Percée vengeresse

Je découvre, un rien
encolérée, le cortège habituel des
maux qui guettent les femmes seules : vous faire croire que cette
condition n’est pas normale ! [comme si devenir
veuve à 36 ans était normal !] en
bref, de ne pas être capable d’effectuer certains
actes usuels comme
dévisser seule une roue de
vélo , changer l’ampoule au dessus de
l’escalier (je n’ai pas le bras assez long !)
et…
ouvrir des pots de compote !
Pierre Desproges haïssait les
cintres, moi j’exècre les pots de
compote, bien que j’adore la compote.
La raison de ce courroux est que les couvercles des pots de compote
sont tout spécialement étudiés pour
qu’une main humaine dont la taille de gant est
inférieure à 8 et ½ ne puisse, par
manque de préhension, parvenir à goûter
son contenu !
J’ai successivement testé différentes
méthodes pour vaincre les sortilèges de ces
attachants capuchons. :
- 1ère méthode qui a l’avantage de
faire rire les Tarquinets : déclamer la psalmodie suivante
« J’invoque l’esprit de la
chaussette malodorante, j’invoque l’esprit de
« Tarquin l’aimé »,
qu’il m’accueille et m’aide à
ouvrir ce crétin, ce stupide, cet imbécile pot de
compote ! »
Ne riez pas ! Parfois cela fonctionne ! c’est la raison pour
laquelle avant tout autre méthode, même la plus
expéditive, il faut toujours tenter cette solution.
- 2ème méthode : la dilatation.
Faire couler de l’eau brûlante sur le couvercle en
métal. Cette solution n’est pas universelle
puisque 30 % d’échec sont à
déplorer en sus de brûlures palmaires…
- 3ème méthode : Cette méthode est
directement inspirée de Fouphie qui est, par celle-ci,
parvenue à vaincre le pot réfractaire !
(littéralement
réfractaire ).
Insérer entre le couvercle et son pot un manche de petite
cuillère, tordre ou appuyer fortement, le «
plop » à l’ouverture sonne
votre victoire !
Oui mais ce soir, je suis tombée sur un pot, dont le
couvercle réfractaire était, qui plus est,
soudé à son pot en verre !
La moutarde m’est montée au nez ! Je
n’allais quand même pas rendre les armes devant ce
stupide récipient récalcitrant !
J’ai ainsi inauguré une 4ème
méthode :
Se munir d’un petit couteau à lame pointue courte
et solide. Le prendre dans la main à la façon
d’Anthony Hopkins dans
Psychose .
Poser sur le plan de travail, bien face à soi, le pot de
compote bien droit.
D’un coup vif et jubilatoire poignarder
violemment le couvercle dudit pot de compote.
Ensuite, il ne reste plus qu’à tourner
délicatement l’opercule qui
s’ôtera sans difficulté.
Je vous assure que ce que vous avez perdu avec l’absence de
« pop » à l’ouverture
est mille fois compensé par le sentiment de joie et de
revanche que cette méthode procure. C’est
décidé, elle est dorénavant
adoptée !
Par Veuve Tarquine
mardi 25 mai 2004 à 23:50
De bric en vrac
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Commentaires
Le mercredi 26 mai 2004 à 10:15
par
Yenayer
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Le mercredi 26 mai 2004 à 13:15
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sophie
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Le mercredi 26 mai 2004 à 15:56
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Édouard
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Le mercredi 26 mai 2004 à 16:08
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ta copine M
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Le jeudi 27 mai 2004 à 00:03
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Jenny
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Le jeudi 27 mai 2004 à 00:25
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Veuve Tarquine
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Le vendredi 28 mai 2004 à 23:32
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Philomene
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Le mercredi 1 décembre 2004 à 17:55
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Pierre CARION
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Le mercredi 1 décembre 2004 à 18:24
par
Veuve Tarquine
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Le jeudi 2 décembre 2004 à 21:29
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François Granger
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Le jeudi 2 décembre 2004 à 21:31
par
François Granger
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