J’ai entassé dans ma grande bagnole trois mômes, deux chats et un sapin. Dans la nuit venteuse on s’est raconté des histoires drôles et amusé à des jeux bêtes. On a ri comme jamais. On était heureux comme le sont les enfants à la Noël.

Un peu plus loin, derrière les herbes folles, était ma maison plus chaleureuse que jamais. Les chats se sont égayés.

Les marmots m’ont fait promettre de les réveiller tôt pour aller acheter la plus belle bûche. J’ai promis! Et je suis partie disputer un coin de mon lit à l’Azerty très déterminée à troquer son ronron contre ma chaleur. J’ai consenti sans me faire prier*.
La nuit sera douce…

* Sur le premier mouvement du concerto RV 531 pour deux violoncelles en sol mineur d’Antonio Vivaldi