De bric en vrac

Aujourd’hui en allant au Palais, j’ai vu
une bulle toute irisée de sa fragilité traverser
les files d’engins mécaniques qui encombraient les
Champs Elysées. Elle volait entre les voitures,
près des pavés et des pots
d’échappement. J’ai freiné
pour la laisser passer. J’espère que le bambin qui
l’a soufflée a vu quel poétique exploit
son œuvre a su créer.
Aujourd’hui au Palais, j’ai vu une ribambelle
d’enfants qui courraient dans les couloirs, bien trop
énervés pour obtempérer aux
remontrances maternelles d’une mère trop
épuisée pour avoir l’air autoritaire.
Un nouveau-né pleurait contre son sein, ses vagissements
résonnaient dans les hauts couloirs de marbre, son incongru
et si attachant. Je ne sais ce qui pouvait amener cette femme, dans ce
lieu, avec toute sa progéniture mais je me suis sentie
soudain, tellement privilégiée.
Aujourd’hui, en sortant du Palais, j’ai
remarqué pour la première fois une jeune
demoiselle fort dénuée qui musait Quai des
Orfèvres, tuant le temps en jouant à la raquette,
elle semblait lancer sa balle fort loin, bien au delà de la
Seine qui lui fait front.
Par Veuve Tarquine
jeudi 8 juillet 2004 à 23:43
Déambulations
#121
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Commentaires
Le vendredi 9 juillet 2004 à 09:29
par
Mijo
#
Le vendredi 9 juillet 2004 à 13:23
par
Sylvie
#
Le vendredi 9 juillet 2004 à 14:08
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obni
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Le vendredi 9 juillet 2004 à 15:58
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Véronique
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Le samedi 10 juillet 2004 à 00:29
par
Veuve Tarquine
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