Hein que nous étions beaux, non ? Vous ne voyez pas comme
nous étions heureux ?
Nous étions cinq équipes à courir sous
les couleurs de France Choroïdérémie.
25 coureurs... j'en ai même retrouvé un que je
n'avais pas vu depuis 20 ans... Sans compter tous ceux que j'ai
découvert et que je suis sûre je reverrai de
nouveau.
Bravo à Marc, Pascal, Jean-François, Ghislain et
Raphaël qui ont terminé 13ème au
classement général avec une moyenne de 14,47
km/heure (... sur une distance totale de 181,1 kilomètres,
je vous promets que cela fait une sacrée performance...)
Et puis surtout bravo à tous, oui à tous sans
exception.
J'étais très fière de porter les
mêmes couleurs que les vôtres...
Celle d'une association qui me tient tant à cœur.
France Choroïdérémie... à mes
yeux, on ne prononce jamais trop son nom !
Et puis pendant qu'on en est aux remerciements, je voudrais remercier
l'enseigne Décathlon qui nous a permis de courir,
à moindre prix, aux couleurs de France
Choïdérémie. Remerciements d'autant plus
sincères que j'avais été en son temps
particulièrement offusquée de l'attitude de Go
Sport qui, pour ne pas répondre à une lettre
où je sollicitais que le geste que l'on me proposait
bénéficie à France
Choroïdérémie s'était
empressé de m'adresser un chronopost inepte... Un grand
merci également, pour la saveur divine de son
mélange de fruits secs, au magasin Biocoop de Clermont
l'Hérault... le petit Jésus en culotte de velours,
son mélange, vous dis-je !!
Tout a commencé par une petite phrase prononcée
au bord du bassin de la Villette, il y a six mois de cela. Une phrase
de Marie-Cat, celle qui ferait courir un arbre s'il le fallait... La
petite phrase a fait son chemin et en novembre elle s'est faite plus
pressante : "si tu y vas, j'y vais" m'a dit son frangin. Alors la
petite phrase s'est faite refrain. A l'an nouveau, Zomozygote m'a dit :
"moi j'en suis !". Alors je n'ai pas réfléchi
bien longtemps : la petite ritournelle s'était
transformée en un tube à succès depuis
un moment déjà. J'ai juste tapoté
quelques mots sur mon clavier "Et bien nous irons donc de conserve !".
Aligner quatre courses sur deux jours quand on part à peu
près de zéro c'est comme de regarder le Mont
Blanc depuis l'autoroute... même quand on l'a sous les yeux
on sait que ce n'est pas le même monde. Alors pour tenter de
l'approcher on a beaucoup cavalé, entraînement
après entraînement, course après
course. On s'est beaucoup écrit, on s'est
encouragé. On s'est tout un peu surpris d'y mettre tant
d'allant.
Et puis on a pris, qui l'avion, qui le train, qui la voiture et on
s'est retrouvé quelques heures avant le départ.
Pour certains c'était la première entrevue, pour
d'autres l'aventure avait commencé vingt-cinq ans plus
tôt, à l'époque c'était la
musique qui nous réunissait.
Le reste est indicible. Ou presque.
Le reste c'est le canal du midi à perte de vue, à
perte de souffle, à perte de force.
Ce sont les mains qui se tendent et dans lesquelles on frappe en
clamant "Fonce fonce !!"
Ce sont les bras qu'on tend en criant "Bravo Championne !"
Ce sont les sacs qui débordent dans la voiture qui nous
mène rejoindre celui ou celle qui court. C'est la carte
étalée sur les jambes trop dures. "38 minutes
qu'il est parti, il ne faut pas se perdre..." C'est le regard que l'on
lance derrière à celle qui le relayera, "Ca va ?
Tu es prête ?" Ce sont les litres que l'on boit, ce sont les
ampoules que l'on soigne, ce sont les faims dont on n'imaginait pas
qu'elles puissent être si impérieuses et si
gigantesques.
Quatre course chacun, celle où l'on dépasse les
péniches, celle où l'on souffre, celle
où l'on s'étonne d'aimer encore cela, et la plus
belle, celle que l'on finit en pleurant.
C'est la plus belle aventure qui m'est arrivée depuis des
années.
A l'arrivée, pour le 500 mètres final et en
équipe, nous étions quelques uns
à courir un bandeau sur les yeux. Un bandeau pour signifier
que d'aucuns perdent la vue et que "rien que pour voir" France
Choroïdérémie était venue.
Sur mes yeux il y avait un bandeau noir et c'est tant mieux parce que
cela m'a permis de planquer mes larmes.
Je n'avais pas bien envie de la quitter ma belle équipe...
Il n'est de plus belles victoires que celles que l'on partage.
En 1992, je connaissais rien au biathlon. Pourtant, une après-midi, quand je me suis plantée devant le poste pour regarder les JO d'Albertville (les Jeux Olympiques constituent la seule exception que je fais à mon insurmontable aversion pour la télévision), je n'en ai plus décrochée. C'était un relais féminin, je n'y connaissais rien mais c'était la plus belle victoire que je n'avais jamais vue. Mesdames, quand l'or a illuminé vos visages pourtant défaits sous l'effort, j'étais tellement émue que j'en ai versé des larmes de joie.
Il n'est de plus belles victoires que celles que l'on partage.
Samedi et dimanche, nous ne remporterons aucune médaille. Sauf que je vais faire l'épreuve la plus difficile que je n'ai jamais réalisée. Et surtout que jamais je ne me serais cru capable de faire une chose pareille...
C'est avec les couleurs de France Choroïdérémie que je vais cavaler. Je vais le faire avec des amis de toujours et j'en suis très fière !
Nous serons 5 et nous allons parcourir 191 kilomètres pour rallier Toulouse à Béziers.
Nous serons trois fois cinq et nous allons parcourir 574,2 kilomètres en trois équipes de cinq pour rallier Toulouse à Béziers.
France Choïdérémie.
C'est pour que l'on se souvienne de ce nom et que l'on connaisse cette association que nous le faisons.
Je vous raconterai sans doute les pas qui n'en finissent plus sous la pluie, et puis aussi l'émotion de la main qui se tend et qui en une tape vous donne le relais pour que l'on continue à avancer, que l'on continue à se battre. Juste pour terminer ! Et puis les encouragements qu'on prodigue, l'effort que l'on poursuit, non pas pour soi mais parce que les autres sont là, avec vous.
France Choroïdérémie
Il n'est de plus belles victoires que celles que l'on partage.
On ne rapportera pas de médailles.
On s'en moque.
C'est pour elle qu'on le fait. Rien que pour voir.
France Choroïdérémie.
Savez-vous le dire ?
Essayez ! Vous verrez, ce n'est pas si difficile que cela à prononcer. France KO-RO-I-DE-RE-MI
Vous entendez, ce sont presque des notes de musique...
Vous avez réussi ?
Et bien voilà, maintenant vous pouvez continuer !
Parlez, parlez de nous.
C'est pour elle que l'on se bat.
Il n'est de plus belles victoires que celles que l'on partage.
Ne le dites à personne mais parfois je m'ensauve dans la nuit. Je cours vers mon biclou comme on se jette dans les bras d'un ami. Il me tient plus chaud que le corps que je viens de quitter.
Alors immanquablement c'est le Requiem de Mozart que je verse dans mes oreilles.
Sur l'Agnus dei, j'enfile des perles de rire pour mieux cacher ma peine.
Le confutatis me bouleverse. Plus maudite que jamais je traverse la nuit, je traverse ma vie, sans rien y comprendre. En emportant avec moi ce corps trop ardent. Si ardent que je cavale dans les ténèbres, je l'essouffle dans l'ombre, je voltige sous la lune.
Dies irae. Je n'ai plus de colère, juste une grande détresse. Leurs yeux ne me voient pas ; ils ne sont que les sentinelles de leurs mains, celles que je quête aussi. On ne m'aimera plus jamais. J'ai fait un rempart de mon corps. Kilomètre après kilomètre, il est plus endurci que jamais. Il est ma force, mon pavois. Ils ne voient que lui.
A quatre heures tout est noir.
Il ne reste sous mes yeux que ce gadget à deux balles qui clignote dans la nuit.
Une chandelle dont la flamme aussi électrique que pitoyable tremblote sur une tombe dévorée de bondieuseries criardes. On entend presque glapir une prière.
Sa tombe est noire.
Les fleurs ont crevé.
Et moi kilomètres après kilomètres je continue, j'allonge les foulées, je fais plier ce corps qui a l'affront de lui survivre, qui a l'affront d'avoir faim. Et surtout de s'abreuver avec autant de facilité.
Lacrimosa. Rentrer chez soi. Rentrer se terrer.
Faire des projets.
Repartir, kilomètres après kilomètres.
demain ce sera 5 à petits pas.
Et bientôt tant leur succéderont.
Ils sont la seule route que je parviens à tracer...
Ils sont aussi les seuls à savoir me consoler. Mon corps est bien trop dur désormais pour attirer la tendresse. Je ne l'ai jamais beaucoup aimé, ça tombe bien...
Je vais transporter mes loques dans les cimes.
Opération tortue au sommet.
A moins que je ne construise un igloo.
Le froid m'anesthésiera peut-être...
Ce serait bien.
Je vais me soûler de mes marmots, les respirer, les houspiller, les cajoler, m'en repaître.
Et puis bouffer des pistes.
J'ai même planqué des baskets dans ma valoche avec un lecteur mp3 chargé à bloc.
Compilation "longue cavalcade" — celle qui débite Carmignola en mille morceaux...
Et si je n'arrive pas à m'épuiser assez pour que le sommeil m'emporte, il restera mon Vaio pour faire ronronner un DVD soporifique.
Trouver de la glue.
Je me répands trop, suis trop en vrac.
Tricot, photos.
Et mes marmots, mes marmots, mes marmots...
S'agglutiner, s'agréger, s'agglomérer.
Je vais transporter mes loques dans les cimes.
Pas certaine d'avoir bien chaud.
Le froid m'anesthésiera peut-être...
Projet du jour abouti... 53 minutes.
53 minutes et un immense merci au buraliste du 58 avenue du Général de Gaulle ! Sans lui je n'aurais jamais pris le départ en laissant papiers, CB et téléphone dans un algeco ouvert à tous vents... Pas de consigne. J'ai pu ainsi mesurer combien nous étions peu à venir cavaler en solitaire...
Merci Monsieur du Tabac, merci de de votre gentillesse et d'avoir accepté de vous encombrer du sac d'une parfaite inconnue. Grâce à vous, c'est bien plus légère que j'ai pris le départ et mené à bien ce projet... descendre sous les 55 minutes ! Et pour ne rien vous cacher, j'étais tellement déconfite de cette absence de consigne que j'en avais perdu mon dossard, lequel fût heureusement retrouvé quelques minutes avant le départ dans ledit algeco...
Cinq heures. Des merles jouent à cimetière enchantée.
Peut-être qu'un jour j'y retournerai ; cela fait, j'en suis certaine, bien plus d'une année que je n'ai pas posé ma main sur son marbre noir.
J'irai quand il fera chaud.
Parce qu'il me réchauffait toujours.
Dorénavant je n'en ai plus que rencontré qui me glacent...
Cinq heures et j'ouvre un œil...
Depuis qu'il n'est plus là pour veiller sur mon sommeil c'est ainsi chaque jour qui passe.
Sauf parfois sous le vieux masque de terre que mes parents avaient ramené de Grèce dans leur jeunesse.
A cinq heures les fantômes se dressent...
Ils se font dossiers, ils se font fiasco, ils se font peur.
Ils sont la liste de tout ce que je n'ai pas fait, de ce que je ne fais pas.
Cinq heures. Les merles jouaient à cimetière enchantée.
Sans bruit je suis descendue.
Ce matin j'ai troqué mon maigre et quotidien café au lait contre un plantureux petit déjeuner.
Puisque sonnera un pistolet de départ dans cinq heures, alors, fait surprenant, je parviens à insuffler un peu de raison dans ma nourriture !
Cinq heures.
Et des lambeaux.
A cinq heures ma vie est toujours en loque.
Dans cinq heures elle sera sans doute pleine de projets.
Descendre sous les 55 minutes, filer au ski, réparer mon biclou, finir chaussettes et châle, n'importe quelle pécadille fera l'affaire.
J'y mettrai tant d'enthousiasme...
Et puis il y a eux.
Eux à qui je dois tout.
Eux grâce auxquels je parviens à brosser mes guenilles et puis faire illusion.
Tous les jours,
A cinq heures,
Lorsque les merles jouent à cimetière enchantée,
Je ravaude mes penailles...
Il y a un peu plus de deux semaines j’ai publié un billet à propos d’une faille sur le site Entreparticuliers.com. Cette faille permettait de récupérer les numéros de carte bleue des clients de la société.
Ne voyant rien venir, au bout de quelques jours j’ai prévenu Anne-Sophie Stamane de QueChoisir qui devait rencontrer le PDG d’Entreparticuliers le lendemain, j’ai aussi prévenu Entreparticuliers via leur formulaire de contact et avec un mail direct au pdg (sans réponse).
une plainte contre X sera déposée le lundi 7 avril dans la matinée, auprès du Tribunal de Grande Instance de Nanterre (92). Cette plainte portera sur les qualifications de faux et usages de faux, atteinte volontaire aux données d'un système informatisé, complicité et association de malfaiteurs informatiques et tout autre qualification identifiée par le parquet.
(...)
Entreparticuliers.com rappelle que les flux de données échangés sur son site Internet lors de transactions commerciales sont confidentiels et protégés, le système d'information du site www.entreparticuliers.com étant parfaitement sécurisé, conformément à la norme.
Dans son communiqué, Entreparticuliers.com précise que ' la campagne de dénigrement, relayée et entretenue actuellement sur le Web par des internautes malveillants, au travers de prétendues captures d'écran, se fonde sur la production de faux grossiers et sur la communication de fausses informations gravement mensongères. La diffusion de ces fausses informations, dans un objectif délibéré de déstabilisation commerciale de la société, laisse croire qu'Entreparticuliers.com dévoilerait les données bancaires de ses clients et serait défaillante quant à la capacité d'en assurer la protection et la confidentialité.
En conclusion, il est indiqué que le système d'information du site est parfaitement sécurisé, conformément à la norme.
Données bancaires en accès libre sur entreparticuliers.com Le site de petites annonces immobilières a tardé à corriger une faille de sécurité, laissant la possibilité aux pirates de consulter son fichier clients. Aucune fraude n'aurait été décelée.
Les clients du site Entreparticuliers.com l'ont échappé belle. Pendant plusieurs mois, leur numéro de carte bancaire était à la merci des pirates. Le service de petites annonces immobilières était en effet victime d'une faille informatique qui permettait d'accéder aux données bancaires de ses clients, y compris au fameux cryptogramme, ce code à trois chiffres inscrit à l'arrière des cartes bancaires et indispensable pour réaliser un achat en ligne.
(...)
Dans un communiqué de presse publié le 4 avril dernier, le site faisait état d'une campagne de dénigrement orchestrée par plusieurs blogueurs (...)
Une attitude un peu légère quand on sait que les responsables de la société risquent une peine de 5 ans d'emprisonnement et 300 000 euros d'amende pour ne pas avoir pris toutes les précautions afin de protéger les données de leurs clients.
Reste à savoir quel sort sera fait à la plainte déposée par entreparticuliers.com...
Moralité : Pousser des cris d'orfraies en dégainant le code pénal plus vite que son ombre n'est pas toujours la meilleure façon de communiquer...
Note bene : je vous conseille également de parcourir les billets taggés "entreparticuliers" chez embruns
S’il s’avère que la faille ait réellement existé, je pense qu’il eût été plus raisonnable de la traiter que de fanfaronner par communiqués de presse. L’article de Boursier.com date du 5 avril ; le 6 avril, j’avais toujours accès à ce qui ressemble fortement à un fichier de numéros de cartes bancaires, et ce via un simple lien, sans mot de passe, sans cryptage, sans aucune sécurisation. Entreparticuliers.com montre les crocs — Laurent , embruns, évidemment !
J'ai comme dans l'idée que qu'une nouvelle saga est née... comme il y a eu les pub kiss cool, maintenant on va avoir les gags entreparticuliers.com !
Je rêve où il se trouve encore des mous du bulbe qui s'imaginent générer des visites avec des commentaires ineptes ?
He ho les petits marketeux faudrait faire gaffe où vous mettez les pieds ! Ici c'est le dragon !
Et vous manquez singulièrement de culture parce que cela fait des années que je flambe tous ceux qui se sont essayés à venir vendre leur soupe chez moi...
Demain, j'irai courir toute seule. J'ignore pourquoi j'ai tant de mal à comprendre que c'est vraisemblablement ce que je fais le mieux... avancer seule.
Parfaite illustration de la température de mon myocarde en début de printemps.
Et encore une fois se déversera Carmignola dans mes oreilles...
Vous ai-je dit qu'en ces jours présents, nul autre homme ne fait battre mon cœur aussi fort que son archet ?
Vous vous imaginez à quelle vitesse je cavale quand s'élève, si hardie que presque indécente, l'interprétation qu'il imprime au troisième mouvement de l'été ... presto !
Je palpite, je frissonne, je m'envole... Je tends les bras et le monde est à moi.
Oui, demain j'irai courir et une heure durant j'aurai le droit de croire que je peux encore aimer.
Quant à ce qu'on puisse m'aimer, la chimère est bien trop cuisante pour que je lui prête flanc...
Nota bene : Il n'y a aucune forme de tristesse dans ce billet... mais qu'un évident constat.
un myocarde de glace vous dis-je...
Une dépêche AFP et hop le tour est joué... vous êtes combien à croire désormais que le président de l'association France Hypophyse, le Professeur Job actuellement derrière la barre des prévenus dans le procès de l'hormone de croissance a "demandé pardon" ? Humm ? Tous les médias ont repris l'info en chœur... Les grands quotidiens, les radios nationales... Sur tous les tons, sur toutes les ondes...
Sauf qu'il y a ce qu'"on raconte". Et puis il y a ceux qui étaient là, au procès, quand il paraît qu'il a demandé pardon... et qui peuvent témoigner de ce qui n'est pas de la compassion mais... du mépris.
A la fin de leurs récits, alors que les avocats eux-mêmes s'essuient les yeux (jusque dans les rangs de la défense), les parents, les proches portent une lourde accusation sur le Professeur JOB, essentiellement sur son comportement de praticien, distant, cassant, certains même diront "méprisant".
C'est lui qui peut annoncer à une famille en quelques mots expéditifs :
"Oui, c'est la maladie de Creutzfeldt Jacob, il n'y a pas de traitement, votre enfant va mourir."
En ajoutant : "Qu'attendez vous de moi ?"
et à cette quête des parents "guérir"
cette réponse : "je vais me renseigner".
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