois-quart d'heure à sortir de la glu !

Fais un beau sourire ma belle ! Quand on force le passage, il faut toujours faire un grand signe de tête et un grand sourire !

"Merci Monsieur vous êtes bien aimable !" C'est fou comme les motards sont charmants ce soir, tu ne trouves pas ? Arf ! je comprends mieux, j'avais encore la jupe en bataille...

Tiens, tu te souviens ce qu'il a dit le crétin tout à l'heure ? Il a dit "sale pute". C'est curieux comme certains hommes sont prévisibles au volant. Une femme en pantalon à vélo c'est une "connasse" et la même en jupe c'est une "sale pute"... Va comprendre ? Tiens quand je vais pédaler avec mes bottes j'imagine que je vais avoir droit à la conjonction des deux : "putasse" peut-être ?

Arf, j'ai mal aux zygomatiques ! Traverser la place Pereire à 7 heures 30 les soirs de pluie... C'est la grande distribution de sourires charmeurs ! Merde une moto qui commence à engager la conversation... Manquait plus que ça ! Ouf, il a lu ce qu'il a écrit sur ma chasuble... Oui j'ai trois enfants, oui merci Monsieur (Ouf !! c'est une célibataire qu'il voulait draguer pas une mère de famille !)

Allez ma belle on fonce là !! Ah stop pardon ! On s'arrête au passage piéton ! Oui, je sais le piéton en revient pas de voir un vélo s'immobiliser pour le laisser passer. "Je vous en prie Madame".

Vise un peu la bagnole ma cocotte ! Oh qu'il est civil celui-là ! Il ne m'a pas grillé la priorité ! Comme c'est chou !

Allez allez ma gazelle c'est pas tout ça mais sur les boulevards extérieurs on se fait notre étape du Tour de France à nous !

Arf, ça monte ! On va l'avoir ? on va l'avvvvoirrrrr ? OUI ! Génial t'es la meilleure ma beauté ! T'as vu un peu ce feu vert ? On l'a pulvérisé ! Pas de doute ma chouchoute ! On fait une sacrée équipe toutes les deux !

Allez on est arrivé. Dort bien ma choupinette, à demain !




Permis post mortem

notification d'attribution de 12 points sur le permis de Tarquin


Non, n'insistez pas !

Non, vous dis-je !

Non, je n'oserais pas vous soutenir que je connais un moyen infaillible pour récupérer 12 points d'un coup sur votre permis de conduire...

Non, voyons, vous me connaissez, je ne me moque jamais de la maréchaussée ! Quant à la mort, je n'en parle jamais, pensez-donc ! ça pourrait porter malheur !!



dimanche 21 novembre 2004


Cauchemar

expression d'un cauchemar

Le cauchemar survient au moment exact où je sors des bras de Morphée.

Il y a toujours une image terrifiante qui m'accueille.

Elle n'est pas issue de mes rêves.

Mais issue de mes souvenirs.

Tarquin meurt tous les jours.



samedi 20 novembre 2004


Traces de vie

une tétine de Tarquinou






La recette des croustillantes couches alpha

Un grand merci à Pierre Carion qui a pris le temps de finir le travail que j'avais bâclé : il vous a détaillé avec précision et génie la recette des croustillantes couches alpha.

Vous pouvez en abuser sans mauvaise conscience, je vous assure que vous ne prendrez pas un gramme même si elles ne sont pas toujours très digestes...

J'ai quand-même un petit conseil à vous donner : réduisez un peu le temps de cuisson de la première couche et touillez très vigoureusement les rayons de la seconde !


Merci Pierre, cela faisait bien longtemps que je n'avais ri ainsi, j'ai dû lire à haute voix ton billet aux trois tarquinets qui voulaient participer aussi à l'hilarité !





Ah ! je ris de me voir si belle en ce miroir !

Vous ne trouvez pas que ce jaune jure ?

Ce qu'il y a bien avec les ordinateurs et internet c'est que personne ne peut plus ignorer que j'exploite au meilleur de sa spiritualité l'héritage de Van Eyck.

Car il va aussi de soi que cet héritage m'échoit !

Et puis, la création c'est épuisant vous savez ! J'ai bien besoin de vacances à la Bourboule !





jeudi 18 novembre 2004


Corpus delicti

épave d'un paquet de crêpes dentelles reposant sur des miettes
Je vous laisse : je vais essayer de me remémorer, de me convaincre, de me contraindre à accepter qu'il ne peut exister en droit français une responsabilité pénale concernant un enfant de deux ans.




J'ai oublié de rajouter qu'il est strictement interdit de donner l'adresse d'Eolas à Tarquinou ! Manquerait plus qu'il recoure à un avocat en plus !!

Bon je vais réfléchir à la sévère sanction que son délit requiert !





La croisée des chemins

un embouteillage


Ce soir, sur mon vélo, j'ai vu Paris revêtue de ses habits de lumière les plus laids : jaune ou blanc devant, rouge-sang derrière.


Alors, le long des files bruyantes et malodorantes, dans la nuée des automobiles, on se fait des amabilités entre deux-roues.

On se fait des courbettes, on se remercie d'un signe de tête et on se faufile sur les pavés que les voitures nous ont à regret concédés.

Et puis, de hochements de mon couvre-chef en regards péremptoires, j'ai quitté la cohue, j'ai glissé loin de la mêlée.

J'ai pédalé dans la ville et j'ai compris où j'étais : à la croisée des chemins. D'un côté il y a ce qui est derrière moi, de l'autre côté, ce qui est devant moi.

Et moi je m'assois parce que j'ai envie de prendre mon temps !





Robot à SPAM tire à vue

Je suis actuellement la cible d'un très efficace robot à SPAMs qui dégaine au rythme de deux obus à la minute dans les commentaires de ce carnet.

Je désactive les commentaires en attendant, soit la fin de la salve, soit un gilet pare balle !



Je réouvre les commentaires pour voir si l'orage est passé, si un boulet ou deux réussit à passer, promettez-moi que vous n'irez pas suivre leur liens, hein ?

Ici, Veuve Tarquine ouvre son parapluie



mercredi 17 novembre 2004


Révélateur à crétins

schéma de mon révélateur à crétin


Tous les matins, je passe par un endroit stratégique que je nomme en fonction du temps "mon révélateur à crétin", "mon marqueur de néanderthalien" ou "mon poste à débusquer les philistins". Il ne s'agit pourtant que d'une simple répétition d'un marquage au sol, avouez que c'est assez anodin. Cependant, ne vous fiez pas à la simplicité du dispositif : c'est redoutable pour les automobilistes !

Je vous explique tous les matins, j'arrive à une grande porte parisienne et m'arrête à un feu tricolore. En face de moi la route devient une entrée de périphérique donc je trouve nécessairement à gauche pour entrer dans Paris. Pour ce faire devant le feu tricolore, il y a un magnifique sas vélo, le marquage est d'un blanc immaculé, on ne peut pas le louper.

Tous les matins, les voitures s'arrêtent au feu en piétinant allégrement cette évidente signalisation.

Je suis donc obligée de contourner les véhicules (qui vont quasiment tous, droit devant eux, pour emprunter le périphérique). Je m'acquitte de cette tâche avec force regards mauvais et l'index pointé vers le bas pour attirer l'attention des conducteurs endormis sur les bicyclettes peintes au sol.

La quasi totalité de ces bovins réalisent alors qu'ils ont fait une connerie et s'aperçoivent enfin de l'utilité des sas vélo, seul dispositif permettant aux pauvres cyclistes de tourner à gauche sans risquer leurs vies et -je dois le reconnaître- la plupart s'en excusent.

Ensuite, après avoir tourné à gauche il y a un second feu rouge et un second sas vélo.

Et bien vous ne savez pas, il y en a toujours un, ce n'est jamais le même mais toujours un homme qui de la façon la plus ostensible possible s'avance jusqu'à la limite du raisonnable pour couvrir de sa puante bagnole la peinture blanche du second marquage au sol.

C'est sans doute sa façon à lui de lever la patte sur les arbres pour marquer son territoire...

Quand je vous dis que les automobilistes régressent quand ils sont aux volants de leurs voitures...

Ah oui, je profite de ce billet pour décerner la médaille de stupidité à la dame qui coincée dans les embouteillages ce matin sur les boulevards extérieurs trouvait insupportable qu'un vélo puisse circuler alors qu'elle était immobilisé.

Ma pauvre petite dame si vous saviez ce que vous étiez pitoyable à essayer de me barrer la route en faisant épouser à votre véhicule les formes de ceux qui étaient à côté. He he he he... barrer la route à un vélo, votre crédulité était sans borne...

Je n'insulte jamais les niais ! Je me contente de leur faire des grands sourires gentils une fois l'obstacle passé. Et comme j'étais de bonne humeur un petit geste de la main en m'en allant pour dire "au revoir" à la nigaude complètement figée...




mardi 16 novembre 2004


Recette de gambettes

Un curieux pic dans mes statistiques

Si je n'étais pas pétrie de mansuétude à votre égard, vous auriez mériteré que je vous infligeasse un gros plan de mes dents jaunes... (Je suis assez peu sûre de mon imparfait du subjonctif...)




lundi 15 novembre 2004


Tarquin et moi

Tarquinou dort sur son père endormi

Tarquin et moi nous nous aimions, il parait que cela se voyait comme le nez au milieu du visage.

Parfois je ne sais même plus si le nez se porte vraiment au milieu du visage mais je sais que je l'aimais , oui !

Moi je me souviens du regard qu'il m'a lancé la première fois que l'on s'est rencontré. Et je me souviens qu'il me faisait rire, rire à en pleurer, rire à en oublier le reste du monde.

Je me souviens que j'ai su très vite que ce serait lui l'homme de ma vie, en dépit de tout ce qui nous séparait.

Tarquin, il se foutait bien du nombre d'années d'études qui nous séparaient. Il se foutait bien que je sois avocat, il m'aimait pour moi, pas pour mon CV !

Et moi, je me foutais bien qu'il pesait plus de deux fois mon poids, et puis je le trouvais beau comme ça, je l'aimais pour lui, pas pour ses kilos !

Tarquin il savait dire "je t'aime" avec une rare sincérité. Il le disait parce que c'était vrai et qu'il n'avait pas l'impression de se mettre en danger en me le disant.

Tarquin, il savait dégoupiller en une phrase les grenades que son explosive épouse recélait parfois.

Il se moquait de moi avec brio, avec une dérision et un humour de situation dignes des plus fins stratèges.

Tarquin je l'aimais plus que tout, je l'aimais en vrai, je l'aimais comme il était.

On n'aime pas les gens pour ceci ou pour cela. On aime les gens pour ce qu'ils sont, comme ils sont et puis c'est tout. On aime avec ses tripes, moi mon Tarquin je l'avais dans peau.

Voilà c'est tout. point final. Ça s'arrête comme ça. Pouf. on arrête tout et il n'y a même rien a recoller. Non paf, voilà, voilà, au revoir madame, il n'existe plus, vous pouvez reprendre vos sentiments surnuméraires. C'est presque encombrant. Fin de l'histoire. Rideau. Plus de coeur, plus de moteur. Plus rien. Non ça sert plus à rien d'aimer comme ça, c'est du gâchis, il n'est plus là, il est mort, presque du jour au lendemain. Une très jeune conne m'a dit un jour "c'est la vie". Je regrette de ne pas lui en avoir retourné une... La vie, tu parles... L'enfer oui !





Mon blog est d'une insupportable désinvolture !

Il semble que mon blog revendique haut et fort son indépendance d'une fort vilaine manière puisse qu'il envoie paître vos commentaires !

Ne voyez donc pas dans ces péripéties une censure aussi aveugle qu'arbitraire qu'exercerait votre serviteur.

Sophie semble avoir inauguré cette manigance revendicatrice de mes carnets. Vous êtes donc priés, compte tenu de ses infortunes contagieuses d'aller implorer son lutin et ses Djinns avec force courbettes et marque de contritions !

Car je tiens la preuve de son implication : quand Jocker invoque ses créatures genoux à terre, ils se font plus dociles et condescendent à laisser filtrer quelques mots...

Si cette contraignante attitude n'est pas suivi d'effet, j'invoque votre patience (mais comme je suis bonne fille, je vous autorise à vous redresser -niark niark niark !)

Il semblerait que mon hébergeur ne soit pas non plus étranger dans cette étrange souffle d'impertinente désobéissance des commentaires de ces carnets...




Pompes à la BabOON

mes bottes
Je suis entrée dans la boutique pour acheter des souliers de ville.

Je suis tombée en arrêt devant cette paire et je n'ai pas pu me retenir de les enfiler.

J'étais en train de résister à cet achat inconsidéré quand une cliente est entrée. Elle m'a dit qu'elles étaient superbes et qu'elles m'allaient comme un gant.

J'aurais aimé vous y voir ! Moi, j'ai craqué...

Imaginez que vous portez une paire de charentaises avec des chaufferettes aux mollets... C'est à peu près l'effet que cela me fait...

Mais je ne sais pas me dépatouiller pour pédaler sans les bousiller !!!




Merci à BabOOn et à Sadmantdi d'avoir su dévier le cours de mes pensées!




dimanche 14 novembre 2004


Putain de mois de novembre

les trois tarquinets


Décidément oui, novembre est pénible. Pourquoi ? je ne sais pas...

J'aime pourtant ses frimas humides. J'aime aussi son ciel gris, j'aime avoir froid de nouveau.

Mais là j'ai froid partout. J'ai le coeur dans un étau de douleur et je passe mon temps à cacher mes pleurs.

J'ai l'impression qu'il est mort hier, qu'avant-hier je tenais encore dans mes bras un bonheur aujourd'hui évanoui à jamais.

Alors je me secoue les puces, et avec ma dernière folie, je mitraille mes mômes.

Je "toshop" le tout et je pleure encore en me disant qu'il aurait été si fier de voir ses marmots si beaux.

Putain de mois de novembre. Et aussi putain de vie !



samedi 13 novembre 2004


Tarquinou de garenne

Tarquinou se cache dans sa chambre



La chasse au Tarquinou est un exercice vespéral que je pratique au quotidien.

La règle du jeu est simple :

  • Coucher son marmot (après le câlin réglementaire)

  • Revenir quelques minutes plus tard parce que le voir dormir est toujours merveilleux

  • S'apercevoir que le marmouset a décampé

  • S'exclamer puis chercher avec force mimiques

  • Vous avez gagné quand son rire étouffé vous montre le chemin

Je reviens, je vais voir s'il dort...




Mal

pleureuse sur un tombe



piège à robots