Voir des gens s’embrasser tendrement dans le métro m’émeut toujours autant.
Mes plus fervents enthousiasmes se mesurent encore en kilomètres, lesquels, une fois franchis, sont aussi mes plus grands émois - même parcourus à des allures de sénateurs en goguette… Preuve s’il en est que la course a pied me préserve de bien des désespoirs !
Je renifle un peu moins mes marmots même si j’arrive encore à en prendre de grands shoots à renforts de prétextes dont ils ne sont plus tout à fait dupes.
Mademoiselle Azerty, fidèle d’entre les fidèles, règne en maître sur mon lit et me câline toutes les nuits. Même quand les cauchemars m’emportent. Même quand la colère me guette.
Il paraît que la liberté n’a pas de prix.
La mienne est donc immense.
Ma vie m’appartient. Et j’ai le sentiment de ne pas devoir grand chose à quiconque. Si ce n’est aux miens.

Courrons donc.