Fumée à ne pas encadrer

Cela fait exactement un semestre que selon les expériences de Monsieur Puntoni rapportées dans le tome XXXIII de la Revue Générale des sciences pures et appliquées, année 1921, page 564, nÝ1-24 je me suis soustraite à l'action bactéricide de la fumée du tabac.

Que la lecture de cette érudite étude ne chagrine pas trop les anciens intoxiqués, sa conclusion ne vous fera pas regretter votre poison favori :

Le pouvoir désinfectant que la fumée exerce d'une façon notable in vitro est loin d'avoir la même valeur dans la bouche des fumeurs. Tout au plus peut-on admettre qu'il se produit dans la bouche une action bactéricide après qu'il a été fumé une forte quantité de tabac. Encore cette action n'existe-t-elle que sur les germes les moins résistants, tels que le méningocoque et le vibrion cholérique ; par suite, les microbes présentant au moins la même résistance que le bacille typhoïdique ne peuvent être tués par la fumée du tabac. Aussi serait-ce une erreur grossière que de penser que l'action bactéricide de la fumée puisse se manifester jusqu'aux voies respiratoires à la suite de l'aspiration de la fumée."


Ainsi, dès 1921, Monsieur Puntoni tenait l'explication de l'énervement chronique présenté par tant de tabagiques en période de sevrage :

Ils sont envahis par des vibrions cholériques !