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Mot-clé - Saint-Ouen

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lundi 10 juin 2013

Quand, à Saint-Ouen, on s'inquiète pour les trafiquants...

Cinq ans que l'on voit notre ville livrée au trafic de drogue, qu'on ne peut plus ouvrir ses fenêtres en raison des hurlements des guetteurs, que l'on se fait dévisager dans la rue, histoire de bien nous faire sentir que l'on est chez eux et pas l'inverse, que... que... (la liste est si longue qu'un jour je détaillerai par le menu ce que veut dire de vivre au milieu du trafic de drogue) Cinq ans  que l'on est livré à nous-même dans un silence assourdissant de la Mairie et.... sur Twitter le CM de la municipalité s'inquiète... du sort des trafiquants !

Tweet_Hallouch_Hakim_sort_inculpes.jpg Que l'on me comprenne, vous vous doutez bien compte tenu, autant de mes convictions que de ma profession que je me battrai personnellement pour ces individus là bénéficient de toutes les protections auquel leur qualité les autorisent... mais ce qui serait vraiment, MAIS VRAIMENT chouette, ce serait déjà, avant qu'on pense à les protéger, de les mettre hors d'état de nuire et au passage protéger les administrés dont la municipalité a aussi la charge... 

Si vous en doutiez, vous en avez la preuve : à Saint-Ouen la gravité n'est pas tout à fait comme ailleurs : on y marche sur la tête !

dimanche 1 juillet 2012

Une lueur d'espoir pour Zombieland ?

Avec 740 kg de camelote en moins, les braillards vont peut-être cesser leur sérénades sous mes fenêtres... Et avec un peu de chance la mairie se souviendra peut-être même que ma rue fait partie de la commune ! Comme on dit à Zombieland, il faut apprendre à se satisfaire des petites joies...

dimanche 24 juin 2012

Le spectre barboteur de la piscine de Saint-Ouen ou le vol qui n'en est pas un !

Qu'on se le dise les temps sont durs pour les fantômes, ectoplasmes et spectres en tous genre ! La disette si poignante que ces purs esprits se mettent à faire main basse sur nos piécettes !

Jugez plutôt : après plus d'une année de fermeture et quelques travaux, la piscine de Saint-Ouen rouvrait de nouveau ses portes au début de ce mois. Il y a un peu plus de 8 jours, me voilà donc en goguette avec la totalité de ma marmaille à la découverte de ces nouveaux lieux. Il y aurait beaucoup de chose à vous raconter sur ces modifications qui coûtent un temps et un budget considérable mais qui semblent parfaitement oublier le confort — voire l'accessibilité de l'utilisateur . Mes deux ainés qui s'y étaient rendus une première fois m'avaient déjà fait part de leur circonspection à ce sujet avec la réserve qui caractérise les ado : "c'est nul !"

Je m'attendais à modérer leur jugement, ce ne fût pas le cas :

Ne cherchez pas de miroir pour mettre d'aplomb votre bonnet ou de surplomb pour poser vos affaires dans les sanitaires pour femmes, il n'en a pas. N'espérez pas accéder aux bassins sans mouiller les pièces d'identité des mômes (dont j'avais besoin pour faire établir leur certificat de bonne conduite aquatique), les douches sont implantées de telles manières que pas plus les serviettes que le reste ne restera au sec...

Quant à la propreté, dont je ne suis pourtant pas une maniaque, je dois dire qu'elle a singulièrement pâti de la nouvelle organisation des cabines... et qu'essuyer mes pieds humides des traces de boues laissées au sol avant d'enfiler mon maillot ne pas pas convaincue que les aménagements réalisés étaient franchement une avancée... (sans compter que durant tous ces mois de fermeture, ils auraient pu en profiter pour changer le tapis coco de la porte d'entrée qui dissémine ses poils dans tout l'établissement et récurer l'escalier dont on se demande s'il a été blanc un jour...)

Bref, je partageais entièrement l'avis de ma descendance si ce n'est que je leur soulignais combien le personnel était charmant.


J'en étais là dans mes entreprise de tempérer leur définitif "c'est nul" quand de retour chez moi, je vidais mon sac avant de rincer puis faire sécher maillots et serviettes. Las ! si serviettes et maillots ne manquaient point à l'appel, il n'en était pas de même pour la monnaie que le caissier m'avait rendue un peu plus tôt. Rien, plus un rond, plus un sou, pas la moindre ferraille dans ma besace...

J'ai évidemment fait le chemin à rebrousse-poil pour déverser mon courroux à l'oreille du chef de bassin. Très affable, il m'a appelé un peu plus tard pour m'informer que sur les huit caméras vidéo qui surveillent en permanence le personnel qui manipulent les paniers où l'on range nos effets, aucune image ne démontrait le moindre tripotage de mon bagage...

Il me l'a garanti et je ne peux que le croire : de vol il n'y en a donc point !

Certes. Mais mes piécettes (6,80 € en monnaie, cela en représentent un certain nombre !) elles n'ont certainement pas pu se sauver sans aide du fond de mon sac — profond comme l'enfer — où je les avais soigneusement enfouies avant de remettre celui-ci au personnel des paniers.

La stupéfiante explication m'est apparue : seul un être surnaturel est capable de se mouvoir au milieu des mortels et des objectifs vidéos sans attirer l'attention sur lui.

Audoniens, francilliens de passage ou provinciaux perdus en nos terres de banlieue, sachez-le : un spectre larronne à la piscine de Saint-Ouen ! Et comme je ne vois pas bien comment on va pouvoir se saisir de l'ectoplasme, je ne suis pas bien certaine d'y remettre les pieds...

vendredi 4 novembre 2011

Mesurons l'effet Guéant sur le mercantilisme de nos dealers audoniens :

Vous ne le savez surement pas mais depuis environ 18 mois, je vis au rythme du tonitruant commerce de la dope. Et si vous pensiez que ce négoce se pratique à mots couverts et à pas feutrés dans un écrin de discrétion jalousement défendu, je vous conjure de réviser votre jugement !  A Saint-Ouen, le beuglement est de rigueur et le trafic tant et si bien tapageur que nos institutions effrayées par tant de clameur s'enfoncent dans un silence aussi peureux qu'obstiné !

Un voisin compatissant et inquiet s'interrogeait hier quant à savoir s'il y avait encore de la vie dans la Mairie. Je n'ai pu le rassurer mais, bonne fille, je lui ai tu mes inquiétudes sur l'aboulie de notre maréchaussée dont je regrette aujourd'hui les rares défilés qui se tenaient antan sous mes fenêtres... Ils étaient aussi ostentatoires qu'inefficaces mais ils étaient au moins la preuve d'un souffle de vie..

Et qu'apprends-je ?! Que notre bon ministre de l'intérieur s'émeut de notre sort et conduit même son carrosse en notre bonne ville de Saint-Ouen ! Las, ma liesse fut de courte durée... A défaut de remédier aux grands maux, il convient de circonscrire le mal et de limiter son traitement à une rue ou deux !

Bref, je ne fais pas partie du bon quartier... Alors, j'observe un rien désabusé le commerce continuer à se tenir sous mes fenêtres dans un hourvari auquel je ne parviens décidément pas à m'habituer...

Sentinelles à Saint-Ouen

Oui, une chaise est bien posée au milieu de la chaussée. Que voulez-vous, ils ont pris possession de la rue et entendent bien en faire la démonstration ! Y compris par l'usage de certains organes... Je regrette que les piles de mon dictaphone m'aient lâchée ce soir car je vous aurais donné un échantillon de la voix de Stentor de la sentinelle assignée sous mes fenêtres .. Ce n'est que partie remise remarquez-bien... J'ai droit à la sérénade tous les soirs... Peut-être qu'un soir, au lieu de beuglements il nous poussera la chansonnette...

 

Pour être tout à fait honnête et mesurer jusqu'au bout l'effet Guéant sur le mercantilisme de nos dealers audoniens, merci de lire les différents commentaires qui suivent et qui démontrent qu'entre une municipalité qui déploie beaucoup d'efforts pour rester aveugle et sourde et la présence d'un car de police, la première a définitivement perdu mon vote pour les prochaines élections municipales...