Interrogation surprise : décrivez sous forme de liste les différents aspects de votre soirée du 24 décembre :

Dans la colonne moins et par ordre chronologique :

  • La fenêtre mal fermée au grenier que l'on avise en sortant de voiture.
  • Le bruit de cascade qui retentit une fois la clef tournée dans la serrure.
  • Les grands splach splach que font mes pas en fendant l'eau de mon salon
  • La canalisation explosée au grenier
  • Les plafonds et papiers peints qui tombent
  • Une chaudière en panne...
  • 4 degrés en tout et pour tout. Pas plus. Mais pas moins.

Dans la colonne plus - et toujours par ordre chronologique :

  • Personne n'était en tenue de soirée. Ma paire de botte en daim est la seule perte à déplorer.
  • N'attendre personne pour dîner pas plus que d'avoir chargé un sapin de noël dans mon grand coffre de bagnole.
  • Avoir le nombre de balais suffisants pour occuper les tarquinets parfaitement désœuvrés.
  • Dégotter une bouteille d'eau gazeuse pour faire du pain (soyons honnête : le foie gras sec c'est un peu lourd...)
  • Avoir un voisin charmant qui débarque à 21 heures le soir de noël avec sa baladeuse et son bec à souder pour vous rafistoler le tuyau béant.
  • Découvrir que le coin où le bois est stocké est resté au sec et que la cheminée n'est pas bouchée !
  • Enfin, le fin du fin, enfants et amoureux étaient contents de leurs cadeaux !

Conclusion :

  • Le foie gras servi à 4Ý offre une rare saveur... et ce d'autant plus qu'il est dégusté au coin d'un grand feu de bois.
  • La mie du pain fait à l'eau gazeuse n'est pas plus aérée que celui confectionné à l'eau plate.

Et je rajoute pour continuer dans les bonnes nouvelles, qu'un chauffagiste dont j'ignorais parfaitement l'existence habite à trois rues d'ici... Quand on sait que l'entreprise avec laquelle j'ai un contrat d'entretien depuis toujours n'a, à ce jour, daigner relever les messages de sa ligne d'urgence, on mesure le prix de ces petits riens qui font que malgré deux longs jours sans chaudière, je profite aujourd'hui des joies de la campagne axonaise...

Je n'émets qu'un souhait : que ce Noël pourri soit celui de deux voire trois générations et que mes enfants goûtent désormais — et jusqu'à la fin de leurs jours— des réveillons tranquilles et chaleureux...