Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche


mercredi 30 juin 2004


L'amer supplice du remède

Flacon d'orelox enfants-nourrisson

Je vais vous paraître peut-être un brin râleuse mais ce soir, j’ai une dent contre l’industrie pharmaceutique. Je vous explique : Tarquinou est malade, bien malade même. A telle enseigne qu’en dépit de l’air du temps et des publicités dont on nous a inondées tout l’hiver, il lui a été prescrit des antibiotiques, plus particulièrement de l’Orelox.

Alors l’Orelox « enfants-nourrissons », c’est simple c’est un cauchemar de parents d’enfant malade, une hantise de père et de mère, c’est un véritable poison ! Non pas parce qu’il est délétère mais parce que le fabricant de ce produit vous oblige à endosser l’habit du père fouettard ou de la mère marâtre, c’est selon.

L’Orelox, c’est simple quand vous l’ouvrez, un entêtant parfum de banane vous inonde les narines. Méfiez-vous c’est un leurre…

C’est pour vous persuader que ce sirop reconstitué est agréable au goût et qu’ainsi, avec beaucoup de conviction, vous allez tenter de décider votre rejeton d’avaler ce précieux, et pourquoi pas goûteux breuvage.

Un conseil, avant de mentir de façon éhonté à votre marmot : goûtez l’Orelox « enfant-nourrisson »

La banane on aime ou on aime pas, mais ce n’est pas ce parfum qui est en cause… non c’est le retour en bouche une fois que l’asphyxiant (mais cependant pas suffisamment) parfum de banane disparaît.

Je ne connais pas de pire amertume, (et je dois dire que je suis experte car je goûte tous les médicaments de mes gamins), c’est réellement imbuvable, c’est un vomitif que l’on oserait pas vous faire avaler mais que l’on dispense allégrement à des « enfants et nourrissons »

Ce qui pourrait fait sourire devient beaucoup plus gênant quand vous avez votre marmot avec une détresse respiratoire et que rien ni personne ne peut parvenir à lui faire avaler la dose nécessaire pour le soigner et ce, trois fois par jour !

Le seul moyen c’est de mettre l’immonde boisson dans une pipette doseuse (d’un autre médicament) de lui faire ouvrir la bouche de force et en le plaquant façon rugby lui déverser au fond de la gorge l’Orelox «enfant-nourrisson ».

Comme il va parvenir à en recracher une bonne moitié, comptez au moins deux coercitions de la sorte et 20 minutes de votre temps.

Au bout de mon troisième enfant, il y a bien longtemps que je ne laisse plus prescrire à mes enfants ce fétide remède mais malheureusement comme j’étais retenue par une audience que je ne pouvais remettre, mon médecin est passé voir mon petit bout chez sa nourrice, donc en mon absence.

Conclusion : je suis bonne pour téléphoner de nouveau à mon médecin et me faire prescrire de nouveaux antibiotiques.

Parce que violenter mon fils de la sorte trois fois par jours pendant 6 jours, c’est hors de question et qu’il est trop malade pour que je laisse tomber le traitement.

Je rêve de mettre la main sur les individus qui ont mis au point ce sirop et qui a défaut de s’arrêter sur l’inéluctable répugnance des enfants ont pensé acheter la conviction des parents à coups d’arômes de banane odorante.

Je n’irai pas même jusqu’à leur faire boire la dose correspondant à leur poids (ce qui à mon sens, est un traitement trop inhumain) mais simplement ce qu’ils font subir durant 6 jours à un enfant de 10 ou 15 kilos. Toute honte bue, je pense qu’ils n’oseraient pas même en faire avaler à leurs enfants (qu’ils ne doivent pas avoir, c’est quasi certain !)




lundi 28 juin 2004


Paris, loufoque et incongru

Aujourd'hui, j'ai l'impression que Mary Poppins a survolé Paris en parapluie ! Je n'ai cessé, au cours de la journée de voir des choses curieuses !

deux de coeur dans la rue

D'abord un "deux de coeur" posé par terre, comme s'il attendait un compagnon pour jouer à la bataille, m'a fait pensé au rayon vert d'Eric Rohmer dont l'héroïne ramassait fréquement des cartes qu'elle trouvait dans la rue. Je me souviens en voyant le film, avoir pensé, "n'importe quoi ! personne ne trouve de carte dans la rue !".

Ce soir sur la place de la porte Maillot, j'ai croisé une deux-chevaux verte avec de la paille plein les poignées de ses portières et de son coffre ! Comme j'étais à vélo, je n'ai pas eu le temps de prendre une photo, mais je vous assure que c'était très surprenant !

inscription sur un mur



Ensuite, à la faveur d'un arrêt, mon oeuil est attiré vers les hauteurs où je découvre, hilare, l'inscription suivante "En période de guerre judiciaire".

Allons bon ! qu'est-ce donc que la guerre judiciaire ?

Attendez, je crois que j'ai trouvé :

Musi kai galais polemos en
Avocats et magistrats étaient en guerre,
La bataille des robes faisait rage
Une loi, fut présentée pour les faire taire,
Depuis qu'elle est votée, ceux-ci font bon ménage,
Tout occupés qu'ils sont à la faire amender
Moralité, avant de s'écharper,
Il vaut mieux s'accorder.




Nota bene : cette fable n'a aucun lien avec l'actualité, mais à l'occasion de ce billet, j'ai simplement copié le style d'Esope et la dérision de Monsieur Honoré Daumier...




Appelez-moi "Don Diego du vélo"

En règle générale, le lundi matin à vélo, je pédale façon « escargot » mais devoir piler (et savez-vous comme on freine mal en bicyclette ?) pour éviter une BMW noire qui roulait à 10 cm du trottoir juste après m’avoir doublée, ça m’a donné des ailes !

Il allait payer pour tous les autres, ce cuistre ! L’heure de la revanche avait enfin sonné !

Que c’est sot de jouer les Fangio en doublant les vélos : vingt mètres plus loin, à la faveur d’un feu rouge, je le dépasse à mon tour :

1- Je lui lance un regard corrosif ;
2- Je lève les yeux au ciel et d’un même mouvement, je hausse les épaules ;
3- Je laisse flotter sur mes lèvres un léger sourire sardonique.
4- Je croise son regard : pas de doute, le voilà piqué au vif.

Et ensuite, c’est moi qui met le turbo !

Il y a sur mon vélo, un tout petit rétro assez mal pratique, mais bien suffisant pour m’assurer que cette immonde BMW noire est – évidemment – restée coincée derrière un camion poubelle, puis un autobus et que ces grands coups de klaxon n’y ont rien changé.

Jamais elle n’est parvenue à me rattraper, et ce, en dépit de ses efforts manifestes pour laver l’affront que je lui faisais subir.

Et moi, pendant ce temps, je pédalais joyeusement en riant doucement du crétinisme urbain dont sont quasi-immanquablement atteints les conducteurs de ces infâmes BMW noires…

Ce matin, durant 1.500 mètres, j’étais le « zorro » des vélos !




dimanche 27 juin 2004


Se terrer en couleur

Tarquinou s'est caché


Tarquinou est caché !




Charlipopette

Ecriture de Tarquinet l'ainé

Une allumette,
Charlipopette.
Au bout de trois
Ce sera pas toi.
Un, deux, trois.




Je ne connaissais pas cette "plouffe" (sic).
Alors Tarquinet l'ainé me l'a écrite pour être certain que je ne l'oublie pas.

Ce que je sais c'est qu'écrite ou non, il se débrouille toujours pour être le gagnant...
Je comprends désormais pourquoi il ne veut pas en changer, de "plouffe" !





Toilettes refaites

Toilettes refaites

Bon, c’est pas le tout de larmoyer sur son blogue, mais à la maison, pas question de sombrer ! Les Tarquinets, ils n’ont pas besoin de s’encombrer d’une mère écroulée mais plutôt bien d’aplomb !

L’opération du jour est de se réapproprier la maison, c’est à dire : on change tout ! On change tout dans les toilettes ! (c’est petit et peu encombré, c’est parfait !)

Ouf, c’est terminé, il ne me reste plus qu’à faire le bilan :

Peinture monocouche : elle ne se satisfait jamais d’une seule couche ! non ! c’est pas vrai ! J’ai fait exactement comme la notice le prescrivait : lessivage, rinçage, ponçage, et de plus le mur à repeindre était blanc et peu sale, et bien rien n’y a fait…

Et évidemment comme elle est monocouche, la notice se garde bien de vous dire le temps de latence entre les couches…

Les rouleaux à bas prix, pour faire peindre les marmots, sont une mauvaise idée : il leur faut appuyer très fort pour étaler la peinture qui, de surcroît, fait des coulures.

Les rouleaux plus onéreux, initialement prévus pour leur mère mais qu’on leur a concédés compte tenu de la mauvaise qualité des premiers, présentent, dans les mains des marmots exactement les mêmes défauts…

Bon, bah, privilégiez donc les rouleaux économiques.

Quand des enfants vous jurent qu’ils feront attention en faisant de la peinture, ne les croyez jamais ! sinon vous pourriez leur prêter votre rouleau haut de gamme que vous récupéreriez englué jusqu’au manche d’une épaisse peinture blanche.

Quand on a l’impression de faire une connerie, en général ... on fait une connerie. On aurait mieux fait de s’arrêter dès l’apparition de cette sensation plutôt que de persévérer… (j’ai fait exploser le verre d’un cadre à coup d’agrafeuse superpuissante : le fond n’était pas assez épais…)

La peinture monocouche apprécie peu une dernière couche d’eau, et cela laisse d’importante traces au séchage. Tarquinou qui voulait aussi être de la fête a chapardé mon rouleau fraîchement nettoyé à l’eau claire et a consciencieusement badigeonné le mur nouvellement repeint à grand coup de rouleau plein d’eau…

Pour les pochoirs, faites exactement le contraire du mode d’emploi. (Retirez les du mur avant qu’ils ne sèchent, ne tentez pas de superposer des couches, même quand un motif est prévu pour ce faire, c’est très laid !) Et puis surtout n’achetez pas de pinceau à pochoirs, les petits doigts des tarquinets sont parfaits !

Enfin, réjouissez vous d’être une teigneuse de première, une de celle qui n’iront pas pleurer chez le voisin parce qu’une P. de B. d. M. de vis cruciforme de l’abattant des toilettes n’avait plus de relief pour offrir de résistance au tournevis et s’était littéralement soudée à l’écrou à ailettes (dont les ailettes s’étaient envolées !).

Une teigneuse qui, la tête coincée sous les toilettes, recroquevillée contre le mur avec seulement la place de ramener passer un seul bras s’est acharné à coup de scie à métaux, de pince coupante, de marteau et de pince monseigneur pour enfin vaincre cette immonde « vissaille » !.

Alors que je devisais sur les curieuses actions auxquelles conduit le veuvage, j’ai soudain réalisé que de toute façon, mon Tarquin, compte tenu de sa corpulence, il n’aurait jamais pu se glisser par là où j’ai œuvré…

En revanche, j’avoue n’avoir pu parvenir à faire fonctionner sa perceuse, et je n’ai rien compris au mécanisme pour ouvrir le mandrin…

Qu'à cela ne tienne, je suis parti en expédition dans les combles et j’ai retrouvé ma perceuse de jeune fille ! He he he ! une perceuse, c’est indispensable dans un trousseau !

Conclusion : j’ai bien réfléchi, je me suis beaucoup penchée sur ma façon de bricoler, j’ai tout étudié, analysé, décrypté, passé à la loupe, au crible et au tamis : quand je bricole on dirait mon père ! !

Je perds tous mes outils à l’instant même où je les pose près de moi. Ils s’envolent, s’échappent subrepticement et je houspille tout le monde en disant « vous n’auriez pas vu ma perceuse ? Vous n’auriez pas vu mon boulon ? ... »
Cela me fait penser que je n’ai pas encore retrouvé les deux tournevis qui ont pris la poudre d’escampette depuis 10 heures ce matin…




samedi 26 juin 2004


Bonheur déchu


S'être vêtue d'allégresse.
S'en être drapée jusqu'à l'enivrement
Et brutalement se dissoudre, se confondre non plus dans la liesse,
mais dans les tourments
La déchéance, c'est quand on s'en fout
Quand le vernis est indifférent.



vendredi 25 juin 2004


Salissures Elyséennes

Tarquinette à genoux sur les Champs Elysées



jeudi 24 juin 2004


[mãk] n. m.

 [mãk] n. m. 1606; « offense » 1594; de manquer




Cinéma intracrânien

l’une ou l’autre en Grèce

Cela ne vous arrive t’il jamais de voyager dans le passé ?

Je dois concéder que cela m'arrive souvent. Sans doute parce qu'à certains moments j'appréhende tellement le présent que je me réfugie dans ma mémoire insondable et si précise.

Je quitte l'instant, je navigue dans le temps, faisant fi de la chronologie et peut-être même de la vérité.

Il me semble que mes souvenirs sont là pour me protéger. C'est curieux mais quand j'ai l'impression de toucher le fond, ils surgissent comme pour faire écran entre ma conscience et la douleur du moment présent.

Une odeur échappée de l'étal d'un primeur et je me retrouve en Grèce avec mes parents, à Olympie, filmant de ma petite caméra Fuji les nids de fourmi, les feuilles d'acanthe. (et si peu les ruines antiques, estimant sans doute que ces merveilles étaient éternelles)

Me reviennent les fous-rire qui nous terrassaient avec Zomozygote quand nous échangions nos réjouissantes lectures (le fameux « Gnoc » de Monsieur BOULIER ou les savoureux dialogues entre Ficelle et Boulotte).

Je pourrais presque me croire ainsi au cinéma faisant défiler les séquences de mon passé.

La seule contingence, afin que reste sûr ce refuge, est de ne pas dépasser la date de ma rencontre avec Tarquin l’aimé.

Passée cette date, me remémorer les jours heureux devient une souffrance d’une rare intensité.

Peut-être avec le temps pourrais-je y puiser des parcelles de réconfort, me souvenir que le bonheur existe, que je l’avais rencontré et surtout que je le savais…




mercredi 23 juin 2004


La terrible vengeance du Type(pad) masqué

Et voilà ! Cela m'apprendra à dire du mal de Typepad.fr. Dorénavant, je ne peux plus commenter les blogues de mes coreligionnaires sur cette plateforme.

Il paraît, en effet, que mon adresse IP est hackée et qu'ainsi je vous adresserais -a mon corps défendant - des insanités du type "enlarge your penis" et autres joyeusetés.

J'ai fait les vérifications d'usage, pas de cheval de Troie, pas de programmes suspects autorisés à accéder au net derrière le pare-feu dont est muni mon PC.

Et voilà cela survient exactement quand Sophil de l'eau a fait l'insigne honneur d'offrir à mon Tarquinou le reflet d'un brillant regard de sa Lôlô !

Je ne peux donc pas même la remercier par procuration sous le billet de cette si gentille attention.

Avouez que c'est cruel !

C'est donc ici que je vais retranscrire le savant charabia de Tarquinou qu'il a émis en détaillant la si jolie photographie :

D'abord,après un silence appréciateur, sur un ton docte :

"Abibompl.; æfn@¤ bébé tl;èî@y .ip$f"

Ensuite avec un air enjoué :

"V*aipoh œtbliep rõmùe bébétesque @ñèbx"

Enfin, s'ensuivit une longue et magistrale démonstration sur la nécessité des blogues et leur utilisation discrètement pilotée par les enfants des parents bien éduqués.

Humm... Quand les hommes font soudainement d'interminables discours au sujet d'une dame - ci-devant demoiselle - c'est souvent pour mieux cacher leur trouble.

Vous ne savez pas ? J'ai le sentiment qu'il en pince pour Lôlô mon Tarquinou et il n'est pas encore venu le temps où une fâcherie d'IP avec un Typepa(d)ibulaire refroidira sa faconde !

Mon adresse IP est dynamique et ça tombe bien elle vient juste de changer. Et bien je suis toujours sur la liste noire !! Il est vraiment très fâché le Type en question !

Tout est dorénavant rentré dans l'ordre et j'ai pu user des commentaires chez Sophie Youpi !




lundi 21 juin 2004


Fossile IPSOS

S’il y a bien une chose qui me déconcerte ce sont les organismes de sondage qui, censés étudier la société, sont cependant parfaitement décalés, bornés avec celle-ci , en un mot rétrogrades !

La raison de mon irritation ? : l’enquête effectuée sur le site de la SNCF par l’institut IPSOS.

Comprenez-moi, cette Société se présente comme "un leader sur le marché des études par enquêtes" avec "un effectif permanent de plus de 500 salariés et un chiffre d’affaire de 95.5 ME en 2003". (sic)

On aimerait donc, on penserait donc, que sur ces 500 personnes, l’une d’elle au moins connaîtrait un tantinet notre société !

Parce que depuis 1804 (date de notre cher Code napoléon) elle a un tantinet changé notre société…

Au tout début, l’article 213 du Code civil prévoyait : « Le mari doit protection à sa femme, la femme obéissance à son mari ».

Par bonheur, les choses évoluent et parce que le Code civil n’est pas aussi obtus que certaines sociétés d’étude ci-dessus citées, l’obéissance de l’épouse a été sacrifiée à l’autel de la notion de chef de famille ! (lois des 18 février 1938 et 22 septembre 1942)

Ne pouffez pas, à l’époque, il s’agissait d’un progrès !

Comme le temps a pour éternelle qualité celle du changement, la situation des femmes dans le mariage a encore changé et le 4 juin 1970, retenez bien cette date : LE QUATRE JUIN MIL NEUF CENT SOIXANTE-DIX toute référence au chef de famille a disparu du Code civil.

L’article 213 est rédigé dorénavant comme suit :

« Les époux assurent ensemble la direction morale et matérielle de la famille. Ils pourvoient à l'éducation des enfants et préparent leur avenir. »

Je le redis donc encore une fois il n’y a plus aucune référence au chef de famille dans le Code civil depuis le 5 juin 1970 (date de promulgation de la loi du 4 courant).

Alors vous ! les stupides instituts de sondage, parfaitement impuissants à vous mettre à la page, arrêtez, s’il vous plait, de me demander si je suis, soit le chef de famille, soit le conjoint du chef de famille.

Et en matière d’analyse de société, vous comprendrez que je ne suis pas prête de vous faire confiance !

Enfin, par pitié, embauchez un 501ème salarié capable de vivre avec son temps et d’avoir des qualités rédactionnelles vous permettant de substituer à vos questions stupides quelque chose dans l’air du temps…

Je pourrais continuer longtemps sur ce sujet en ajoutant à l’incurie d’IPSOS la parfaite confusion entre la notion de chef de famille et celle de couple, alors la première ne se comprenait juridiquement que dans le seul cadre du mariage et non du PACS ou du concubinage.

Je rajoute que quelques mentions de « chef de famille » persistent dans le Code de la famille et de l’aide sociale (il ne s’agit que de décrets et non de loi et leur valeur sur ce principe est de nul effet). Le Code Général des Impôts continue aussi la confusion des genres mais – et je le sais d’expérience - le Trésor Public méconnaît de la plus belle manière les règles relatives à la famille. La jurisprudence, avec bonheur, le leur rappelle assez souvent… Je vous conterai peut-être un jour les mésaventures fiscales d’une femme mariée (moi en l’occurrence) qui ne porte pas le nom de son mari…



dimanche 20 juin 2004


Bonne fête papa

Reflets de fleurs sur une tombe




Absence irrévocable

Tarquin



samedi 19 juin 2004


Des courbes en ville.

Salle des criées au Palais



Dans la salle des criées au Palais, les derrières ronds s'accordent aux beaux bois des bancs.


Rue de l'Echelle à Paris



Dans la rue de l'Echelle à Paris, la demie-roue et ses paniers figés adoucissent les angles des droits bâtiments.

Il s'agit en fait de la rue Saint Roch, merci Versac d'avoir rectifié mon erreur :)




vendredi 18 juin 2004


Quand les conventions de Genève sont une torture pour les Etats-Unis...

Ce soir j'ai lu avec effroi une dépêche de l'AFP hallucinante : Rumsfeld justifie la détention au secret d'un chef présumé de l'insurrection.

Cet éminent secrétaire à la Défense, d'une des plus grandes démocraties aurait ainsi expliqué qu'à la demande de la CIA, un responsable présumé de l'insurrection contre les forces d'occupation en Irak aurait été détenu au secret du mois de novembre 2003 jusqu'à la fin de mois de mai 2004 .

Cette déclaration a été faite à la suite d'une déclaration d'un porte-parole du Pentagone, Larry DiRita, qui avait expliqué auparavant que Washington avait décidé de le maintenir secrètement en détention pour que le CICR ne demande pas de droit de visite.

Je n'arrive pas à y croire ! Il doit y avoir une erreur dans la dépêche !

Le Secrétaire à la Défense des Etats Unis aurait ainsi affirmé que délibérément les Etats Unis ont refusé de faire application de la 3ème Convention de Genève relative au traitement des prisonniers de guerre (qu'ils ont évidement ratifiée).

J'avoue que je suis complétement perplexe.

Les arguties que l'Administration Bush soulevait pour refuser d'appliquer les Conventions de Genève aux détenus de Guantanamo étaient déjà indécentes mais dorénavant, pour la juriste que je suis cela dépasse l'entendement !

Ils ne vont quand même pas aller soutenir qu'ils ne s'agissait pas d'une guerre !

J'ai la très fâcheuse impression que le droit international est devenue parfaitement optionnel pour les Etats Unis et qu'ils ne prennent même plus la peine de déguiser leur plus profond mépris pour ces Conventions "droit de l'hommiste", c'est vrai que ça rime avec terroriste, c'est sans doute pour cela...

Qu'on se le dise ! Dorénavant dans l'ordre international, il y a des droits et des sous-droits, il y a des hommes et des sous-hommes...




mercredi 16 juin 2004


Anticonstitutionnellement numérique

Code civil

C'est la seconde fois cette année que je loue la Constitution du 4 octobre 1958 d'avoir prévu en ses articles 56 à 63, l'existence d'un organe visant à s'assurer de la conformité des lois à ladite Constitution…

Une bien jolie décision que voici, rédigée de bien belle manière ; certes un peu absconse pour les non juristes mais je vous assure que c’est un modèle d’économie et de précision dont nos parlementaires - atteints de diarrhée lexicale et d’incontinence rédactionnelle – devraient s’inspirer…

Bien évidemment les Sages nous rappellent qu’un e-mail est soumis aux règles de la correspondance privée (cela va sans dire, mais quand-même beaucoup mieux en le disant !)

Ils vont me permettre de continuer à lire à satiété Le Monde, Libération et Le Figaro sans craindre que leurs directeurs de la publication et journalistes respectifs soient poursuivis ad vitam aeternam sous prétexte que leurs articles ne se contentent pas d’être figés sur un support papier mais sont également consultable sur la Toile.

Mais surtout ces juges vont éviter que n’importe qui, sous n’importe quel prétexte, et en invoquant n’importe quel texte de loi, puisse exiger – et obtenir – de mon hébergeur qu’il ôte mes écrits qui ne leur siéraient pas !

Non, non ils n’ont pas censuré l’article 6 de la loi pour la confiance dans l’économie numérique, ils l’ont précisé :

« (...) ces dispositions ne sauraient avoir pour effet d'engager la responsabilité d'un hébergeur qui n'a pas retiré une information dénoncée comme illicite par un tiers si celle-ci ne présente pas manifestement un tel caractère ou si son retrait n'a pas été ordonné par un juge que, sous cette réserve, les 2 et 3 du I de l'article 6 se bornent à tirer les conséquences nécessaires des dispositions inconditionnelles et précises du 1 de l'article 14 de la directive susvisée sur lesquelles il n'appartient pas au Conseil constitutionnel de se prononcer ; que, par suite, les griefs invoqués par les requérants ne peuvent être utilement présentés devant lui.  »

Il est trop tard pour que j’aille farfouiller dans les travaux parlementaires pour vous démontrer que ce n'étaient pas exactement cela que voulaient voter nos parlementaires.

En tout état de cause, les hauts magistrats ont très clairement signalé que toute interprétation de ce texte a contrario serait, non pas, non-conforme à la Constitution - mais non prévues par les dispositions de la directive européenne du 8 juin 2000 ! donc sans objet…

Les père-noël.f ou des Tegam qui ne supportent pas la contestation, ne nous voilons pas la face, il y en a plein les rues surtout quand on parle gros sous et image de marque (encore que sur ce coup-là les deux affaires citées plus haut démontrent la vigueur de l’adage relatif à l’indice de pénétration oculaire de la poutre et de la paille).

Cela n’empêchera certainement ces chantres de l’autosatisfaction qui n’aiment pas être contrariés de continuer à vociférer et à menacer, mais permettra sans aucun doute à nos hébergeurs respectifs de continuer à nous héberger sans craindre les foudres de ces farauds !

Je ne développe pas plus avant la valeur de la référence à la norme européenne dans cette historique décision mais j’indique aux curieux qu’il y a un excellent article sur ce point dans Le Monde.

>Et voici le lien vers la décision que j'avais omis dans ma première mouture :) www.conseil-constitutionn...




mardi 15 juin 2004


Pipi et Zizi , la marque des grands et des petits !

pipi & zizi

C'est classieux, non ?

Ca passerait bien comme logo de la dernière marque ultime super indispensable non ?

Une chose est sûre, je vais faire rire mes gosses ce soir !

Si un commerçant intelligent veut récupérer le bébé qu'il n'hésite pas un instant !

J'adorerais que mes tarquinet se roulent par terre pour s'habiller en "pipi & zizi".

Ce serait tellement mieux que de les voir trépigner devant des nike ou des adidas !

Qu'on se le dise les vêtements "pipi & zizi" sont une vraie part de marché (parfaitement potentielle et virtuelle, je vous le concède...)

Bon c'est pas tout ça mais je vais enfiler mes R... pour cavaler chercher mes marmots, moi !




lundi 14 juin 2004


Tarquinets pétrifiés

Les Tarquinets au complet



Voilà, un fois bien pétrifiés, avec interdiction de bouger jusqu'à ce que leur mère parvienne à sortir une photo pas trop floue, ils sont mignons, non?

Bon évidemment une fois l'interdiction levée, ils s'éparpillent partout, glapissent, hullulent et osent même revendiquer !!

Je m'en vais les baillonner de ce pas tiens !
Ah ! ils dorment ! Bon, bah demain !





Dorénavant, l'aimer à jamais

Mon Tarquin à moi que j'aime



J'ai toujours su que je l'aimais.
Je lui ai toujours dit. C'est au moins un regret que je n'aurais pas.

J'ai toujours su qu'il m'aimait.
Il me le disait tant. C'est au moins un doute que je n'aurais pas.

J'ai toujours pensé que c'était l'homme de ma vie.
Je lui disais aussi.

J'aurais donné tout ce que j'avais pour le garder
Et tout ce que je n'avais pas.
J'aurais donné n'importe quoi.

Mais il n'est plus là.

Et moi je l'aime toujours autant...