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Le drakkar de la baie de Reykjavik - Islande

 

Sentir son coeur battre de s’envoler un temps. Retrouver ce bleu, ce gris, et aussi cette glace qui risque de n’être pas très loin. Retrouver le souffre qui, parfois impérieux vous pince les narines, parfois facétieux se dissimile dans les saveurs d’un verre d’eau. Retrouver ces gens qui vous disent bonjour les yeux dans les yeux.

Prendre le temps de voir ces fjords qu’une roue crevée avait détourné de nos regards. Emprunter ces chemins sinueux et venteux qui ne s’ouvrent à vous que si vous leur en concédez le temps. Les kilomètres y sont plus longs que la multiplication par mille du mètre étalon ; peut-être pour permettre aux lutins de se cacher dans ses invisibles replis. Craindre un torrent sorti de son lit. Chercher les sources chaudes et s’y plonger. Et puis raconter à son carnet de voyage ces plaisirs rares dont on espère ainsi prolonger la magie.

Partir. Mais surtout vivre.