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vendredi 30 avril 2004


Cyniques tests blogosphéraux

Sur le blog de Miss F et Monsieur S, Deux mains, j'ai trouvé ce lien "afin de savoir QUEL BLOGEUR SE CACHE DERRIERE TOI ? Va donc faire le Test ICI"

He he he, j'ai pris deux minutes pour faire le test et j'ai hurlé de rire à la page des résultats : Je suis une blogueuse type B :

"Meilleur score en B: Le rédacteur du petit tabloïd illustré. (...)Vous connaissez tout des people et vous l'assumez parfaitement, l'hypocrisie étant de regarder ces émissions en cachette. (...)"

Le plus drôle? je n'ai jamais regardé une émission de TV réalité ou autre people à la télé.. jamais de MA VIE ! hi! hi ! hi! simplement comme on ne pouvait pas cocher "je ne sais pas" j'ai répondu au parfait pifomètre...

Je suis une erreur statistique...

En tombant dans le cynisme je dirais que vu le nombre de cercueils que je trimballe avec moi, je le savais déjà...





Indicible dégoût

Un promeneur est arrivé sur mon blog en cherchant dans Google les mots suivants :

photo vidéo nymphette 8 15

Je me sens toute sale...





D'amour et d'or purs

Ce matin, Tarquinette ma Minette m'a fait ses confidences. Evidemment elle est toujours TRES amoureuse du beau Zacharia (qui a presque le double de son âge) et elle entend bien lui faire des bisous sur la bouche ! (Peste! elle fait preuve d'un aplomb que je n'avais pas à son âge!).

Mais je voyais bien que tout cela allait de soi et que ce n'était pas de cela dont elle voulait m'entretenir.

Non, elle voulait m'expliquer cela : Avant quand Papa était là je t'aimais déjà beaucoup, mais surtout lui il m'aimait beaucoup. Alors puisqu'il n'est plus là et bien l'amour que Papa me donnait à moi, je te le donne à toi, et donc je t'aime très très fort !.

Sa logique m'a peut-être échappée mais certainement pas la profondeur de sa déclaration d'amour ! Merci Tarquinette, pure eau vive, si claire et si tumultueuse, si belle et si généreuse...





Scrogneugneu

Si je tenais ce fieffé Poucet qui sème des clous sur la chaussée je lui ferais payer vite fait son forfait à ce casse-pied : réparer ma roue dans laquelle son clou est fiché !

Me voilà donc privée de mon beau destrier, et en train de prier sur le quai pour que le métropolitain ne soit pas trop plein !




jeudi 29 avril 2004


Le scramasaxe et la hallebarde

Caricature de Daumier

Je reviens de Versailles où je viens de plaider à coup de lance-pierre.

Cela fait quasiment deux heures que j'attends. La Cour s'est avalée stoïquement deux affaires dont personne n'aurait pu déterminer laquelle était la plus assommante.

Dans chacune d'elle une pléthore d'avocats. Ils s'expriment à tour de rôle. L'air est à la torpeur et avec leurs clients derrière eux, ils ne peuvent sortir des clous. Ils s'ennuient. La Cour s'ennuit. Les clients sont les seuls à être attentifs, guettant scrupuleusement le moindre bafouillement, la moindre erreur de date ou de virgule. Ils sont les seuls à ignorer que cela n’a aucune espèce d’importance et nul ne peut les en blâmer. C’est leur affaire, partant, elle est primordiale à leur yeux et les intérêts en jeux les concernent au premier chef…




mercredi 28 avril 2004


Instant bucolique à l'ombre d'une jungle mécanique

bout de vélo dans un parc

Ce matin, le temps était courtois, le soleil élégant, et j'avais envie de musarder...

Entre deux obligations professionnelles je me suis évadée à l'insu de tous.

D'abord j'ai été acheter un petit carnet. J'ai choisi quelques stylos de différentes couleurs (selon l'humeur du jour, c'est important !) j'ai enfourché ma belle bicyclette et je me suis rendue dans un parc, si petit, si joli et si désert pour un mercredi !

Sur la première page de mon petit carnet j'ai écrit : Petit carnet pour gribouiller. j'y ai babultié quelques phrases, quelques lieux communs sur cette belle capitale qui m'enchante... sur l'odeur des fleurs déjà fânées et sur les gros mots que deux garçonnets chuchottent dans les fourrés près de moi en se croyant seuls au monde : "ça pue le pigeon !" suivi d'un éclat cristallin de rire enfantin...

Et puis j'ai rebouché mon stylo, j'ai rangé mon carnet et j'ai pris mon appareil. Mon appareil photo pour capturer mon vélo dans ce parc si petit, si joli dans Paris.

Merci ma belle bicyclette de me permettre de me croire en ballade quand je ne suis qu'en déplacement, merci de m'offrir ces rues, ces gens et ces odeurs fugitives mais si prégnantes.

Merci de m'avoir conduite jusqu'à ce parc ou pour un court instant j'ai tant aimé le génie et la mécanique qui me permettent de disposer de toi...

L'instant fût court... il cessa exactement au sortir de ce parc, au moment où j'ai avisé que ce même génie de la mécanique était également à l'origine de ce monstre de "quat'quat" noir, vierge de toute trace de boue mais parfaitement convaincu de rouler dans une jungle où laisser la priorité à droite à une pauvre biclyclette est une pure obcénité...




mardi 27 avril 2004


Exquises bêtises

camescope estropié

Farfouillant dans mes sacs photos avant de partir en vacances, je suis tombée -interdite- sur le camescope dont j'avais délibérément oublié l'existence.

Voir les photographies de Tarquin l'aimé est une chose, mais le regarder bouger, l'entendre parler et rire c'en est une autre qui me glace de terreur, peur d'avoir mal à hurler... mal de l'aimer si fort, mal de le voir si proche alors qu'il n'est définitivement plus là...

En tentant d'ouvrir cet objet redouté, je me suis aperçue, d'une part qu'une cassette était bien bien présente dans son logement, et d'autre part, que les Tarquinets étaient déjà passés par là et avaient sacrément oeuvré...

Pour extraire cette bande vidéo sans l'endommager j'ai été contrainte de désosser ce camescope, de lui ouvrir la carapace puis le ventre à coups de ciseaux, de tournevis et de pinces !

J'ai sorti précieusement la cassette, je l'ai rangée dans un endroit tellement secret que je suis dorénavant parfaitement incapable de remettre la main dessus...

Et je n'ai pas grondé les Tarquinets non seulement d'avoir bousillé le camescope mais également le magnétoscope (ce dernier n'ayant pas résisté aux copieux repas dispensés par Tarquinou le généreux).

Merci mes enfants !

Je n'ai pas visionné cette dernière cassette et je ne regarderai pas non plus celles qui l'ont précédées.

Si vous saviez comme vos dispendieuses bêtises sont judicieuses !




lundi 26 avril 2004


La face cachée de la Justice

Les fesses de la Justice

L'article 1er de la Constitution du 4 octobre 1958 dispose notamment :

La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion.



A la lumière de ce principe, que penser d'un magistrat instructeur qui, à la faveur d'une perquisition dans un cabinet d'avocat va "benoîtement" consulter un dossier le concernant directement, puisque constitué d'une plainte précisément dirigée contre lui?

On ne peut que conclure que ce magistrat parisien s'est sans doute inspiré, au hasard de ses déambulations, d'une statuaire qui orne la salle des pas perdus du Palais de Justice où il s'oublie...

La face cachée de la Justice ressemble parfois à une surprenante plaisanterie... et à des pratiques judiciaires dignes des pires républiques bananières...




vendredi 16 avril 2004


Tarquiniolesques vacances

Au décès de Tarquin l'aimé, les tarquinets craignaient de ne plus aller skier.

Aussi, je fis fi de mes phobies, et je promis que le volant serait saisi dès samedi.

En conséquence et pendant ces vacances, je pense ne pouvoir que briller par mon absence.

Je vous adresse un éperdu salut et devrait être revenue sous huitaine, quelque peu courbattue, mais tout à fait résolue à poursuivre mes billets farfelus.




jeudi 15 avril 2004


Impudique justice ?

Marianne de la Salle A21 du CPH de Paris
Marianne de la salle A-21 du Conseil des Prud'hommes de Paris


Croyez-vous que si une jeune et jolie nymphette pénétrait dans la salle d'audience A-21 du Conseil des Prud'hommes de Paris vêtue comme la Marianne que vous voyez ci-dessus, le Président de la juridiction -qui exerce la police de l'audience- la laisserait exposer ses charmes de la sorte?

Moi j'en doute...

En conséquence, faut-il voiler les mariannes ?





Reproduction blogosphérale

"95.Testaments-Concurrence entre la loi successorale et la loi d'autonomie. Au point de vue de la dévolution et du partage des biens, les successions testamentaires obéissent aux règles de la succession ab intestat.

Mega Code civil, Edition Dalloz 2003, commentaires sous l'article 3."

Repiquage d'instructions à Mademoiselle F sur Deux mains :

1. Prenez le livre le plus proche de vous.
2. Ouvrez le livre à la page 23.
3. Trouvez la cinquième phrase.
4. Publiez cette phrase dans votre carnet ainsi que ces instructions.

Lu chez Cynic, qui l'avait lui même lu chez nikko qui l'avait lui même copié de chez Houssein et lui même le tirait de "





mercredi 14 avril 2004


Google et Prévert

"Des menates sur l'épaule de Von Choltitz regardaient une veuve rire dans un rassemblement cycliste".

En inscrivant cette phrase dans Google vous devriez -si ce que me disent les mouchards du web est vrai- tomber directement sur le blogue de votre serviteur.

Allez je tente le coup !

  



Argh Horreur ! voilà ce que me propose Google : " Des ménages sur l'épaule de Von Choltitz regardaient une veuve rire dans un rassemblement cycliste "

Bon décidémment je ne suis pas au mieux avec les instances divines... mais ça je le savais déjà...

  




Un dessin de Tarquinette la minette

Maman pleure Papa
Maman pleure Papa



mardi 13 avril 2004


Des mérites comparatifs du RER, du vélo et du taxi

Taxi providentiel

Ce soir, pressant le pas pour rejoindre, depuis mon boulot, mes tarquinets, je mesurais les avantages et les inconvénients du vélo et du RER.

En réalité, je pleurais à chaudes larmes dans la rue en pensant à mes "chers disparus". Je songeais combien la bicyclette offrait d'avantages sur ce plan précis : entre le vent, la vitesse, les poussières et ce pollen qui commence à inonder l'air parisien, on peut y pleurer sans aucun souci de discrétion !

N'étant pas venue le matin à l'aide de mon fidèle destrier d'acier, je fonçais donc au RER tête baissée pour planquer mes larmes.

Arrivée sur le quai, peu après avoir recouvré la vue à l'aide d'un providentiel mouchoir, je m'aperçois qu'il n'y a pas le plus petit bout de chaussures (hormis les miennes) dans mon champs de vision...

Alertée, mon oreille me confirme qu'il n'y a pas le moindre brouhaha...

C'est en levant la tête que je réalise que je peux pleurer parfaitement à l'aise : il n'y a strictement personne !

Un deuxième mouchoir plus tard, la guichetière, que j'interroge, m'indique qu'une caténaire est tombée sur la voie, il n'y a donc plus de RER qui circule.

Peste! Voilà donc un deuxième énorme avantage du vélo sur le RER, ce dernier est toujours en panne, en grève ou en maraude quand je m'avise de le prendre !

Ruminant de funestes desseins à l'encontre de ces transports parisiens, je fonce vers la bouche de métro la plus proche.

En sortant de la gare, je vois une dame chargée comme un mulet qui pleure autant que je pleurais moi-même quelques instants auparavant.

Elle semble complétement perdue sans savoir où aller.

Elle avise une jeune personne à l'air accorte qui, à ses demandes de renseignement, lui rétorque un sec "je ne sais pas".

Je ne sais pas si j'ai l'air accorte (je m'en moque un peu je dois dire et puis avec les yeux que je devais avoir, j'en doute un peu...).

Je sais en revanche que je n'ai ni peur ni honte d'aller aux devants de ceux qui semblent en avoir besoin.

Je me détourne donc de ma trajectoire pour aller quérir si je pouvais aider cette robuste personne essouflée sous le poids de ses paquets et de sa détresse.

Elle est perdue, complétement perdue, irrémédiablement perdue, elle a dû quitter son RER en raison de cette indomptée caténaire, elle doit prendre un train à la gare d'austerlitz pour la province et elle est a bout de nerfs.

Je m'aperçois qu'un petit garçon l'accompagne.

En attendant avec eux à la tête de taxi où je les avais menés, il m'apprend qu'il vient d'avoir 5 ans samedi dernier, et que le sac que je porte contient tous ses jouets -pas seulement ses cadeaux, non tous ses jouets.

Je soupèse ce sac, elle n'est pas si lourde cette besace... je pense aux tombereaux qu'il me faudrait pour transporter tous les jouets de mes tarquinets...

Et sa confortable maman a les yeux non seulement rougis par les larmes mais entourés d'un bistre couleur torgnolle...

En repartant vers la bouche de métro je pense à elle et à sa fuite d'un compagnon d'infortune trop violent, peut-être le père de ce petit garçon si fier de ses "action-man".

Il m'apparaît alors que l'absolue certitude d'avoir été autant aimée par "mes chers disparus" est un précieux joyau dont il faut prendre soin.

Et puis tout compte fait, tant pis pour le retard que j'ai accumulé, tant pis pour le RER que j'ai raté, et tant pis pour le billet que je lui ai donné... un taxi, parfois, ça peut sauver la vie.




lundi 12 avril 2004


Tabac hygiénique

Fumée à ne pas encadrer

Cela fait exactement un semestre que selon les expériences de Monsieur Puntoni rapportées dans le tome XXXIII de la Revue Générale des sciences pures et appliquées, année 1921, page 564, nÝ1-24 je me suis soustraite à l'action bactéricide de la fumée du tabac.

Que la lecture de cette érudite étude ne chagrine pas trop les anciens intoxiqués, sa conclusion ne vous fera pas regretter votre poison favori :

Le pouvoir désinfectant que la fumée exerce d'une façon notable in vitro est loin d'avoir la même valeur dans la bouche des fumeurs. Tout au plus peut-on admettre qu'il se produit dans la bouche une action bactéricide après qu'il a été fumé une forte quantité de tabac. Encore cette action n'existe-t-elle que sur les germes les moins résistants, tels que le méningocoque et le vibrion cholérique ; par suite, les microbes présentant au moins la même résistance que le bacille typhoïdique ne peuvent être tués par la fumée du tabac. Aussi serait-ce une erreur grossière que de penser que l'action bactéricide de la fumée puisse se manifester jusqu'aux voies respiratoires à la suite de l'aspiration de la fumée."


Ainsi, dès 1921, Monsieur Puntoni tenait l'explication de l'énervement chronique présenté par tant de tabagiques en période de sevrage :

Ils sont envahis par des vibrions cholériques !



dimanche 11 avril 2004


De souvenirs en remembrance

Les tiroirs de mon bureau

J'aime assez conserver au fond des profonds tiroirs de mon bureau des vieilleries de prime jeunesse, celle où l'on découvre l'écriture et les accessoires qui l'accompagnent.

Entre les plumes Sergent Major de mes aïeules, les buvards publicitaires de "Tante Dédée" et un porte-mine rogné par trois générations de quenottes, il est un protège-cahier qui m'appartient en propre :

Protège-cahier en papier

En fonction de votre âge et du lieu de vos premiers apprentissages, ce portrait de Charlemagne vous rappellera peut-être des odeurs de colle blanche, de poussière de craie, voire même celle d'un(e) instituteur(rice)...

Outre la table de multiplication par 3, ce protège-cahier, et notamment sa face arrière évoque pour moi l'insondable mystère des tables de division :

  • 4 en 28 est 7 fois
  • 9 en 72 est 8 fois


Avec de telles circonvolutions lexicales, je ne m'étonne plus du fait que poser une division ait toujours été une réelle souffrance pour moi...

Au fond de mon tiroir aux oubliettes, enfoui exactement sous ce protège-cahier, je tombe alors sur un petit carnet dont j'avais fait, il y a peu l'acquisition.

Un petit carnet pour que Tarquin l'aimé ne loupe rien du quotidien de ses "lardons" durant le temps où il était en service de neuro-réanimation.

Abimée par l'extrême brièveté de ce séjour, j'avais enseveli cette petite tranche de vie au milieu d'autres objets de mémoire.

Un carnet pour mon aimé


La première journée contenue dans ces pages débutait ainsi :

Ce matin, réveil en fanfare à 6 heures 30 ! [Tarquinou] s'est résolument attribué le rôle du coq matinal (dont il emprunte parfois même le chant...)

Comme il faisait encore nuit, je me suis bêtement entêtée à essayer de le rendormir dans son lit avant de comprendre que l'affaire était vaine...

[Tarquinet] a alors déboulé dans le salon tout excité d'aller à la piscine avec sa classe. C'est bien la première fois qu'il se lève à cette heure là celui-là !

Il a passé son temps à me presser pour ne pas être en retard et à houspiller sa soeur pour qu'elle accélère le mouvement.

Dans l'affolement général de l'habillement collectif, [Tarquinou] a profité des 3 secondes où je l'ai lâché des yeux pour descendre les escaliers "à la verticale"...

Trois marches plus bas, je l'ai récupéré "à l'horizontal" avec plus de peur que de mal. (...)


Quelques soient la fatalité, l'infortune et la cruauté de la vie, les Tarquinets n'oublient pas ce que vivre veut dire, et c'est bien ainsi...




samedi 10 avril 2004


Des liens à faire, à défaire, ou à refaire.

des liens, des cordes et des attaches

Ce soir, c'est presque la corde au coup que je me suis vouée à l'organisation des liens de mon menu (il était bien temps de m'y atteler!).

Pour ne froisser personne et ne pas rompre les liens de l'amitié, ceux-ci vous sont proposés par ordre alphabétique.

Par ailleurs, l'adresse http://bricablog.net est si mal ficelée qu'elle mène fréquemment à une laide et redoutée erreur 404.

Je vous indique donc le lien auquel elle relie : http://relie.c.free.fr/dotclear/index.php?/.

Avant de m'attacher à résoudre ce problème, je vais de ce pas me ceindre de ma couette afin, d'être demain, prête à vous agrafer un billet plus liant !




vendredi 9 avril 2004


Ignorance crasse et irrémissible

Droits de l'enfant

Je tombe aujourd'hui sur un article du Monde : Le lycée Montaigne épinglé par la Ligue des droits de l'homme sur sa gestion de violences antisémites.

Article intéressant à plus d'un titre mais qui sur un point très précis m'a fait sortir de mes gonds.

On peut y lire : "Le rectorat estime de son côté que ce dernier [le proviseur] a eu une "attitude irréprochable". "L'enquête a abouti. L'aveu est la reine des preuves", déclare la direction de l'Académie."

Une personne de l'Acamédie de Paris a donc osé affirmer à un journaliste du Monde une pareille ineptie !

Outre le fait que l'histoire judiciaire a démontré depuis des siècles la très faible valeur probante de l'aveu (qui a engendré une multitude d'erreurs judiciaires), cette personne devrait se renseigner d'avantage sur les textes applicables en la matière -et que pour le moins elle devrait connaître !

La Convention internationale des droits de l'enfant, adoptée par l'Assemblée générale des Nations unies (ONU) le 20 novembre 1989 et ratifiée par la France, prévoit en son article 40 :

à ce que tout enfant suspecté ou accusé d'infraction (...) ait au moins le droit aux garanties suivantes: (...) ne pas être contraint de témoigner ou de s'avouer coupable.

L'Académie de Paris fait donc l'aveu public d'une ignorance crasse et irrémissible. Et il s'agit de la reine des preuves...




jeudi 8 avril 2004


Du casque et du bouchon

ma belle bicyclette

Pédaler dans Paris, c'est un imaginaire de parisienne bien mise, la jambe longue, le bibi vissé sur la tête et l'oeil goguenard.

Une parisienne et sa bicyclette ont vraissemblablement sauvé Paris du chaos.

Von Choltitz aurait pris sa décision de désobéir à sa hirarchie (Hitler lui demandant alors "Paris brûle t'il ?" ) en regardant depuis une fenêtre de l'Hôtel Crillon le sillage d'une parisienne sur la Place vide de la Concorde dont la robe fleurie flottait autour de son vélo.

En quelque sorte, Paris, par sa belle cycliste, accéda au statut de ville éternelle.

Mais la belle cycliste pédalait en août, l'histoire ne dit pas ce qu'il serait advenu si l'ordre de détruire Paris était venu en avril...

En ce qui me concerne, je crains que si Von Choltitz m'avait avisé -moi et mon équipement, Paris ressemblerait désormais à Coventry.

La cape de pluie passée sur trois épaisseurs (en avril, ne te découvre pas d'un fil), la chaussure dégorgeant de l'eau des flaques qui jalonnent la chaussée, le casque enfoncé jusqu'à la lisière des lunettes, dégouttant de pluie et recouvert pour partie d'une capuche protectrice.

Aucun doute ! Je suis bien loin du look de la cycliste salvatrice !!

Cependant, en dépit de la pluie et des coups d'oeil presque dédaigneux des habitants de ce 16ème arrondissement que je traverse, il est une vraie satisfaction !

Celle de croiser le regard de ces automobilistes engoncés dans des boulevards extérieurs saturés jusqu'à la moelle, de voir leur oeil envieux me suivre lorsque je dépasse leur engin d'un souple coup de pédale sur une voie de bus tout à moi offerte... et plus encore quand je les devine trépigner dans leur habitacle arrêté, puis s'exciter sur leur avertisseur sonore...

L'afflux automobile me prémunit du ridicule !




mercredi 7 avril 2004


Responsabilité des père et mère

les jours heureux

Ils ne dorment pas encore, je les entends qui chuchotent.

Tarquinette a la voie si pointue qu'elle ne peut tromper personne.

Je guette le silence, je l'attends. Je suis épuisée. Je rêve de dormir. Fermer les yeux et tout oublier.

Je voudrais tant les protéger, tenter d'adoucir leur peine et de combler leur manque.

Mais rien n'y peut faire : je ne saurais être père et mère.

J'ai peur de n'être pas à la hauteur, d'être trop présente, ou trop absente ; d'être trop prégnante, ou trop distante...

Seulement peur, car pour être honnête je ne raisonne qu'a posteriori. Ex abrupto je vis, je fais, je dis, ce n'est qu'après que je réfléchis.

Ils dorment maintenant... je vais rejoindre Morphée, le seul qui parvienne à adoucir mes tourments.





La constance peut-elle être politique ?

JFC selon Act Up PARIS

En ce moment je trouve Jean François Copé très couard : son blog est bloqué à "J moins 2", soit au 26 mars 2004 !

Il y a exactement 162 commentaires sous son mémorable "J moins 2", et personne pour passer un coup de balai !

Vous pouvez vraissemblablement y poster les pires insanités sans qu'un molosse de modérateur ne vienne vous rappeler de ses blanches canines, les règles de la nettiquette.

Tiens cela me donne une idée !

Pour les facétieux, les procéduriers ou les opposants sans foi ni loi à Monsieur Copé, je vous indique que c'est le moment ou jamais de poster des horreurs sur son blog et de le poursuivre ensuite pour diffamation !!!!

Hi hi hi ! Avec la jurisprudence actuelle il pourrait être bon pour aller devant les tribunaux correctionnels.

Pour les fâcheux qui se fâcheraient, les droitiers à l'humour trop droit ou les Copéistes très passéistes, je précise que c'est une blague et qu'en période de gestation de la loi pour la confiance dans l'économie numérique, cette blague n'est même pas de mauvais goût ! enfin, je trouve....

Cela me rappelle que j'ai sorti plein de documents pour me pencher sur les blogs et la diffamation, il serait temps de m'y mettre ! Bientôt c'est contre moi que les poursuites vont s'exercer !

  



Je complète ce billet par un lien trouvé sur le Petit Navire (je ne mets pas le lien direct car ce joueb est dans un tel bordel que je ne parviens pas à le retrouver même avec la fonction de recherche proposée!!, j'espère ne pas encourir les foudres divines...) Le lien est donc (je divague ce soir, je baguenaude...) : Copé ou le blog par procuration [Un dossier de la rédaction de France 2].

On peut y lire : "Dommage pour son blog. Jean-François Copé devrait donc conseiller à Jean-Pierre Raffarin et Jacques Chirac d'ouvrir leur porpre blog. George Bush a bien le sien."

TOUS AUX ABRIS !

Monsieur Jean-François Copé, qui a déjà le blog le plus laid qu'il soit possible de faire, va, de surcroît, conseiller notre President de la République et notre Premier ministre !!

Je ne connais pas celui de Bush (je suis bien certaine que Yenaner doit être dans le secret des Dieux !) mais je pense que nous Français attentifs à l'image de la France dans le monde nous devrions, de conserve, nous fendre d'un e-mail à nos plus hauts dirigeants pour que sous aucun prétexte ils ne s'inspirent du blog de Copé !!!!

Quoique les élections européennes ne sont pas très loin... après tout pourquoi pas...

Bon, faites donc en conscience...


  




mardi 6 avril 2004


Vous aimez les histoires ?

Dans cette vallée, il y a un très vieil arbre maison

Vous savez ce qu’est l’arbre aux secrets ? et l’arbre maison ? Comment vous ne connaissez pas l’arbre maison ?

L’arbre maison est à la septième page de l’album "ma vallée" de Claude Ponti.

Cet arbre là, quand on le voit, on sait que c’est une maison que l’on a bien connu quand on était enfant.

Vous avez été déjà enfant, non ? Vous n'allez quand-même pas me dire le contraire ? Bon ! c'est donc que même si le souvenir vous échappe maintenant quand vous verrez cette demeure vous la reconnaîtrez nécessairement !

Nous l’avons tous trop aimé pour l’oublier !

Si ! si ! Faites moi confiance !

Je vous mets mon billet que vous allez vous dissoudre dans cette septième page de l’album, que vous allez entrer en elle et partir en ballade dans ces lieux magiques .

Ne soyez pas timoré : ce n’est pas difficile du tout ! Il suffit de regarder l’image et hop ! le tour est joué !

Vous allez devenir explorateur de pièces biscornues, de douillets recoins où il fait bon jouer à cache-cache, d’escaliers en colimaçon irrégulier, de bibliothèques extravagantes où les plus belles histoires viennent ricocher tout près de vous.

Vous allez jouer à vous faire peur dans les caves et les réserves qui sentent si bon l’amande et la pomme surette.

Ensuite revigoré par un épais chocolat chaud, j’imagine que vous irez vous allonger dans la chambre d’amis, celle dont le lit est si large que l’on peut s'y étendre tous ensemble et s’endormir en se racontant des histoires.

L' histoire du géant triste, ou celle du cahier "pour écrire, en passant, un bout d’histoire à celui qui aimait lire", ou la flaque magique ! si si ! vous savez !! la flaque dans laquelle on plonge sans savoir par où l’on va ressortir !

A moins, personnage solitaire, que vous ne préférerez vous isoler au sommet de cette bâtisse, dans la chambre aux étoiles. Peut-être alors tenterez-vous d’apercevoir le Pays-qui-est-derrière, celui où le peintre Outsoumé-Song a pu entrer.

Une bien jolie demeure que cet arbre maison, il m’est toujours difficile de m’en séparer… sauf peut-être pour vous la faire partager.

D'aucuns prétentent que ce livre est destiné aux enfants, je pense quant à moi que ceux qui osent dire une chose pareille ont oublié ce que rêver veut dire !





lundi 5 avril 2004


De ma découverte des blogues

Le dix-septième jour du mois de février de l'an de grâce deux mil trois, j'ai découvert l'existence de ces carnets virtuels que l'on nomme blog, weblog, bloggues, blogue....

Et pas n'importe lequel s'il vous plaît ! Un de ceux qui vous scotche devant votre écran, qui vous font farfouiller dans les archives du site, qui vous donne le sentiment, en les feuilletant, non pas d'être impudique mais d'être récipiendiaire d'un petit morceau d'humanité.

Le 17 février 2003, il y avait deux jours de cela j'avais manifesté avec ma maman contre la guerre en Irak (ce sera notre dernière manifestation ensemble), il y avait eu le même weekend un rassemblement à New York.

Je farfouille sur la toile pour trouver des informations sur cette manifestation outre-atlantique.

Sur le site de Tf1 actualité, je découvre un lien qui annonce des photographies de celle-ci. Bien évidemment je clique et je découvre... salebete.net !

Je suis restée longtemps, j'ai exploré tout ce qu'il était possible d'explorer, et par une bizarrerie que je ne m'explique toujours pas, en cliquant sur contact j'ai adressé un mail vide à Edouard@salebete.net.

Bien évidemment je m'en suis de suite excusée et celui-ci a eu l'extrême gentillesse de me répondre le lendemain une missive que j'ai conservée !

Après avoir farfouillé dans tous les recoins de salebete, j'ai exploré les liens qu'il proposait... et voilà où tout cela me mène aujourd'hui ...

Je ne vais pas faire endosser à ce blogueur si célèbre une paternité qu'il ne revendique certainement pas, mais il faut rendre à César, ce qui est à César, la présence d'images ci-devant est directement inspirée de ses carnets...

Je n'ai jamais plus écrit à Edouard@salebete.net, ni même laissé des commentaires sous ces billets (je n'en suis pas fière car j'aurais dû plus d'une fois lui dire tout le bien que je pensais de lui plutôt que de le faire abruptement ce jour) mais ce soir je vais lui adresser une missive pour l'informer de la teneur de mes propos...




dimanche 4 avril 2004


Près de nous

Cimetière communal

Tes cendres sont là, il suffit que je soulève le coin du rideau pour que je devine ta sépulture quelque part dans cet océan de tombes.

La proximité de ces morts n'avait pas refroidi d'un degré notre bel enthousiasme de faire l'acquisition de ce "chez-nous".

Et nous y avons été si heureux que nous eu incontestablement raison.

Notre bonheur y a été si grand et si généreux que les murs le respirent encore.

Les enfants parlent de toi, ils me racontent ce qui étaient auparavant vos secrets. J'apprends qu'outre le calin "conventionnel" tu pratiquais le calin "attaque aux chaussettes".

Je comprends désormais pourquoi ils étaient si énervés quand c'était ton tour de les coucher !

Ils miment ton cérémonial lorsque tu les ramenais le soir à la maison. "C'est quoi ce placard ?" disais-tu en entrant dans l'ascenseur. "Mais ce pont va s'écrouler !" t'effrayais-tu en franchissant la passerelle. Les joues roses et les yeux brillants de plaisir les deux grands me répondent un "MEUH NON" tonitruant!

Tarquinette me confie les mots tendres que tu lui destinais. Elle me demande de les écrire ; elle a peur de les oublier...

Tarquinet l'aîné prend son rôle de gardien de la mémoire très au sérieux. Il a compris que le petit Tarquinou ne se souviendrait pas de toi. Alors il conserve précieusement son inestimable trésor : 7 ans et demi de souvenirs, toutes les pièces d'or du monde ne les vaudront jamais !

Tu les as tant aimés qu'ils continuent à se construire avec toi...Tu es toujours près de nous.




samedi 3 avril 2004


La tolérance n'est pas soluble dans les flots télévisuels

Pourquoi pas juif ET noir ?

Monsieur Claudy Siar de RFI estime que la prestation de Monsieur Dieudonné sur l'émission de Fogiel (et qui lui vaut aujourd'hui des poursuites judiciaires) ne présente pas de caractère antisémite mais qu'en revanche le SMS diffusé quelques instants plus tard "Ça te ferait rire si on faisait des sketchs sur les odeurs des Blacks ?" est infamant à l'encontre de la communauté noire.

Chacun voit midi à sa porte en quelque sorte.

Entre transformer notre télévision en une sauce aseptisée ou l'on ne pourrait même pas voir le sein de Janet Jackson, et assister à un tel étalage de mauvais goût durant la même émission, ne pourrait-on pas trouver un équilibre ?





Lit es-tu ?

non pas lit de vieux mais lieu de vie

Peu me chaut qu'il s'agisse de mes tarquinets, quand je tombe dans les bras de Morphée, j'entends bien ne point partager ma couche !

Et il me font braire ces gêneurs qui viennent quérir ma présence nocturne, se moquant de n'être pas bienvenus mais se gardant bien cependant de faire bruire mes draps, l'espoir de ne pas me réveiller sourdant sous leur paupières.

Ils arrivent l'un après l'autre avec les objets dont ils sont férus, qui son oreiller, qui son biberon, qui son "bébétubbies", affrontant seul les ténèbres, voire les escaliers pour venir échoir dans le lit de leur mère.

Stupéfaite par tant de courage (et surtout gisante abasourdie de sommeil), j'avoue ne pas souvent rejoindre les rives du Lethé où je navigue la nuit venue, et m'apercevoir par trop tard de leur forfait.

C'est ainsi que quand point le jour, je me découvre quasi-corsetée par ce lot de marmots.

Je rêve alors d'un lit clos, de vivre recluse dans une tour cadenassée, voire même de les occire ces minots issus de l'amour !!

Mais il appert que mes harangues, pas plus que mes menaces d'eau et de pain rassi ne défont le cours des choses...

Je finis par accroire que j'aime parfois me repaître du sommeil de ma progéniture...

  


Quel(le) est iceluy ou icelle qui décèlera la totalité des verbes défectifs dont j'ai truffé ce billet ?

  



vendredi 2 avril 2004


Colère et mine de crayon

douleur et iniquité

Il était une fois un petit garçon plein de joie de vivre et confiant dans la vie. Un petit garçon avec une vie de petit garçon, quoi.

Et puis ce petit garçon connût l'épreuve des deuils. D'abord -et surtout- son papa puis, trois semaines plus tard, sa mère-grand.

Quelle confiance accorder à la vie si celle-ci fout le camp aussi brusquement ?

Grave question à laquelle ce petit garçon entreprit de répondre du haut de ses huit ans.

Très vite sa décision fut prise : continuer mener sa vie de petit garçon ; lire Titeuf, faire exploser de providentiels préservatifs ou aller à l'école y retrouver ses copains.

Et puis le petit garçon connût à nouveau le doute, allant la nuit rejoindre sa soeur pour apaiser ses peurs.

Mais quels cauchemars pouvaient donc encore le torturer ? lui qui semblait avoir connu le pire ?

C'est par le biais d'une mine de crayon que la réponse fusa.

Une mine de crayon enfoncée dans le lobe de son oreille.

Une mine de crayon patiemment affûtée par un "grand" garçon et qui, à la faveur d'un traquenard dans les toilettes de l'école- fût introduite puis brisée sous la peau d'albâtre du petit garçon.

Dorénavant, ce petit garçon a non seulement peur d'aller à l'école mais également chez le médecin pour se faire ôter cet odieux corps étranger.

N'en finira-t'il donc jamais avec la peur, ce petit garçon de huit ans ?




jeudi 1 avril 2004


Canicule partisane

Merci de bien vouloir mourrir sans bruit

Au hasard de mes recherches, je tombe aujourd'hui sur l'annonce suivante faite sur la page d'accueil du Ministère de la Santé :

Dispositif gouvernemental mis en place pour anticiper les fortes chaleurs de l'été

J'avoue que rétrospectivement, cela me fait bondir !

Souvenez-vous de la première intervention de Raffarin sur le sujet de la canicule. Nous sommes alors le 13 août 2003, l'association des médecins urgentistes français tire la sonnette d'alarme sur la situation sanitaire liée à la chaleur. On évoque 100 morts à Paris...

Raffarin se fend alors d'une déclaration mémorable sur cette "polémique partisane" avant d'annoncer qu'il recevra les syndicats d'agriculteurs qui ont souffert de la sécheresse le 22 août suivant. Le Monde, Edition du 14 août

Selon le dernier bilan de l'INSEE il y a eu, au cours du mois d'août 2003, 15.000 morts parfaitement partisans.




piège à robots