samedi 31 juillet 2004
Quand le courage est récompensé

"Maman ! Maman ! Le tomatier
! Il est mûru !"
Par Veuve Tarquine
samedi 31 juillet 2004 à 15:38
De bric en vrac
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samedi 31 juillet 2004

"Maman ! Maman ! Le tomatier
! Il est mûru !"
Par Veuve Tarquine
samedi 31 juillet 2004 à 15:38
De bric en vrac
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Le samedi 31 juillet 1993, une voiture a percuté de
plein fouet celle de mes parents qui avaient quitté leur demeure
pour un mariage.
Il était, à la montre de mon père,
exactement 9 heures 27.
Par Veuve Tarquine
samedi 31 juillet 2004 à 13:03
Chagrine Tarquine
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vendredi 30 juillet 2004

Ce matin, j’ai lu avec un indicible effroi, un article
de Libération
m’apprenant qu’une expertise graphologique aurait
permis d'établir que la signature de Cédric
Vasseur portée sur les
procès verbaux de deux auditions
par les services de police et alors qu'il était
placé en garde à vue dans le cadre de
l’affaire de l’équipe cycliste Cofidis, n'était
pas la sienne !
En droit, un procès verbal d'audition, ne vaut que
jusqu'à preuve du contraire. Dans les faits, sa valeur
probante est quasi irréfragable. Essayez donc d'aller
démontrer que ce que vous avez dit puis
avéré par votre signature aux
enquêteurs n'étaient, en
réalité, pas fondé ! Il est quasiment
plus simple de déplacer pierre par pierre la grande muraille
de Chine... Et si vous en doutez encore, demandez donc à Patrick
Dills, ce qui lui en a coûté de craquer
aux questions d'un enquêteur entreprenant alors qu'il avait
à peine 16 ans... (la réclusion
criminelle à perpétuité, la Cour
d'Assises des mineurs de Metz, fait rarissime, lui ayant
refusé l'excuse de minorité).
Un procès verbal d'audition c'est une pièce
maîtresse, parfois le seul fondement des poursuites, et ce
n'est d'ailleurs pas un hasard, comme l'a justement souligné
Eolas, si
la loi Sarkozy sur la sécurité
intérieure a abrogé l'obligation
d’information du droit de se taire lors de la garde
à vue...
Comprenez donc mon émoi quand j'apprends que des policiers,
agent ou officier de police judiciaire ont volontairement
apposé une fausse signature sur un procès verbal
d'audition, par définition complétement bidon !
L'affaire est grave, impardonnable, dangeureuse, c'est la
démonstration de l'arbitraire : c'est le règne de
la matraque et du képi...
J'avoue que guettant de près la réaction du
Parquet, je me jette sur le site du Monde.
On peut dire que j'ai été servie, car l'affaire a
dorénavant changé de registre, on est
entré dans la phase du "grand-guignolesque", de la
déraison. J'y
lis : « Sollicité
jeudi matin, un responsable de la préfecture de police n'a
pas exclu que la signature de M. Vasseur ait pu être
ajoutée sur des PV pour "un problème
de forme", mais a certifié que le cycliste avait
bien tenu les propos retranscrits. ».
Il se trouve donc un "responsable" de la préfecture de
police pour couvrir un faux en écriture publique, un crime
gravissime qui, à mon sens, jette l'opprobre et le
déshonneur sur tout l'édifice
préfectoral !
Il me semblait à moi que des valeurs aussi importantes que
la confiance, le respect de son serment, le fondement de son
métier, était primordiales. Comme il se trouve
qu'un responsable de la préfecture trouve normal de clamer
-sans vergogne- de sacrifier ces quelques broutilles à la
défense de son pré carré et justifier
que l'on commette un acte criminel pour résoudre un
quelconque problème de forme, j'imagine que mon sens de la
justice doit être un pur anachronisme...
J'attends maintenant de savoir quelle va être la position du
Parquet, voire celle du ministère de l'intérieur.
J'ose encore croire que s'ouvrira une procédure criminelle
contre cet infâme policier, et que l'on redore enfin le
respect dû aux institutions ! Mais je crains de
n'être déçue... j'ai
parfois le sentiment que les avocats sont les derniers utopistes de la
justice...
Et après, bien entendu, on va aller faire la
leçon aux sauvageons qui n'ont
décidément aucune notion de ce que signifie la
civilité !
Par Veuve Tarquine
vendredi 30 juillet 2004 à 22:50
(non) droit ou (in)justice
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Les babouins à Vincennes sont toujours un spectacle
extrêmement enrichissant, pour les petits et pour les grands.
Mardi, se trouvait près de nous une jeune personne qui
gardait pour quelques jours son petit neveu, cousin ou filleul
âgé d’environ 8/9 ans.
Elle lui parlait de ce ton mièvre qu’on adopte
pour faire accroire aux enfants que le monde n’est
peuplé que de petits lapins bleus, de papillons blancs et de
mignonnes petites souris roses…
« Oh ! Regaaaaaaarde ce petit
singe dans les bras de sa man-man, elle le câline bien
vois-tu ! Oh ! Regaaaaaarde comme elle est
attentive ! Oh !! elle est gentille elle lui fait
plein de bisous ! » (…)
J’étais arrivée avant elle et
j’avais suivi le manège de ces deux singes, je me
retenais donc de pouffer.
Tarquinet, qui comme moi, observait attentivement ce simiesque
manège, en tendant l’oreille aux bruyantes
remarques de notre voisine, me demande : « Heu
M'man ? Tu penses que c’est sa maman ?
+
Et moi de répondre incontinent : « non !
non ! ce n’est pas sa maman !!
»
Coup d’œil courroucé de la jeune oie
blanche qui ne comprend pas pourquoi je mets tant de conviction
à affirmer à ma progéniture que ce
n’est pas la mère du petit qui dispense de
pareilles marques d’affection.
Tarquinet : « Heu M'man ?
Qu’est-ce qu’il lui fait au zizi ?
»
Moi, hilare : « Heu, je crois bien
qu’il lui fait des bisous… »
(c’était de ma part un pur euphémisme,
car le premier abouchait le zizi du second à en perdre
haleine…)
La jeune dame horrifiée comprend sa méprise et
tente de détourner l’attention de
l’enfant dont elle a la garde.
Tarquinet s’exclame alors :
« Waouhhhh ! Tu as vu la taille de son
zizi ! En plus, il est tout rouge !!!!
»
Cette dernière phrase, tombée dans
l’oreille du garçon sage a
définitivement ruiné les efforts de la jeune dame
pour attirer plus loin le regard de l’enfant.
Et moi, comme tous les adultes alentours étions
plutôt amusés d’entendre les ricanements
parfaitement justifiés de ces bambins et de surprendre leur
sourires entendus : Bah ! oui ! La nature
n’est pas uniquement constituée de petits lapins
bleus, de papillons blancs et de mignonnes petites souris
roses… ce n’est pas pour cela que le monde est
moins beau…
Par Veuve Tarquine
vendredi 30 juillet 2004 à 00:50
De bric en vrac
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mercredi 28 juillet 2004

Cet après-midi, en faisant une folle partie de Mario Bros avec mon Tarquinet
l’aîné, et alors que la sonnette a
retenti, je me suis soudainement souvenu de mon Papa à moi
et de son incorrigible distraction.
Quand j’étais gamine, j’avais un flipper
dans ma chambre, un vrai, un beau, un vieux flipper, plein du bruit
claquant des boules en fer, de ressorts cacodyliques et quasiment sans
électronique.
J’avoue que nous n’avions pas eu trop de mal,
Zomozygote et moi-même pour l’obtenir. Il avait
suffit d’emmener notre commun géniteur essayer
l’engin chez notre ami vendeur. A la suite de quoi, et au
prétexte de la nécessaire conservation des
antiquités, ce magnifique joyau du divertissement avait
constitué un judicieux cadeau d’anniversaire.
Or donc, un après-midi, jeune Tarquine devait sortir vaquer
à une courte tâche avant de revenir dans sa
chambrette. Par moyen de mettre la main sur mon trousseau de clefs.
J’avise donc mon père qui était seul
présent avec moi : « Papa ?
» lui dis-je. « Papa !
Je vais faire une course puis je reviens. Je n’ai pas les
clefs, si on sonne, c’est
moi : ouvre-moi ! »
« hum hum » (mon
père répondait toujours « hum
hum » et plus spécialement quand il
n’écoutait pas…)
« Papa ? » lui
répétais-je. « Papa !
Je vais faire une… »
« Mais oui ! +
m’interrompit-il « J’ai
compris ! ».
Adonc, je laisse mon cher père dans l’appartement,
avant d’y revenir une dizaine de minutes plus tard.
Je sonne. Rien ne se passe.
Je re-sonne. Rien encore.
J’imprime à la sonnette une pression
impérieuse et agacée, voire un peu
angoissée (Palsambleu, serait-il sorti ?)
J’entends soudain du fond de l’appartement la voix
joyeuse de mon père retentir : « Tarquinette ! !
Tarquinette ? Tu peux ouvrir mon petit chat ? Je suis
coincé : j’ai
l’extra-boule ! ! ! »
Mon Cher Papa, c’est toi qui était extra !
Par Veuve Tarquine
mercredi 28 juillet 2004 à 23:30
De bric en vrac
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mardi 27 juillet 2004

Je signale aux touristes gourmands que c'est au Zoo de Vincennes que
l'on trouve les meilleures gauffres de la place de Paris (la gargotte
coincée entre les loutres et les
éléphants).
Et n'oubliez pas de donner leur écot aux moineaux ! Tendez
la main à plat sans bouger, ils viendront vous manger dans
la main ! Succès garanti auprès des bambins !
Par Veuve Tarquine
mardi 27 juillet 2004 à 23:35
Les Tarquinioles
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Ce matin, en ouvrant les yeux j'ai découvert une
petite fille dans mon lit, enfant subreptice qui se faufile sans bruit
dans la pénombre en affrontant la peur pour apaiser ses
craintes.
Silencieusement, je me suis levée, foudroyant du regard le chat-ffamé
qui glapissait. Lentement, nimbée de l'odeur de
café, je me suis éveillée à
la conscience.
Une porte qui grince, grincement à l'endroit, grincement
à l'envers : Tarquinou se lève
(maniaque, il referme toujours les portes !). Un petit visage
chiffonné qui s'éclaire, une couche qui dodeline
de joie, les bras qui moulinent de gaieté : c'est
toujours terriblement poignant d'être le centre du
monde !
Cette fois-ci c'est un lit qui grince, Tarquinet se penche à
la rambarde en maugréant : « Tarquinette,
elle a fait pipi dans un drap à moi ! »
« Elle a fait pipi dans ton
lit ? »
« Non, dans son lit, mais
c'était MON drap ! »
(…)
Là-dessus, car il ne résiste
plus, il se fait un pansement sur le tibia soustrayant une
piqûre de moustique à ses ongles
frénétiques. Tarquinou s'empare soudain du
sparadrap et dans le plus pur charabia lui signifie que lui-aussi a
besoin d'un bandage. Alors Tarquinet l'aîné, fier
et ravi de faire plaisir à son frère, lui
exécute sur l'avant-bras, une œuvre digne d'une
blessure de guerre !
Les garçons sont heureux !
Une cavalcade de petits pas précipités
« Maman, Maman ! Je n'ai pas fait pipi,
c'est bien hein ? »
« Tu n'as pas fait pipi au lit ? »
(son frère m'aurait menti ?)
« Bah non !, pas dans TON
lit ! »
Que j'ai ri ! Je suis maintenant parfaitement
réveillée…
A nous, lessive et zoo de Vincennes !
Par Veuve Tarquine
mardi 27 juillet 2004 à 16:06
Les Tarquinioles
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Par Veuve Tarquine
mardi 27 juillet 2004 à 00:03
De bric en vrac
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samedi 24 juillet 2004

Je pars à l'aube chercher mes deux
aînés. Il est bien temps ! sans eux, je me sens
bancale, amputée.
C'est à peine conscient mais je sens la tristesse faire son
oeuvre de démolition. Tarquinou aussi sent que nous sommes
incomplets, il bougonne plus que de raison et passe des heures avec son
frère au téléphone.
Je m'aperçois que la vie n'a, à mes yeux,
quasiment plus de valeur que par la présence de mes enfants.
C'est évident et en même temps
inquiétant. Je ne voudrais pas les envahir et les
empêcher de vivre en dehors de "maman".
Bon, je raisonnerai plus tard... pour l'instant, je ne vais pas bouder
mon plaisir de les retrouver demain !
Par Veuve Tarquine
samedi 24 juillet 2004 à 22:21
De bric en vrac
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Je ne parviens pas à fuir.
Les billets, les journaux, les carnets, ne parviennent ce soir
à m'offrir refuge.
Je me suis usé les yeux en triturant, déformant,
malmenant des images, des photos ou même de simples mots sans
réussir à faire taire cette sourde douleur.
Je me sens engourdie de misère, cherchant bêtement
à m'y soustraire, comme si je ne savais pas que l'entreprise
était nécessairement vaine...
Et cette lancinante chaleur qui me ramène en
arrière, qui me ramène l'an passé,
quand la vie avait encore un sens, une illusion de raison et
était synonyme de bonheur.
Rien à faire, je ne peux m'y dérober, ce soir, il
faudra donc que je serre les dents pour ne pas crier.
Putain, ce qu'il me manque l'homme que j'aime.
Par Veuve Tarquine
samedi 24 juillet 2004 à 00:00
Tarquin et Tarquine
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jeudi 22 juillet 2004

Ce matin, un cycliste masculin se l’ai «
pété » grave. Alors que je
menais grand train sur le côté nord du boulevard
Pereire (j’étais très en retard), il
m’est passé devant, à la faveur
d’un feu rouge, dans un crissement de frein et une
débandade de frime.
Le boulevard, jusqu’à la place de la Porte Maillot
est long et se termine par un léger faux plat. Je
l’ai donc laissé peu à peu ralentir,
puis s’essouffler et enfin ahaner avant de
l’achever en le doublant le plus allégrement
possible…
L’anecdote prête à sourire mais
démontre assez précisément le travers
de bien des cyclistes : être en compétition
perpétuelle avec le premier
vélocypédiste venu…
Comme si c’était une blessure de rouler
derrière une personne de sexe féminin…
Cela touche principalement les hommes mais les femmes ne sont pas
à l’abri. J’en ai connu une, de triste
mémoire, qui hurlait, quai des Tuileries, quand on la
doublait !
Dépassez-moi autant que vous voulez, cela m’est
parfaitement indifférent – à la seule
condition que ce ne soit pas comme ce matin quand rouler
derrière une femme devient une offense.
Moi je préfère rester derrière les
gens et quand je m’arrête auprès
d’eux leur faire partager les indication de mon compteur en
leur faisant part de leur vitesse de croisière.
Ils sont souvent surpris, presque toujours contents et moi, de cette
façon, je clame que je refuse obstinément la
compétition… Parce qu’il faut quand
même songer à les éduquer ces nouveaux
venus : ils ne faudrait pas qu’ils deviennent aussi
imbuvables que certains automobilistes !
>Edité pour faire que
la géographie s'accorde entre la place "dite la Porte
Dauphine" et la place de la Porte Maillot.
Par Veuve Tarquine
jeudi 22 juillet 2004 à 23:17
De bric en vrac
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mercredi 21 juillet 2004
Avec Tarquinou, nous sommes allés acheter une
télé ... en vélo !
J'ai remercié du chef une BMW noire qui, très
gentiment et alors qu'elle était à
l'arrêt, s'est décalée sur la gauche
pour me laisser un bon tiers de la chaussée !
Brutalement et sans aucun signe avant-courreur je suis
littéralement obsédée par l'envie de
recommencer à fumer (alors que cela fait 9 mois que j'ai
cessé), pas l'envie d'une cigarette, non, envie de fumer
comme avant, comme un pompier, à tout bout de champs...
C'est la première fois que je me retrouve
confrontée à cela, je suis un peu
désarçonnée...
Enfin, je sens une envie de lire qui point doucement... Ce serait la
grande nouveauté de
l'année... recommencer à lire ! quel
plaisir !
Pour tenter de faire taire mes nicotiniques appétences, je
vais donc m'hasarder à me perdre dans les pages d'un roman...
Par Veuve Tarquine
mercredi 21 juillet 2004 à 23:59
De bric en vrac
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J'ai rajouté quelques liens, des liens
forcément partiaux donc nécessairement injustes.
Ce qui m'étonne le plus sur la Toile, c'est la
quantité de gens qui écrivent formidablement bien
et auprès desquels on a tant de choses à
apprendre.
A ce propos, je dois dire que je suis inquiéte de ne plus
lire de nouvelles de Pasfolle ; et je sais que nous
sommes plusieurs dans ce cas.
Pasfolle, si par hasard tu passes là, fais-nous un pied de
nez dont toi seule a le secret !
Enfin, si dans ce terne mois de juillet, vous manquez d'occupation,
participez donc aux grands jeux concours d'obni
! (avec des mots ou des images, c'est au choix !)
Par Veuve Tarquine
mercredi 21 juillet 2004 à 22:35
Blogs à brac
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Regardez-le ce petit plant de tomate qui de toute la force de
ses cellules s'acharne à repousser les murs de banlieue.
Regardez-la cette petite tomate verte, esseulée, unique, qui
cherche obstinément le soleil dans la grisaille, sans
parvenir à en trouver assez pour mûrir.
C'est que cette tomate là, elle devrait être
inscrite au patrimoine mondial de l'humanité, recevoir la
médaille du mérite, l'accolade des
Nobélisés !
Sa génitrice est née, je ne sais où,
sans doute dans un pays ensoleillé puis cueillie,
transportée, achetée, lavée,
épluchée ou découpée.
Elle a vraisemblablement été
ingérée à mon domicile en des temps
plus ou moins reculés et une de ses petites graines a
échappé à son sort funeste en
s'évadant dans ma plomberie.
La petite graine s'est tapie dans un lieu sans soleil ; elle
a attendu son heure, sans bruit, accrochée à une
instable poussière pour ne pas se laisser
entraîner dans les flux d'eaux de vaisselle.
Et tout doucement, durant les longs soirs d'hiver,
obstinément, elle a réuni de quoi se nourrir,
elle a trouvé la force de vivre et de la façon la
plus incroyable, de grandir sans ce lieu affreusement hostile.
Un jour de pluie, j'ai aperçu une minuscule pousse du vert
le plus tendre sortir de cet endroit là :

Je ne savais pas ce que c'était, - un
pissenlit ? une ortie ? - je n'en avais
aucune idée. Mais je savais que cette fragile tige avait
franchi bien des obstacles pour parvenir à sortir la
tête de ce monde de métal et d'eau sale.
Alors je l'ai tout doucement recueillie, et puis je l'ai
plantée, (moi qui n'ai jamais rien planté de ma
vie !), je lui ai donné la meilleure place d'entre
tous les pots. Je l'ai arrosée
régulièrement (ou non) et elle a grandi la petite
pousse. Quelques feuilles puis des fleurs sont apparues au printemps et
elle s'est mise à embaumer la maison, une odeur si douce, si
forte et si aromatique que j'ai découvert ses origines ! Une
solanum lycopersicum. Une merveille de baie de
solanacées… un rayon de soleil dans ma grisaille
!
Elle a même réussi à donner la vie ma
tomate égarée ! et je regarde
dorénavant sa fille vaillante et verte se battre pour
survivre dans ces faubourgs sans verdure.
Alors, la prochaine fois que vous traiterez quelqu'un de
végétal, faites-le au moins en pensant
à elle et à sa formidable force de vie !
Longue vie à toi ! Tomate de mon
cœur !
Par Veuve Tarquine
mercredi 21 juillet 2004 à 14:21
De bric en vrac
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mardi 20 juillet 2004

Je me souviens, nous étions à Aups,
je ne sais plus très bien pourquoi, je crois qu'il
était question d'asticots pour la pêche des
marmots, j'étais dans la voiture avec notre Tarquinator tout
endormi encore.
Je t'attendais. C'était le matin. Je sortais pour te
retrouver et je t'ai vu revenir avec tes deux
aînés qui rayonnaient de bonheur.
Je me souviens vous avoir regardé arriver, je me souviens
très précisément avoir
pensé combien je t'aimais et quel père
génial tu faisais.
Je me souviens de ce sentiment qui m'a envahi à ce moment.
Un immense élan d'amour pour toi. Ce élan qui me
revient, là maintenant, sans que j'en devine la raison mais
intact à ton égard…
Parfois, je ne sais plus si t'aimer autant, est une force ou une
souffrance…
Par Veuve Tarquine
mardi 20 juillet 2004 à 23:19
Tarquin et Tarquine
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Afin de satisfaire la petite dizaine de visiteurs qui arrivent
quasiment quotidiennement sur ces carnets en quête des
paroles du « rock n’roll des
gallinacés », voici l’objet de
leur désir :
Dans la basse-cour, il y a,
Des poules, des dindons, des oies.
Il y a même des canards,
Qui barbotent dans la mare.
Et ça fait « kôt kôt », « kôt-Kodec »
Et ça fait « kôt kôt », « kôt-Kodec ».
Et ça fait « kôt kôt », « kôt-Kodec »
Rock n’roll des gallinacés.
Yeah...
Et chers visiteurs, grâce à la
perspicacité, la détermination et à
l'opiniâtreté d'un Pierre
Carion ému par votre juste quête
(partager avec vos têtes blondes ce parangon de la comptine
enfantine), ici vous trouverez le
thème de la chanson.
Et vous mes trois amis musiciens, partis
opportunément en vacances, vous ne perdez rien pour attendre
car, ma version mérite à mon sens que l'on jette
sur la portée, ces joyeuses doubles croches... Je vous
cueillerai donc dès votre arrivée !
Par Veuve Tarquine
mardi 20 juillet 2004 à 01:08
De bric en vrac
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A Paris en bicyclette c’est la saison où
l’on doit se méfier de tout. "Il y a
moins de voitures pourtant" me direz-vous ! Oui, mais ce ne
sont pas les mêmes automobilistes…
Ce n’est pas qu’il y a davantage de BMW noire (ouf !) mais plus de
néophytes qui ne sont pas exactement rompus à la
conduite urbaine, des provinciaux mais également des
banlieusards qui prennent leur véhicule pour
l’occasion.
Et c’est que ça n’aime pas partager son
couloir de circulation vous savez ! Ça klaxonne pour vous
signifier de vous pousser afin de les laisser passer ! Ça
freine quand c’est créditeur de la
priorité à droite (mais je dois
reconnaître que les places parisiennes sont
spécialement difficiles à
appréhender). Ça a des trajectoires
hésitantes. Ça ouvre ses portières
comme au milieu d’un désert. Bref ça
m’énerve…
Ça m’énerve et c’est un
tantinet injuste pour diverses raisons :
- Paris n’est pas la propriété
exclusive de la Tarquine, quand bien même la
chérirait-elle d’un amour tendre et possessif (C’est
si dur de m’en convaincre).
- Paris étant la plus belle ville du monde, il est bien
normal qu’elle accueille ses lointains vassaux venus lui
rendre hommage (non, non je ne suis pas partisane !) .
- Franchement, être impressionné de conduire dans
Paris, cela se comprend aisément ; d’abord on a
toujours le nez en l’air à regarder ce pur joyau
(mais puisque je vous dis que je ne suis pas partisane !)
ensuite la conduite des parisiens, même en nombre
réduit, est quand même très
singulière.
Mais j’ai un remède pour arranger tout le monde :
amoureux transis de Paris : louez vous-même des vélos ! Potassez le plan des pistes cyclables et des
voies de bus élargies. Vous constaterez que l’on
peut circuler assez facilement dans Paris sans affronter le flux
automobile. Que cette merveille se découvre bien plus aux
cyclistes qu’aux automobilistes et qu’il est bien
plus aisé de s’arrêter pour lever son
nez afin de lui rendre son salut.
Et moi je serais ravie que tant d’amoureux de Paris,
abandonnent pour quelques heures leur bruyants véhicules,
qui, vous en conviendrez, sont quand même très
laids dans ces rues si belles…
Par Veuve Tarquine
mardi 20 juillet 2004 à 00:03
Ma bicyclette
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lundi 19 juillet 2004

Si vous connaissez Audrey M. du Pas de Calais, pourriez-vous lui dire
que R. R. (du département du Nord) lui a fait une
déclaration d'amour sur le quai numéro 6 de la
gare d'Arras.
J'aimerai bien tordre le cou à l'affirmation selon laquelle
les histoires d'amour finissent mal... en général.
Par Veuve Tarquine
lundi 19 juillet 2004 à 22:35
Déambulations
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dimanche 18 juillet 2004

Cela survient n'importe où, sur un quai de gare, au
fond de mon lit ou au guidon de ma bicyclette.
Hier, c'était sur un parking de grand magasin, les bras
pleins de paquets, en train de charger la voiture.
Le ciel avait pris cette couleur de gris si particulière,
quand l'anthracite le dispute à l'acier et le carbone au
plomb.
Le vent s'est soudainement levé et la température
a baissé.
Quand la pluie a commencé à tomber, j'ai eu le
temps de prendre mon « encore presque
bébé », de le poser dans la
voiture, de m'asseoir au bord du coffre. Puis de pleurer à
me déshydrater, de sangloter à en hurler,
à ne plus pouvoir m'arrêter.
Simplement parce c'était un orage
d'été, qu'il me rappelait les
précédentes années, tous ces
étés avec lui, depuis l'été
où l'on s'était rencontré.
L'orage est passé, mais je sais qu'il n'est jamais
très loin.
Par Veuve Tarquine
dimanche 18 juillet 2004 à 14:37
Tarquin et Tarquine
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samedi 17 juillet 2004
Je suis assez chiffonnée en ce moment par ces gens
sans pudeur, sans poésie, et à les
écouter parler ou à les lire sans aucun autre
talent que de faire de l'argent, par tous les moyens ou presque, et en
tout état c'est certain, sans aucun cachet.
Les déclarations d'un Le
Lay, les cris d'orfraies poussés
sans vergogne par ces majors « culturels +
et relayés absurdement par nos gouvernants sont tellements
affligeants.
Par Veuve Tarquine
samedi 17 juillet 2004 à 13:35
De bric en vrac
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