Monstrueuse, bruyante (et interminable !) sortie cinématographique du mercredi sacrifiée, ce jour, sur l'autel de la mauvaise conscience de mes absences à potron-minet ou à véprée, me voilà perdue dans un navet sidéral... Rien de bien original, des effets spéciaux en tenue de camouflage devant un scénario efflanqué, des très noirs et des tout blancs, des dialogues qui ont emprunté aux bonbons leur viscosité douceâtre ... et ce, pour un même dessein : séduire les enfants ! Si ce n'est la longueur de la fadaise, j'aurais pu ne pas assommer mes marmots de mon persiflage dès le générique de fin. Mais devoir assister en silence à la résurrection d'un jouvenceau à la faveur des "je t'aime" convaincue de sa dulcinée... cela m'a mis foutrement de mauvaise humeur... Si l'on mesure la force de l'amour à l'érection* d'un cadavre, j'étais vraiment petit bras...

*au sens littéral du terme