Tendre l'endroit de blanc. Et puis le couvrir d'encre.
Je viendrais oublier tout ce gris dans lequel je me noie. Ces inespérances sans cesse réaffirmées.
Les platanes offrent en cette saison un précieux prétexte à mes larmes. La matin et puis le soir, j'en arrose mon biclou. Comme si celles-ci pouvaient délaver le gris de son cadre. Et aussi celui de ma vie.
Il y a d'abord eu le gouffre. Et puis la terreur. Plus tard, lorsque l'effroi a allégé sa prise j'ai cru que la vie recelait encore quelques espoirs. Je ne sais plus bien pourquoi.
Ici je vais mettre du blanc...