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Le guide de voyage qu'il tient dans la main titre Paris orné d'accents et d'un "z" ou deux.
Ils se regardent de leurs yeux d'un Est délavé. Peureux. Et tellement heureux

Opération escampette : plonger le nez dans mon sac sans fond. Y repérer le carnet à projets. Celui où j'écris en rouge les courses à venir.
Je remplis ma vie comme je peux... Et puisque je ne parviens pas à ne pas rêver d'avenir, je m'en fabrique un de pleurs et de sueurs. Lesquels ont le mérite de me rappeler que mon corps existe encore.

Je donnerai cher pour goûter une fois encore au bonheur de ces deux-là.

 
D'ici je suis partie. J'ai déserté les lieux.
Doucement.
J'ai frémi d'effroi lorsque des yeux y sont venus quêter leur propre reflet avant de me faire le reproche de ma liberté au nom du dieu Qu'EnDiraT'on.
La douleur était sincère et mes doutes profonds sur ce que l'on peut, céans, écrire ou non.
Je ne suis plus venue que cracher le trop plein de mon désarroi.

Avant d'abonner ces lieux trop publics.
 
Faire de ma vie une tombe.
 
Ne plus parler. Se terrer. Ne rien dire.
Laisser le silence ensevelir mon terrifiant bonheur défunt.