Nos filles, ouvrons leur toutes les portes !
"Par la présente pétition, nous dénonçons les inégalités entre filles et garçons scolarisés en Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles (CPGE) dans l’accès aux internats de leurs lycées.
En France, sur 16 académies, 3412 places d’internats (36%) sont proposées en CPGE aux filles contre 6087 places pour les garçons (64%). Certains lycées ont même choisi de n’héberger que des garçons… Pourquoi accepter cette exclusion parfois systématique des filles ?
Une étudiante discriminée en raison de son sexe est amenée à chercher parmi des logements : moins nombreux, à coût plus élevé, plus distants, souvent tenus par des institutions religieuses (n’offrant pas aux filles les mêmes conditions de laïcité qu’aux garçons dans les internats des lycées publics). Les jeunes filles issues de milieux socialement défavorisés sont particulièrement vulnérables face à cette privation de ressources."
Ouvrons les portes ! Pour un accès des filles à TOUS les internats de prépa
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 25/10/2009
(non) droit ou (in)justice
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Commentaires
C'est que la mixité n'a pas atteint les portes des internats. Comprenez bien, Veuve Tarquine, que les élèves des classes préparatoires, à en croire certain secret rapport, seraient des jeunes plein de fougue et de fluides, dont la rencontre dans les chambres d'internat pourraient distraire, ne serait-ce que quelques heures, les brillants étudiants de leur(s) devoir(s). Que d'heures passées à faire entrer les filles en douce, dans le dos des pions ou du CPE, pendant que le cothurne, ce compagnon d'infortune, allait bosser sa physique dans une autre chambre en laissant le champ libre aux travaux appliqués en biologie et sciences sociales. Que d'heures passées dans les appartements de ces mêmes filles, petits studios exigus ou chambres d'une institution religieuse (passer dans le dos d'une religieuse est bien plus compliqué que de passer dans le dos d'un pion, question de complicité passive sans doute). Finalement, je me demande si nous ne perdions pas plus de temps à contourner ces barrières qu'à suivre nos instincts et nos amours. Mais peut-être ne faut-il pas négliger le romantisme de ces escapades, la preuve d'amour que constitue le franchissement du mur et le combat contre le dragon ? Établir la mixité ne risquerait-il pas d'affadir ainsi les émois des élèves de prépas ?
pétition signée !
J'ai jamais entendu personne se plaindre d'un tel problème, mais bon... vos statistiques sont tout à fait cohérentes quand on regarde AUSSI la proportion fille/garçon en CPGE ! Non ce n'est pas du 50/50... c'est plutôt 38% de filles dans la globalité (selon un rapport de 2000, d'accord ça date un peu). Donc 38% face à 36%, la différence est très légère... il faut ajouter à cela que ce sont avant tout les CPGE parisiennes qui posent problème pour le logement (ailleurs les boursiers ont accès aux logements du CROUS), et les CPGE parisiennes représentent seulement 19% des élèves de CPGE de France. Donc 19% d'une marge de 2% (= du 4 pour mille), c'est vraiment pas lourd en terme de décision politique! surtout que l'effectif total est de l'ordre de quelques milliers d'élèves ! Donc ça fait une vingtaine de filles n'ayant pas accès aux internats à Paris...
Ces ordres de grandeur sont vraiment à la limite de "la loi des grands nombres" statistique. Bref c'est bien beau, mais c'est du vent !
Ah mais vous allez dire que c'est à cause des places restreintes en internat qu'il n'y a "que" 38% de filles en CPGE...! Là je vous renvoie aux enquêtes sociologiques des CPGE, il y a un tas de facteurs qui tentent d'expliquer cette différence...
Tout ça manque cruellement de preuves !
Bon sang de bois, on en est toujours là ! J'avais eu le problème en 1981/1983, trouvé finalement refuge au Foyer des Lycéennes (très bien mais situé dans le XVIème or j'étais à Chaptal pas franchement tout près) après un trimestre difficile au Foyer Saint Louis (preuve que la citation ne fabule pas) où les chambres étaient collectives et où j'avais dû être un épouvantable boulet pour ma cothurne laquelle préparait un tranquille BTS et se couchait vers 22 h puisque pour étudier j'éteignais rarement avant 1h du mat. Les internes étaient favorisés qui se partageaient le boulot sur les devoirs "maisons" puisque tous sur place. Nous, éparpillées, et ne pouvant pas non plus trop aller au café (ça revenait vite cher pour qqn de faucher), ni en bibliothèque (travailler à plusieurs était mal toléré), ni en salles de cours (entre deux cours toujours fermées). Et inviter quelqu'un quand on loge en foyer n'est pas simple (horaires, autorisation, et surtout : pas de garçons). Le seul avantage de n'être pas interne était qu'on échappait peu ou prou au bizuthage.
PS : On peut être considérés comme trop "riches" pour être boursiers et être très peu friqué quand même (effet de seuil).
"vos statistiques sont tout à fait cohérentes quand on regarde AUSSI la proportion fille/garçon en CPGE ! Non ce n'est pas du 50/50... c'est plutôt 38% de filles dans la globalité"
C'est quand même tout à fait incongru ... La proportion des filles issues de ces filières est précisément plus faible là où le parcours leur est semé d'embûches...
Et en plus elles ont le culot de se plaindre !