image4.jpgAprès quatre faux départs (et autant de fractures), une prépa un peu poussive (avec pour seul dessein de ne pas me blesser cette année !) et un objectif pour le moins minimaliste (c’est par où la sortie ?)  j’ai donc réussi à prendre le départ de ce satané marathon de Paris. J’ai passé un excellent moment (même si j’ai ronchonné tout le long du parcours).

Les trucs chouettes :

- Les copains !!

- les copains sur twitter (pardon à ma TL que j’ai un peu saoulée mais grâce à vous, j’ai quand même passé de super moments!)

- tous les titres qu’on m’a refilés pour mettre dans mon mp3 (je cavale en musique sinon je m’ennuie à mourir). J’étais à sec et dorénavant j’ai de quoi encore arpenter deux ou trois marathons avant d’épuiser tout ce que vous m’avez donné !

- les copains qu’on retrouve au départ :

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@MGZALLP (le photographe invisible et gentil bénévole), @phiji, @PabloNSN et bibi

- les copains qu’on retrouve à l’arrivée :

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@MGZALLP (toujours le photographe invisible et gentil bénévole), @PabloNSN, bibi et @phiji

Voilà ! Et entre le départ et l’arrivée ? Bah j’ai passé tellement de temps à râler (sur les coureurs qui s’arrêtent sans prévenir et vous font trébucher, sur ceux qui jettent leur peau de banane sur la chaussée (!!), sur les gentils admirateurs qui envahissent le parcours et créent de véritable goulot d’étranglement où l’on fait la queue pour réussir à s’engouffrer, sur celui qui, venu supporter un copain, a fait 5 kilomètres en hurlant dans MES oreilles) que je n’ai pas vu le temps passer ! Les douleurs sont restées raisonnables sous mon satané pied gauche (malgré les arêtes de pavé loin d’être tendres pour nos arpions…) et comme j’avais planqué l’heure sur ma montre (en vissant l’écran de mon GPS sur ma fréquence cardiaque) je n’avais à gérer ni les éventuelles (mais toujours accablantes) désillusions quand la forme n’y est pas, ni, quand elle y est, les efforts (toujours surhumains) à consentir en fin de parcours pour conserver son avance. Bref, j’étais peinarde ! Je ne vais pas vous dire que passée le kilomètre 35 je n’avais pas envie de tout envoyer paître mais globalement, je n’avais jamais couru un marathon aussi facilement (peut-être parce que c’est le deuxième de l’année) pour un temps qui s’est révélé être d’une précision déconcertante pour une course “à l’aveugle” car partie dans le sas 4h.00 je suis arrivée en 4h.00’12” *
Bref, les courses avec les copains c’est drôlement chouette , @MGZALLP, @PabloNSN, @phiji, on remet ça quand ???


*notons quand-même que j’avais doublé vers le kilomètre 12 la flèche des 4h’00 qui ne m’avait jamais rejointe, preuve s’il en est que la régularité n’est pas si aisée à atteindre !

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Addendum - Je rajoute, au surplus de ces impressions, quelques observations techniques qui peuvent profiter à d’autres : si vous cherchez “à faire un temps”, passez votre chemin. Le marathon de Paris est manifestement un marathon lent. D’abord, il s’agit d’une course de masse avec des coureurs qui ne sont pas exactement rompus à la “politesse” de course. Les aires de ravitaillement sont de gigantesques patinoires qu’il vous faudra nécessairement, que vous le souhaitiez ou non, franchir en marchant : imaginez l’adhérence que présente une épaisse couche de peaux de bananes, recouverte de milliers de pelures d’oranges, le tout abondamment arrosé d’eau claire… Les mouvements “intra peloton” sont souvent effectués sans aucun égard pour les petits copains de course (j’ai survécu à deux ou trois croches-pattes) et il vous faudra vous tenir sur vos gardes pour ne pas percuter ceux qui pensent que “trop c’est trop” et entendent bien vous faire bénéficier de leur arrêt brutal. Bref, ici on ne cavale pas en ligne droite mais principalement en diagonales plus ou moins fluides. Ensuite, le parcours est “casse-pattes”. Rien d’insurmontable (c’est quand-même beaucoup moins vallonné que le feu-marathon d’Albert) mais le second semi est incontestablement plus difficile que le premier et si vous n’en avez pas gardé un peu sous le pied pour l’aborder, la fin peut-être très pénible. Les parisiens sont vraiment super sympa… mais aussi indisciplinés que les coureurs ! Et je dois avouer, que c’est ce qui a été le plus pénible pour moi. Je découvre au fur et à mesure des courses que je cavale dans une bulle et que je n’apprécie guère que l’on me force à en sortir. Les encouragements j’aime beaucoup… mais il faut quand-même savoir qu’à un certain moment, ce qui compte c’est surtout d’avancer ! Contourner les pancartes qu’on brandit sous votre nez, enjamber les enfants - qui finissent avec papa ! - se battre pour un bout de trottoir - parce que la chaussée est envahie par les supporters - c’est très sympathique mais un brin dérangeant pour les coureurs… Bref, toute cette ambiance bon enfant (incluant les hurlements, les cornes de brume - ce truc devrait être interdit !! - et le stentor aux mugissements déjà décrits plus haut) m’a fait comprendre que je faisais définitivement partie des vieilles biques ronchons qui ne devraient peut-être pas sortir des petits marathons de région (aux frais d’engagement 4 fois moins chers) aux parcours plus roulants et aux encouragements plus discrets (mais pas moins sincères) !

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