Le sommeil est parti. Il a dû trouver son bonheur ailleurs. Et je ne lui en tiens pas rigueur. Je sais Ô combien sa quête est légitime. Ici il fait trop sombre. Il fait si noir que les rêves se sont débinés. Il me reste Vivaldi qui ne peut plus rien pour moi, et un carnet plus profond que les enfers à qui je confie des mots que personne ne lira. Silence ou capcha...sésame ou mutisme entendu. J'ai trouvé les limites de l'endroit. Demain matin, dès potron minet j'irai cavaler.


Je courrai d'autres lièvres... je nourrirai alors d'autres ambitions que de retrouver une vie où je pourrais m'abandonner à faire confiance à quelqu'un...


Je préfère la sueur aux pleurs. Que Vivaldi m'emporte loin. Demain. Un autre jour. Où je cesserai de me souvenir de ce passé au trébuchet duquel seules les larmes ont gagné en densité.