Nous avons eu cela :

Et puis, il y a eu les appels au sang de Frigide Barjot, l'appel à la guerre civile d'un ancien ministre de la République et ses références nauséeuses à l'étoile jaune. Et puis, il y a eu des slogans, des discours d'une telle haine que j'ai eu honte de mon pays.

L'UMP a hurlé sur tous les tons que la démocratie n'avait pas été respectée au prétexte d'une loi qui a été votée par les deux chambres du Parlement avant d'être validée par le Conseil Constitutionnel, sans qu'aucune voix claire ne s’élève pour rappeler de quoi était faite la démocratie...

Alors, oui, c'est vrai, hormis celui qui a tué d'un coup de poing Clément Méric, on ne peut accuser quiconque d'en être directement responsable....

Mais faire le coup de poing contre les principes républicains, a fortiori dans une période de crise économique dans laquelle l'extrême droite prospère et se boursouffle, légitimer leurs paroles homophobes, utiliser un vocable qui traditionnellement leur appartient, leur offrir défilés et visibilité n'est pas un alibi en béton pour offrir aujourd'hui le visage de l'innocence offusquée...