Banc à s'afesser

Il y a dans les transports en commun une zone de quasi parfaite incivilité ; une zone de systématique refus de priorité et d’inconfort savamment pensé : les quais de gare !

N’importe quelle usagère enceinte pourra vous confirmer que jamais personne ne cède sa place sur un quai de gare ou de métro !

Par ailleurs, depuis que je ne transporte plus ma marmaille dans mon ventre mais dans mon dos (à l’aide d’un équipement pour ce faire), personne ne s’est jamais levé pour soulager mes vertèbres…

Je ne comprends pas par quelle physiologique magie, rester debout est moins fatiguant en dehors que dedans le train…

Notons au passage que ni la SNCF nila RATP n’érigent de places prioritaires sur les quais et qu’elle se gardent bien d’afficher leur petits couplets sur les règles de politesse, de civilité et gnagnagna et gnagnagna.

De toute façon, tout cela est révolu ! Dorénavant, savez-vous pourquoi, il n’y a aucune place prioritaires sur les quais ? huum ???

Tout simplement parce que les places sont tellement inconfortables (quand vous parvenez à vous y installer) qu’il faut mieux rester debout, dans l’intérêt de vos vertèbres !!

Essayer donc de vous « afesser » sur leur espèce de banc surélevé quand vous avez un porte bébé ou un ventre chargé d’âme ?

« Tout le monde n’a pas de bébé dans son giron ou sur son dos » me direz-vous !

C’est parfaitement exact mais il faut y ajouter également, les enfants (c’est tellement mal conçu qu’ils ne peuvent même pas le transformer en toboggan ! ) n’importe quelle personne mesurant en dessous 1,68 mètres et sans doute celles au dessus 1,95 mètres.

Attendez 10 minutes une rame de métro sur le quai à Chatelet avec vos trois marmots… vous m’en reparlerez ensuite…

On pourrait rajouter un petit couplet sur les sièges espacés de 3 mètres… sympa quand vous avez le malheur de trimballer -encore ! - votre marmaille.

En bref, moi je préfère voir un clochard roupiller sur le quai de gare ou de métro… au moins, cela a le mérite de conserver à ces lieux déjà peu cléments, un petit brin d’humanité…