Orageuses réminiscences

Cela survient n'importe où, sur un quai de gare, au
fond de mon lit ou au guidon de ma bicyclette.
Hier, c'était sur un parking de grand magasin, les bras
pleins de paquets, en train de charger la voiture.
Le ciel avait pris cette couleur de gris si particulière,
quand l'anthracite le dispute à l'acier et le carbone au
plomb.
Le vent s'est soudainement levé et la température
a baissé.
Quand la pluie a commencé à tomber, j'ai eu le
temps de prendre mon « encore presque
bébé », de le poser dans la
voiture, de m'asseoir au bord du coffre. Puis de pleurer à
me déshydrater, de sangloter à en hurler,
à ne plus pouvoir m'arrêter.
Simplement parce c'était un orage
d'été, qu'il me rappelait les
précédentes années, tous ces
étés avec lui, depuis l'été
où l'on s'était rencontré.
L'orage est passé, mais je sais qu'il n'est jamais
très loin.
Par Veuve Tarquine
dimanche 18 juillet 2004 à 14:37
Tarquin et Tarquine
#130
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Commentaires
Le dimanche 18 juillet 2004 à 20:52
par
yenayer
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Le lundi 19 juillet 2004 à 09:51
par
Mijo
#
Le lundi 19 juillet 2004 à 12:15
par
BabOOn
#
Le lundi 19 juillet 2004 à 21:44
par
Veuve Tarquine
#
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