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samedi 30 octobre 2004


Bon anniversaire

Enseigne d'un magasin d'antiquités et de curiosités :




vendredi 29 octobre 2004


La grossièreté est-elle sexuée ?

Je vous conseille la lecture de cet excellent article du Monde : Simone Veil raconte la loi sur l'avortement dont voici un court extrait :


- Imaginiez-vous, en montant à la tribune, le degré d'hostilité que vous alliez rencontrer ?

Non. Je savais - ne serait-ce que par le courrier reçu - que les attaques seraient vives, car le sujet heurtait des convictions philosophiques et religieuses sincères. Mais je n'imaginais pas la haine que j'allais susciter, la monstruosité des propos de certains parlementaires ni leur grossièreté à mon égard. Une grossièreté inimaginable. Un langage de soudards. Car il semble qu'en abordant ce type de sujets, et face à une femme, certains hommes usent spontanément d'un discours empreint de machisme et de vulgarité. (...)*
[...]

-Quel est le pire que vous ayez entendu ?

Les propos de Jean-Marie Daillet.

*souligné par votre serviteur



Les débats parlementaires étant publiés au Journal officiel, vous pouvez retrouver les propos dont s'agit à la 4ème page de ce fichier .pdf : 3ème séance du mercredi 27 novembre 1974 (3,01 Mo)



Mais, surtout, comment oserez-vous désormais admettre la poursuite et la condamnation pénale de l'infanticide du nouveau-né, aucun biologiste ne pouvant nier, quelle que soit sa thèse personnelle, qu'il y a processus continu entre l'embryon humain et l'homme ? Cette dernière question va évidemment bien au delà du droit et de la justice : elle touche les moeurs, la civilisation.

Supposez que l'on retrouve l'un des médecins nazis qui a encore échappé au châtiment qui en frappé d'autres, l'un de ces hommes qui a pratiqué la torture et la vivisection humaine. Y a-t-il, voulez-vous me le dire, différence de nature entre ce qu'il a fait et ce qui sera pratiqué officiellement dans ces hôpitaux et dans ces cliniques de France ?

Votre projet de loi ne porte-t-il pas, par ailleurs, condamnation d'être incapables de se défendre ?

On est allé - quelle audace incroyable ! -jusqu'à déclarer tout bonnement qu'un embryon humain était un agresseur. Eh bien ! ces agresseurs, vous acceptez, madame, de les voir, comme cela se passe ailleurs, jetés au four crématoire ou remplir des poubelles.



Par ailleurs, le regard de madame Veil sur les femmes et le féminisme m'a fait sourire... il est tellement plus moderne que certaines interventions que j'ai lu sur ce carnet... mais il est également plus lapidaire : "Je me sens plus en sécurité avec des femmes. Peut-être est-ce dû à la déportation. Au camp, leur aide était désintéressée, généreuse. Pas celle des hommes. Et la résistance du sexe dit faible y était aussi plus grande.





jeudi 28 octobre 2004


L'iniquité des pleurs d'enfants.

Tarquinette Tarquinette ma minette, ma fille, mon enfant, mon amour, ma cocotte.
Tarquinette qui rit à s'en crever la panse.
Et qui s'écroule brutalement en pleurant.
Tarquinette ma minette effondrée dans mes bras.
Que c'est triste une petite fille de 5 ans qui s'accroche à votre cou comme si elle allait se noyer.
Se noyer dans toutes les larmes que son petit corps contient.
Elle réclame son papa.
Elle l'aime "à la folie" et veut son père.
"Ma chérie, si j'avais de la magie, avec ma baguette magique, tu peux me croire :
je ferais "abracadabra" et hop voilà papa !"
"Dis maman, un jour tu as retrouvé mon collier, peut-être que tu as un peu de magie."

Alors j'ai fait "Abracadabra" mais papa n'est pas revenu.
Alors je lui ai promis qu'il l'aimait encore
et j'ai pleuré toute les larmes de mon corps.





Rocheloise, Rochelois, ce billet est pour vous

Notre ami Georges, ci-devant blogueur, mais également grand marathonien devant l'Eternel, a besoin de vous : "Marathon de la Rochelle, petite annonce d'un SDF"




mercredi 27 octobre 2004


Où l'on récompense les vainqueurs

Monsieur Pierre Carion, comme vous attendez avec raison le prix récompensant votre mérite et vos talents de chasseur tant de néo que d'archi c..., je me sentais bien marrie de n'avoir point prévu de trophée !

Alors, j'ai réfléchi et dans la veine de mon précédent billet, j'ai réalisé que peut-être seriez-vous heureux de savoir tricoter des chaussettes si un jour vous devez stupidement vous retrouver sur une île déserte !

Adoncques, cette reproduction est pour vous :

tricot : bas à l'italienne



J'avoue que j'ai longuement réfléchi (décidément ce soir mes neurones se sont multipliés !) pour savoir si ce prix devait être partagé entre les deux gagnants...

Mais je me suis souvenu que l'autre premier ex aequo m'avait parlé un jour de Traou Mad. Alors j'ai eu une idée ! Certes, pas très loyale mais que voulez vous je suis gourmande... Monsieur Autchoz, je vais donc vous échanger les délicieux brownies au chocolat que je fais (profitez-en bien c'est la seule chose que je réussis...) contre vos légendaires Traou Mad ! Et puis d'abord comme cela doit bien faire deux ou trois fois que vous gagnez, il est bien temps de vous mettre à l'amende !





Objectif : folie

Tarquine et un appareil photo


J'en avais envie depuis très longtemps.


Comme j'ai fêté il y a peu ma première année sans tabac, comme je fumais beaucoup, comme j'ai donc fait de grosses économies, je me suis fait une folie...


Tom, Kozlika, tenez bon ! Je vous promets qu'il y a de belles compensations !





A livres ouverts

Bibliothèque
L'un des plus vieux rituels que je pratique (hormis celle de continuer à sucer mon pouce mais c'est un secret) c'est de "chercher quelque chose à "bouquiner".

Aussi loin que je me souvienne (et j'ai le souvenir précoce !) j'ai toujours vadrouillé devant mes bouquins, en quête d'un livre qui répondrait à l'humeur du moment. Il faut, en effet, savoir que j'aime autant relire mes livres qu'en découvrir de nouveaux. (Ah ! Edmond Dantès, combien de fois me suis-je évadée avec toi du Château d'If...) De surcroît, j'ai toujours un bon quintal de livres "d'avance", on comprend donc aisément que j'ai les meilleurs prétextes du monde pour traîner devant les nombreuses bibliothèques qui tapissent les murs de mon logis...

Ce soir, je m'y suis retrouvée en train de fureter.

Je cherchais une étincelle de rire, un éclat de romanesque ou une escarbille d'émotion.

Je cherchais quelque chose à lire et j'ai compris que ce n'était pas en quête d'un ouvrage que j'étais.

Non, je regardais la procession de ma vie, mon passé raconté par mes bouquins, chacun d'eux étant un lieu, un moment, un univers de mots, d'échange ou de silence.

Celui-ci a été lu dans le fond de mon lit un soir glacial, la couette remontée sur la tête. Épuisée de fatigue et de passion, je n'ai condescendu à le quitter qu'au petit matin. J'avais peut-être 13 ans quand je l'ai dévoré pour la première fois celui-là.

Oh ! Cette dédicace sur sa page de garde me fait pleurer encore aujourd'hui...

J'ai hurlé de rire avec Monsieur Malausène dans un train où je revenais de Rennes. Une dame m'a demandé le titre de ma réjouissante lecture et j'ai ensuite converser tout le trajet avec une femme d'une brillante intelligence.

Chaque livre est une histoire, chaque livre à une place, sa place dans ma vie, que je l'ai aimé ou non, et alors même que je les aurais oubliés !

Oui, tous autant que vous êtes, posés en vrac, un peu abandonnés, un peu délaissés, vous égrenez mon passé.

Je vais me coucher avec l'un d'eux, un vieux livre de dame décrivant la méthode pour tricoter des chaussettes !

On ne sait jamais ce qu'il peut vous arriver dans la vie ! Et là vous pouvez me croire... Par exemple, comme Robinson Crusoë, on peut se retrouver un jour sur une île -mystérieuse ou au trésor- Et alors, qui sera ravie de savoir tricoter des chaussettes chaudes ? Hein ? je vous le demande ?


Mes livres sont là près de moi et j'ai soudain envie d'en acheter des nouveaux, de retrouver une étincelle de rire, un éclat de romanesque et une escarbille d'émotion.

Je crois bien que je vais continuer à lire...



mardi 26 octobre 2004


L'enfance de l'art ?

Je suis peut-être une vieille bique réactionnaire.

Je comprends pourtant qu'une certaine licence existe dans l'expression des arts picturaux.

Il ne me viendrait pas même à l'idée de détourner les yeux devant l'Origine du monde de Gustave Courbet.

Mais parfois, sans que l'on devine tout de suite pourquoi un certain malaise vous envahit à la visite de site se revendiquant d'art.

Rien ne pouvait pourtant éveiller ma suspicion dans son titre : Baby art.

La page des "post card" m'a parue singulièrement malsaine mais c'est cette image qui a fini de me dessiller.

Drôles de temps où l'on risquera bientôt une amende de 45 000 euros pour une insulte homophobe ou sexiste (faits que je ne cautionne pas !) mais où au prétexte de l'art on donne une vitrine à de la pure pédophilie...





Confituriades d'automne

Tarquinet goûte la confiture
Sadmandti ! On l'a reçu !!! On les a reçus devrais-je dire ! Et puisque nous avions pas participé au grand jeu concours des Confituriades d'automne j'ai tenté de retrouver malgré ma défection, l'ambiance ludique des ingrédients à trouver. Donc règle du jeu à destination des Tarquinets : dégustation en aveugle avec bandeau sur les yeux et tout et tout ! But : retrouver la saveur de la confiture préalablement étalée sur une tartine de pain beurré.

Comme je ne suis pas très maligne, avant de commencer la dégustation et alors qu'ils avaient les yeux bandés, j'ai lu les étiquettes "Confiture à la poire pour Tarquinets" "Confiture de fraise pour Tarquinets" Mouais, je sais, en ce moment mon seul neurone est un peu harassé...

Tarquinet goûte la confitureLes voilà donc en train de goûter ces purs délices. Grâce à ma gaffe, ils ont trouvé trop aisément : Tarquinette et Tarquinet ont été rapides et très sûrs de leur réponse !

Une chose est sûre c'est que c'est vraiment divin ! Comme Sadmandti l'avait prévu les marmots préfèrent la confiture de fraise, et moi, ainsi que Philomène d'ailleurs, c'est la confiture de poire qui nous a reçu nos suffrages.

Et je vous assure que ce n'est pas une clause de style c'est vraiment délicieux !

Celle dont nous nous régalons est la version non épicée (Sadmandti a même pensé aux palais délicats de mes chérubins !) de cette merveilleuse recette.

La preuve, outre Philomène et votre serviteur, le chat Tarquari lui-même louche sur les confiotes ! C'est dire !!

Un chat derrière deux pots de confitures




En un mot comme en cent: "Sadmantdi, MERCI !!!"





dimanche 24 octobre 2004


Itinéraire de deux enfants gâtées (1)

des bébés jumelles



des jumelles un peu plus grandes



des jumelles dans les bras de leur père



Le plus surprenant c'est que l'une est toujours à droite et l'autre est toujours à gauche... Bé Molux est à gauche et For Molux est à droite




Sibylline trombine (2)

article et légende du journal Jours de France


Je déclare officiellement et conjointement Pierre Carion et Autchoz victorieux !

Remarquez que la légende de l'hebdomaire Jours de France indique que Monsieur Jean-Marie Le Pen se trouve à droite alors que j'étais parfaitement persuadée qu'il était à gauche...

Remarquez egalement que Autchoz est déclaré vainqueur en dépit d'une malheureuse volte-face, résultat des manoeuvres pertubatrices de sa coreligionnaire Racontards qui, perfide, lui a tendu un piège !

Pour cette raison, je décerne le troisième prix à cette dernière, car elle a failli vaincre :)




samedi 23 octobre 2004


ôjourd’8 Blogé avC 1 fôn Né » 1posibl ! !


C VrMan Gnial 2 Blogé AvK Nokia ! On Peu ^m Fèr D foto !





Billet librement inspiré de cette dépêche AFP et rédigé en 678 minutes et 49 secondes à l'aide de mon téléphone cacochyme.









My name is Molux, For Molux

Je hais les télé-opérateurs disciplinés... Je les hais autant de fois qu'ils ânonnent bêtement mon patronyme, je les maudis au quintuple des écorchures qu'ils infligent à mon nom, je les exècre à la mesure de leur radotage discipliné, m'invectivant à chaque phrase de ce qui me tient lieu de signifiant.

Je m'explique :




vendredi 22 octobre 2004


Sibylline trombine

une vieille photo


Il a vu passer la plus insigne des dépouilles et en abrite une des plus anonymes. Depuis des décennies, il regarde passer les hommes politiques, l'un d'entre eux est sur cette photographie.
  • Où est donc cette personne ?
  • Qui est donc cette personne ?
  • Et pourquoi est-elle là ?

Les fidèles de ces carnets, retrouveront aisément l'année de l'événement en se souvenant d'une source de mon iconographie...




jeudi 21 octobre 2004


Vulgaire commentaire atrabilaire

Je suis tombée des nues en lisant ce commentaire chez Laurent, je vous le cite in extenso, vous allez voir c'est édifiant :

T'es vraiment un pourri Embruns.

Clair.

Je me demande comment la direction de l'agence dans laquelle tu bosses peut encore supporter ton attitude sur ton blog.

Vos clients finiront par le savoir et je ne pense pas qu'ils vont kiffer...

Pour infos ton post est super super limite. J'ai enregistré la page et fait divers shoots cette nuit...

Pourquoi passes tu ton temps à insulter et à être méchant sur ton blog ? T'as rien à faire ?

Nous concernant j'espère que ce sera la dernière fois...

Nous pourrions sinon, passer la vitesse supérieure te concernant.

See Ya


Mais dites-moi donc Monsieur stef / blogagency quel est donc le rapport entre vous et son agence, car j'énonce une évidence en affirmant que Laurent ne tient pas le blog de son employeur...

Et pourquoi donc parlez vous des clients de son agence ?

Avant de menacer les gens de "passer à la vitesse supérieure" posez-vous donc la question de savoir jusqu'où vous allez vous-même...

Il paraît que vous aussi vous faites commerce des blogues... Drôle de pratique et drôle d'éthique.

J'ai ôté le seul lien qui pointait vers un site que vous hébergez (et qui était inactif depuis très longtemps), et comme je ne suis pas intéressée par vos chaussures puantes - l'odeur de vos commentaires me suffit- je pense ne pas vous recroiser de sitôt...

Ah j'oubliais, comme j'exerce une profession libérale, je n'ai pas à proprement parler d'employeurs, voilà qui risque de vous ennuyer pour les prévenir de mes méfaits... et puis mes clients, vous savez, avec le secret professionnel que la loi accorde à l'exercice de ma profession, vous n'êtes pas prêt de pouvoir me menacer de les inviter sur ces pages (qu'ils aimeraient beaucoup, j'en suis persuadée...). Ne vous époumonez donc pas à proférer de vaines et haineuses promesses de publicité...





EDITE



J'ai découvert en suivant les commentaires chez Laurent que le lien que j'avais fait sur stef / blog art ne fonctionne plus.

Une bête et très ciblée erreur 403 vous empêche d'y accéder, si et seulement si vous venez de ces pages (et de celle de Laurent).

En matière de publicité, vous avez décidement beaucoup de choses à apprendre monsieur stef / blogagency...

D'abord je suis très flattée que vous accordiez autant d'importance à mon humble avis, aux nombres de mes lecteurs, et à l'impact de mes humeurs sur ceux-ci...

Ensuite, merci de faire de la sorte ma publicité

Je salue au passage tous les nouveaux visiteurs qui ne cessent d'affluer depuis que la pratique de ce filtrage d'un genre nouveau s'est ébruité... Soyez donc les bienvenus et n'hésitez pas à vous promener, ici aucune url n'est truquée...

Enfin, merci d'apporter un soutien aussi efficace qu'inattendu à la démonstration de vos pratiques peu recommandables...
Vous ne pouviez pas faire meilleure démonstration de votre haute moralité...

Ah oui, j'oubliais, si le coeur vous en dit et en dépit de l'odeur dont j'ai déjà parlé ici et , vous tenez à vous rendre à cet endroit, faites donc un copier/coller dans la barre d'adresse de votre navigateur : http://www.blogagency.com/



Edité une seconde fois



Tiens tiens ! le filtre a dorénavant été supprimé... Curieux non ?




mercredi 20 octobre 2004


Vous commentez en chemisette ou en chaussettes ?

Alors si vous voulez la recette pour déjeuner en slip kangourou et en chemise hawaïenne au Restaurant du Palais, je vous conseille l'aller lire les commentaires sous ce billet.

Et puis j'ai quand même un gros regret... Bah oui, parce que c'est bien beau de clamer à corps et à cri qu'il n'y a pas de différence entre ma robe et un costume de bonne facture, n'empêche qu'en attendant mes confrères ne montrent jamais leurs mollets !! Tiens, je vais leur conseiller d'en prendre de la graine en visitant le site de notre ami Bruno...

Je me demande bien si cela vexerait Eolas que je lui offre une paire de collants...




Calimero fait du vélo

Passage dans la Rue de la Pompe
C'est curieux, en ce moment, faire du vélo dans Paris prend des airs de fête... J'ai l'impression de découvrir mille trésors, de voyager dans le temps, d'être dans un monde imaginaire... -tre ailleurs... m'échapper, fuir, partir, hors du temps et de l'espace...




mardi 19 octobre 2004


Costume sans cravate

Tarquinette revêtue d'un costume d'avocat
Rue des Trois Fontanots à Nanterre. Court trajet entre la gare du RER et le Palais de Justice. La rue des Trois Fontanots à l'heure du déjeuner est un spectacle des plus déprimants. D'abord elle est sombre et moche cette artère mais de surcroît, à l'heure où les estomacs jettent les cadres hors de leur tanière, elle se peuple d'une nuée de "costard-cravate" aux nuances plus qu'étroites : de l'anthracite au gris plomb, en passant par toutes les teintes de la grisaille.

Cravate et chemise peinent à mettre un brin de fantaisie dans cette mer de pingouins chaussés de souliers cirés. Ils sont tous formatés au même gabarit, ils se conforment scrupuleusement au même code vestimentaire. Ils arborent tous le même uniforme de tristesse et bannissent scrupuleusement toute forme d'originalité.

Est-il donc indispensable de porter les insignes de la monotonie pour faire carrière dans les sièges sociaux de la rue des Trois Fontanots ?

Mouais... vous croyez que je ne vous entends pas ricaner ? Oui les avocats portent une robe identique à celle de tous les autres avocats de France et de Navarre.

Oui, c'est une robe noire avec pour seule lumière un rabat blanc et un bout d'hermine au bout de l'épitoge (sauf une bonne moitié du Barreau de Paris dont je suis mais c'est une trop longue histoire pour être contée ce soir)

Il se trouve pourtant que le port de mon costume à moi, outre que ce sont des dispositions légales qui le prévoient, ne procède pas du même esprit.

Oui, je participe à l'appareil de justice et ma robe est le signe de ma fonction.

Oui quand je l'enfile, je sais que je suis en représentation. Oui elle est identique à celle de mon jeune confrère qui vient de prêter serment et à ma consoeur qui à l'âge d'être ma grand-mère.

Oui, elle me donne cette liberté de parole et de ton qui caractérise ma profession.

Oui elle masque aussi l'énorme tâche de café qui orne dorénavant mon pantalon (quelle idée de boire un café en marchant dans la rue surpeuplée dite des Trois Fontanots !)

Oui, elle me permet de me rendre en vélo aux audiences, dans le plus pur style décontracté (essayez donc de grimper l'avenue Marceau en pantalon "trompette" ou en tailleur Chanel...)

Oui, elle me permet de m'habiller comme je veux, - de toute façon, peu importe ma tenue, on ne la verra pas le moment venu- et je peux vous assurer que le port de cette robe là me délivre des lourdes obligations vestimentaires qui pèsent sur les cadres de la rue des Trois Fontanots.

Elle me permet aussi de faire la part des choses. Je plaide avec la robe mais quand je l'ôte, c'est la fin de la représentation.

Pas besoin d'être sur son 31 pour bêcher un dossier ! A métier complet, habit de Cour et de jardin...




dimanche 17 octobre 2004


Ohana signifie famille

Stitch
Stitch, c'est une une antienne à la maison.

Stitch, c'est le nouveau héros de mes tarquinets.

Stitch, c'est l'histoire d'un monstre indestructible et d'une orpheline un peu chipie qui vont se trouver, se sauver, et même parvenir à se construire une famille.

Stitch, c'est visiblement un voeu pour mes marmots

Alors les jours de pluie, ils se passent les deux films de Stitch en boucle et ils me répètent à l'envi : "Ohana signifie famille"...

Oui mes enfants, je sais : "Ohana signifie famille, cela veut dire que personne ne doit être abandonné"...





Ethnique transmutation

Tarquinou bariolé
Hier soir, je l'ai embrassé, je l'ai câliné et puis je l'ai couché.

J'ai laissé un enfant charmant, pacifique et gracieux

Ce matin, du fond de mon lit, j'ai entendu des grands cris, comme des hurlements hargneux et belliqueux.

Je suis vite descendu près de lui et j'ai découvert que mon doux Tarquinou s'était transformé en guerrier Maori !