Toilettes refaites

Bon, c’est pas le tout de larmoyer sur son blogue,
mais à la maison, pas question de sombrer ! Les Tarquinets,
ils n’ont pas besoin de s’encombrer d’une
mère écroulée mais plutôt
bien d’aplomb !
L’opération du jour est de se
réapproprier la maison, c’est à dire :
on change tout ! On change tout dans les toilettes ! (c’est
petit et peu encombré, c’est parfait !)
Ouf, c’est terminé, il ne me reste plus
qu’à faire le bilan :
Peinture monocouche : elle ne se satisfait jamais d’une seule
couche ! non ! c’est pas vrai ! J’ai fait
exactement comme la notice le prescrivait : lessivage,
rinçage, ponçage, et de plus le mur à
repeindre était blanc et peu sale, et bien rien
n’y a fait…
Et évidemment comme elle est monocouche, la notice se garde
bien de vous dire le temps de latence entre les couches…
Les rouleaux à bas prix, pour faire peindre les marmots,
sont une mauvaise idée : il leur faut appuyer
très fort pour étaler la peinture qui, de
surcroît, fait des coulures.
Les rouleaux plus onéreux, initialement prévus
pour leur mère mais qu’on leur a
concédés compte tenu de la mauvaise
qualité des premiers, présentent, dans les mains
des marmots exactement les mêmes
défauts…
Bon, bah, privilégiez donc les rouleaux
économiques.
Quand des enfants vous jurent qu’ils feront attention en
faisant de la peinture, ne les croyez jamais ! sinon vous pourriez leur
prêter votre rouleau haut de gamme que vous
récupéreriez englué jusqu’au
manche d’une épaisse peinture blanche.
Quand on a l’impression de faire une connerie, en
général ... on fait une connerie. On aurait mieux
fait de s’arrêter dès
l’apparition de cette sensation plutôt que de
persévérer… (j’ai
fait exploser le verre d’un cadre à coup
d’agrafeuse superpuissante : le fond
n’était pas assez épais…)
La peinture monocouche apprécie peu une dernière
couche d’eau, et cela laisse d’importante traces au
séchage. Tarquinou qui voulait aussi être de la
fête a chapardé mon rouleau fraîchement
nettoyé à l’eau claire et a
consciencieusement badigeonné le mur nouvellement repeint
à grand coup de rouleau plein d’eau…
Pour les pochoirs, faites exactement le contraire du mode
d’emploi. (Retirez les du mur avant qu’ils ne
sèchent, ne tentez pas de superposer des couches,
même quand un motif est prévu pour ce faire,
c’est très laid !) Et puis surtout
n’achetez pas de pinceau à pochoirs, les petits
doigts des tarquinets sont parfaits !
Enfin, réjouissez vous d’être une
teigneuse de première, une de celle qui n’iront
pas pleurer chez le voisin parce qu’une P. de B. d. M. de vis
cruciforme de l’abattant des toilettes n’avait plus
de relief pour offrir de résistance au tournevis et
s’était littéralement soudée
à l’écrou à ailettes (dont
les ailettes s’étaient envolées !).
Une teigneuse qui, la tête coincée sous les
toilettes, recroquevillée contre le mur avec seulement la
place de ramener passer un seul bras s’est acharné
à coup de scie à métaux, de pince
coupante, de marteau et de pince monseigneur pour enfin vaincre cette
immonde « vissaille » !.
Alors que je devisais sur les curieuses actions auxquelles conduit le
veuvage, j’ai soudain réalisé que de
toute façon, mon Tarquin, compte tenu de sa corpulence, il
n’aurait jamais pu se glisser par là où
j’ai œuvré…
En revanche, j’avoue n’avoir pu parvenir
à faire fonctionner sa perceuse, et je n’ai rien
compris au mécanisme pour ouvrir le mandrin…
Qu'à cela ne tienne, je suis parti en expédition
dans les combles et j’ai retrouvé ma perceuse de
jeune fille ! He he he ! une perceuse, c’est indispensable
dans un trousseau !
Conclusion : j’ai bien réfléchi, je me
suis beaucoup penchée sur ma façon de bricoler,
j’ai tout étudié, analysé,
décrypté, passé à la loupe,
au crible et au tamis : quand je bricole on dirait mon père
! !
Je perds tous mes outils à l’instant
même où je les pose près de moi. Ils
s’envolent, s’échappent subrepticement
et je houspille tout le monde en disant « vous
n’auriez pas vu ma perceuse ? Vous n’auriez pas vu
mon boulon ? ... »
Cela me fait penser que je n’ai pas encore
retrouvé les deux tournevis qui ont pris la poudre
d’escampette depuis 10 heures ce matin…
Par Veuve Tarquine
dimanche 27 juin 2004 à 00:24
De bric en vrac
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Commentaires
Le dimanche 27 juin 2004 à 10:10
par
Laurent
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Le dimanche 27 juin 2004 à 10:24
par
Veuve Tarquine
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Le dimanche 27 juin 2004 à 17:48
par
Miss F
#
Le dimanche 27 juin 2004 à 21:56
par
cartus
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Le dimanche 27 juin 2004 à 23:58
par
Veuve Tarquine
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