Autodafé
Pas un jour sans penser à lui.
Et la vie qui continue...
Pas un jour sans penser à lui.
Au détour d'un son, d'une odeur, d'une couleur,
En regardant un enfant. En regardant grandir les siens.
Il n'y a plus qu'eux pour deviner mes larmes.
Pour savoir pourquoi ma voix s'enroue et mon front obstinément se baisse.
"Rien mes enfants, rien, ça va passer"
Et la vie qui continue parce qu'il faut que ce soit ainsi.
Taire sa peine. Ne pas la laisser s'épanouir.
Oublier combien il m'aimait. Oublier combien je l'aimais.
Ne pas dire le goût qu'avait le bonheur, avant...
Ne pas s'en souvenir...
Ne pas le laisser brûler ce qu'il me reste d'avenir.
Oublier.
Pas un jour sans penser à lui.
Et la vie qui continue...
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 04/03/2010
Tarquin et Tarquine
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Commentaires
Aujourd'hui est le jour "anniversaire" d'une perte pour moi. Pas une perte amoureuse, mais une familiale, qui comptait beaucoup et qui me construisait autant. Je me demandais, je n'ai pas la mémoire des dates, ce qui me titillait la tristesse et ton billet m'a fait réaliser quel jour on est.
Comme si ça changeait quelque chose.
Du coup voilà. Suis à côté de toi, à serrer les dents aussi. Ca ne t'allège rien, ça ne te rend rien. Mais... on a un peu moins froid, quand on se serre dans les bras entre humains éplorés, non ?
Je t'embrasse
Cela fait maintenant plusieurs mois que je suis de vous, de toi (pour autant que la lecture assidue créer une impression de familiarité). En ce qui me concerne, c'est la perte d'un fils de 23 ans mort un 6 décembre 2008 seul au volant de sa voiture, avec laquelle je doit vivre. Car oui, mille fois oui, il n'y a pas un jour où je ne pense à lui. J'ai du apprendre et accepter de vivre avec cette présence auprès de moi, apprendre à la caresser, mais aussi à la dompter. J'y pense même plus que lorsqu'il était vivant. C'est une chose de savoir qu'il est quelque part vivant et une autre que de savoir que je ne pourrais plus jamais partager quoique ce soit avec lui. Je me retrouve dans vos mots même s'ils sont destinés à un autre être qui vous est cher. La vie me semble bien vaine et futile aujourd'hui. Mais bon, il faut bien continuer, à vivre, essayer d'avancer. Coute que coute. Et que "zut" la vie doit être la plus forte!
Je pense au Petit Prince. Et je me permets de t'embrasser bien amicalement.
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