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lundi 28 juin 2004


Paris, loufoque et incongru

Aujourd'hui, j'ai l'impression que Mary Poppins a survolé Paris en parapluie ! Je n'ai cessé, au cours de la journée de voir des choses curieuses !

deux de coeur dans la rue

D'abord un "deux de coeur" posé par terre, comme s'il attendait un compagnon pour jouer à la bataille, m'a fait pensé au rayon vert d'Eric Rohmer dont l'héroïne ramassait fréquement des cartes qu'elle trouvait dans la rue. Je me souviens en voyant le film, avoir pensé, "n'importe quoi ! personne ne trouve de carte dans la rue !".

Ce soir sur la place de la porte Maillot, j'ai croisé une deux-chevaux verte avec de la paille plein les poignées de ses portières et de son coffre ! Comme j'étais à vélo, je n'ai pas eu le temps de prendre une photo, mais je vous assure que c'était très surprenant !

inscription sur un mur



Ensuite, à la faveur d'un arrêt, mon oeuil est attiré vers les hauteurs où je découvre, hilare, l'inscription suivante "En période de guerre judiciaire".

Allons bon ! qu'est-ce donc que la guerre judiciaire ?

Attendez, je crois que j'ai trouvé :

Musi kai galais polemos en
Avocats et magistrats étaient en guerre,
La bataille des robes faisait rage
Une loi, fut présentée pour les faire taire,
Depuis qu'elle est votée, ceux-ci font bon ménage,
Tout occupés qu'ils sont à la faire amender
Moralité, avant de s'écharper,
Il vaut mieux s'accorder.




Nota bene : cette fable n'a aucun lien avec l'actualité, mais à l'occasion de ce billet, j'ai simplement copié le style d'Esope et la dérision de Monsieur Honoré Daumier...




Appelez-moi "Don Diego du vélo"

En règle générale, le lundi matin à vélo, je pédale façon « escargot » mais devoir piler (et savez-vous comme on freine mal en bicyclette ?) pour éviter une BMW noire qui roulait à 10 cm du trottoir juste après m’avoir doublée, ça m’a donné des ailes !

Il allait payer pour tous les autres, ce cuistre ! L’heure de la revanche avait enfin sonné !

Que c’est sot de jouer les Fangio en doublant les vélos : vingt mètres plus loin, à la faveur d’un feu rouge, je le dépasse à mon tour :

1- Je lui lance un regard corrosif ;
2- Je lève les yeux au ciel et d’un même mouvement, je hausse les épaules ;
3- Je laisse flotter sur mes lèvres un léger sourire sardonique.
4- Je croise son regard : pas de doute, le voilà piqué au vif.

Et ensuite, c’est moi qui met le turbo !

Il y a sur mon vélo, un tout petit rétro assez mal pratique, mais bien suffisant pour m’assurer que cette immonde BMW noire est – évidemment – restée coincée derrière un camion poubelle, puis un autobus et que ces grands coups de klaxon n’y ont rien changé.

Jamais elle n’est parvenue à me rattraper, et ce, en dépit de ses efforts manifestes pour laver l’affront que je lui faisais subir.

Et moi, pendant ce temps, je pédalais joyeusement en riant doucement du crétinisme urbain dont sont quasi-immanquablement atteints les conducteurs de ces infâmes BMW noires…

Ce matin, durant 1.500 mètres, j’étais le « zorro » des vélos !