Du saucissonnage et de l'assemblage, petit traité de taxonomie fâcheuse
D'une course mémorable que nous avions concouru
en équipe, j'ai gardé un goût
immodéré pour les relais et pour une attachante
vidéo qu'au lendemain de l'épreuve,
notre seul équipier — ses compères
étant toutes féminines— nous
avait adressée. La vidéo reflétait un
peu l'état dans lequel nous étions
après deux jours de course et nous nous en amusions. J'ai
compris après avoir cavalé 42 bornes et quelques
mètres que ce n'était vraiment qu'un tout petit
peu... et comment quelques banales marches d'escalier deviennent,
pendant deux jours, aussi engageantes que la face sud du K2.
Qu'à cela ne tienne, il ne me faudrait pas perdre mes acquis
au prétexte de pantoufler au coin du feu : dans quinze jours
je parcourerai la moitié de la distance, avant de passer le
relais pour une distance identique à ma zomozygote
de triathlète — et ci devant championne
de Champagne Ardennes, je vous prie !
A former un duo avec une frangine de cet acabit, je redoute de lui
faire monter le rouge au front ! Bref, point de salut pour mes
quadriceps encore tout souffreteux (je ne me méfierais
jamais assez de ces descentes qui réduisent les fibres
musculaires en confettis !) fractionné court, sortie longue,
j'ai repris sans patience les grandes heures des préparatifs
pré-compétitifs... pour bientôt geindre
piètrement. Fi des belles foulées me
voilà bientôt claudiquant façon
"zozozygote pygopage"...
Acharnée d'entre toutes, je croyais avoir trouver l'esquive
en l'usage du génialissime
collant skin dont je confirme la redoutable
efficacité ! Certes, boudinée façon
jambon dans son filet, mes cuissots ont non seulement pu continuer
à sautiller sans être assaillis de cuisantes
douleurs, mais au lendemain de mes stakhanovistes séances,
ils se sentaient plus fringants que la veille les bougres !
Résultat des courses, même saucissonnée
de mailles techniques, et sous peine de me voir infligée un
bref mais impératif élancement, ma gambette
gauche refuse désormais d'enchaîner la moindre
foulée...
Je vois bien le coup venir... Réunies en duo dans à peine une petite quinzaine,
nous allons donc former, en quelque sorte, une espèce rare d'iléadelphe...
Elle va être fière la zomozygote, tiens !
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 26/09/2009
Cavalcades
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Commentaires
Quoi ? Tu ne pratiques pas le "yogging de récupération" cher à Pablo pour réparer ses petits muscles (je sais, juste l'idée est barbare, mais il paraît que ça se pratique).
Quel duo, en tout cas !
Le hasard me fait découvrir votre blog. J'y ai passé un moment bien agréable. Merci.
Si si, je pratique aussi le "yogging de récupération" (sauf qu'en ce qui me concerne, j'avais tellement mal aux gambettes que j'étais tout à fait incapable de courir plus de 20 minutes à l'allure d'une tortue, le yoogging était d'avantage une fatalité qu'un choix soupesé). C'est ensuite des yogging de récup que j'ai par trop chargé la mule... (Yogging... c'est tout à fait délicieux comme expression !)
Merci à vous Hopla :)