Ignorance crasse et irrémissible
Je tombe aujourd'hui sur un article du Monde : Le lycée Montaigne épinglé par la Ligue des droits de l'homme sur sa gestion de violences antisémites.
Article intéressant à plus d'un titre mais qui sur un point très précis m'a fait sortir de mes gonds.
On peut y lire : "Le rectorat estime de son côté que ce dernier [le proviseur] a eu une "attitude irréprochable". "L'enquête a abouti. L'aveu est la reine des preuves", déclare la direction de l'Académie."
Une personne de l'Acamédie de Paris a donc osé affirmer à un journaliste du Monde une pareille ineptie !
Outre le fait que l'histoire judiciaire a démontré depuis des siècles la très faible valeur probante de l'aveu (qui a engendré une multitude d'erreurs judiciaires), cette personne devrait se renseigner d'avantage sur les textes applicables en la matière -et que pour le moins elle devrait connaître !
La Convention internationale des droits de l'enfant, adoptée par l'Assemblée générale des Nations unies (ONU) le 20 novembre 1989 et ratifiée par la France, prévoit en son article 40 :
à ce que tout enfant suspecté ou accusé d'infraction (...) ait au moins le droit aux garanties suivantes: (...) ne pas être contraint de témoigner ou de s'avouer coupable.
L'Académie de Paris fait donc l'aveu public d'une ignorance crasse et irrémissible. Et il s'agit de la reine des preuves...
Par Veuve Tarquine
vendredi 9 avril 2004 à 12:39
(non) droit ou (in)justice
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